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 La mort de Daisuke

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Ao Haruya
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MessageSujet: La mort de Daisuke   Dim 25 Jan - 16:04



Mort X Fin X Plongeon


Se trouvant juste face à la mer, le contre amiral ferma les yeux. Comment en était-il arrivé là ? Avec de rapides coups d’œil en arrière, il se laissa tomber dans l'eau...

Pour savoir les raisons qu'avait Daisuke pour se jeter ainsi à la mort, il fallait revenir quelques heures plus tôt...

//Flash-Back//

Alors que la vie le quittait, l'homme regardait Daisuke avec des yeux accusateurs. Sa main, tremblante, était posée contre sa poitrine. Sa voix avait disparut et sa respiration, saccadée, s'estompait peu à peu.

« Non... Ce n'est pas ce que je voulais... Non... »

Le marine tentait de trouver une solution, mais il n'était pas médecin. On lui avait appris les premiers secours, mais ce n'était sans doute pas suffisant. Il voyait l'homme agoniser et ne pouvait rien faire. Il fourmillait autour de lui, cherchant une idée, peut être faire un garrot... Non... C'était pas possible, pas à ce niveau. Il appuya alors, fort, avec un tissus épais, à l'endroit d'où il saignait. Alors qu'il tenait, le garçon lui frappa le bras. Toujours un regard diffamateur, il ne voulait en aucun cas l'aide de son agresseur.

« Je ne voulais pas vous faire du mal ! »

La respiration, toujours plus lente, s'arrêta. Les yeux de l'homme se fermèrent. Daisuke s'approcha de sa ''victime''.

« Restez avec moi ! Je ne voulais pas... »

Après deux longues minutes de silence, Daisuke se résigna. Il ne pouvait plus rien faire. L'homme ne respirait plus, ne bougeait plus...

Le contre-amiral s'assit contre le mur. Les bougies s'étaient éteintes et il faisait maintenant tout noir dans la pièce. Il resta ainsi pendant plusieurs heures, à réfléchir à ce qu'il s'était passé, pourquoi, comment? Un homme hurla dans la rue, il devait sans doute être bourré. Le marine leva la tête. Il n'y voyait pas grand chose, mais pouvait percevoir les formes du corps étendu sur la chaise. Il soupira en se levant, il devait prendre l'air. Sans vraiment se poser de questions, il sortit de la cave où il se trouvait avec son Den Den Mushi.

Il l'activa une fois dehors et appela, selon lui, Loyckh.

« J'ai fait une erreur... »

//Fin du Flash-Back//

Dans sa chute, Daisuke laissa sortir un « je suis désolé » et il sentit l'eau le frapper le visage. Cette sensation de l'eau sur l'ensemble de son corps, il en rêvé depuis qu'il avait mangé son fruit du démon. Il se dit que c'était dommage que ce soit dans de telles circonstances. Dans l'eau, il ferma les yeux et laissa son corps se relâcher. Ses mains tendaient vers le ciel, comme si elles demandaient de l'aide, puis, alors qu'il se sentait partir, d'un coup, plus rien. Le noir intégral. Il tomba dans les vapes et se laissa partir...

Cela aurait pu être la fin de Daisuke, si seulement...



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Erwin Dog
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 25 Jan - 17:09

La mort de Daisuke [1]



Hope Stanley, Katia L. Ray


« - Il ne vient pas juste de se jeter à l’eau ? »

Tournant le regard laconiquement vers la mer, Erwin observa une légère ondulation au-dessus de l’eau. Effectivement, quelqu’un venait d’aller nourrir les poissons dans les fonds marins. Sur le bateau qu’il utilisait pour rejoindre cette île, le jeune homme s’était mis à trouver le temps long et, indiciblement, un état catatonique l’avait gagné. Il était aussi muet qu’un tombeau. Sur le bateau étaient réunis de nombreux voyageurs qui empruntaient aussi le moyen de transport à des fins personnelles, mais le plus étrange dans tout ça était que personne ne semblait avoir de préjugés sur toutes les races présentes à bord.

Le matin même, un appel d’une informatrice avait mis le maudit en garde : « Une personne affirme avoir vu une femme correspondant à la description de ta mère il y a de cela trois semaines. ». Et c’est ainsi qu’il avait décidé de se rendre en cet endroit. Il avait amené avec lui tous ceux qui étaient disponibles, et plus encore : Katia, sa petite sœur, trônait à côté de lui sur une caisse en bois qui lui permettait d’observer les alentours, et par la même occasion qui lui avait permis de remarquer avant tout le monde le corps qui fondait vers la mer.

Hope s’était installé dans une cabine où il avait demandé à ce qu’on ne le dérange « sous aucun prétexte ». L’ancien marine s’était amusé à compter les striures sur les planches, comme si cela s’avérait être une chose cruciale. De plus, des personnes passaient en boucle dans sa chambre comme dans une maison de passe pour lui demander des conseils sur l’utilisation de tel ou tel aliment.

« - Tu ne vas rien faire pour lui ? »

Cette fois-ci, d’un simple mouvement de la tête, le rouquin répondit négativement. Il avait déjà vu sauter du pont, un instant plus tôt, un homme-poisson qu’il connaissait très bien. Le jeune Saïx avait reçu un appel de Cid la veille au soir, celui-ci demandant à avoir de ses nouvelles et surtout à le rencontrer pour quelques affaires liées avec le mercenariat. Les regards émerveillés de quelques nains présents sur le bateau amenèrent des réflexions désobligeantes de Katia sur les « personnes de petite taille ». Elle se rétracta immédiatement en sentant avoir froissé son frère, précisant que ça ne s’appliquait pas à lui « bien sûr ».


