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 La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]

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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Dim 22 Fév 2015, 23:46






La traque est ouverte












Même s’il avait accepté depuis quelques temps déjà que le combat était parfois un mal nécessaire, le garçon n’y prenait aucun plaisir et rien, pas même la présence de son frère, ne pourrait lui faire apprécier la situation qui se déroulait sous ses yeux. Par solidarité fraternelle le jeune homme était intervenu, aidant son camarade aux prises avec des hommes-poissons qui cherchaient querelle pour une raison toujours obscure, mais la situation était devenue éminemment plus compliquée et désormais le duo se retrouvait dans un combat dont l’objectif était inconnu. Que voulaient ces individus ? Kyoshiro eut beau le demander, ses paroles ne trouvèrent aucune réponse et il continua donc à se battre sans savoir pourquoi : y avait-il pire absurdité qu’un combat dépourvu de sens ? L’idée de reposer la question jusqu’à ce qu’elle trouve une réponse traversa le jeune esprit du bretteur, mais le caractère taciturne de son opposant lui laissait penser qu’il ne serait pas aisé d’obtenir une réponse.
Mais alors que faire ? Continuer de combattre parce qu’il le devait, parce qu’un autre avec des griefs contre lui et/ou son ami d’enfance ? Fuir ce combat et allait au secours des habitants en proie aux flammes, aux explosions et au chaos ? Si la seconde option était très tentante, elle impliquait de laisser Drake face à plusieurs opposants et, même s’il le savait bon, le nombre risquerait par avoir raison de lui. Les épaules basses et la tête baissée, comme accablée par le poids de sa décision, le jeune bretteur décida qu’il devait laisser les habitants se débrouiller par eux-mêmes encore pendant quelques secondes, juste le temps de mettre ces étranges individus hors d’état de nuire.
Soit. Si ces individus voulaient du mal à son camarade et à lui-même, il ne serait pas assez naïf pour tendre l’autre joie et se laisser bêtement frapper sans réagir : après tout il avait appris le kenjutsu pour se défendre et survivre. Pour ce genre de situation. Avant de foncer sur son adversaire, le jeune homme lui donna une ultime opportunité de clarifier la situation en lui demandant :

« Vous ne voulez vraiment rien me dire, n’est-ce pas ? »

Bien sûr, il se doutait bien qu’il était en train de parler dans le vide mais son naturel optimiste et diplomate ne pouvait pas s’envoler si facilement, pas même face à un danger si évident. Soupirant en ayant en tête ce que le mutisme de son adversaire allait l’obliger à faire, le garçon tenta donc de trancher son adversaire et se rendit bien compte que, même si son sabre avait rencontré une résistance, son attaque n’avait pas été fructueuse. Se redressant tout en se retournant face à son coriace adversaire, le garçon fut surpris de voir ce dernier manier une goutte de son sang, apparue par une fine blessure créée par son attaque. Quelle sorte de technique était-ce que cela ? Ne connaissant rien au gyojin karate, le garçon fut aussi surpris qu’émerveillé par cette technique mais fonça tout de même sur son adversaire.

Posant une main sur son sabre, il dégaina au dernier moment et eut toute la difficulté du monde à trancher cette goutte qui, en plus d’être assez grosse, était bien plus résistance qu’il n’y paraissait. Passer outre cet obstacle fut encore plus dur que de trancher un grand rocher mais le garçon y parvint et enchaîna aussitôt. Faisant pivoter son sabre en prise inversée, il se rapprocha de son adversaire et le frappa si rapidement que cela donna l’impression qu’il tranchait par trois fois au même moment - visant le poing ou le premier membre qui se présenterait devant lui - .…et ce n’était pas si éloigné de la vérité que cela : tout se jouait sur la vitesse.
Cette technique n’aurait probablement pas l’effet escompté mais elle aurait au moins le mérite de tenir tête au poisson, ne lui laissant pas croire qu’il était le seul capable de jouer sur l’offensive.


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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mar 24 Fév 2015, 17:32




Blanchaille et Kaeru.

La demoiselle chasseuse de primes qui venait tout juste de s'élancer d'un bond vigoureux droit vers sa cible se rendit rapidement compte qu'il en faudrait plus pour impressionner ce gaillard là : a contrario, sa tentative semblait l'avoir, d'une certaine manière, galvanisé. Se sentant pousser des ailes, l'épéiste envoya une lame d'air en direction de la jeune femme, songeant probablement qu'elle n'aurait aucun moyen d'éviter ou de contrer et qu'il finirait dans un bien piteux état... Blanchaille poussa un léger soupir avant de se concentrer davantage, son visage arborant immédiatement un faciès bien plus sérieux. Timing, tout était une affaire de timing... Lorsque le projectile lui sembla suffisamment proche, la femme-poisson plaça soudainement sa main gauche sur le sol et y planta brièvement ses doigts, cessant immédiatement sa folle course comme si cela n'avait été qu'un jeu d'enfant. Et en réalité, c'était plus ou moins le cas : ce qui aurait été une projection mortelle pour le commun des mortels n'était pour elle qu'une routine. Elle avait l'habitude de fendre les cieux à des vitesses ahurissantes, c'était même son plus grand atout, et ce n'était pas ce genre de mouvements qu'elle craignait. Usant alors de sa prise sur le sol, la donzelle se mit à tournoyer sur elle-même fermement. La lame d'air fut bientôt brisée en plein milieu par son squelette cartilagineux externe positionné au niveau de ses chevilles : si la plante de ses pieds était incapable de réaliser un tel impact, elle n'avait eu qu'à tourner pour frapper l'attaque adverse... Inversion des rôles. Mais l'humanoïde ne s'arrêta pas en si bon chemin : au contraire, il continua à tourner, créant bientôt une puissant bourrasque tout en prenant de la vitesse. Le but ? Éloigner Drake dans un premier temps. La poussière soulevée additionnée à cette impression de tornades forçaient le respect, et montraient que la demoiselle avait bien plus d'une corde à son arc. Provocatrice, comme à son habitude, elle prit alors la parole à l'intention de son ennemi :

-Je crois que t'as pas compris, gros naze ! Mes protections naturelles sont solides, oui, mais ça ne fait pas tout : c'est le maniement de ton arme qui est carrément mauvais ! Après tout, on dit bien du Sword Master qu'il pourrait briser un sabre avec une cuillère en bois... Mais même si t'étais doué en terme d'escrime, j'ai passé ces derniers mois à m'entraîner pour manier mon corps au mieux, et pour atténuer les dommages ! En bref : tu ne pourras jamais me toucher !

Le ton était donnée... Mais bien loin de vouloir donner des conseils à son opposant, la jeune femme ne tarda guère à cesser ses tournoiements, se replaçant dans la même posture qu'elle avait embrassé, sous l'eau. Ses jambes, pliées à leur maximum, son dos, courbée, ses poings, placés sur le sol et son casque osseux, présenté droit vers le pirate, tout indiquait qu'elle n'allait pas tarder à retourner au contact. Sa prise de parole alla d'ailleurs en ce sens, tandis qu'un sourire amusé semblait se complaire sur ses lèvres :

-User de ces attaques sur terre divise par deux leur efficacité... Mais je n'ai qu'à doubler leur puissance initiale pour retrouver le même résultat ! Apollo... 2 !

La gamine se propulsa alors droit en direction de son ennemi, avec la même puissance que lors de la première fois.
De son côté, un filet de sang dégoulinant de sa bouche, Kaeru avait fini par se redresser et fixait désormais les environs, légèrement hébété par la précédente offensive qu'il avait essuyé. Ce sabreur était doué, à n'en pas douter... Mais il aurait aisément pu le contrer si ce primé n'avait pas attaqué quand il avait fermé les yeux ! Ouais, c'était ça, le problème, au final : Drake n'était qu'un gros lâche, qui attaquait quand ses opposants clignaient des paupières... Enragé par un tempérament aussi couard, notre homme-poisson coryphène s'apprêta à se rendre vers sa camarade pour lui rendre main forte. Ce fut cependant à cet instant que l'humanoïde brisa la lame d'air, et notre épéiste favori haussa donc les épaules, songeant qu'elle pourrait s'en occuper seule. Raskas, un peu plus loin, menait également une bataille furieuse dont il ressortirait vainqueur à tous les coups : il lui fallait donc aller voir ailleurs pour être aussi efficace que possible ! Replaçant son épée dans son fourreau, le petit homme-poisson se mit à avancer en direction de la ville, souhaitant découvrir la raison d'autant de tumulte.


Raskas et Naiman.

De l'autre côté, l'homme requin avait donc envoyé un Uchimizu droit en direction du sabreur qu'il affrontait, avec l'objectif ferme de déconcentrer celui-là. Cependant, lorsqu'il remarqua que les appuis de l'épéiste laissaient présager qu'il allait foncer droit vers lui plutôt qu'éviter, le chasseur de primes prit les devants : il porta sa main gauche à sa blessure, d'où s'écoulait encore un peu de sang, et le collecta au niveau de sa paume tout en continuant sa course. Après que l'ennemi eut contré son projectile, il tenta tout simplement de lui donner un coup de poing droit, comme il y avait songé dans un premier temps... Sauf que quand le mordant de la lame fut dirigé dans sa direction, Raskas fit un mouvement brusque de la main gauche, qui ne présageait rien de bon pour son opposant. Une flopée de petites sphères rouges, qui risquaient de le blesser bien plus gravement qu'il ne pouvait le croire de prime abord, se détachèrent alors de son membre gauche. Cible privilégiée ? L'arme du forban, bien évidemment, mais son corps également. La voix de l'amphibien, sèche, résonna alors :

-Yabusame !

Le but de tout cela ? En réalité, même si l'épée de l'ennemi ne serait certainement pas suffisamment repoussé et que le squale risquait une vilaine blessure au niveau du poing droit ou de l'avant-bras, le bretteur aurait bien du mal de s'en sortir sans contrepartie. Il risquait d'être transpercé de toute part s'il n'accordait pas assez d'importance à cet assaut... Se sacrifier pour frapper plus fort, ça n'était qu'une banalité pour Raskas, qui n'avait plus qu'un seul objectif dans sa vie : tuer des criminels, et rétablir l'ordre pour les honnêtes gens.


En ville, Naiman avait compris que les choses allaient se corser dès que son opposant se tourna dans sa direction. Son coup de poing avait porté ses fruits, certes, mais pas entièrement : le type semblait avoir réagi juste à temps pour les amoindrir un tant soit peu, en se mouvant promptement. Et l'homme-cornu eut rapidement l'occasion d'apercevoir un mouvement : un couteau. N'écoutant que son instinct, le bandit planta sa queue sur le sol non loin de là et l'utilisa pour se balancer sur le côté. Réflexe salvateur, puisqu'il évita l'offensive d'un cheveu. Eviter n'était toutefois pas le bon terme : il parvint tout juste à empêcher le pire. La lame déchira en effet son torse sur toute la longueur, au niveau des pectoraux, et la plaie s'enflamma derechef. Incapable de jauger sa force et sa vitesse dans de telles conditions, le primé se fracassa contre un mur non loin de là, le traversant même avant de se rouler au sol en laissant s'échapper des hurlements stridents de douleur, à la limite de l'agonie. Ce type l'avait bien eu, il ne s'était pas attendu à ce que son arme soit capable de grandir, et encore moins de chauffer ainsi...


Toaye et Setch Lahire.

Si Naiman était dans une bien mauvaise posture, il n'en était rien pour Toaye, qui avait même pris le luxe de monter sur un toit non loin de là, d'un bond des plus agiles. Une fois sur son perchoir, le criminel se mit à faire tournoyer son arme favorite, un sourire arrogant toujours vissé sur les lèvres. Une fois que son camarade de profit fut envoyé un peu plus loin, il décida de passer à l'attaque. Non pas qu'il voulait prêter main forte à l'homme-cornu, mais bel et bien qu'il avait envie de combattre, lui aussi... Son arme, en tournant dans les cieux, déchira l'atmosphère et envoya trois puissantes lames d'air en direction des trois opposants qui semblaient se dessiner : le type masqué qui s'en était méchamment prit à l'homme-cornu, l'épéiste qui s'amusait à tabasser les hommes de main du primé et enfin l'encapuchonné qui était resté en retrait, silencieux jusque-là.
Le Supernova, d'ailleurs, regarda Vincent partir au front en serrant dents et poings. Exécrant son impuissance mais ne souhaitant pas pour autant prendre de risques inconsidérés, Lahire se retrouvait à devoir faire un choix parmi un dilemme des plus cornéliens... Il prit toutefois sa décision quand le brigand les prit pour cible, eux trois, essayant probablement d'avoir leurs têtes d'un seul coup. Avec fluidité, le forban sortit une sphère étrange de son manteau et l'envoya au sol, juste à côté de Vincent. La sphère s'ouvrit alors en deux et la partie supérieure se souleva, libérant alors une bourrasque d'une puissance inouïe. Si l'épéiste risquait d'en pâtir et de finir sur les fesses un peu plus loin, il était certain que la lame d'air se retrouvait dangereusement ébranlée par un tel courant d'air... Et même certainement brisée. Pour éviter l'attaque qui le menaçait, le scientifique n'eut qu'à faire un saut sur le côté, scrutant celui qui était désormais son opposant. Il prit alors la parole à l'intention de Vincent :

-Tu m'as demandé comment je faisais avec une telle prime, hein ? C'est évident : je survis. Non,ma vie n'a pas plus d'importance que celle des civils... Mais je souhaite simplement éviter de mourir en vain. C'est tout.

Un homme courageux, mais ébranlé par la solitude. Voilà ce qu'il était. Lahire toisa son ennemi du regard, toujours plus férocement, prêt à montrer ce dont il était capable d'un instant à l'autre. Ses capacités n'étaient pas prêtes d'être totalement dévoilées...



Drake > Pour faciliter la tâche (j'aurais dû le faire en premier lieu), voici une image complète du corps de Blanchaille : http://dma.wtw-x.net/DMA/DigimonStands/Toei/Ranamon.jpg
Sinon, elle utilise son Apollo avec la même puissance que précédemment. Pour faire court, Apollo 2 est 2 fois plus puissant que le 1, Apollo 3 est 2 fois plus puissant que le 2, etc. En revanche, la puissance des attaques est divisée par deux à cause du fait qu'elle ne puisse pas partir depuis l'eau. Remercie Ghetis è_é
Ah, et tu t'en doutes, l'effet de surprise du premier assaut n'est plus à prendre en compte donc... Tu peux t'en sortir plus aisément.

Kyoshiro > Le Yabusame a donc deux objectifs : te toucher (mais tu peux l'éviter avec ton logia) et te désarmer, dans le meilleur des cas. Tu peux parvenir à poursuivre ton assaut même si les gouttes percutent ton katana, si tu y fais attention, maaais tu ne toucheras pas Raskas avec la même intensité que s'il n'y avait rien eu, de toute façon ^^

Ghetis > Bien joué, pour le coup ! Naiman se fait trancher au niveau du torse, et est incapable de se redresser pour ce tour (et peut-être même le prochain, j'hésite). Cela dit, il s'est expédié trop lui pour que tu puisses lui couper la queue. Disons qu'il est à une bonne vingtaine de mètres de toi.
Toaye te menace d'une lame d'air, mais tu devrais pouvoir en venir à bout aisément.

Vincent > La lame d'air qui te menace est brisée par une bombe à vent. Cela étant, la bourrasque est tellement forte qu'elle risque de te faire chanceler aussi.

Lahire rejoint la partie grâce à tes arguments /o/ Son lvl est un peu plus bas, inutile de dire que son lvl est loin d'être son atout principal (même s'il n'est clairement pas dégueulasse pour autant).


Rappel : Toaye est niveau 38.
Naiman est niveau 35.
Raskas est lvl 34.
Lahire est lvl 33.
Blanchaille est lvl 30.
Kaeru est lvl 21.
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Ghetis Archer
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mar 24 Fév 2015, 23:42





La démarche du chasseur de primes avait assez bien porté ses fruits. Elle n'avait pas permit d'éliminer le cornu, mais les dégâts de celle-ci restaient importants. Néanmoins, il ne s'agissait pas d'une occasion pour faiblir, pour vaincre Ghetis devait garder son sang froid.

Il se releva donc et observa la bâtisse où se trouvait Naiman, personnage dont le nom rappelait également un jeu vidéo au narrateur. Un personnage vaguement blond avec des mains, mais aucun bras... Ou bien il lui rappelait peut-être un footballeur.

L'arme de Ghetis regagna alors une taille de couteau et le vairon la rangea à nouveau dans son dos tout en remerciant son plastron en cuir. Une heureuse protection, mais légère.

Prit dans cette pensée il perçut le mouvement du pirate au nom de champignon et vit la lame d'air fondre vers lui. Profitant de son Raijin, l'Archer enchaîna de rapides pas chassés, donnant l'impression que son corps devenait flou et ainsi il esquiva sans encombre l'attaque. Pour le moment il s'occupait de Naiman, Toaye viendrait plus tard.

Vairon poursuivit ses pas et arriva rapidement dans la bâtisse où était Naiman. Le cornu se trouvait sous quelques gravas, mais rien d'impressionnant.

Placé à quelques mètres des gravas le chasseur tapa deux fois le dos de son gantelet contre sa cuisse. La paume de la protection commença alors à prendre feu tandis que Ghetis la dirigea vers Naiman pour laisser sortir de sa main une langue de feu qui devait embraser le cornu.


Fermant progressivement la main, Ghetis appuya dans la paume de sa main et le jet de flamme s'arrêta. Un système de dial dans un gantelet, belle technologie.

Le Masque Vairon serra le gunbai dans son autre main et utilisa Zantetsuken. Si Naiman se trouvait encore au sol à ce moment, le gunbai aurait eut à balayer le sol pour le trancher, sinon l'attaque s'effectuerait normalement.

La technique achevée, Ghetis poussa un profond soupire, signe de la fermeture de ses verrous psychiques, et se retourna pour voir si son adversaire était enfin mort.

L'homme masqué devait continuer à être simple et concis dans ses gestes. Dehors il restait encore Toaye.



Comme Drake aura un peu de retard je poste.

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Vincent W. Turen
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Ven 27 Fév 2015, 17:28