Erwin Ray / Dog / ???, Saïx Varen


Celui-ci haussa les épaules. A la colère habituelle qu’il aurait piquée, il avait substitué une mélancolie nouvelle. Du haut de ses dix-sept ans, il avait tout vécu. C’était dans cet état d’esprit qu’il aborderait peut-être le contre-amiral suicidaire que vous avez pu côtoyés plus haut. Alors que ses pensées commençaient à se disperser, Erwin finit par aller près de la rambarde avant de voir sortir de l’eau dans un mouvement de propulsion extrême l’homme poisson, portant sur son épaule un colis plutôt lourd à en juger par le mécontentement de Saïx.

« - Tenez, j’vous l’laisse ! Lança-t-il en balançant le garçon à terre d’un coup si sec qu’il aurait pu en recracher ses poumons, attirant sur lui un sermon de la part de Katia. C’va, y a pas mort d’homme ! »

Tout en ajoutant cette dernière phrase, il s’éloigna d’un pas guilleret et alla s’installer sur une caisse, ses pieds palmés et nus croisés en dessous de ses cuisses tandis qu’il tendait l’oreille pour attraper le reste des évènements. Erwin, debout, mit sa tête au-dessus de celle de l’homme qui avait été ramené sur le navire comme pour observer les traits de son visage et déterminer de quelle provenance il était.

« - Il est humain.
- Il est vivant ? Dis, dis !
- Toi, la ferme, t’as failli le tuer, Saïx !
- Ton langage, Katia.
- Monsieur « Mauvaise humeur » devient moins laconique ?
- Mais je te…
- Tu ? Tu ? J’attends, allez !
- Pfff.
- Tsss.
- Ralala… »

L’échange qui avait duré quelques secondes avait été fragmenté par le bruit des vagues aux alentours alors qu’un médecin s’approchait, discret, comme pour essayer d’observer celui que son œil avisé mais surtout fourbe considérait déjà comme son futur patient.
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Ao Haruya
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 25 Jan - 18:05



Mort X Fin X Plongeon


Si seulement un homme-poisson n'était pas passé par là avec tout un équipage assez loufoque. Le marine ne ressentit rien du tout, ni sa sortie de l'eau, ni même son éclatante entrée sur leur bateau...

//Flash-Back//

David était de ronde avec son collègue Roland ce jour-là, lorsque leur escargophone sonna. Cela ne faisait que dix grosses minutes qu'ils étaient sortit du QG qu'un forcené venait de tirer le sac à main d'une vieille femme. Rien de bien grave, mais quelque chose qu'ils devaient régler. David n'était qu'un simple sous-officier, il n'avait rien de bien particulier, mis à part son sens du devoir et sa mémoire visuelle sur-développée. Roland, par contre, visait haut : Il souhaitait devenir amiral.

« C'est pas avec ce genre d'affaire qu'on va devenir officier, David.
- Cela me convient, Roland. Tant qu'on fait notre devoir, on sera récompensé.
- C'est pas les récompenses, le plus important... C'est la réputation ! La renommé !
 »

Les deux hommes finirent par arrêter de parler, car il est dangereux de discuter en courant à vive allure. Poursuivant un simple voleur de pacotille, les deux hommes traversèrent la grande allée au centre de la ville avant de se retrouver face à face avec une atroce scène. Un marine venait d'attraper le voleur et allait l'abattre en plein milieu de la foule.

« La vermine telle que toi ne devrait pas exister. Tu vas mourir, ici et maintenant, pour montrer l'exemple ! »

Le Commandant de la marine pointait son fusil sur le voleur, alors que ses deux subalternes restaient muets et immobiles. Juste avant le coup de feu, un homme, encapuchonné, saisit l'arme et l'envoya valser. Le justicier était méconnaissable et portait une cape qui cachait sans doute d'autres armes que celles visibles sur le torse. D'un geste rapide, il fit une clé de bras au marine et le mit à terre en quelques secondes.

« Commandant. Cela fait quelques temps que nous avons les yeux braqués vers vous. Ce que vous nous avez montrés n'est pas la justice, ce n'est que les paroles d'un fou. Aujourd'hui, la justice va être rendu. Vous qui n'êtes qu'un paria du gouvernement, vous qui faites passer vos envies sadiques pour une cause noble, vous allez être jugé ! Je suis Ao Haruya, membre de Seigi No Kage. L'ombre de la justice plane sur vous. Ceci est le véritable avertissement ! À quiconque tentera de soumettre sa loi par la force, nous serons là, et nous vous punirons, comme nous punissons cet homme ! »

La sentence était inévitable. Le guerrier solitaire brandit son épée en l'air. Le verdict fut sans appel, lorsque l'épée fendit l'air. Le bras du marine tomba au sol, celui-là même qui tenait le fusil quelques minutes auparavant.

« Nous ne sommes pas porteurs de mort ! Nous sommes des justiciers, non des meurtriers, mais tenez vous le pour dit, une vie pour une vie ! »

Aussitôt dit, il s'en alla en courant à travers les passants. Passant à côté des deux sous-officiers tétanisés, il leur dit quelques mots :

« Soignez-le. Je ne veux pas sa mort sur la conscience. »

Ao Haruya disparut dans la foule laissa échapper quelques cris de peur. Immédiatement après, le voleur tenta de s'évaporer, sans succès. Roland et David restèrent cois un long moment avant d'intervenir et d'aider leur supérieur. C'était vrai qu'il faisait régner la terreur dans la ville et qu'il n'était pas un commandant prodigieux, ni même bienveillant. « Il mérite ce qu'il a eu », certains disaient. D'autres aussi disaient qu'il ne fallait pas aller jusqu'à ces extrémités... A croire que tuer un voleur était la solution...

//Fin du Flash-Back//

Daisuke, toujours inconscient se voyait confier à un médecin. Alors qu'il était certain d'y laisser la vie, peut être que cet homme allait la lui sauver...