La traque est

OUVERTE !

~~~~~~~~~~




Vous savez, les amis. Dans la vie, il y a deux sortes de personnes. Les autres, et moi. Salut, moi c'est Vincent. Mais oui, vous savez, le petit pirate sans envergure qui enchaine les boulettes. Bref, comme je disais, tous les autres sont différents et moi... Et bien je suis unique. Personne ne sera jamais comme moi... Et bien heureusement car j'aurais du souci à me faire. Mon seul but dans la vie était de d’abord retrouver mon fruit du démon bien précieusement caché, puis de le manger et d’aller éclater la gueule de cette enflure de Morihei… Enfin… Tout ne s’est pas réellement passé comme je l’espérais. D’abord mon disciple m’a retrouvé, m’a foutu la branlé du siècle, s’en est allé sans même un remerciement… C’était la mer*e. Ensuite, je suis arrivé à l’endroit où j’avais caché mon fruit…
Ah ah ah !! C’est drôle comme la vie est injuste parfois… Je ne sais pas si parfois est le bon mot, pour moi ce serait « tout le temps ». Depuis ma rencontre avec mon maître : désastre sur désastre. A la place du cerisier, du chêne et du petit lac qui indiquait le chemin à prendre il n’y avait que des maisons, et encore des maisons. Ils avaient trafiqué je ne sais quoi ici et plus aucun moyen de retrouver le fruit. Il avait dû être déterré durant les travaux… Encore Morihei.

Enfin, je m’égare. Tout ça pour dire que je suis bien dans la mouise pour réussir un jour à décalquer cet homme qui a ruiné ma vie. Du coup j’ai décidé d’élargir un peu mon champ d’action. Je suis un pirate, après tout. Je devrais agir en pirate et ne pas rester obnubilé par ma vendetta. Pour commencer, il me fallait de l’argent, j’ai donc commencé à réunir des informations sur un éventuel trésor à proximité. C’est comme ça que fonctionnent les pirates, non ? C’est ici que l’on reprend mon histoire…

Non loin de moi, un homme gisait nu, inconscient et baveux. Je tournai la tête et je vis un autre gars dans une position similaire. La surprise me ramena sur terre lorsqu’un seau d’eau se déversa sur moi et où je me rendis compte que j’étais dans la même situation. Non, mais… What !? J’n’ai pas eu le temps de me lever que le type devant moi approcha et me mit un bon coup au visage. Je tombai, pour lui faire plaisir, tu vois, et surtout pour éviter qu’il continu, mais ça ne fonctionna pas et j’en reçu une bonne paire, ou deux, j’sais plus. En tout cas, ça ne faisait pas si mal, il tapait comme une mauviette. Je me retins d’en faire la remarque et il se calma enfin.
Je n’étais rentré dans son établissement que pour avoir quelques informations, mais vous savez comment marchent les affaires. Tu offres un verre à un type, et pour pas qu’il se sente seul, tu l’accompagne. Pour qu’il parle plus tu lui en offres un autre, puis un autre et encore un autre, et tu le suis à chaque fois. Et enfin, tu vas voir quelqu’un d’autres, et tu recommences. Après, les patrons ne sont pas très compréhensifs, aussi. Je leur dis pourtant que je les paierais. Une fois que j’aurais trouvé mon trésor. Ils ne me croient pas. Personne. Aucun. Nada.
D’ailleurs, ce soir-là, je n’eu aucune information, et le pourquoi du comment je m’étais retrouvé à poil dans la rue à trois heures du mat’, j’m’en souvenais déjà plus. Je me levai donc juste après que la brute ne rentre et m’éloignai de la sortie non sans vérifier si mes vêtements n’y étaient pas. Je ne pu récupérer qu’un reste de banane et une sorte de serviette que j’enfilai (pas la banane). Au détour de la ruelle je ne distinguai personne et je me précipitai pour éviter toutes malencontreuses rencontres. Enfin, vous savez ce que c’est… Les patrouilles des marines passent souvent vers trois heures et quart du matin pour voir si des gens ne se baladent pas nus dans les rues… Il fallait qu’ils sortent aussi dans la rue au moment où je courrai…

Je pense que tout ça est lié, mais je ne le dis pas de peur que l'on me prenne pour un fou. D'ailleurs qui ne me prendrait pas pour un fou, hein ? Je tentai d'esquiver le groupement de marine, mais le mal était fait, ils en avaient trop ou pas assez vu.

"Arrêtez-vous, où nous userons de la force. Lança l'un d'eux.
- Comme si j'avais peur de vous. Répliquai-je, involontairement."

Et je fuyais comme il n'était pas permis. Je reconnaissais l'endroit, mais je n'avais mis les pieds qu'une fois dans l'auberge et manqua à plusieurs reprises de m'écraser le pied contre une table ou une chaise. Je montai les marches deux à deux et entra dans la chambre. Il faisait sombre et même la fenêtre n'éclairait pas assez la pièce pour que je puisse m'y retrouver. J'entendais les pas de mes poursuivants approchaient, ils ne pouvaient pas être déjà là, si ? Je n'étais pas si discret, après tout ?
Ils étaient juste derrière la porte et l'un d'eux dit que c'était là qu'il m'avait vu entrer. Genre, par cette obscurité, il m'a vu ! Je m'approchai de la fenêtre pour m'enfuir à la moindre occasion quand je sentis quelque chose de bizarre dans la pièce. Elle n'avait pas mon odeur... A l'instant même où je réalisai que je n'étais pas dans ma chambre, les premiers coups se firent ressentir à la porte. Les marines tentaient d'entrer...




Dernière édition par Vincent W. Turen le Sam 19 Mar 2016, 16:56, édité 1 fois
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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Dim 01 Mar 2015, 03:16






La traque est ouverte












Un épéiste n’était jamais aussi à l’aise au combat que face à un autre épéiste, c’était le type d’adversaire le plus plaisant à combattre – en supposant que plaisir et combattre puissent être associés – mais le garçon commençait à peine à entrevoir à quel point cela pouvait être pénible d’affronter quelqu’un pourvu de capacités pour le moins…non-ordinaires. Jusqu’à présent il s’était toujours considéré comme assez chanceux, il était toujours tombé sur un adversaire maniant une épée ou une arme blanche quelconque ce qui lui avait permis de s’en sortir toujours à peu près bien, seulement aujourd’hui la chance semblait avoir tournée et l’avait propulsé face à un adversaire dont il n’arrivait pas à déterminer la capacité.
Si de prime abord la carrure de cet étrange individu suggérait qu’il avait su se maintenir en forme et que ses baffes ne devaient pas faire du bien, l’absence d’armes chez cet adversaire suggérait que ce dernier usait de son propre corps comme d’une arme à part entière. Pouvait-il vraiment en avoir la certitude avant que le combatte ne débute vraiment ? Non, bien sûr que non, rien ne garantissait au jeune bretteur qu’il ne faisait pas face à un détenteur de fruit du démon aux capacités étranges ou toute autre chose de ce genre…mais, à défaut de pouvoir être sûr de quoi que ce soit, il partit du principe que son adversaire l’attaquerait au corps à corps. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque son adversaire frappa l’air et lança une espèce d’onde de choc, prenait son adversaire au dépourvu en le forçant à bouger pour éviter de se faire blesser ou éviter de révéler sa malédiction.
Kyoshiro s’était-il trompé ? Ce dernier supposa que oui mais partit tout de même à l’attaque en espérant percer les secrets du style de son opposant…mais, une fois encore, les choses furent plus imprévues que jamais. Après tout il ne pouvait pas se permettre de rester à distancer, à esquiver encore et encore les attaques de cet individu jusqu’à ce que l’un d’eux arrive enfin à épuisement. Prenant les devants, il attaque donc et garda son calme quand il comprit que son attaque n’eut pas l’effet escompté : son adversaire avait la peau dure, il en faudrait bien plus pour le mettre à bas !

Qu’à cela ne tienne ! Ne se démontant pas, le garçon repartit à l’assaut et fut surpris de voir que, en plus de cette onde bizarre, son adversaire maniait son sang pour en faire un projectile très résistant. Plissant les yeux au moment où il dû rassembler ses forces pour trancher cette goutte, le bretteur se demanda où pouvaient bien s’arrêter les capacités de son mystérieux et imposant opposant. Combien d’autres surprises avaient-ils dans ses poches ? Au moins une de plus, apparemment, car il fut capable de créer plusieurs petits projectiles et les envoyer sous forme de pluie sur Kyoshiro. Ce dernier, voyant arriver ces gouttelettes, serra les dents et stoppa son bras droit en mouvement avant de bondir sur le côté pour esquiver ladite pluie.
Sentant quelques gouttelettes frôler ses chaussures, le garçon se repositionna et attrapa son autre sabre de sa main valide. Dégainant son arme dans un raclement familier, toujours en position inverse, le bretteur raffermit sa prise sur ses deux sabres et chargea en direction de son adversaire sans lui laisser l’opportunité de lui refaire un autre tour de passe-passe. Fonçant sur le requin, le garçon croisa ses deux armes au dernier moment dans un but simple qu’il ne désirait nullement cacher : lui couper la tête ou tout ce qui passerait sur son chemin.

Décidément ce requin commençait à devenir une vraie plaie. Le garçon avait déjà suffisamment de mal à se concentrer comme cela avec les voix qui martelaient sa tête, prémices du haki de l'observation, mais en plus il se coltinait une plaie de première. Oh joie.

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Dernière édition par Kyoshiro le Dim 08 Mar 2015, 17:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mer 04 Mar 2015, 15:37

[quote="Drake Kotori"]


Le duel allait crescendo. La violence commençait à monter, mais pourtant, elle n'était qu'à son stade le plus bas et bientôt, il y aurait de la casse. Pour preuve, je venais d'utiliser l'une de mes techniques faire le plus de dégâts, alors que nous n'en étions qu'au début ! Et comme je m'y attendais, non, comme je l'espérais ! Ce ne fut que du menu fretin pour elle. Elle attendit le parfait moment pour planter ses doigts de la main droite au sol et ainsi freiner totalement sa volée, comme j'aurais pu le faire avec ma lame. Et se servant de cette prise, elle se mit alors à tournoyer. La flèche s'était transformée en véritable toupie, et tournait maintenant pour arrêter mon Hanketsu en le brisant en son centre, comme si c'eut été du simple verre... Son exosquelette, encore et toujours. En réalité, elle s'était servie de ses chevilles pour provoquer tel exploit, la plante de ses pieds en étant visiblement incapable. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, elle continua sa rotation, jusqu'à faire se lever une bourrasque, qui elle-même se mit à soulever de la poussière. Fermement ancré dans le sol, je reculais tout de même de plusieurs pas, ma main devant mon visage, mais j'en avais vu de plus belles, ce n'était pas un simple coup de vent qui pouvait me faire peur. Tout ce qu'elle pouvait faire était de me repousser quelque peu, ni plus, ni moins.

Une fois son petit numéro terminé, elle utilisa l'une des méthodes les plus pitoyables d'intimidation pouvant être utilisée en plein combat : la provocation par les mots. Sans s'arrêter à ses insultes, d'après elle, ses protections naturelles ne craignaient rien pour une seule et bonne raison : mon maniement de mon sabre était mauvais. Sur le coup, je ne pus m'empêcher de rire à gorge déployée, avec une pointe de sarcasme. Qu'en savait-elle ? Avait-elle déjà au moins touché à des sabres d'aussi bonne qualité dans sa vie ? Savait-elle ce que c'était de les utiliser ? Savait-elle au moins ce qu'étaient le Bushido et le Kenjutsu ? Et puis d'ailleurs, elle se surestimait trop, à dire que rien ne pouvait passer ses défenses. Elle avait passé ses derniers mois à entraîner son corps au mieux... J'y avais passé vingt ans de ma vie, pour transformer mes muscles en armes aussi affûtées que chacune de mes lames. Au fond, si là était tout son argumentaire, il ne s'agissait que d'une petite frappe ! À trop avoir confiance en elle, elle risquait fortement d'être surprise... J'allais me faire une joie de détruire chaque fragment de son armure, puis lui couper les jambes, ensuite trancher ses bras, pour enfin me débarrasser de sa tête... C'était l'appel du sang.

« Poulette, laisse moi t'faire une leçon d'humilité. À trop avoir confiance et à te vanter, tu vas finir par t'casser la gueule, et ça risquera pas d'être joli joli toutes ces dents étalées par terre. Ton armure, ça reste de l'os... Une putain d'ossature. Tu crois vraiment que parce que t'es pétée au lait que ça va résister à mes lames ? J'vais défoncer cette foutue armure, ensuite j'vais t'défoncer toi. Et seulement quand tu te seras vidée de ton sang, j'vais faire la peau à l'autre nabot là-bas. Vous êtes venu nous faire chier, sans qu'on en sache la raison, maintenant, vous allez simplement douiller. Tu entraînes ton corps depuis quelques mois ? C'est bien beau, on voit la passion... J'm'entraîne depuis une vingtaine d'année, maint'nant, tu peux aller chier. »

Et j'étais bien décidé à le faire. Elle avait une bien trop grande confiance en son exosquelette, pourtant, il ne s'agissait pas d'une armure intégrale, mais bel et bien d'une armure partielle. Il me suffirait juste d'attaquer le cou, les épaules, les bras, le nombril ou les tibias. Je ne pouvais pas la saigner d'un coup ? Alors j'y irai petit à petit. Rien ne sert de courir, il faut savoir partir à point. La toupie s'arrêta... Et pris visiblement la position d'une fusée prête à décoller. Au vu de sa position, soit les jambes fléchies, le plus possible, le dos courbé, elle allait user de sa détente. À ce que j'avais pu en voir, elle savait aller vite, et loin, je devais donc m'attendre au pire. Sa tête se présentait devant moi, elle allait donc cogner... Fort. D'après ce que je pouvais en comprendre, elle allait frapper... Aussi fort que la première fois. Alors elle ne m'aurait pas deux fois. Alors qu'elle se préparait, se relâchait la pression sur le pommeau et je me concentrai le plus possible. Le titane ne pouvait me résister, pourquoi donc devrais-je craindre une simple ossature ? Il fallait rester concentrer. Mon sabre était l'extension de mon corps, je me devais de lui faire confiance, seul le diamant pouvait me tenir tête et son casque allait tomber.

Puissance, rapidité, agilité, maîtrise, concentration. Cinq éléments qui ne formaient qu'un tout, et qui étaient la clé pour faire tomber son casque. Je ne pouvais pas tenter d'attaquer ses parties exposées, et je prenais d'énorme risque à attaquer de front, en opposition à son attaque. Mais c'était tout ce qu'il y avait de passionnant dans les duels de ce genre : le risque.

Se concentrer. Attendre le bon moment. Fermer les yeux, mais pourtant tout voir et tout visualiser. Sentir le pommeau de son épée entre ses doigts, cette extension de mon bras, visualiser cette femme qui s'élançait. Être paisible et concentré à la fois. Rengainer sa lame dans une tranquillité absolue. Ouvrir les yeux. Elle était là, devant moi, s'avançant d'une vitesse qui frôlait l'extrême. Elle était là, allait entre en contact, mais pourtant, je la voyais tout de même immobile devant moi... Autant que moi, je l'étais. Le temps s'était arrêté. Lorsqu'il reprit son court, je m'étais servi de ma Célérité pour m'envoler, comme le vent, et laisser derrière moi une image rémanante qui, si elle faisait bien son œuvre, surprendrait la demoiselle qui penserait alors être entrée en collision avec moi. La première fois, son attaque m'avait eu, m'avait surpris, et m'avait démonté l'épaule, dont la douleur se faisait encore ressentir. Mais cette fois-ci, elle n'allait pas me surprendre à nouveau, j'étais prêt. Autant que moi, je l'étais. Mais ce n'était pas le cas. Alors que j'avais disparu, assez fluide que le vent, aussi rapide qu'un guépard et aussi silencieux qu'un chat, je m'étais retrouvé au-dessus d'elle, après avoir attendu son arrêt, pour sauter en pleine technique de célérité. Quelqu'un avait beau être aussi doué que possible, tous les êtres vivants avaient le même point faible : l'angle mort. Alors au niveau de sa nuque, tout mon poids orienté vers le sol, je décidais d'organiser l'offensive en deux temps : d'une part, utiliser mon Kabe o Doriru vers sa nuque, ou du moins vers sa colonne vertébrale, pour l'amocher au possible, une fois cela fait, je laisserai retomber toute ma masse, sabre pointé droit vers elle, pour tenter de l'empaler. Elle avait osé dire que je ne savais pas manier mes armes, et elle avait fait l'erreur d'affirmer que rien ne pouvait passer ses défenses... Je pouvais fendre le titane, cette technique pouvait transpercer des murailles, nous allions donc voir ce qu'elle valait en comparaison !

Une fois l'offensive menée à bien, je prenais de la distance pour enfin ajouter un palier à mon niveau de combat. Nous pouvions dès lors dire que nous étions passés à des choses un peu plus sérieuses, ainsi, je pouvais maintenant me permettre de sortir mon Shishitoryu... Elle avait certainement trouvé un moyen de s'en sortir sans rendre l'âme. D'ailleurs, si jamais son armure cartilagineuse restait, envers et contre tous, résistante à mes assauts, tout ce que je pouvais faire était de sortir toute la beauté de mon art. La bataille ne faisait que commencer.





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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Jeu 05 Mar 2015, 15:04




Blanchaille et Raskas.

Si la demoiselle avait été convaincue jusqu'au dernier moment que son offensive allait être un franc succès et que la prime placée sur la tête de ce pauvre homme serait bientôt définitivement à elle, elle ne tarda pas à déchanter : en effet, son casque osseux sembla passer tout simplement à travers cet ennemi, ne lui occasionnant pas le moindre mal. Fruit du démon ? Impossible. A vrai dire, pour le peu qu'elle en savait sur le sujet, rares étaient ceux qui fournissaient une intangibilité totale... Mais elle aurait de toute façon eut l'impression de traverser quelque chose, en fonction de ses capacités. Et puis, il ne fallait pas oublier qu'il avait jusque là tout fait pour se protéger des blessures, et qu'il avait même occasionné un petit soucis au niveau du bras lorsque leurs mains s'étaient entrechoquées. Pourquoi donc risquer tout cela afin de garder un atout caché ? Blanchaille se fit rapidement une raison : cela n'avait rien à voir avec une hypothétique malédiction. A contrario, il y avait fort à parier que cela ne soit occasionné par quelque chose d'autre... La jeune femme avait déjà eu l'occasion d'observer le fameux soru des officiers du gouvernement mondial : elle présumait donc qu'il s'agissait ici de la même chose. Mais il se trouvait forcément quelque part, si ce qui n'avait été percuté par la femme-poisson n'était finalement qu'une vulgaire image rémanente, ou bien qu'un clone quelconque. Et si elle avait l'occasion de frapper un ennemi sans qu'il ne soit en mesure de bloquer, que viserait-elle ? La réponse était simple : l'angle mort, le point le plus fragile chez tous les êtres vivants, l'endroit qui visaient naturellement les prédateurs lorsqu'ils voulaient en finir avec une chasse trop intense. La nuque. Il était non seulement naturel mais également effroyablement prévisible de s'en prendre à cette nuque... et l'humanoïde ne comptait pas se laisser faire.

-Gyojin Karate : Puropera !

Ce mouvement, simple en apparence, était extrêmement ingénieux : en brassant l'air de sa main droite et en agissant sur les particules d'eau, comme le permettait le gyojin karate, la demoiselle créait un courant aérien suffisamment puissant pour pouvoir se retourner, et fixer le ciel azuré. Elle se repoussait finalement elle-même, suffisamment fort pour se retourner. Cette technique appartenait à l'origine à Raskas, qui l'utilisait pour amplifier certains de ses coups brutaux : pour le coup, son objectif était tout autre. Malheureusement, cela ne fut pas totalement suffisant : Blanchaille, en pivotant, s'était également légèrement dévier durant sa projection. L'épée de Drake, qui visait à la base sa nuque, se planta alors d'un coup sec dans son épaule gauche, arrachant un cri de douleur à la jeune femme qui heurta lourdement le sol. Elle eut tout juste le temps de reprendre conscience qu'elle remarquait que le bretteur menaçait de l'empaler à même le sol : n'écoutant que son instinct, la jeune femme se jeta vivement sur le côté pour reprendre son souffle et éviter l'assaut avec brio. L'épaule gauche endolorie, et une grimace agacée bloquée sur son faciès, la chasseuse de primes ne tarda guère à prendre une nouvelle décision : il lui fallait repartir à l'assaut derechef pour prendre son opposant de court et le soumettre à une défaite imminente. Cependant, elle avait fait l'erreur de le sous-estimer en utilisant un équivalent à l'Apollo 1 qu'elle avait dévoilé dès le début de l'affrontement : elle n'allait plus se contenter de cela, et allait sortir le grand jeu.

-Tu l'auras voulu ! Apollo 4 !

La puissance déployée dans cette charge allait être presque quadruplée par rapport à ce qu'elle avait dévoilé précédemment : pour Drake, éviter et rétorquer aussi promptement risquait de s'avérer bien, bien plus compliqué...



De l'autre côté, Raskas se demandait de plus en plus si ce type qui lui tenait tête était bel et bien un illustre inconnu aussi innocent qu'il ne le prétendait, ou s'il avait été en mesure d'effacer sa prime d'une manière ou d'une autre. En effet, ses mouvements vifs qui lui avaient notamment permis d'éviter le Yabusame laissaient clairement sous-entendre qu'il n'était plus un amateur en la matière depuis belle lurette. Ne se laissant pas surprendre bêtement, l'amphibien laissa l'épéiste se rapprocher en croisant ses sabres, laissant transparaître ses intentions de façon claire et brutale. Alors, il voulait tenter une décapitation, hein ? La tentative avait de quoi être courageuse, clairement... Avec un mouvement sec de la main gauche en déployant celle-ci, le squale vint percuter le plat des sabres fermement, grognant quelques mots pour accompagner cette technique :

-Gyojin Karate : Chōyaku-dai.

Le principe ? Percuter l'offensive d'en bas pour la faire remonter vivement et empêcher le bretteur de réussir son coup. Succès ? Plus ou moins : le bandana de l'homme-poisson ne tarda pas à chuter au sol accompagné par quelques perles de sang. Il avait malgré tout été touché au niveau du front, hein ? Ne cherchant pas à s’apitoyer sur son propre sort, Raskas enchaîna : son bras gauche fendit les cieux en visant l'abdomen de son opposant, qui s'était rapproché de lui-même pour utiliser ses épées. Sacrément dommage.

-Senmaigawara Seiken !

A ce stade, une esquive totale d'une offensive aussi large, qui visaient clairement le nettoyage de masse, relèverait presque du miracle... Et si la sensation de picotement qui envahissait le front de l'humanoïde était plus que gênante, elle saurait certainement s'estomper si ce type ressentait également une certaine douleur.


Toaye et Setch Lahire.

Les hommes de mains de Toaye ne faisaient assurément pas le poids face à Vincent, puisque celui-là parvenait à les étaler sans grande difficulté. Même si ce petit épéiste ne semblait pas exceptionnellement doué, Lahire devait admettre qu'il était plaisant de savoir qu'il était de son côté pour cette bataille-là : déjà que le primé promettait d'être un adversaire de taille, rajouter un opposant capable de plus ou moins de dextérité n'allait pas arranger grand chose ! Du coup, le Supernova sortit une nouvelle sphère, semblable à la précédent, qu'il envoya directement en direction de son adversaire. Le but ? Faire tomber celui-ci de son perchoir, et de la manière la plus brute qui soit. Malheureusement pour lui, le hors-la-loi avait plus d'une corde à son arc : sa chaîne d'acier ne tarda pas à percuter le projectile pour l'envoyer éclater un peu plus loin, sans le toucher de quelque manière que ce soit. Ensuite, le criminel enchaîna en envoyant sa chaîne en direction du forban, dans le but de l'attraper par la jambe, au niveau du talon, histoire de lui faire goûter à un mur ou deux...

Si l'homme cornu souffrait le martyr, c'était plus pour la plaie béante qui lui avait ouvert le torse que pour les quelques flammes qui s'y étaient greffées, au final, même si chaque détail contribuait à augmenter la souffrance d'un cran. Incapable de voir arriver les offensives suivantes de Ghetis, Naiman encaissa l'explosion démentielle avec difficulté, tant il était éreinté par cette première blessure : ce qu'il aurait normalement supporté avec quelques blessures et brûlures vint tourmenter son corps encore plus fermement que précédemment. Tant et si bien que l'homme au sang de poisson fut tout juste à quatre pattes en reprenant son souffle que le chasseur de primes vint dessiner un sillon sur le sol, le tranchant violemment et le coupant en deux. Mort sur le coup, le primé s'effondra dans une mare de sang, dans l'indifférence la plus générale.

Non loin de là, l'homme-poisson coryphène progressait rapidement et arriva promptement jusqu'à la petite ville, où les combats semblaient s'étendre un peu partout. S'il ne savait pas quelle cible privilégier, il remarqua bien rapidement trois têtes qui lui étaient familières : le type qui s'était caché dans les buissons jusqu'à ce que ceux-ci ne disparaissent, un Supernova nommé Setch Lahire et un bandit de grand chemin nommé Toaye. Il y avait moyen de ravir Raskas s'il parvenait à capturer ne serait-ce que l'un d'entre eux... Mais avec ses blessures, occasionnées suite à son bref affrontement face à l'autre épéiste, il risquait d'avoir du mal à s'en sortir seul. Pour le moment, Kaeru préféra donc rester à l'écart et observer silencieusement : une occasion allait peut-être se profiler, à un moment ou à un autre ?



Drake > Du coup, elle parvient à éviter la blessure à la nuque en pivotant grâce à du Gyojin, mais tu lui transperces quand même l'épaule gauche ! Elle réitère après s'être écartée, avec un Apollo 4 cette fois-ci !
Kyoshiro > Il frappe le ciseau pour le redresser mais se fait couper au milieu du front. Il enchaîne avec un Senmaigawara Seiken !
Du coup, pour vous deux, le combat s'accélère et les blessures risquent d'en faire autant, mais vu que vos opposants ont vos lvls, n'espérez pas vous en sortir indemnes What a Face offrez-nous un beau combat shonen-like !
Vincent > Lahire essaye de faire tomber Toaye en lui envoyant une bombe à air comme la précédente, mais c'est un échec puisqu'elle est repoussée. Toaye envoie ensuite sa chaîne en direction du pied de Lahire pour l'attraper. L'action est en cours, tu peux intervenir pour bloquer la chaîne ou... Pour attraper Lahire et l'empêcher d'éviter ?
Ghetis > Incapable d'éviter, Naiman subit et meurt. Division par deux de sa prime... Et pour le coup, je comprends pas trop é_è T'avais une occasion de l'immobiliser et de le ramener vivant pour te choper le jackpot, là ^^'

Tout le monde : En principe, ce groupe prendra fin d'ici deux à trois tours ! Dernière ligne droite, donc ^^


Rappel : Toaye est niveau 38.
Naiman est niveau 35.
Raskas est lvl 34.
Lahire est lvl 33.
Blanchaille est lvl 30.
Kaeru est lvl 21.
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Dim 08 Mar 2015, 09:25




La recherche de la meilleure efficacité m'avait poussé à choisir d'attaquer dans son angle mort, pour frapper fort et bien, et ne plus avoir à le faire par la suite. Mais paradoxalement, ce choix pouvait aussi se pencher vers une efficacité moindre. En effet, attaquer au niveau de l'angle mort était évident pour tout combattant aguerri et elle en était une. J'avais conscience qu'attaquer ici était hautement prévisible, mais pourtant, je ne pouvais faire autrement : pour attaquer, je ne pouvais qu'attendre son arrêt, et, à ce moment-là, en attaquant de front, ses protections naturelles lui serviraient une nouvelle fois d'armure et il serait difficile d'en passer outre. Par conséquent, il était mieux de frapper là où elle n'avait pas d'exosquelette, bien que cela signifiât être totalement prévisible. Seul le résultat comptait, il fallait du sang... Shûsui avait besoin de sang.

Elle passa au travers de l'image rémanente, en continuant sa route. Il fallait maintenant attaquer. Je me trouvais au-dessus d'elle, silencieux, comme une feuille portée par le vent, prêt à attaquer et à en finir... Quand elle se rendit compte de la supercherie et de ce qui en découlerait. Elle utilisa alors une technique de Karaté Amphibien pour pouvoir se retourner et se retrouver alors face vers le ciel, tombant par la même en face-à-face avec moi. Néanmoins, bien qu'elle eût voulu se mettre à l'abri, elle ne s'en tira pas pour autant à si bon compte, puisque mon estocade aérienne heurta son épaule pour se ficher violemment dans sa chaire et laisser suinter de sa profonde plaie un sang d'une couleur presque merveilleuse. Enfin, je pouvais voir la couleur de son maudit sang... Une couleur si hypnotique, si mystérieuse. Elle m'appelait... Elle m'appelait à en faire couler plus encore. Un boucher n'était né que pour une chose : découper. À la vue de ce liquide carmin, ce divin liquide qui assurait la vie à tout être vivant, un sourire carnassier ne put s'empêcher de naître sur mon faciès. Je n'étais plus le Drake que Kyoshiro connaissait si parfaitement, j'avais gagné un cran et j'étais maintenant un Drake bien plus bestial. Son hurlement de douleur ne put que m'assoiffer d'autant plus : j'avais soif de violence, une soif qui ne pouvait prendre fin que lorsque l'un des deux guerriers tomberait au sol, sans une once d'énergie encore présente dans les muscles, d'une violence qui augmenterait crescendo, jusqu'à exploser dans une mirifique apothéose. Vouloir en finir le plus rapidement avec son adversaire ? À quoi bon y aller plus vite si cela revenait à perdre tout le plaisir d'un combat. Il fallait frapper fort, mais éviter les points les plus vitaux, pour voir l'adversaire agoniser, il fallait le faire saigner, mais pourtant le garder en vie le plus longtemps possible... Prendre son temps et le voir se débattre, jusqu'à être transpercé en plein cœur lorsqu'il ne pouvait plus que ramper. Les civils en danger n'existaient déjà plus dans mon esprit.

Dans cette optique, je m'étais laissé retomber de ton mon poids, prêt à l'embrocher, mais sans pour autant en finir avec elle... Juste la ficher au sol et voir son sang se vider petit à petit de ses veines et voir la vie partir de son regard, car enlever ce sabre de ses entrailles voudrait alors dire donner l'autorisation à son sang de foutre le camp. Mais, dans un réflexe instinctif et salvateur, elle se jeta sur le côté, laissant la lame s'enfoncer avec force dans la pierre du sol. Dommage... Je retirai alors mollement le sabre et le dressai devant moi. Mon doigt vint se frotter sur le plat de la lame, telle une langue, pour recueillir le sang qui y était resté et, comme en admiration, je restai fixé sur celui-ci. N'avait-elle pas insinué qu'il me serait impossible de l'atteindre, que son armure osseuse était un mur infranchissable, voire même que mon maniement de l'épée était mauvaise ? J'avais réussi à la toucher, malgré tout ce qu'elle avait pu dire... Son épaule avait même été sévèrement amochée ! J'avais gagné la première bataille.

« Ton sang est si beau... T'avais pas dit que j'étais incapable de te toucher ? Ça fait mal pourtant hein ? Je t'ai bien salopé l'épaule, on peut dire que j'ai pu te toucher non ? Regarde, ton sang est même sur mon Shûsui et sur mon doigt ! Tu trouves pas qu'il brille vachement bien au soleil ? »

Je l'avais clairement mise en rogne. Un rictus restait imprimé sur son visage, sans qu'elle ne put rien y faire, et du sang coulait de sa plaie béante... Si elle se servait des mots pour tenter de me provoquer, moi, je n'avais besoin que de ma lame ! Preuve qu'elle l'avait assez mal pris, elle s'était mise une nouvelle fois dans sa position « Apollo ». Une troisième fois ? Ça en devenait pathétique. Malgré tout, je retirais tout de suite cette pensée lorsque j'entendis le « quatre » qui suivait. Elle allait lâcher la sauce, et ça allait faire mal... Je voulus esquiver, faire quelque chose... Au moins bouger. Mais tout se passa trop vite. Utilisant toute l'incroyable détente verticale qu'elle possédait dans ses jambes, elle décolla. Ce n'était plus une flèche, ou une fusée, mais un véritable éclair... je pus absolument rien faire quand elle entra en collision avec moi, dans une puissance monstrueuse. Le choc fut tel que je crus sentir ma vie me quitter... Du sang remonta de ma gorge pour aller tâcher son exosquelette cartilagineux et je m'envolais. Le paysage défila devant moi à une vitesse ahurissante, sans que je ne pus distinguer quoi que ce soit, quand bien même je pouvais être très rapide, avec tout un style de combat qui s'y basait. Petit à petit, ma conscience commençait à me quitter... Elle m'avait eu. J'avais réussi à passer outre ses défenses, mais elle, avait pu une nouvelle fois m'atteindre. Mais cette fois-ci, je ne m'en sortirai pas à si bon compte. Les dégâts n'allaient certainement pas être comparables à une simple épaule luxée ! Je m'envolais sur près d'une cinquantaine de mètres, tant la rencontre entre son crâne et mon buste fut d'une rare violence et ma course se termina au travers d'un bâtiment, dont la façade s'écroula en partie sur moi. Ainsi, je restai là, quasiment pour mort...

Pendant plusieurs longues minutes, je ne pus me remettre debout, à moitié inconscient, plongé dans un épais nuage de poussière et enterré sous quelques gravats. Je m'étais bien ramassé... Mais je n'étais pas encore mort. Il en faudrait bien plus pour m'arracher la vie ! Elle avait pu me mettre à terre, pour un temps déjà trop long, et c'était la seule satisfaction que j'allais lui laisser dans ce combat. Personne ne pouvait le remarquer, mais soudain, mon bras s'était dressé parmi les morceaux de pierre, pour écarter la voie. Me relevant très difficilement dans cet écran de poussière opaque qui peinait à disparaître, je fis le bilan sur ce terrible coup que je venais de me prendre. Mes jambes me tenaient difficile pour l'instant, et ma vue était légèrement trouble. Du sang coulait de mon front et teintait ma vue de rouge et une douleur lancinante me prenait aux côtes. Deux ou trois fracturées, peut-être même une cassée... Elle m'avait bien amoché cette saleté de femme poisson... Assez pour m'obliger à dévoiler toute la puissance de mon art et d'enfin passer aux choses sérieuses ! J'avais réussi à me relever, par la force de ma douleur, j'avais réussi à me remettre debout, après avoir encaissé quelque chose comme ça, et je n'allais pas rester là-dessus. Je profitai alors de l'écran de poussière pour plus de surprises et, dans un premier temps, j'attrapais le fourreau de Yubashiri dans une main, et le pommeau dans l'autre. La légèreté de cette lame rendait ses lames d'air plus efficaces que celles de Shûsui, qui était bien plus lourde. Ainsi, en dégainant, je créais une puissante lame d'air circulaire, qui m'entoura pour prendre de l'ampleur jusqu'à trancher la base de quelques bâtiments autour de moi, affaiblissant alors par la même leur fondation. Il fallait s'attendre à ce qu'ils s'effondrent sur leur propre poids, car une fois que j'avais décidé d'y mettre la sauce, j'y allais au maximum de mes capacités, dans seul but d'atteindre cette enfoirée.

Alors que la poussière se dissipait, je profitais encore du couvert qu'il m'offrait pour m'armer de mes sept lames, m'envoler, et aller lui rendre la pareille. Alors que je surgissais en dehors du nuage qui me couvrait jusque lors, j'utilisais mon Gōsutou~ōku pour me déplacer instantanément dans sa direction, et, après deux pas, à deux mètres à peine d'elle, je donnais une impulsion pour sauter et me retrouver au-dessus de sa tête. À partir de là, ma danse mortelle commençait. Je retombais, arme pointée vers son crâne. À peine avais-je renoué contact avec le sol que je continuais à frapper, que je continuais mon enchaînement. Attaque après attaque, mon seul but était de tenter d'atteindre ses endroits vierge d'armure, ou de réussir à rompre ses protections elles-même, tout comme de tester ses réflexes, dans mon ballet à la fois aérien et mortel. Lorsque je ne tenais qu'un sabre, tout au plus deux, il était simple de parer mes coups, mais dès lors où mes sept épées étaient sorties que j'utilisais toute ma vitesse, il devenait bien plus ardu pour elle d'intercepter tous mes coups. Un coup au niveau de l'épaule déjà blessée, une autre fois au niveau du nombril, une autre vers l'autre épaule, une nouvelle attaque vers les jambes, une tranche qui visait le coup, ou même la nuque... Je pouvais me défouler et prendre pour cible chaque infime partie de son corps maintenant. Elle croyait m'avoir affaibli en me blessant ? Elle se fourvoyait, puisqu'elle m'avait, au contraire, donné de la force. Les blessures étaient un carburant qu'il fallait savoir exploiter. Il suffisait maintenant de voir comment elle pouvait s'en sortir, et seulement après, j'utiliserai ma pleine maîtrise dans cet art du Shishitoryu. Son armure ne lui protégerait pas encore bien longtemps.






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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Dim 08 Mar 2015, 13:35






La traque est ouverte












Combattre un adversaire n’était finalement qu’une affaire d’observation et de patience, cela pourrait sans doute vous paraître un grossier résumé mais c’est on ne peut plus vrai. En effet, que ce soit le combat au sabre ou au corps à corps, l’observation et l’analyse du style de l’adversaire est la base de tout. Observer ses mouvements, ses petites habitudes, le rythme avec lequel il enchaîne ses attaques : tout cela permet de comprendre la façon de battre d’une personne et l’étape suivante consiste à perturber ce style pour créer des ouvertures…tout simplement. Certes, cela pourrait paraître trop simple pour être vrai – et vous n’auriez sans doute pas totalement tort - mais c’est la raison pour laquelle même les meilleurs combattants auront toujours besoin d’une vertu essentielle : la patience.
De par l’imprévisibilité de la nature humaine l’issue d’un combat ne pourrait jamais être totalement déterminée d’avance, même avec toutes les chances contre lui un combattant pourrait faire preuve d’une détermination sans faille ou d’un courge suffisamment immense pour faire flancher son opposant et faire pencher la balance en sa faveur. Ainsi il arrive de temps en temps que même les combats les plus évidents parviennent à s’éterniser et, dans ces moments-là, la patience est une vertu qui fait toute la différence. Le combattant tête-brûlée et impulsif va foncer dans la mêlée et tout donner, mais va irrémédiablement finir par succomber à l’énervement et à la frustration face à un adversaire qui, de toute évidence, refuse de tomber sous ses coups. Frustrant, n’est-ce pas, quand tout ne se passe pas comme prévu ? Succomber à ses émotions et perdre son calme entraîne malheureusement le combattant sur une pente glissante sur lequel il finira par perdre tous ses moyens, le poussant à commettre des erreurs qu’il ne ferait jamais en d’autres circonstances.

Commencez-vous à comprendre ? Le combattre aguerri a besoin de faire preuve d’une patience sans faille pour ne pas succomber à cette impatience typiquement humaine, il a besoin de garder la tête froide et d’économiser ses forces pour faire durer le combat intelligemment, sans pour autant jouer la montre pour ne compte que sur la chance qu’aura son adversaire de fatiguer avant lui. Combattre est donc un art autant qu’une compétition nécessitant un sérieux intellect, une danse dans laquelle il est primordiale de savoir écouter son cerveau autant que son instinct et, malheureusement, il n’est pas donné à tout le même de savoir autant tendre son oreille à son cœur qu’à son cerveau.

Kyoshiro y arrivait-il ? Pas toujours. Tantôt il réfléchissait beaucoup trop pour son propre bien, ce qui le poussait à rester beaucoup trop sur la défensive, tantôt il y allait beaucoup trop à l’instinct et se faisait régulièrement surprendre. Cette alchimie était dure à maintenir, il le savait bien, mais il y avait suffisamment confiance en lui pour savoir que tous ces combats accumuleraient chez lui suffisamment d’expérience pour que cette alchimie se fasse plus naturellement. C’était une question de temps, de patience et par-dessus tout de calme et de concentration. Quand bien même ses coups ne blessèrent pas son adversaire autant qu’il l’aurait voulu il n’allait pas s’emporter pour autant, quand même bien ce requin avait un style étrange il lui en faudrait plus pour perdre ses moyens et son sang-froid. Il avait combattu des adversaires plus forts que lui, des adversaires en supériorité numérique, des adversaires plus étranges les uns que les autres mais il était encore entier aujourd’hui : ce n’était pas par hasard. C’était parce qu’il avait eu le meilleur des professeurs, parce qu’il avait une flamme qui brulait dans son cœur et qui le poussait à mettre un pied devant l’autre malgré tout, parce que des gens comptaient sur lui et que les décevoir n’était pas une option.

Pour toutes ces raisons il taisait son impatience qui grondait en lui et continuait d’attaquer encore et encore, en espérant que le prochain coup soit le bon. Mais malheureusement à force d’attaquer à outrance, le garçon se rapprocha bien trop de son opposant et ce dernier fit usage d’une technique déjà utilisée précédemment : sa maudite onde de choc bizarre. La dernière fois le jeune homme l’avait vue venir et avait pu s’échapper à temps, mais malheureusement à bout portant c’était une toute autre histoire et, écarquillant les yeux, il comprit qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir. Désespéré ? Oh non ! Il n’était pas assez naïf pour penser se sortir indemne d’un combattant aussi complet que cet homme-requin, un combattant très compétent au corps à corps et qui compensait son manque d’allonge par ses étranges techniques.

Il avait déjà pris des coups et s’en prendrait sans doute beaucoup d’autres sur son chemin, cela faisait partie des risques du métier, ça il l’avait compris depuis un moment…depuis Area eleven en fait. Tomber n’était pas grave, ce qui serait plus grave serait de ne plus être capable de se relever : c’était tout simplement hors de question !
Serrant les dents devant l’imminence du choc, le garçon croisa les bras devant lui pour former une vaine protection, protection qui ne l’empêcha pas d’être percuté de plein fouet par cette onde de choc. L’espace d’un instinct il aurait cru que tous ses organes étaient sur le point d’éclater sous la puissance du choc, mais il mit cela sous le compte de la plus pure des douleurs : son corps entier venait d’être touché. S’envolant à une vitesse folle, il percuta un rocher qui fut réduit en miettes en ralentissant à peine le projectile humain.

Ce dernier retomba enfin et roula sur lui-même sur de nombreux mettre avant de se stopper, face contre terre, ses sabres toujours fermement tenus dans ses mains meurtries. Le silence venait de retomber subitement sur la zone et, l’espace d’un instant, le garçon crut perdre conscience mais il n’en était rien. Il aurait voulu perdre conscience pour que ce combat se termine, mais il savait que cela signifierait la fin de sa vie et c’était tout simplement hors de question.
Lentement il bougea un bras et se servit de son sabre comme une canne, ayant toutes les difficultés du monde à se relevant tant ses jambes tremblaient et semblaient sur le point de le lâcher à tout instant. Ouvrant la bouche, il s’autorisa à cracher une flopée de gouttes d’un liquide carmin qui vinrent rougir le sol, avant de lancer sur un ton saccadé :

« Je..ne…tomberai pas. Il en faudra plus….pour m’abattre.»

Ce n’était pas de l’arrogance ou un désir de mort, il montrait simplement à son opposant que sa détermination était intacte et qu’une douleur – aussi vive soit elle – ne le ferait pas renoncer pour autant. Si ce requin voulait vraiment l’abattre, il devrait songer à attenter à sa vie et pas simplement jouer avec lui !
Lentement, comme précédemment, la tête du garçon se releva et, lorsque ses yeux furent finalement visibles pour son opposant, ce dernier put voir que ses prunelles brillaient d’un feu autrement plus ardent qu’auparavant, comme si sa dernière attaque venait de réveiller quelque chose en lui.

Concentré comme jamais sur la cible qui se trouvait devant lui, sur ce seul obstacle qui se trouvait entre lui et ces civils qui avaient désespérément besoin de lui, le garçon mit un pied devant l’autre, puis un autre et encore un autre. Si au début on aurait pu croire qu’il fut sur le point de chuter à tout instant, sa marche gagna finalement en stabilité et sa vitesse augmenta jusqu’à atteindre celle d’une course.
Oui son corps le faisait souffrir, oui appuyer sur ses jambes le faisait souffrir à chaque pas mais il n’abandonnerait pas aussi longtemps que son corps continuerait de répondre à ses demandes, il devrait à tout prix faire tomber ce requin avant de s’autoriser à tomber. Le requin s’attendait sans doute, en voyant Kyoshiro s’approcher, à une autre attaque avec ses deux sabres mais il n’en fut rien. À la place, une fois à une dizaine de mètres de son opposant, le garçon rengaina ses armes et hurla à la face du monde :

« Fini de jouer !! »

Ses mots firent écho à l’expression de fureur et de détermination désormais figée sur son visage et, joignant le geste à la parole, il tendit son poing en un direct. Oui il était beaucoup trop loin pour atteindre le requin avec ses petits bras…mais ce n’était pas cela qu’il envisageait. Subitement, comme sorti de nulle part, un poing géant irradiant d’une lumière aveuglante se forma tout d’abord autour du point du maudit, avant de grandir, s’allonger et se diriger avec vélocité vers le requin. Bas les masques, s’il devait désormais révéler sa nature de maudit pour mettre fin à ce combat et écraser son opposant, pour pouvoir ensuite venir en aide aux habitants, alors il le ferait sans une once d’hésitation.
En lançant sa frappe le jeune homme ressentit quelque chose parcourir son corps dans son entièreté, une chose bien différente des voix qui continuaient de marteler sa tête. Qu'était cette sensation ? Il savait bien que ses voix étaient un signe du haki de l'observation, comme Erwin le lui en avait parlé quelques jours plus tôt...alors était-ce un autre haki qu'il ressentait-là ? Peut-être.
Il était frustré de ne pas pouvoir mettre à mal le requin comme il l'espérait, mais désormais les choses allaient changer.
Il n’avait plus de temps à perdre et sortait désormais l’artillerie lourde.


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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mar 10 Mar 2015, 00:57





L'enchaînement du chasseur ne devait pas tuer le cornu en théorie. Enfin, Ghetis désirait plus sa mort que sa survie, mais il pensait le blesser très gravement et le priver de tout mouvement. Néanmoins, le propre du chasseur était de capturer sa cible morte ou paralyser. L'exemple le plus probant restait celui de Layr qu'il remit avec tous les os brisés, mais vivant.

Aussi, il n'allait pas changer ses habitudes pour Lahire ou Toaye. Restait à savoir auquel s'attaquerait-il.

Le Supernova possédait un allié, l'inconnu qui dévoila l'identité de l'homme masqué. L'Archer ne pouvait évaluer son potentiel, mais il ne le trouva pas bien dangereux vu ses manières plutôt lâches. Venir et vendre l'identité d'un homme de façon aussi brouillonne, rien de charismatique, comique oui. Cependant, Ghetis gardait l'exemple de ce qu'il représentait sous le nom de Mask. A cette époque, Noctis coulait encore des jours heureux. Aussi, le frère s'amusait malgré son bon niveau en combat. L'habit ne faisait pas le moine, Ghetis le savait.

Il s'approcha alors de la débouille de l'homme-poisson et pencha sa tête sur les côtés en disant :

- Il est aussi laid que Shindô.

Son gunbai alla directement se planter sur le cou du primé et le décapita ainsi. Un corps serait trop difficile a transporté. Son manteau comportait d'assez grandes poches vu sa taille, mais il ne pourrait pas contenir les deux bouteilles de lait et la tête du frère de Shindô.

Il prit donc les deux bouteilles, éloignant son gunbai du corps pour lancer les deux bouteilles sur l'arme.

* Vu la dose de somnifère que j'y ai mit, je ne vais pas faire de gaspillage non plus.*

Son arme désormais enduite de somnifère et d'un peu de lactose, le chasseur pouvait ranger la tête dans son manteau, celui-ci ne tardant pas à se tâcher de sang du côté où se trouvant le crâne.

Ce dirigeant vers la sortie improvisée par le cornu, le Vairon vit sa vue se brouiller avant de redevenir normale. Le monde originel venait de réapparaître. Pour le coup, l'estimation fut assez bonne pour vaincre un de ses ennemis. Pour le suivant il allait créer une autre arène, mais plutôt une arène variée.

Serrant le manche du gunbai, il laissa sa vue se brouiller de nouveau pour créer une nouvelle arène.

La ville fut de nouveau prise dans un cube noire. Cependant la configuration changeait nettement.

De l'intérieur on voyait comme un grand Colisée. En son centre il y avait comme de grandes boîtes métalliques. Du bon vieux titane. Les boîtes étaient assez grandes et séparées par leur épaisses parois. Dans celui où ce trouvaient les chasseurs de primes et les pirates, il y avait un terrain purement volcanique. Plusieurs armes se trouvaient au sol, mais elles durent chauffer face à la chaleur de la zone. Le tout semblait barricader entre quatre murs de titanes. Le toit était assez haut, mais fait de barreaux cette fois-ci. On voyait donc le beau soleil éclatant.

Une autre boîte ne possédait pas de barreaux. Il y régnait une obscurité des plus profondes. Impossible d'y voir quoique ce soit. Pour éviter de déplacer ses ennemis, Ghetis conserva les bâtiments de cette zone. C'était celle où il se trouvait.

La ville ainsi coupée en deux, les zones de combat étaient plutôt grandes.

Le chasseur de prime concentra donc son haki de l'observation pour repérer chacune des cibles et finalement il décida de cibler l'homme à la chaîne. Son premier verrou activé, il prit une bonne impulsion pour s'élancer vers l'homme.

Aider par son Kamisori le Masque exécuta un premier mouvement de tranche qui ciblait la jambe de l'homme. Getsuken.

Immédiatement il reproduit la même technique pour cibler un bras cette fois-ci, puis il reproduit le mouvement pour cibler l'autre bras, et une fois dans le dos de l'homme il réitéra l'assaut pour choisir le dos de l'ennemi.

Au final il exécuterait quatre découpes instantanées de façon consécutives. La jambe, puis un bras, puis l'autre et enfin le dos.

Le dernier mouvement terminé, il se trouvait à quelques pas de l'individu quand il donna un coup sec avec son arme. Frappant le vide, l'onde devrait trancher le pirate en deux à une grande vitesse.

L'enchaînement terminé, Ghetis fut contrait de refermer son verrou. Il ne pouvait en abuser quand il l'ouvrait sans ouvrir le second. Le second coupait la douleur, mais n'ayant ouvert que le premier, il ressentait l'intensité de ses gestes.

Le combat continuait, mais il fallait en finir rapidement avec cet adversaire.



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Vincent W. Turen
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Ven 13 Mar 2015, 00:15

La traque est

OUVERTE !