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Erwin Dog
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 25 Jan - 19:01

La mort de Daisuke [2]



Katia L. Ray, Erwin, Saïx Varen


Le médecin s’était approché du noyé avec Concupiscence. Concupiscence, c’était le nom de son Saint-Bernard, un chien fidèle qui tenait toujours autour de son cou une trousse de médecine dans laquelle étaient rangées, entre quelques boules de poils maintenues par de la bave, les outils du soigneur. Ce dernier plongea sa main dans la mallette pour en ressortir un stéthoscope froid, se donnant des airs de sauveur, le menton relevé, tandis que Katia observait la manœuvre, appréhendant déjà l’échec de l’homme. Laissant la place à l’animal poilu, Erwin s’éloigna pour tenir compagnie à Saïx dont le comportement indiquait l’intérêt curieux qu’il portait au blessé. A plusieurs reprises, tandis que le médecin faisait son œuvre dans l’atmosphère boudeuse qui s’était installée entre frère et sœur, l’homme-poisson avait montré son impatience en posant diverses questions sur l’état du patient puis avait repris sa position branlante au-dessus d’une caisse.

« - Aller, faut qu’y s’réveille ! S’était alors plaint le jeune poisson dont le regard s’était porté sur Erwin, comme s’il pouvait y faire quelque chose. Arrête de fair’ traîner tes patt’ sur lui et soigne-le ! »

Si la réanimation semblait avoir été un franc succès, le médecin s’était arrangé pour laisser son patient endormi. Il n’avait aucune envie que la manœuvre ait été « trop facile » au risque que cette personne ne lui soit pas redevable. Son chien, bêtement fidèle, aboya alors sur le petit groupe comme pour lui dire de ne plus provoquer son maître. Saïx s’arrêta, abasourdi, avant de lancer dans une plainte enfantine :

« - Y m’a aboyé dessus ! Y m’a aboyé dessus !
- Mais bordel, tu la… te tais ?! »

Katia, dont le regard incriminant avait choisi le plaintif pour cible, s’était levée tout à coup. Son apparence chétive revêtit alors celle d’un chat noir tandis qu’elle s’élançait sur le chien. Celui-ci devint fou, et commença à chasser la maudite, abandonnant le médecin qui se retrouva sans instrument. Et à vrai dire, il n’en avait pas besoin. Finalement décidé à finir son travail, le charlatan asséna un coup de poing d’une force prodigieuse à l’homme pour le réveiller en lui faisant recracher toute l’eau qu’il avait avalé, jusqu’au dernier centilitre. S’il en avait l’occasion, il expliquerait qu’il n’avait pas « tripoté » ce « charmant monsieur » mais qu’il avait fait en sorte de découvrir avec quel puissance il allait pouvoir et devoir frapper pour le soigner. C’était son style de médecin, rien de plus, rien de moins. Vexé, il partirait en tournant les talons et en sifflant son chien qui rappliquerait immédiatement, n’ayant pas réussi à attraper sa cible qui avait repris forme humaine après avoir escaladé un mât.

« - Mais quel bordel, se plaignit à son tour Erwin. Alors, qui est notre joyeux passager ? Saïx, une idée ? »

L’homme poisson, à présent plus que surexcité, s’élança vers le non-suicidé et lui adressa son plus beau sourire, dévoilant une mâchoire digne des plus grands requins. En effet, s’il avait hérité des gênes des hommes-requins, ce n’était pas juste pour faire jolie. Sa machoîre acérée était, selon les légendes, capable d’infliger une pression d’une tonne et plus encore ! Erwin soupira en voyant le tac avec lequel l’homme-poisson avait abordé son interlocuteur.

« - Moi, c’est Saïx ! Aller, dis-moi, t’es qui ? »
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Ao Haruya
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 25 Jan - 20:45



Mort X Fin X Plongeon


Le médecin tripota un moment notre charmant marine avant de lui asséner un coup de poing dévastateur pour l'eau engouffré à l'intérieur du pauvre contre-amiral. Inconscient, le jeune homme ne pouvait activer le pouvoir de son fruit, et heureusement, sinon le docteur se serait fait très mal en frappa le sol de bois. Immédiatement, Daisuke régurgita l'eau et toussa à plusieurs reprises. Sa toux à peine terminée qu'un être peu accommodant vint à sa rencontre.

« Moi, c'est Saïx ! Aller, dis-moi, t'es qui ? »

Le jeune homme-poisson se trouvait un peu trop près à son goût. Ses dents, certes de jeune requin, étaient déjà bien menaçantes. Alors qu'un sourire parcourait le visage de son interlocuteur, le marine se demandait

« Où suis-je ? »

Faisant fit de la question de Saïx, le marine tenta de se relever. Il n'avait pas mal, mais il sentait son corps lourd et plein de fourmis. Il n'avait plus souvenir de ce qu'il venait de faire, comme s'il n'avait pas conscience d'avoir fait un pas de trop...

« Qu'est ce qu'il se passe ? »

//Flash-Back//

« Roland ! C'est notre tour de garde !
- Vas-y sans moi David. Je ne veux plus revoir ce genre de chose.
- Roland... C'est dans ce genre de monde qu'on vit. Et c'est pas en restant caché que tu deviendras amiral.
- J'm'en fiche de devenir amiral...
»

La conversation durant de longues minutes et Roland se laissa convaincre par son ami. Ce n'est pas tous les jours que l'on vit ce genre de situation, et surtout pas deux jours consécutifs. Le Commandant était à l'infirmerie de la prison et était maintenu là avec des sédatifs, d'un autre côté, un nouveau gouvernemental avait prit sa place et voulait remettre rapidement les effectifs présents en route à travers la cité. Un évènement de ce style ne devait pas rester impuni ! Cet homme, bien que du côté de la justice, avait défié les lois et était donc un hors-la-loi. Il fallait mettre la main dessus. Ce qu'il ne savait pas, c'est que derrière cette capuche et cet accoutrement, c'était en fait un contre-amiral qui s'y cachait.