~~~~~~~~~~




Il ne pouvait que l'imaginer, mais il l'imaginait moche, laid. Il le voyait avec un visage morbide, comme la mort elle-même, mais en pire. Cet homme devait tout simplement être vicier de l'intérieur et on le ressentirait en voyant son visage. Ce devait être pour cette raison qu'il le cachait derrière un masque. Un masque d'ailleurs pas très original, car relativement simple - deux trous pour les yeux et de forme plutôt ovale - il était blanc. Rien de bien affriolant et pourtant, il semblait le porter avec fierté. Ce sont les méthodes d'un lâche que de se cacher derrière un masque pour camoufler sa véritable identité, sa réelle personnalité. Il était facile, secrètement dissimulé derrière ce camouflage, de jouer sur sa personnalité. Qui n'a jamais tenu un rôle différent du sien, en changeant de visage ?

Cet homme, qui semblait un peu plus tôt plutôt commode ne l'était, en effet, guère. Après avoir envoyé valser l'homme cornu dans une des maisons environnantes, il le suivit et un cri effroyable fit hérisser les poils du Warlord qui se dirigeait à se moment précis entre l'arme de Toaye et Lahire. La précédente attaque du supernova n'avait pu porter ses fruits car elle fut balayer par la défense du pirate adverse. Vincent, qui avait pu faire fuir la plupart des hommes de main de Toaye, s'était frayé un chemin jusqu'à son compagnon de fortune lorsque l'attaque ennemie fonçait sur lui.

A cet instant précis, le jeune pirate fonça en direction de l'attaque, mais au lieu de se mettre sur son chemin, il la frôla à peine, ressentant la violente vitesse à laquelle elle avait été lancée. Ce ne serait sans doute pas possible pour lui de l'arrêter, mais il ne fallait que la dévier pour l'empêcher de rejoindre Lahire. Il la longea un moment, puis dans un geste vif déposa une de ses épées au sol, juste à côté de la chaîne. A l'instant même, il l'écrasa entre ses deux lames et cela créa une énorme quantité d'étincelles. C'était comme l'aiguiser avec une roue hyper rapide.

L'action du jeune homme portait ses fruits. Même s'il ressentait de très fortes vibrations, il avait pu ralentir l'attaque et la dévier de plusieurs dizaines de centimètres. Juste après, il reprit sa route, rappelant son sabre à lui, grâce à sa bague et fonça sur son ennemi.

Alors que l'être abject qui sentait son sac s’alourdir d'une charge morbide et qu'il sortait de sa baraque, changeant l'environnement dans lequel se trouvait l’île, le Warlord continuait sa route, jusqu'à ce qu'il fasse tout noir. A ce moment, à plusieurs mètres devant Toaye, Vincent s'arrêta net. Sa vue était sans doute le sens le moins éveillé chez lui, mais il avait pris l'habitude de se reposer sur lui, mais après quelques secondes, il reprit ses esprits et pu se repérer tant bien que mal. Rien n'avait changé, apparemment, mis à part qu'il n'y avait plus aucune lueur apparente.

Il se tourna et sentit un mur derrière lui. Ce n'était pas là, juste avant, se dit-il lorsqu'il sentit son corps s'engourdir lentement...

''Lahire ! Je pense que je ne vais pas pouvoir...''

L'instant d'après, il ne pouvait déjà plus parler. Alors que non loin de lui, le type masqué s'attaquait à Toaye, les ténèbres s'accaparaient notre Warlord adoré.




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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Dim 15 Mar 2015, 23:35




Blanchaille et Raskas.

Cette fois-ci, l'Apollo avait été une réussite flamboyante : son ennemi, incapable d'éviter ou même simplement de se protéger avait été projeté bien plus loin, allant même jusqu'à percuter quelques bâtisses violemment. La chasseuse de primes retomba agilement sur le sol avant de se permettre un léger sourire satisfait, heureuse d'avoir enfin pu le frapper de plein fouet. Désormais, l'affrontement avait pris une tournure qui lui plaisait davantage : il ne faisait aucun doute que ce pauvre primé aurait désormais bien plus de difficultés à l'atteindre convenablement, et même si son épaule continuant de la lancer momentanément, elle pourrait en jouir rapidement afin de prendre les choses en main... A partir de maintenant, le maître-mot était donc prudence : en agissant en protégeant ses arrières, Blanchaille pourrait s'en prendre à son adversaire sans qu'il ne soit en mesure de réagir... S'il était toutefois encore en état de se mouvoir de quelque manière que ce soit. La réponse fut bientôt apportée, puisqu'elle n'avait fait que quelques pas dans la direction de l'épéiste que celui-là sortait d'une poignée de décombres avant d'user d'une lame d'air circulaire pour nettoyer l'environnement qui se trouvait tout autour de lui. Toujours aussi gracieuse, l'amphibienne n'eut qu'à bondir vivement en arrière pour prendre ses distances et être certaine d'être hors de danger. Elle se mit toutefois en garde promptement, certaine que, comme tout bon pirate qu'il était, le type qui lui faisait face n'allait pas tarder à miser sa victoire sur ses dernières forces.

La jeune humanoïde comprit vite que son réflexe de se reculer lors de l'offensive de son opposant avait été une merveilleuse idée, plus salvatrice que tout ce qu'elle avait pu imaginer auparavant. En effet, si l'épéiste n'avait pas l'air décidé à utiliser d'attaques à distance pour la terrasser, il avait en revanche utilisé l'écran de poussière pour camoufler ses intentions hostiles jusqu'au dernier moment. Il parvint à se rapprocher terriblement efficacement de la chasseuse de primes qui, ne tarda pas à agir... Défensivement, pour sa part, bien entendu. Elle donna son maximum pour dévier ou bloquer les lames de son assaillant, n'hésitant pas à jouer de ses plaques osseuses pour éviter quelques malencontreuses blessures. Cependant, Blanchaille ne parvint pas à se mettre totalement hors de danger : parfois, les épées entamaient légèrement sa peau et d'autres fois, elles semblaient dessiner une légère strie dans ses protections osseuses, comme si le talent d'épéiste du forban commençait à supplanter son propre talent en tant que bouclier. Poussée à bout, la jeune combattante n'eut rapidement plus qu'une option : prendre ses distances avant de rétorquer. Elle bondit en arrière en un saut périlleux majestueux... Quand l'environnement, une nouvelle fois, se brouilla pour se modifier. Elle retomba sur un petit îlot rocailleux au milieu d'un torrent de lave, séparé par ce dernier de son ennemi. Fronçant les sourcils, la demoiselle ne perdit toutefois pas de temps en réflexion : il lui fallait agir, et ce rapidement.

-Apollo 5.

Sa meilleure technique, pour le moment. Ses jambes la propulsèrent droit en direction de son ennemi, avec une telle fureur que l'îlot tout entier sur lequel elle se trouvait alors se disloqua et éclata. Elle n'allait pas laisser un vulgaire criminel venir à bout de ses protections naturelles...


Evidemment, même cet habile sabreur avait ses limites : lorsque l'homme-poisson requin avait pris les devants, utilisant son esquive pour l'attaquer d'un Senmaigawara Seiken et ce presque à bout portant, l'allié de Kotori n'eut aucun moyen d'éviter l'assaut et fut propulsé en arrière dans une gerbe de violence sanglante. L'humanoïde n'avait sur le plan de la puissance brute rien à envier aux autres représentants de son espèce... Il comptait même parmi les plus puissants d'entre eux. Ainsi le pauvre épéiste fut-il envoyé paître un peu plus loin tandis que Raskas, de son côté, profitait de l'occasion pour surveiller Blanchaille qui semblait avoir affaire à un ennemi relativement talentueux. A deux, ils sauraient sans doute en venir à bout mais dans l'immédiat, si la jeune femme prenait le luxe de le sous-estimer, elle risquait de s'en mordre les doigts... Le chef des chasseurs ramena son regard sur son ennemi, qui se redressait déjà, affichant une mine exaspérée. Il n'aimait pas avoir à frapper quinze fois sur la même personne pour que celle-ci comprenne qu'elle n'avait aucune chance, mais ce type n'allait pas s'en sortir à si bon compte s'il continuait à s'obstiner... En règle générale, le chasseur de primes faisait même plutôt preuve d'intransigeance et d'extrémisme à l'attention des criminels en tout genre, histoire de leur rappeler que leurs pêchés ne pouvaient pas être rachetés par un gramme de bonnes volontés... Cependant, il comprit rapidement que ce qui était vrai pour sa comparse était également vrai pour lui : sous-estimer cet étrange olibrius risquait de lui apporter bien des maux évitables...

Pour preuve, après avoir braillé toute sa détermination, son homologue commença à entamer un geste banal, un simple coup de poing... Qui fut bientôt amplifié par une sculpture immense et lumineuse, qui n'en finissait plus de progresser dans sa direction. Réagissant vivement, l'humanoïde bondit tout en ramenant ses bras devant lui pour encaisser le choc au minimum. Il fut toutefois tout de même propulsé droit vers le sol, un peu plus loin, qu'il heurta méchamment avant de se redresser en crachotant et en haletant. Cette attaque, il ne s'y était vraiment pas attendu, et cela prouvait que son adversaire avait encore quelques cordes à son arc... Cela ne présageait, en soi, rien de bon. Cependant, Raskas s'était tout juste redressé pour faire face à son ennemi que l'environnement subit une nouvelle fois un changement inattendu, prenant cette fois-ci la forme d'un océan laves et de roches. Comprenant que la situation risquait de se montrer rapidement bien plus âpre pour lui que précédemment compte tenu de la chaleur ambiante qui risquait de le fatiguer très promptement, le chasseur de primes prit rapidement une décision : il allait passer une nouvelle fois à l'attaque, dans l'objectif pur et dur d'en finir en un éclair. Ainsi, il se mit à courir droit en direction de son ennemi et bondit dans les cieux au dernier moment, frappant l'air d'un coup de poing encore plus féroce que les précédents :

-Yonsenmaigawara Seiken !

Quatre fois plus puissante que celle dont il avait usé pour repousser son assaillant un peu plus tôt, cette technique risquait de se montrer extrêmement destructrice si elle touchait au but et qu'elle envoyait ce maudit sur le tapis... Raskas n'avait désormais plus qu'à espérer que cela ne soit suffisant.


Toaye et Setch Lahire.

Toaye remarqua rapidement que l'un de ses opposants s'était rué sur sa chaîne pour tenter de la frapper, histoire de la dévier tant bien que mal de sa cible initiale. Il arqua un sourcil, légèrement surpris, avant de sourire avec un air encore plus malsain qu'à l'origine : il adorait ce genre d'affrontements. Lahire, de son côté, prit tout de même la précaution de s'écarter de la trajectoire de l'arme déjà légèrement modifiée de quelques pas, histoire d'être absolument sûr qu'il allait être à l'abri d'une mauvaise surprise. Cela eut lieu juste avant que l'environnement ne change brutalement, les plongeant dans une obscurité oppressante. Pour le bandit, cela était tout de même plutôt étrange et assez interpellant : l'homme prit donc la décision de ramener sa chaîne jusqu'à lui, histoire d'avoir une plus grande marge d'action en cas de pépins. Il décida ensuite d'utiliser une capacité qu'il n'appréciait pas réellement, mais qui se montrait généralement plutôt efficace : le haki de l'observation. Sa meilleure arme pour combattre, et sans doute celle qui l'avait le plus motivé à combattre sur Paradise, là où les possesseurs de fluides n'étaient que rarissimes. De la sorte, il ne rencontrait que très rarement une résistance digne d'être remarquée... Et cela allait s'avérer plus qu'utile, puisqu'en utilisant son haki, il pouvait compenser l'obscurité et donc son manque de visibilité. Il fut satisfait de cette précaution lorsqu'il ressentit d'hostiles intentions provenant de Ghetis : il bondit en arrière et évita le premier assaut in extremis. Toutefois, il fut rapidement déçu : l'allonge du chasseur de prime avait été suffisante pour lui entailler légèrement la jambe. Quant à ses bras, le hors-la-loi profita de sa chaîne qu'il étira pour faire ricocher le gunbai, protégeant ainsi ses membres. Tout semblait se dérouler pour le mieux lorsqu'une blessure émergea soudainement au niveau de son dos : s'il avait été en mesure de protéger la majorité de son corps, il n'avait manifestement pas été assez vif pour égaler son opposant... Quant à l'offensive qui suivit, la large attaque horizontale, le criminel se contenta de la contrer, en usant une fois de plus de sa chaîne en acier qu'il mania avec dextérité pour briser cet assaut en son centre. Toaye grimaça néanmoins suite à ce mouvement, lui rappelant douloureusement la réussite précédente de son opposant.

Cependant, étant donné qu'il ne souhaitait pas laisser son ennemi s'en tirer à si bon compte, il gomma rapidement cette douleur dans son esprit, essayant de ne pas y penser tout en se retournant vivement. Sa chaîne se dirigea rapidement droit vers la position approximative du chasseur de primes.... mais elle n'allait cette fois pas simplement s'entourer autour de lui. Le but était au contraire de le cogner en pleine tête, avec autant de violence que possible...


A quelques dizaines de mètres, le Supernova entendit rapidement la voix de Vincent, plus faible que ce qu'il n'aurait pu imaginer. Sans plus attendre, il tira une nouvelle fois une sphère de son manteau. Il ne s'agissait toutefois pas d'une bombe à vent, mais tout simplement d'une sphère lumineuse qu'il ne tarda pas à activer grâce à un simple bouton. L'objet, simple et passe partout, lui permettait généralement de progresser pendant la nuit par exemple. Il contourna alors l'immense statue qui se trouvait sur son chemin et trouva le pirate non loin de là, allongé et manifestement inconscient. Comprenant qu'il avait été victime d'un gaz, Lahire sortit la dernière bombe à air qu'il possédait, un modèle plus petit que les deux précédents et dont il usa pour ôter le gaz qui se trouvait à ses côtés. Il s'approcha jusqu'au niveau du forban qu'il attrapa et plaça sur son épaule avant de s'écarter à nouveau. Le primé l'amena alors jusqu'à un mur contre lequel il le plaça, se contentant ensuite de se redresser en se demandant si le masqué pourrait parvenir à venir à bout de cet ennemi seul. L'avenir finirait bien par le leur dire...

----

Hors des deux boîtes, les dizaines de civils qui avaient été suffisamment habiles pour tirer parti de la situation chaotique, s'enfuyant pour éviter d'avoir à subir les foudres des criminels, se retrouvaient désormais entassés dans les gradins de l'espèce de colisée, incapables de sortir totalement de l'arène. La plupart d'entre eux semblaient à cran, blêmes et tremblants. Certains semblaient même suffisamment traumatisés pour ne plus savoir prononcer la moindre syllabe sans se mettre à bégayer... Mais parmi toute cette lugubre agitation, un vieil homme semblait étrangement calme. Une épée accrochée à sa taille, vêtus de vêtements plutôt amples mais relativement sales qui témoignaient d'une vie de vagabondage, il ne tarda pas à redresser un enfant qui venait de tomber devant lui, tapotant sur sa tête pour le consoler. Il se mit ensuite en route en direction des deux cubes en titane, sous les regards médusés des civils, qui ne comprenaient pas comment un vieil homme tel que lui pouvait de son propre chef décider d'aller en direction du danger. Pourtant, la réponse était simple : c'était lui, le plus grand danger, ici...



Drake > Elle s'énerve quand tu commences à l'entailler et te balance son ultime attaque... L'Apollo 5 ! Deux fois plus puissant que l'Apollo 4, donc.

Kyoshiro > Raskas mange, se redresse, saute vers toi et balance un Yonsenmaigawara Seiken !

Ghetis > Toaye est légèrement touché à la jambe et méchamment touché au dos, mais protège ses bras. Il contre-attaque ensuite à l'aveuglette grâce à son haki fraîchement activé pour essayé de te percuter en pleine tête !

Vincent > Lahire te sort du gaz !

Rappel : Toaye est niveau 38.
Naiman est niveau 35.
Raskas est lvl 34.
Lahire est lvl 33.
Blanchaille est lvl 30.
Kaeru est lvl 21.
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mar 17 Mar 2015, 21:41




Je ne tomberai pas. Je n'en avais pas le droit. Je ne savais pas pourquoi ces hommes poissons s'en étaient pris à moi et j'avais l'impression qu'il s'agissait d'une action totalement gratuite et je ne comptais pas le laisser faire. Elle avait réussi à me faire tomber une fois deux fois, à me luxer une épaule, à m'endommager des côtes, mais cela ne suffirait pas. À chaque fois que je me retrouverai au sol, je me relèverai. Quel qu'en soit la manière. Elle aurait beau me détruire mes jambes que ma détermination l'emporterait. Tomber définitivement devant un femme-poisson ? Et, qui plus est, qui ne maniait même pas l'épée ? Impossible. Autant qu'il le faudrait, je me relèverai, encore et toujours. Un oiseau n'avait pas besoin de ses pattes, tant qu'il avait ses ailes pour voler et mes ailes, elle ne pourrait jamais les arracher.

Pour lui prouver ma détermination, passant outre ma douleur, je m'étais remis sur pied, pour générer une puissante lame circulaire. Elle put vraisemblablement se mettre à l'abri, mais ce ne fut pas nécessairement le cas pour les bâtiments autour de moi, qui furent couper à leur base, pour se laisser emporter par leurs poids pour quelques uns. Je ne me contrôlais déjà plus et s'il fallait tout détruire pour simplement saigner cette femme, alors j'étais prêt. Lorsque je me décidais à utiliser ma vitesse pour me rapprocher efficacement d'elle pour frapper dans de meilleures conditions, elle fut comme prise de court. Cet écran de poussière m'avait été fort utile. Maintenant que j'avais mes sept lames, je pouvais me défouler. Et c'est ce que je fis. Une à une, elles se mirent en mouvement pour produire une danse bestiale. Telles des dards, ou du moins des griffes prêtes à s'abattre sans merci sur leur proie, mes lames frappèrent, tour à tour, quelques fois en synchronisation et ce fut une véritable pluie de coups qui inonda la demoiselle. Malgré tous ses efforts pour se servir de mieux qu'elle le put de son exosquelette pour la protéger, elle ne réussit pas à le faire totalement. Quelques entailles commencèrent à se tracer çà et là, sur sa peau, d'où son sang recommença à perler et, mieux encore, ses protections commencèrent à ressentir le courroux de mes lames. Sans pour autant les pourfendre, mes épées avaient pu y laisser leur emprunte. Il ne s'agissait pour l'instant que de simples petites stries, mais j'allais bien m'arranger pour réussir à y enfoncer mes armes, jusqu'à les réduire en miette !

N'ayant aucun autre choix, elle prit ses distances. Elle bondit alors en arrière et fit un saut périlleux pour se dégager. Son jeu de jambes eut le mérite d'attirer mon attention, car ils me prévenaient de ce qu'elle s'apprêterait bientôt à faire... Elle n'allait pas m'y prendre une nouvelle fois. À l'instant précis où ses pieds touchèrent le sol, ma vision se brouilla une nouvelle fois, brièvement, avant que le paysage ne change totalement à nouveau. Quatre murs d'une matière qui semblait être du titane apparu autour de nous, alors qu'une grille du même alliage vint se placer au-dessus de la « pièce ». Le sol, quant à lui, se transforma en une mer de lave avec seulement quelques rochers pour plate-forme où poser les pieds. Je ne savais qui changeait l'environnement à sa guise de la sorte, mais je ne pouvais que l'en remercier. J'avais en face de moi une femme-poisson, et il était logique que les atmosphères humides étaient à sa guise, si ce n'était carrément les fonds marins, mais comment allait-elle s'en sortir sous une chaleur aussi forte ? Bien sûr, cette dernière m'affectait tout autant, mais il fallait en prendre en compte la différente de nos races ! D'ailleurs, pour ma part, ce n'était pas un peu de vapeur qui mettrait à mal ma concentration ! Ce fut alors qu'elle voulut en finir plus rapidement et plus efficacement.

« Appolo 5. » Je savais maintenant ce que signifiaient ces mots, et je n'allais pas lui laisser le temps de m'atteindre. Pour peu d'agir assez rapidement, l'occasion de frapper un énorme coup se présentait en même temps à moi. Et cette fois-ci, je n'allais même pas à chercher à esquiver, ou quoi que ce soit... Ce serait le tout pour le tout. Ni esquive, ni défaite, c'était la victoire ou la fin... Une ultime action ? Probablement. Réussir ou mourir, dans les deux cas, la défaite n'existait pas. Prenant ma respiration avant qu'elle ne se propulse, je me concentrais. Et, au moment où elle décollait, je libérais un intense flash lumineux de ma lame. Suite à quoi, je me plaçais dans une position très caractéristique de mon Shishitoryu, et plus précisément de ce qui allait suivre : ma technique de samouraï divine. Elle allait en clairement en chier. Y mettant toute ma voix, tout mon cœur et toute ma puissance, je poussais une grosse gueulante, destinée à rassembler toutes les forces qu'il me restait pour tenter de lui faire mal, très mal.

«MAIS QUI BORDEL CROIS-TU QUE JE PUISSE ÊTRE !! LAISSE-MOI T'MONTRER COMMENT SE BATTRE ! »

Mon cri du cœur fut suivi par une nouvelle gueule concentrant la totalité de ma rage et qui s'éleva sur le champ de bataille pour accompagner ce qui s'avérait être une ultime attaque. Alors que chacune de mes sept lames commençaient à produire de banales lames d'air, elles augmentèrent subitement d'intensité, pour prendre une véritable forme : celle de dragons dans leur forme la plus traditionnels. Un à un, ils allèrent s'abattre sur la demoiselle, se mettant ainsi au travers de sa volée et cherchant à détruire sa carapace. Il y eut d'abord un ballet de six bêtes qui partirent un à un trancher la demoiselle, avant que je générasse un ultime dragon, cette fois-ci bien plus que les précédents et, évidemment, avec une bien plus grande dangerosité. Elle disait que rien n'était capable de transcender son armure ? C'était ce que nous allions voir avec l'une de mes plus puissantes arcanes, Ryugeto o hiraku. Le septième dragon termina son ballet dans l'air avant d'aller s'écraser sur elle, dans toute sa fureur. Après l'attaque, plusieurs plateformes, qui s'étaient pris les relents de la Technique de Samouraï Divine, commençaient à couler, alors que les murs en titanes, quant à eux, étaient tranchés ponctuellement sur certaines parties. Mais pourtant, il ne restait qu'elle, et moi, prêt à porter un possible coup de grâce... Ni esquive, ni recul, ni défaite. Alors que la fusée se dirigeait vers moi, je serai ma position et concentrais toute ma maîtrise de mon Shishitoryu en une seule et dernière attaque. Ainsi, je sautai, pour me laisser retomber sur elle de mes sept lames alors qu'elle entrait en collision avec moi. Gagner ou perdre.