Durant leur nouvelle ronde, les deux hommes passèrent non loin du lieu de l'altercation. Le lieu était le même et leur remémorait la scène de la veille. Ce qu'ils avaient vu les avait choqué. En passant à côté, ils ne purent s'empêcher de regarder sur le sol. L'image du bras du commandant tombant au sol restait gravait dans leur mémoire.

« Comment c'est possible, David ?
- De quoi ?
- Qu'il y ai des gens si différents sur cette terre ? Regarde, je sens déjà une différences depuis que ce n'est plus le commandant qui est au commande. J'ai l'impression que ce monde est un peu moins pourris.
- Ca n'est pas une raison pour lui avoir coupé le bras en public. Il aurait dû passer en cours martiale.
- Il ne serait jamais passé en cours martiale, tu le sais très bien... Personne n'oser rien faire contre lui... Cet homme est un peu une sorte de héros.
- Non ! Ce n'est pas un héros ! C'est un hors-la-lois. Pourquoi ne pas l'avoir simplement arrêter ? Pourquoi aller aussi loin ? Cela ne servait à rien !
- Je ne crois pas David... Certes, il est allé trop loin, mais comme il l'a dit, c'était un avertissement. Il fallait bien montrer le ''bon'' exemple. Cet homme était un meurtrier... Il ne tuait que des pirates ou des hors-la-lois, donc il s'en sortait toujours, mais c'était un mauvais homme. Ah ah... Je dis ça maintenant qu'il est sous les verrous... Je ne vaux rien de plus qu'un ragoteur.
- Tu devrais mieux te considérer...
»

Les deux hommes continuèrent leur discussion jusqu'à leur rencontre avec un blond au manteau du gouvernement... Le Contre-amiral Daisuke Aurola...

//Fin du Flash-Back//

Le marine s'étant réveillé face à un homme-poisson ne savait plus où il était. N'étant pas encore totalement sur pied, il n'arrivait pas à se lever et n'avait pas bien saisi les dires du jeune Saïx, mais au bout d'un moment, alors qu'il avait poser à son tour deux questions dont les réponses auraient pu être données, il s'expliqua.

« Je suis contre-amiral du Gouvernement Mondial. Je m'appelle Daisuke Aurola. Qui êtes-vous donc ? »

La question ne se dirigeait pas vers le petit homme-poisson, mais plutôt à l'ensemble de l'équipage. A vrai dire, il sentait une atmosphère à la fois chaleureuse et mystérieuse sur le bateau...



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Erwin Dog
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 25 Jan - 22:14

La mort de Daisuke [3]



Capitaine Basil Couvreglace

« - Eh, les gars ! La Belle-au-bois-dormant vient de se réveiller ! »

Le capitaine venait d’arriver sur le pont, lançant sa réplique d’un ton moqueur aux autres aventuriers présents. Son équipage était très restreint, il employait généralement l’ingéniosité des personnes à bord pour tirer les voiles, et secourir son navire en cas d’abordage. C’était sa philosophie qui le poussait ainsi à accepter quiconque désirait monter à bord, pirate comme marine. Son manque de préjugé le mettait parfois dans des situations délicates mais il n’en avait cure, c’était son bâtiment et il faisait encore ce qu’il voulait dessus !

Il avait rencontré Erwin deux ans plus tôt, alors que le gamin était en plein voyage initiatique. Il l’avait emmené faire un tour sur toute une voie de Grand Line sans lui poser de question ni sur ses origines, ni sur ses intentions. Il préférait rester éloigné des problèmes de tout un chacun. Mais comme le jeune homme lui avait rendu une fière chandelle lors d’une tempête, il avait accepté de bon cœur de l’emmener sur cette île lorsqu’il le lui avait demandé. L’île d’où ce « Contre-Amiral » venait de sauter. Riant à s’en fendre les narines, l’homme d’une trentaine d’années alla s’asseoir sur le pont, laissant le gouvernail à un de ses subordonnés.

« - Je vous prierais, Monsieur le Gouvernemental, de bien vouloir garder vos querelles de factions loin de ce navire. Qui que j’embarque, ça me regarde, mais si vous décidez par un heureux hasard de vous en prendre à un de mes voyageurs, vous retournerez nourrir les poissons. »

Sur cette menace, il décida tout de même de montrer quelque marque de politesse envers son nouvel invité. Après tout, il devait prétendre à être l’un des navigateurs les plus ouverts, même si il gardait un mauvais souvenir de certaines personnes se targuant d’être de la marine.

« - Sur cette petite note informative, je me présente. Mon nom est Basil Couvreglace. C’est moi le capitaine de ce navire. »

Il salua l’homme avant de se retourner, regardant le ciel un instant comme contemplatif. Ah, ces jeunes de nos jours, ils n’avaient plus aucun espoir dans la vie.


Katia L. Ray, Erwin, Saïx Varen

Katia regarda le capitaine faire son show avec amusement, comme s’il était au centre de l’attraction qu’il proposait en voyageant sur les mers. Elle ne partageait aucun souvenir avec lui, seulement leur rencontre sur le port avant d’embarquer. Lorsque ses oreilles trainantes l’avaient informée de ce qu’était cet homme, la féline avait tout de suite lancé un regard inquiet vers Erwin. Celui-ci s’était contenté de hausser les épaules. Il n’en avait que faire que cet homme soit du Gouvernement ou non, à cet instant il n’était pas leur ennemi. Au contraire, il aurait eu tendance à les apprécier plus que les révolutionnaires.

« - J’t’ai d’jà dit Saïx, l’eau t’a bouché les oreilles ?! »

L’homme-poisson avait tourné son regard vers le fameux Daisuke Aurola en se vexant évidemment de n’avoir eu l’air que d’un fantôme pour lui. Tout en grognant, il s’était finalement installé à côté d’Erwin, ses mains sur ses pieds palmés, accroupis, penchant de droite à gauche tout en attendant que les autres se présentent, ce qu’ils ne tardèrent pas à faire.

« - Erwin Dog, voyageur, et voici ma sœur Katia. »

Il ne voulait pas que le nom de famille de sa sœur soit divulguée, si un Gouvernemental était ici, c’était peut-être pour enquête sur sa mère, qui sait. Tout en continuant à observer l’homme, il se mit à bailler longuement et finit par poser une question d’une voix à peine audible, mais pourtant compréhensible au vue de la situation :

« - Tu faisais quoi dans l’eau, là ? Une baignade ? »

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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Mer 4 Fév - 19:51



Mort X Fin X Plongeon


"Eh, les gars ! La Belle-au-bois-dormant vient de se réveiller !"

Le nouvel arrivant approcha de Daisuke. Il était bien plus vieux que les autres présents - du moins, en avait-il l'air. Plaisantant avec sa dernière phrase, il continua sur une note plus sérieuse - beaucoup plus sérieuse.

"Je vous prierais, Monsieur le Gouvernemental [...] C’est moi le capitaine de ce navire."

Le capitaine de ce navire était quelqu'un de plutôt spécial. Il lui rappelait un peu Jay. Cet homme, Basil Couvrelance, ne machait pas ses mots et venait d'avertir son nouvel invité. Daisuke tenta de se relever, pour tenter d'être un tant soit peu plus présentable pour lui parler...

//Flash-Back//

"Ne bouge pas. Je veux juste savoir ce que tu sais.
- Je sais tout ! Je sais que vous vous faites passer pour un marine, mais vous êtes en réalité un hors-la-lois ! Vous avez couper le bras du Colonel ! Je sais même pas ce que vous avez déjà pu faire avant. Vous mériteriez la décapitation."

Le contre-amiral, caché sous sa cape ne pouvait plus nier l'évidence. Cet homme savait tous...

//Fin du Flash-Back//

Avant même de pouvoir lui répondre, le jeune homme-poisson reprit la parole.

"J’t’ai d’jà dit Saïx, l’eau t’a bouché les oreilles ?!
- Ah ah. Non, j'avais bien entendu, désolé. Je parlais des autres, enfin... C'est surtout de vous, votre ensemble, enfin, je sais pas trop comment expliquer. Vous faites bien parti d'un équipage, non ?"

Alors que Saix se dirigeait vers un autre homme, roux, celui-ci se mit à parler.

"Erwin Dog, voyageur, et voici ma sœur Katia."

Aucun des prénoms ne lui disaient rien. Il parvint alors à se lever, alors que Erwin reprit la parole, tenta d'être un petit peu drôle.

"Tu faisais quoi dans l’eau, là ? Une baignade ?
- Non, non. C'est plus compliqué que ça. A vrai dire, je suis détenteur d'un fruit du démon, et j'ai plongé sans vraiment m'en rendre compte..."

Il se confiait si facilement et si rapidement que c'en était affligeant, mais il fallait que ça sorte...

//Flash-Back//

"Écoute... C'est pas ce que tu crois... Tu connaissais bien cet homme, non ? Je n'ai fait qu'appliquer la justice, celle que les lois ne peuvent pas punir.
- Tu ne me feras pas gober tes histoires à la con. Tes idéaux pourris, tu te les gardes... Laisse-moi partir !
- Je ne peux pas... Tu vas tout foutre en l'air ! Tu comprends pas que ces choses te dépassent !
- J'm'en fous de ce que comptes faire !"

Il tentait de se libérer de sa chaise. Il était simplement attaché avec une corde, mais le noeud était bien lié. Il n'avait aucune chance de se libérer, à moins qu'il trouve un moyen de couper son lien.

//Fin du Flash-Back//

"... J'ai vraiment des soucis en ce moment... Ah ah !"




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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Mer 4 Fév - 22:33

La mort de Daisuke [4]



Katia L. Ray, Erwin, Saïx Varen

« - Pas un n’équipage ! Just’ des voyageurs ! »

Saïx regardait avec toujours autant d’attention l’homme qui lui faisait face. Il s’était assis aux côtés d’Erwin, qui lui-même regardait à présent l’océan avec un intérêt amusé. Même si la situation était critique, il sentait à présent que la personne en face de lui n’était pas mauvaise. Plutôt naïve, même. Et ça le confortait dans cette atmosphère détendue, et pourtant mélancolique, qui venait de s’installer suite aux paroles de l’invité surprise. Avait-on jamais eu envie d’en finir un jour ? Combien avaient franchi le pas et en étaient réchappés ? A vrai dire, ce genre de question turlupinait parfois le jeune roux. Il n’était pas candide au point de penser que tout être était doté d’une volonté de vivre plus puissante que sa volonté de mettre fin à ses jours.

La seule chose qui ne confortait pas totalement dans l’idée que cet homme était suicidaire était la façon dont il avait de parler de l’incident qui venait de se produire. A la fois concis et énigmatique, il semblait être le seul à comprendre où il voulait en venir. Acquiesçant sans trop comprendre, Saïx continua à sourire béatement avant de s’approcher de Daisuke. Son odeur de poisson était parfois un peu trop présente, surtout quand il venait de faire trempette, et même si Erwin c’était habitué à cet étrange fumet, d’autres comme Katia fronçait les narines à l’approche de ce personnage intriguant

« - T’dois être un d’ces maudits alors ! T’rends pas compte tout c’que tu perds ! »

Il parlait en pointant d’un doigt accusateur les flots qui rejetaient ces personnes aux pouvoirs paranormaux. Haussant finalement les épaules et retournant aux côtés de son ami, Saïx repensa à toutes ces personnes qui, dotées de fruits du démon, n’étaient pas aptes à apprécier la mer et son sel.