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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mer 18 Mar 2015, 11:55






La traque est ouverte












C’était absurde, chaque minute passée ici rendait ce combat un petit peu plus absurde si bien que le jeune home ne pouvait s’empêcher de s’interroger sur la raison première de cet affrontement ridicule. D’habitude les gens se battaient toujours pour une bonne raison, pour défendre un idéal ou pour venger quelqu’un la plupart du temps, mais ici le jeune homme s’était mis à se battre contre quelqu’un qu’il n’avait jamais vu, sans avoir la moindre petite idée de ce qui poussait cet individu à se mettre en travers de sa route. Combattre pour une bonne raison comme il avait pu le faire sur graou island ou sur time end était une chose, combattre pour sauver quelqu’un était un objectif plus que louable, mais qu’y avait-il de louable ou de sensé dans le combat absurde qu’il était en train de mener ? Lui le pacifiste, lui le diplomate, lui le gentillet en était arrivé à prendre les armes sans avoir une réponse à cette question simple : pourquoi ?

Il n’aimait pas ça, il n’aimait vraiment pas qu’on lui force la main pour faire la chose qui allait le plus à l’encontre de ses croyances les plus profondes : se battre sans raison, avoir recours à la violence sans but précis. Il ne valait désormais pas mieux que les criminels de bas étage mais aujourd’hui il n’allait pas se blâmer pour cela car il savait que ce n’était pas de sa faute, c’était l’individu en face de lui qui lui avait forcé la main pour en arriver à cela. Le jeune homme avait dû arrêter de retenir son plein potentiel, il avait dû arrêter de prétendre ne pas être un maudit et laisser éclater sa puissance lumière au grand jour.
Oh non il n’avait pas honte d’avoir mangé ce fruit il y a si longtemps, c’était tout le contraire en fait, cependant il aimait avoir le choix de garder un maximum de cartes dans sa main afin de les abattre une à une au moment opportun. Mais l’expérience lui avait bien montré qu’aucun combat ne se déroulait comme prévu, en raison de l’imprévisibilité de la nature humaine, il avait donc été forcé de dévoiler son jeu bien plus tôt qu’il ne l’avait espéré et il n’aimait clairement pas cela.

Il devait tout faire pour devenir fort, c’était une certitude. Il devait être assez fort pour que ce soit lui qui décide de l’issue d’un combat, il devait être assez puissant pour décider quand abattre son jeu et ne pas être dépendant du bon vouloir ou de la puissance de son opposant – aussi puissant soit-il - . Mais malheureusement, s’il rechignait à l’admettre, l’entraînement n’était plus suffisant pour acquérir la puissance nécessaire : seule la pratique pourrait désormais le faire grimper à un tout autre niveau. Il allait devoir serrer les dents et faire ce qu’il détestait faire pour que ce genre de situation n’arrive plus…étrange, n’est-ce pas ?

Il avait donc joué le tout pour le tout car c’était le seul choix qui lui restait pour terminer ce combat rapidement, il avait espéré que la surprise arriverait à frapper de plein fouet le poisson aussi violemment que son poing avait l’intention de le faire, et ce fut apparemment le cas. Ne voyant pas venir le coup, l’homme-poisson fut éjecté en arrière sans arriver à absorber la puissance de l’impact : un point pour Kyoshiro. Mais ce n’était pas terminé et, alors qu’il s’avançait pour se rapprocher de son adversaire, serrant les dents en essayant d’ignorer les voix qui martelaient sa tête encore plus fort que d’habitude - foutu haki de l’observation -, il vit son adversaire tenter de le frapper avec une technique similaire à celle qu’il avait esquivé de justesse.
D’ordinaire il aurait esquivé une fois encore et serait reparti à la charge mais aujourd’hui il en avait assez de fuir le danger en pensant à sa propre sécurité avant tout, aujourd’hui il avait compris qu’il ne pourrait gagner véritablement ce combat s’il n’osait pas lui-même se mettre volontairement en danger pour arracher cette victoire. Le regard sévère, le garçon n’arrêta pas sa course un seul instant et, serrant les poings, hurla à la face du monde :

« Je croyais pourtant l’avoir dit ! CE N’EST PAS AUJOURD’HUI QUE JE TOMBERAI ! »

Se pliant sur ses appuis, serrant encore plus les poings jusqu’à faire blanchir les extrémités de ses doigts, le garçon ramena ses deux bras en arrière et, subitement, frappa l’air de ses deux poings lancés en avant à pleine puissance.

« Light retribution !!»

Comme la fois précédente – à peu de choses près – ses deux poings furent bien vite recouverts d’une clarté jaunâtre qui grandit et prit forme jusqu’à ressembler à ses deux poings, à ceci près que leur taille fut clairement revue à la hausse. Si ce poisson avait réussi à survivre à un poing géant, pourrait-il résister à une double dose ? Serrant les dents une fois encore, le jeune homme ressentit la même sensation que tout à l’heure parcourir son propre corps, comme si quelque chose était lentement en train de s’éveiller en lui. Une nouvelle puissance ? UN nouveau pouvoir dont il n’avait pas connaissance ? Il n’était décidément pas fan des surprises de ce genre mais il espérait que cela lui serait d’une quelconque utilité face à l’onde de choc qui lui arrivait dessus.








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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Sam 21 Mar 2015, 05:07





Il ne capitulait pas facilement ce forban, il devenait même embêtant. Il ne semblait pas être gêné par la zone d'ombre et Ghetis comprit donc l'inefficacité de sa zone de combat. Son attaque porta ses fruits, mais le chasseur eut la vague impression qu'avec ou sans lumière, le résultat aurait été le même. Alors autant poursuivre dans la pénombre.

De toute façon, cela lui ferait user une technique pour rien. Quoique... Un rapide changement d'arène ? Non... Les verrous psychiques demandaient de l'énergie et le guerrier n'allait pas les rouvrir de si tôt. Sans eux il demeurait fort physiquement, mais bon...

Les aptitudes physiques du vairon ne l'empêchèrent pas de recevoir un coup de chaîne semblable à un vif coup de fouet. La seule différence était le masque en fer qui protégeait le visage du guerrier.

L'attaque le projeta jusqu'au rebord du bâtiment, lui laissant à peine la chance d'attraper le rebord de la bâtisse pour ne pas tomber de haut.

Accrocher fermement, il concentra sa force dans son bras et se hissa vers, le haut, regagnant le toit de l'habitation. Un doigt venant effleurer le gunbai et hop, tout disparaissait. La ville redevenait normale. Un court instant puisque la vue de chacun se troubla de nouveau. La même arène fut recréée en tout point. La différence ? Le lieu où se trouvait Ghetis, Vincent, Lahire et Toaye.

Ils se trouvaient dans une arène lugubre aux gradins vides. Bien sûr ,le tout était entouré de murs en titanes et d'un plafond de barreaux.

Désormais plus de bâtiments ou autre, ils étaient tous au sol, Ghetis et Toaye sur l'arène de dalles, Lahire et Vincent autour de l'arène.

Toaye en face de lui Ghetis passa sa main sur son masque, caressant la marque qu'avait laissé la chaîne... Ce pirate avait osé y toucher...

- C'est ici que s'achève notre rencontre.


Un soupire tandis que son regard se plongeait dans le sien.

Les mains de l'homme entourèrent le gunbaï.

- Raijin Shunshin.

Il venait d'activer les deux premiers verrous psychiques pour un final.


Ghetis disparu alors, déplacement instantané. Une découpe cibla le torse de Toaye, deux autres ciblèrent non pas les bras, mais un de leur engrenage principal, l'épaule. Les deux épaules ciblées, il conclut par une nouvelle découpe ciblant le torse.

- Jiku Shippu Senko !

A cet instant, il se trouvait alors derrière Toaye, pourtant, une image rémanente du Masque Vairon demeura devant le forban, comme si elle allait le frapper. Illusion bien sûr, le plus important était le geste du vrai Ghetis, placé dans le dos de son ennemi ; il comptait le frapper d'un coup direct du bout de son gunbai, comme un bon coup de bâton, mais avec un gunbai...

- Rennodan Zeroshiki !

L'onde de choc projetée par l'attaque allait envoyer l'homme sur plusieurs mètres.

Le but final ? L'envoyer dans la zone où le créateur de l'arène y plaça du gaz soporifique. 

Il ne fallait pas tuer le forban. Sa prime valait beaucoup trop pour qu'il soit récupérer mort.

Jiku Shippu Senko Rennodan Zeroshiki !

Certainement un nom très long pour une technique, mais elle était également très complexe. Baséd sur la vitesse et les images rémanentes en plus d'une bonne force physique, elle obligeait Ghetis à réduire ses prochaines actions. Ses verrous se fermèrent d'eux-même et l'homme abattit son arme contre le sol pour calmer la douleur à sa façon.

Peut-être que son affrontement avec Toaye touchait à sa fin.





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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Ven 27 Mar 2015, 00:39




Blanchaille et Raskas.

Elle donnait tout. Instinctivement, la demoiselle savait bien que cette joute entre elle et ce sabreur serait la dernière à laquelle ils pourraient se livrer... Et ce n'était pas comme si elle le regrettait. En vérité, elle savait bien qu'elle allait avoir de plus en plus de mal à tenir la cadence, et que cet opposant risquait de fatiguer également... Poursuivre sur cette lignée ne servirait à rien, et ne ferait assurément que lui nuire. Outre ça, il y avait également les contraintes environnementales qui se posaient : alors que, précédemment, seule l'eau avait été remplacée par du poison, il s'agissait désormais d'une toute autre paire de manches... Blanchaille n'avait absolument aucun moyen de tirer parti de ce milieu aride et brûlant : elle n'était pas faite pour vivre au milieu d'un lac de lave, naturellement parlant... Alors certes, l'apparition soudaine de la lave l'avait désarçonnée, mais elle comptait bien profiter de ce duel qu'elle gagnerait certainement pour savoir ce qui se cachait derrière ces changements topographiques à répétition. Rien n'était plus horrible que de devoir faire face à quelqu'un en devant inclure de nouvelles informations, constamment... En voyant que son opposant semblait également vouloir prendre les choses en main et imposer à leur affrontement un dénouement, la femme-poisson ne put s'empêcher un sourire amusé et confiant. Elle était certaine que les lames de ce pirate, aussi puissant le fut-il, ne pourraient venir à bout de sa véritable cuirasse... Après tout, les humaines avaient leurs limites, et elle avait su en tirer parti jusque là. Malheureusement, le combat ne continua pas vraiment sur cette lancée : les lames furieuses du sabreur ne tardèrent pas à projeter de puissants dragons, qui vinrent ébranler un par un l'armure osseuse de la demoiselle sans pour autant sembler être capable d'en venir à bout. Utilisant sa vitesse et ses réflexes à bon escient, tout autant que sa force extrême amphibienne, la jeune femme progressa jusqu'à son assaillant qui, après l'envoie du septième reptile céleste, sembla se résigner en attaquant directement.

A quelques pas seulement de là, le chef de l'organisation des chasseurs de prime en vint à bondir furieusement, faisant face à son impétueux adversaire avec la ferme conviction de mettre fin à sa future carrière de criminel. Son poing n'allait pas tarder à percuter les cieux, et ce type semblait bel et bien décidé à lui faire face également... En témoignèrent les deux immenses mains formées de lumière, qui jaillirent de nulle part pour fondre droit vers lui. Incapable de dévier sa course, mais ne souhaitant pas le faire de toute manière, Raskas fixa cette offensive plus sérieux que jamais, comprenant la menace que constituait un tel pouvoir sans même véritablement en cerner l'essence. Il était de son ressort que d'arrêter cet étrange épéiste, ici et maintenant... Utilisant toute la force et l'ardeur que pouvaient lui prodiguer ses arcanes martiales, le squale fit un violent geste du bras droit, envoyant son poing droit à la rencontre des deux membres géants qui s'élançaient également dans sa direction. L'onde de choc du gyojin karate, alliée à la force brute de l'homme-poisson, ne tardèrent pas à heurter l'attaque ennemie de plein fouet, créant derechef une immense bourrasque de vent, allant même jusqu'à souffler la lave présente par endroit. En tant que chef du trio, le requin savait qu'il ne pouvait pas se contenter de baisser les bras, même si son adversaire lui faisait face avec autant de cran... Il devait gagner, simplement et à tout prix. Ce bras de fer qui venait de s'engager entre les deux combattants n'était pas qu'une simple épreuve de force : c'était jusqu'à leur convictions qui étaient confrontées. Et sur ce plan-là également, le chasseur savait se montrer redoutable.

Tandis que les lames de Drake parvenaient enfin à trancher l'armure osseuse de la demoiselle, l'expédiant au sol dans une gerbe sanglante, Kyoshiro parvint à repousser son assaillant, projetant celui-ci quelques dizaines de mètres plus loin. Raskas s'écrasa sur un îlot, aussi inconscient que Blanchaille, et incapable de persévérer davantage.


Toaye et Setch Lahire.

Même si son offensive avait été un succès, le criminel se rendit bien rapidement compte que son ennemi ne comptait pas le laisser triompher aussi aisément. En effet, le type avait tout juste été projeté que l'environnement changea à nouveau, présentant désormais une étrange arène. Si Vincent et Lahire semblaient en dehors de l'arène, Toaye se trouvait en revanche en plein milieu... Non loin de l'homme-masqué, en vérité. Il comprit où voulait en venir ce type pratiquement instantanément, et ne put s'empêcher d'afficher un rictus d'une folie effrayante mêlée à une envie d'en découdre presque bestiale. Ne prenant pas vraiment la peine de répondre à la provocation du chasseur de primes, il se contenta de le fixer jusqu'à ce que le type ne prenne les devants, tentant de l'attaquer à plusieurs endroits en même temps. Sachant que comme un peu plus tôt, il risquait de ne pas pouvoir se protéger partout en même temps, le jeune primé privilégia une défense globale, utilisant l'une de ses plus efficaces techniques défensives : il fit violemment tournoyer sa chaîne devant lui, la faisant parfois même serpenter sur son propre corps, comme s'il s'était agi d'une véritable armure. Celle-ci remplit d'ailleurs son office avec brio : les attaques suivantes de Ghetis ne firent couler que quelques gouttes de sang... Jusqu'au coup de gunbai en plein dans le dos, qui eut le don de le prendre de court. Désarçonné, le hors-la-loi fut propulsé à pleine vitesse en direction du lieu où émanait un poison soporifique. Sachant qu'il ne parviendrait à rien s'il se laissait faire, le criminel attrapa le bout de sa chaîne qu'il tenta de planter dans le sol pour arrêter sa projection infernale... Sans succès. Une petite sphère heurta en effet la lame, projetant une détonation immédiate. Avec surprise, le bandit regarda le bout de sa chaîne, brisé, puis redressa son regard jusqu'à l'auteur de cette surprenante intervention : Lahire... Le Supernova, debout, fixait son ennemi d'un air navré. Ennemi qui ne tarda pas à s'écraser au sol, inconscient à cause d'inhalations de vapeurs toxiques. Cette ordure-là ne ferait plus jamais de mal à qui que ce soit...