Katia eut alors la première réflexion compatissante depuis que cet homme était entré sur le navire. Elle regarda, du haut de ses dix ans, le marine et lui adressant un sourire enfantin dont elle seule avait le secret, elle dit d’une voix douce :

« - Si vous avez des soucis, mon frère et moi-même pouvons vous venir en aide. »

Erwin se contenta d’acquiescer devant les propos de sa sœur. Parlant en leur nom à tous les deux, elle savait exactement quelle réaction aurait le rouquin à l’idée de venir en aide à quelqu’un dans le besoin. La jeune féline se leva alors, et tandis que le capitaine reprenait son poste à la barre, en ayant écouté plus qu’assez, elle s’approcha du marine en lui tendant un fond de bol contenant à la fois une étrange purée verdâtre, peut-être quelque chose de périmé au premier abord mais en réalité un mélange de différentes plantes que Hope avait concocté, ayant un goût particulièrement doux, comme de la purée. Le tout était accompagné d’un demi-morceau de steak froid, cuit à point quelques heures plus tôt. Ce ne serait peut-être pas au goût de leur invité de marque, mais ils n’avaient que cela à lui proposer.

« - Tu peux aller chercher du pain, Saïx ? Et évite de le mouiller ! »

Acquiesçant, l’homme poisson, ravi de rendre service, s’en alla dans la cale pour chercher l’aliment indispensable à tout bon repas. En ouvrant la porte, il croisa une femme richement vêtue, sûrement une de ces nobles de pacotilles qui décidaient de voyager sur un coup de tête. Se pavanant, elle monta directement voir le capitaine qui ne se priva pas de la reluquer pendant sa montée. Erwin, trop occupé à s’inquiéter pour la suite du voyage, n’eut pas l’occasion de porter ses yeux marrons sur le fessier de la dame.
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 8 Fév - 16:21



Mort X Fin X Plongeon


Peut-être que c'était trop long à expliquer ou alors qu'il ne savait pas par où commencer, mais il ne rajouta rien à ses précédents propos -enfin, pas directement. Alors que Saix expliqua qu'ils ne formaient pas un équipage à proprement parlé, mais un ensemble de voyageur, Daisuke fit un tour d'horizon pour se remémorer la journée passée.

//Flash-Back//

"Je m'appelle Roland !
- Moi je m'appelle David.
- Et bien, moi je m'appelle Daisuke !"

Les présentations faites, le contre-amiral leur demanda de les accompagner aux QG. Toujours un peu anxieux à l'idée de rencontre des supérieur, Roland et David ne purent s'empêcher de chercher à savoir ce qu'il faisait là. C'était par des petites questions comme : "Que nous vaut l'honneur de votre présence sur notre île ?" ou "Comment ça se fait qu'un si haut gradé se pose sur notre île ?". La question était la même, mais était posée sous différentes formes. Questions auxquelles Daisuke répondait toujours la même chose :

"Je ne suis pas venu sur cette île pour une raison particulière. Disons que j'avais quelques affaires à régler et que j'en profites pour passer dire bonjour."

Lui aussi était un peu nerveux. La veille, il avait amputer leur supérieur, en cachant son apparence derrière une capuche et un accoutrement totalement différent.

Souvenez-vous. David et Roland n'étaient que des sous-officiers. L'un deux, Roland, voulait devenir amiral, alors que le second n'avait aucun objectif précis, sinon faire respecter les lois - qu'avait enfreint Daisuke la veille. Ils n'avaient aucune aptitude au combat, ni même aucune utilité niveau stratégique. La seule chose qui les différenciait du reste des sous-officier, était que pour David, sa mémoire visuelle était hors-norme et pour Roland, son volonté de vivre.

Alors, même si la mémoire de David aurait pu le pousser à faire directement le rapprochement entre le hors-la-loi de la veille et le contre-amiral Aurola, sur le moment, il n'en fit rien. C'est vrai, pourquoi penserait-il qu'un si haut gradé de la marine s'attaquerait, sous couverture, à des colonels ?

//Fin du Flash-Back//

"T'dois être un d'ces maudits ! T'rends pas comptes de c'que tu perds ! Fit Saix."

Le jeune homme montrait la mer du doigt, dénonçant du regard l'étendue bleue. Le Contre-Amiral était au courant pour la malédiction, c'était sans doute pour cette raison qu'il avait plongé dans l'eau. Il ne se souvenait plus ce qui traversait son esprit lors de sa chute. Généralement, les gens ont peurs des maudits dans son genre, mais eux non. Ils semblaient être y accoutumés.

Puis, Katia, la petite fille, s'approcha de lui, un sourire aux lèvres. Il la laissa parler sans l'interrompre.

"Si vous avez des soucis, mon frère et moi-même pouvons vous venir en aide."

Son frère. Le roux, derrière elle. Si les souvenirs de Daisuke était bons, il s'appelait Erwin. Il acquiesça les dires de sa sœur. Et alors que le capitaine s'en retournait à sa place, derrière la barre de son navire, elle lui porta, à bout de bras, un écuelle remplie d'une sorte de purée verte. C'est vrai, il avait faim. Il attrapa volontiers et souris à la jeune fille.
Alors qu'il allait manger sa première bouchée, le fameux Erwin prit la parole, en s'adressant à Saïx.

"Tu peux aller chercher du pain, Saïx ? Et évite de le mouiller !"

Ainsi, quasi instantanément, le jeune homme-poisson obéit. En entrant à l'intérieur du bateau, il croisa une femme, très bien habillé qui suivit les pas du capitaine jusqu'à le rejoindre. Le marine ne prit pas le temps de la reluquer, comme le fit le capitaine, et avança bien son repas. Une fois plusieurs bouchés, et avant que l'homme des mers ne revienne, il réussit à se lever. Il se dirigea vers Erwin et allait lui parler lorsque une secousse vint les perturber. Encore un peu nébuleux, le contre-amiral ne pu s'empêcher de tomber...


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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 8 Fév - 17:53

La mort de Daisuke [5]



Katia L. Ray, Erwin, Saïx Varen, Capitaine Couvreglace

Les côtes de cette île étaient hantées par une vieille légende, un fantasme que les marins aimaient se raconter entre eux pour se faire peur et empêcher toute sortie de nuit. En effet, un monstre marin d’une puissance hors du commun aurait élu domicile dans ces eaux troubles, et les indigents soldats de la dernière guerre, venus d’une escouade détachée d’un Empereur du Nouveau Monde, se serraient heurtés à cet obstacle sans pouvoir en triompher. Cette créature marine avait donc une double facette : celle de Gardien des eaux de l’île, et de Destructeur. Le capitaine Couvreglace était bien évidemment au courant de cette légende, et c’est pour cela qu’à la première secousse, alors que ses passagers avaient gardé un calme effrayant, il lança à son équipage :

« - Vite, sortez les harpons, dirigez-les à tribord ! »

Tous les engins se tournèrent immédiatement vers la droite. Pourtant, rien ne surgit, et les membres de l’équipage mobilisés s’exaspérèrent de cet ordre inutile. Alors qu’ils allaient quitté leur poste, une voix retentit sur le pont. Saïx venait enfin de revenir avec le pain, celui-ci trempé et sentant le poisson pas frais. Le donnant à Daisuke distraitement sous le regard instigateur d’Erwin, il n’eut cependant d’yeux que pour l’océan. Le jeune voyageur soupira alors, mais sa sœur avait déjà choisi d’ignorer les secousses.

« - On dirait qu’on va avoir affaire à un monstre marin. »

Peu de personnes réagirent aux propos de Saïx. Erwin eut à peine un demi-regard pour les fonds marins. Il bailla longuement avant de se craquer le cou. La féline, elle, reprit sa contenance et soupira de soulagement devant cette nouvelle. Si ce n’était que cela, il n’y aurait pas besoin qu’elle ou son frère intervienne. Et ainsi, elle reporta toute son attention sur le marine, lui souriant à pleines dents.

« - Vous devriez sérieusement prendre en considération notre proposition d’aide ! »

Mais au moment où sa phrase fut terminée, un tentacule sortit de l’eau. Il dépassait les six mètres de hauteur à lui tout seul. Incroyable, exubérant, mais pas impressionnant. Soupirant lorsque les harpons vinrent rencontrer le tentacule et le blessèrent, ne faisant qu’en appeler deux autres à la rescousse, Erwin finit par faire un commentaire sur la situation :

« - Un Calamar des mers ? »

Et il ne crut pas si bien dire, car les tentacules vinrent s’accrocher au bateau et la tête de la créature maritime sortit de l’eau. Katia n’avait toujours pas bougé, et Erwin se contenta de bailler en voyant que la situation empirait. Ce fut le capitaine du bâtiment qui finit par réagir en donnant l’ordre à ses hommes de viser la tête, espérant certainement toucher le cerveau par la même occasion.

« - Erwin, s’il détruit le bateau, le capitaine risque de ne pas être content…
- Saïx, fais quelque chose !
- J’touche pas à mes copains, mais vas z’y toi qu’est si malin ! »

Ronchonnant, le rouquin sortit son arme et la dirigea vers l’animal des mers. La seule attaque qu’il fit atteignit directement la cible entre les deux yeux, et perça sa chair jusqu’à endommager sa boite crânienne, ou du moins ce qui semblait lui servir de centre nerveux. Il s’écroula alors à nouveau dans la mer, et l’attention fut reportée sur Daisuke. Le port fut bientôt en vue, l’équipage allait pouvoir aborder l’île.
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Dim 22 Fév - 15:12



Mort X Fin X Plongeon


L'attaque du calamar géant rappelait à Daisuke des souvenirs mélancoliques. Retour sur un passé déjà loin et pourtant si proche... Foxy et tout ses autres camarades lui manquaient atrocement. Comment en était-il arrivé là ?

Alors qu'il venait de s'écrouler, à moitié conscient, il entendit les voix du capitaine de Saïx et d'Erwin se mélanger dans sa tête, un peu comme s'il lui parlait, mais indirectement. Ses voix, ce n'était pas réellement les leurs, mais plutôt une sorte de télépathie que Daisuke avait acquit quelques mois plus tôt. Il ne savait pas la maitriser, et par moment cela le rendait confus. Il se releva alors qu'autour de lui les gens se bousculaient pour s’affairer à leurs objectifs. Puis, un coup de feu et c'était la fin.

//Flash-Back//

Un coup de feu et c'était la fin. L'homme hurla ! La douleur était atroce, mais Daisuke n'y était pour rien. Le coup était parti tout seul, alors que David tentait de s'échapper. Il avait vu qu'un peu plus loin, une sorte de lame ressortait d'un des meubles de la cave. Ils n'étaient pas chez eux ici, donc aucun d'entre eux ne savait exactement ce qui se trouvait dans cette planque improvisé par le contre-amiral.

Il s'était alors fait tomber et l'avait rapidement attrapé pour couper la corde de son geôlier. La scène se déroula rapidement et l'arme de Daisuke se retrouva face au jeune marine et le coup partit sans qu'il ne le veuille vraiment. Il attrapa rapidement dans ses bras et tenta de le sauver, en vain...

Alors qu'il essayait vainement de lui faire comprendre, quelques minutes plus tôt, que sa cause était noble, il ne s'imaginait pas du tout cette conclusion...

//Fin du Flash-Back//

Alors que le bateau arrêtait ses mouvements, Daisuke reprit peu à peu ses esprits. Ce qui venait de lui arrivait se produisait de plus en plus fréquemment, et chaque fois, c'était plus intense encore. Il souffrait de cette capacité qui lui permettait d'entendre les voix des gens près de lui. Il se releva lentement et vit les autres l'observer.

''Que s'est-il passé ?''

A le voir ainsi... C'était difficile d'imaginer qu'il était un si haut placé de la marine, mais c'est juste car il n'était pas dans un de ses bons jours. Il souffla, par chance, il avait eu le temps de manger assez à sa faim, mais le reste de son déjeuné se trouvait maintenant sur ses vêtements.

Sans attendre la réponse des principaux acteurs de cette histoire, le marine se frotta le corps pour s'en enlever le maximum. Il se sentait à la fois bête, mais content. Ce n'était pas la première fois qu'il vivait cette situation, mais à chaque fois, cela provoquait l'hilarité auprès de ceux qui le côtoyait. Il aimait rire... Plus que tout. Comment avait-il pu en arriver à une décision telle que celle là ? Tenter de se tuer pour expier ses fautes. Il devait se ressaisir !

''Nous sommes bientôt arrivé à terre ? Je dois me rendre de toute urgence quelque part !''




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Dernière édition par Aurola Daisuke le Mar 17 Mar - 9:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mort de Daisuke   Mar 17 Mar - 0:17

La mort de Daisuke [6]

« - T’veux dir’, après ou avant l’calamar qu’à tenter d’nous écharper ? »

La répartie de Saïx était d’un ridicule… Et pourtant, il transmettait les principales informations à sa manière, avec une ironie sans réserve et un douloureux petit aspect naïf. Quand il vit l’homme tout simplement passer à autre chose, il constata que le bruit des vagues couvrait sa voix. Il tenta de répéter ce qu’il avait dit, cette fois-ci en hurlant, mais la jeune Zoan lui lança un regard noir qui l’en dissuada. L’homme-poisson déglutit, se retourna vers Erwin qui haussa les épaules avant de reporter son attention sur le naufragé. Euphémisme pour dire « celui qui a tenté de se suicider ». Mais il valait mieux l’appeler par un nom plus approprié.

« - Contre-Amiral, donc, répéta avec une moqueuse douceur le Capitaine en entendant la question de celui-ci. On aborde les côtes dans quelques minutes. »

L’explication nette ne dépassa pas le strict nécessaire. Le capitaine rejoignit le gouvernail, et commença les manœuvres pour arriver à bon port alors que Saïx bavardait avec Katia de l’intérêt de protéger la faune marine, dans le cas présent la non-nécessité de tuer le calamar. Même s’ils étaient d’accord sur le fait que c’était « mieux qu’il soit mort au lieu de nous », l’homme-poisson persistait dans son idée selon laquelle Erwin aurait pu juste l’emmener autre part au lieu d’être si barbare.

Le rouquin avait quant à lui totalement perdu le fil de ce qui était en train de se produire autour de lui. L’île sur laquelle il se rendait, il aurait pu y amarrer avant tout le monde. Mais quelque chose le retenait. Était-ce la mystérieuse aura qui entourait le marine ? L’incapacité de celui-ci à communiquer avec le groupe ? Ou son obsession pour une idée fixe dont il ne semblait pas pouvoir dévier ?

« - Pas que ce soit réellement notre problème, mais comment être sûr que tu ne vas pas attenter à nouveau à ta vie ? »

La question était partie toute seule alors que les dernières manœuvres premières d’aborder la côte. Le port était un simple pont de bois qui menait vers trois petites habitations. Le réel intérêt de cette île se trouvait au bout du chemin de terre qui partait de ce minuscule village, traversant une plaine d’environ trois kilomètres pour trouver en son centre un oasis, une merveilleuse cité construite autour d’un lac immense. Cette île, aussi connue sous le nom de « La Cinquième Merveille », avait longtemps fait parler d’elle pour les propriétés curatives de ses eaux : Dépression, Blessures Graves, la seule chose qui permettait de guérir la mort se trouvait peut-être sur cette île… Et pourtant, un an auparavant, la source s’était tarie. L’eau miraculeuse était devenue eau de mer et les belles plaines étaient devenues de tristes monceaux de terre asséchés. Les habitants étaient beaucoup moins prospères. « La Cinquième Merveille » n’avait plus du mythe que les anciens récits qui l’animait.

En bordure de chemin, une charrette attendait les nouveaux visiteurs pour les emmener à destination. C’était un paysan qui la conduisait. A présent qu’il n’y avait plus qu’à labourer vers l’extérieur, pour dieu seul savait encore combien de temps, le besoin de main d’œuvre s’était diminué. La femme, enjôleuse, avait pris le premier pas vers le transport. Erwin guettait Daisuke avait un regard inquiet, le suivant sans s’en rendre compte, tandis que Katia et Saïx avaient choisi de se montrer plus prudents que leur camarade.

« - Allons, allons, détendez-vous. Le transport est gratuit. »

Le paysan s’était adressé à la jeune féline alors que celle-ci essayait de flairer l’arnaque. En montant dans la charrette, elle ne remarqua pas les petits insectes ressemblant à des cloportes, avec un petit dard derrière eux. Saïx, lui, préféra rester avec le Capitaine. Tout son courage l’avait soudainement quitté, comme si son instinct le prévenait de se tenir à l’écart du centre de cette île mourante. Et bientôt, ils sauraient ce qu'il en coûtait de vivre dans ce bourbier... Mais la sonnerie du Den Den Mushi d'Erwin sonna. Le garçon décrocha et entendit la voix inhabituellement calme de Malia. L'information venait d'une source corrompue : il n'y avait rien sur cette île qui liait sa mère à cet endroit, et pire encore... Ce lieu était malfamé. Le rouquin soupira longuement en raccrochant et se tourna alors vers ses amis, avouant d'un ton acerbe :

« - Il n'y a rien pour nous ici... Et Daisuke, si tu veux, je peux t'emmener ailleurs. Ce lieu n'est pas... Ce n'est pas un lieu pour passer le temps, finit-il en lançant un regard noir au paysan qui soupira longuement. »
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La mort de Daisuke

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