----

Le vieil homme avait aisément eut le temps de ressentir et de voir le changement d'arène global, lors de la disparition et de la création de celle-ci... Mais ne savait pas réellement où intervenir pour autant. Embêté, il ne tarda pas à pousser un soupir, tirant son épée imposante de son fourreau. Il n'avait qu'à agir partout en même temps... Tournoyant vivement sur lui-même, démontrant une vivacité hors du commun pour un vieillard de son âge, il découpa tout ce qui le séparait des vivants présents... Aussi bien de Ghetis, Lahire, Vincent, que de Kyoshiro et Drake. Les gradins et les parois en titane s'effondrèrent immédiatement tandis que l'ancien Yonkou, ancien Sword Master et ancien meilleur combattant de la piraterie s'avançait pour dévisager tous ces visages de la nouvelle ère :

-J'ai cru comprendre que les affrontements étaient enfin terminés... Et je suis là pour vous encourager en ce sens, en vérité. Voyez-vous... Des civils sont présents non loin, et il serait regrettable qu'ils ne se retrouvent inclus dans une aussi sinistre affaire. Vous le pensez aussi, non ?


Taka Kouji, criminel primé à plus de 500 millions de berrys.



Drake, Lorn, Ghetis, vous gagnez tous les trois, mais... Mais !

Rappel : Toaye est niveau 38.
Naiman est niveau 35.
Raskas est lvl 34.
Lahire est lvl 33.
Blanchaille est lvl 30.
Kaeru est lvl 21.
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Sam 28 Mar 2015, 05:46





Cette technique nécessitait une bonne coordination ainsi qu'un bon entraînement. Elle demandait une succession de mouvements rapides qui pouvaient être très éprouvants en plus des verrous psychiques. Cependant, une fois réalisée avec brio, elle valait le détour.

L'assaut de Ghetis fut particulièrement sauvage et l'aide de Lahire ne fut qu'une chance inespérée. Comme quoi, il avait bien fait de ne pas l'attaquer du premier coup. Il fallait parfois jauger la force d'une adversaire avant de le défier, mais aussi sa valeur. C'est ce que le Vairon reprochait à Shindô et Zeke, il les trouvait dénuer de toutes valeurs, d'où une envie encore plus forte de les voir disparaître. Mais aujourd'hui, il était là pour La Couronne et les problèmes personnels ne trouveraient pas leur place.

Son adversaire inconscient, le chasseur de primes poussa un grand soupire de soulagement en tournant son regard vers Lahire et Vincent.

- Merci.

Il fallait bien le reconnaître, sans cette petite intervention, le combat aurait peut-être duré quelques minutes de plus, quelques minutes de trop. Oui de trop. Pourquoi ?

Car l'instant d'après, l'arène fut littéralement scindée en deux. L'individu qui avait réalisé cette prouesse venait de confirmer en une seconde qu'il n'avait pas le niveau de Ghetis, qu'il... lui était supérieur. L'homme masqué pouvait découper un bâtiment de cette façon, mais une arène de cette taille... Impossible.

Taka Kouji. Un vieux loup de mer dans un sens. Le prédécesseur de Mifune, le prédécesseur des Yonkous, une figure de la piraterie dont la prime ferait saliver n'importe quel chasseur de primes. Les idiots comme Mijushike venaient demander aux chasseurs de Grand Line de traquer des hors-la-loi dont la prime dépassait rarement les 250 millions, mais lui, il se permettait ce genre de capture. Qu'il aille voir ailleurs ! Jamais un vrai chasseur de primes n'acceptera pareil marché ! Pas Ghetis en tout cas. Il était ici pour ce faire connaître, pour faire comprendre au monde que La Couronne veillait désormais.

Son arène s'effondrait tandis que le bretteur parlait . Les paroles de l'homme étaient sensées, mais l'Archer préférait d'abord s'occuper de sa cible, balayant le gaz de quelques coups d'éventail, il se pencha au niveau du corps inconscient et lui ôta une de ses chaînes avant de le saucissonner entièrement avec la seconde. Les chaînes, qu'il utilisait, étaient très longues et permettaient de facilement l'attacher. Ghetis enroula la seconde chaîne à la deuxième pour avoir une sorte de « laisse » pour traîner l'homme ligoter. Avec la dose de somnifère qu'il avait prise à chaque coup de gunbai et le gaz soporifique, il allait bien dormir le bougre.

- Direction le bureau des primes.

Une tête dans son manteau semblable à celui d'un amiral, un corps traînant derrière lui, et un gunbai dans l'autre main, tout pour paraître normal.

Les verrous de l'homme se refermèrent lentement le laissant souffler un bon coup, alors que son corps emplit de douleur lui faisait comprendre qu'il allait s'arrêter à la pour aujourd'hui. Un affrontement contre un Supernova ou un Yonkou serait idiot. Peut-être était-ce là, la différence entre Ghetis et Noctis, une certaine maturité ? Ou intelligence. Après tout Noctis ne se classait guère dans le rang des personnes en « bonne santé mentale ».

Fléchissant les jambes, le Masque Vairon prit un bon appui avant de faire un bonne impulsion qui l'amena dans les airs, pour poursuivre en Geppou et gagner en hauteur, dominant ainsi toute la zone. Son gunbai alla tapoter son pied faire disparaître l'arène et recréer la ville.

Ceci dura quelques secondes, le temps qu'une nouvelle arène réapparaisse. Les mêmes gradins, en bon état cette fois-ci. Du sable en son centre, ainsi que tous les combattants. Bref un Colisée normal ou les fuyards allaient être facile à débusquer d'ailleurs.

Cependant il ne fallait pas s'attarder sur cela, mais l'imposante statue qui trônait au centre du Colisée. Elle représentait tout simplement Ghetis dans le même habit qu'il arborait depuis le début de cette bataille. Le long des gradins se trouvaient plusieurs drapeaux portant l'emblème du Gouvernement Mondial.

Sur la tête de l'immense statue se trouvait l'individu qu'elle représentait, ce dernier prenant alors la parole à haute de voix.

- Un conseil d'un homme de ton niveau doit être prit au sérieux par des guerriers comme nous. J'annonce la fin des hostilités !

Ce jour ne devait pas être oublié. Il rappellerait au peuple que la guerre contre le banditisme continuait et que les hommes en quête de justice se devaient d'agir. Aujourd'hui, Ghetis parlait au nom de La Couronne et pour la première fois il défendait une autre cause que la sienne. Rangeant son arme dans son dos, il tendit la main à la foule et dit d'une voix plus forte :

- Civils, ne perdez pas espoir en votre Gouvernement. Tant que des gens croiront en lui, moi, Ghetis Archer, je jure d'utiliser ce pouvoir pour protéger le peuple. Ce pouvoir est : L'espoir.

L'espoir ! Le peuple en avait besoin, la Justice également, il était nécessaire pour trouver la force d'avancer. Alors la confiance du peuple en était la clé.

- Le partage et la confiance... C'est cela qui mène à l'espoir.

Sur ses mots l'arène de l'homme disparu lentement. Il ne l'avait créé que pour un court laps de temps. Grâce à celle-ci, la ville avait été préservée de toutes pertes collatérales. Aucune habitation n'avait été détruite hormis cette petite taverne où tout avait commencé pour le chasseur. Au final un mère et une fille avaient péri. C'étaient les seules pertes humaines qu'avaient recensé l'homme masqué.

Évitant de chuter grâce à son « pas de lune », le chasseur s'écarta progressivement de la zone de combat. Il n'obtiendrait rien de Lahire de toute manière. L'affronter serait impossible. Espérer devenir son allié alors qu'il avait eu la preuve que le Vairon n'était qu'un traqueur de hors-la-loi. Inutile. Bien que les sphères du Supernova intriguait le combattant, elles ne lui seraient guère utile au combat vu qu'il utilisa principalement son gunbai.

Bref, il n'avait plus rien à faire ici, peut-être reverrait-il un jour le Supernova ou l'ancien Sword Master. Mais cela ne l'intéressait guère, car à ce moment, Ghetis serait un gouvernemental, alors leur prime ne serait plus une source de gain pour lui. Dans un sens, cela allait lui manquer.

- J'ai beaucoup de choses à protéger. Alors je ne peux pas échouer.

Désormais il protégerait le peuple.


Masque Vairon. 1505. Révélation.


Résumé:
 

Si vous répondez à Ghetis, considérez que l'arène reste présente et donc il ne part pas, car je répondrai What a Face. C'est fini de mon côté du coup sauf si changement de programme. j'ai eu l'autorisation du groupe pour poster en premier ce tour-ci.
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Drake Kotori
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mar 31 Mar 2015, 20:48




Tout ou rien. Il n'existait pas de concept plus facile à saisir que celui-ci. Tout gagner, ou tout perdre, un lancement de pièce qui pouvait littéralement changer une vie. Vivre ou mourir, ou jouer à un pile ou face. Si la pièce, cette éternelle fatalité, tombait du bon côté, alors l'on vivrait, le cas échéant, il n'y aurait plus rien, le néant, une vie en moins sur cet océan habité par un bon milliard de petits poissons. Que valait une vie devant l'immensité de l'Humanité ? Tout dépendait le point de vue. Pour celui qui se présentait aux portes de sa destinée, elle était une perle unique que lui seul était en détention, pour un proche, c'était une perte, pour un peuple, c'était insignifiant. Et lorsqu'une vie était menacée quoi qu'il en advienne ? Et si, d'entre deux personnes, l'un devait indéniablement mourir, pour laisser l'autre triomphant et vivant, que se passait-il ? C'était ce qu'il devait se passer lorsque deux guerriers s'étaient lancés l'un sur l'autre pour provoquer une joue enragée et sanglante. Vivre ou mourir... Vivre et mourir. Il n'y avait pas d'échappatoire.

Tout ou rien. C'était ce qu'on appelait le désespoir. Une dernière attaque, une dernière offensive qui déciderait si je méritais de vivre ou non, si j'étais fort ou non... Si je méritais de m'aventurer sur la Mer de tous les dangers. Toute la puissance qu'il me restait, si je survivais, j'étais le vainqueur. Si je mourais, la question ne se poserait même pas. S'il fallait terminer ce duel, c'était de cette manière qu'il devait prendre fin. S'il me fallait mourir, c'était de cette manière que je devais tomber. Armes en main, en ayant donné toute mon énergie, qu'il n'en reste plus rien. Si je devais mourir, alors ce serait avant de tomber, ou ce serait sans tomber. Brave jusque dans la défaite, brave jusque dans la mort, tenir tête à son adversaire... Même une fois tombé, rester debout. Ce serait ma manière de montrer qu'il n'était pas possible de tomber.

Elle ressortit vivante mon attaque. C'était une valeureuse combattante pour avoir réussi à passer ma technique la plus destructrice et la plus ravageuse. Quel que soit l'aboutissement de ce duel, je ne regretterai rien. Mes dragons détruisirent chaque partie de son armure, une à une, jusqu'à me laisser le champ libre. Jusque là fin, son armure l'avait protégée et je ne pouvais indéniablement pas remettre en question sa résistance... Mais tout avait une limite. Lorsqu'elle entra en collision avec moi, il n'y eut plus véritablement grand chose pour me tenir tête : non seulement mon ultime attaque avait fortement endommagé son exosquelette, mais sa vitesse de propulsion avait aussi fortement diminué... Elle n'avait plus grand chose de dangereuse. En voyant cela, tel un papillon qui sortait de son cocon, mon désespoir se transforma, pour me donner d'autant plus de force dans mon ultime coup de lames. Un sourire naquit sur mon visage, avant que je mette toute ma force dans mon attaque. Alors encore en saut, ayant utilisé tout ce que ma détente verticale pouvait m'offrir, je basculais tout mon corps, en mettant tout mon poids dans mes lames. Il était temps de gagner ce combat. Il était temps de vivre.

Mes lames réussirent à trancher tout ce qu'il lui restait d'armure osseuse. Une gerbe de sang s'envola alors dans l'air et vint tâcher mes lames, voire même mes habits. Lorsque son corps retomba lourdement sur le sol, je pus enfin ranger mes lames et célébrer ma victoire. Le Taureau aux sept cornes avait frappé. Mon regard se porta sur son corps, sans que je puisse dire si elle était toujours vivante ou non, mais malgré tout, je lui exprimais tout de même ma gratitude pour ce duel.

« Tu t'es trop sur-estimée et tu as été plus faible. Malgré tout, merci pour ce duel. »

Kyoshiro aussi était ressorti vainqueur. Ce traître, qui, semble-t-il, était en possession d'une malédiction ! Ce faux-frère, qui avait trahi la cause des samouraïs en obtenant ce paramécia dont je ne saisissais pas encore la nature ! Ne trouvant plus vraiment la force de sauter d'un rocher flottant un autre pour me rapprocher de lui, je me contentais d'utiliser ma voix.

« J'vois qu'toi aussi t'as gagné ton combat, bien joué. Sinon, depuis quand t'as un paramécia ? 'Fin, vu ce gros poing lumineux, j'pense que c'est un paramécia non ? On m'cache des choses maintenaaant ? »
Au fond je ne lui en voulais pas, ce n'était jamais qu'un fruit, et un pouvoir en plus. Pour ma part, j'étais resté fidèle à mes principes pour pouvoir toujours exploiter mon art de combat et ne m'en tenir qu'à lui ! Lui, pendant tout ce temps où nous nous étions perdus de vue, avait choisi d'élargir son style de combat pour pouvoir compter à la fois sur le Bushido et sur son fruit, dont je ne saisissais pour l'instant pas tout à fait la nature. Néanmoins, je n'eus pas le temps de porter plus loin mon analyse. En effet, toute l'arène autour de nous fut découpée par une mystérieuse force, à tel point que toute la structure s'écroula sur nous. Je dus utiliser le peu de force qu'il me restait pour à mon tour découper les morceaux de structure métallique qui nous tombaient sur la tête. Et ainsi nous préserver de tous dégâts en plus... Nous avions déjà assez combattu pour aujourd'hui. Alors que nous sortions la tête des décombres, une étonnante scène se présenta à nous.

Alors que tout s'était effondré autour de nous, que le paysage était totalement vierge de toutes arènes, nous pouvions voir tous les belligérants de la journée. Mais par-dessus tout, le buste droit et le sabre à sa ceinture, un vieil homme se dressait fier devant les fiers guerriers blessés. Ce vieil homme n'était pas des moindres et était bien plus qu'illustre. Connu sur toutes les mers, et même par-delà, ce n'était autre que Taka Kouji qui était venu en personne nous dire bonjour. Impossible de ne pas le connaître, il ne s'agissait de rien d'autre que du plus illustre combattant de tous les temps, d'un bretteur à la puissance incomparable... Ancien Sword Master, il était indéniable que cet homme était le seul à pouvoir prétendre pouvoir s'opposer à la domination de Mifune. Nous avions devant nous l'un des meilleurs bretteurs de Grand Line, si ce n'était le meilleur d'entre tous, et il était venu nous demander d'arrêter nos combats, pour ne plus avoir à menacer de vies civiles. Sauf qu'il n'avait pas pris en compte le fait que ces arènes semblaient mettre hors de danger la vie des dits civils. Ils ne risquaient rien, et lui venait nous embêter dans nos affrontements. N'avait-il lui-même aucune idée de ce qu'était l'amusement ? Pour un homme à l'épée si démesurément destructrice, il devait pourtant savoir apprécier l'extase qu'offrait un combat à mort à sa juste valeur.

Sans que je ne m'en rendis vraiment compte, mes pas se dirigèrent lentement et prudemment vers lui, alors que ma main était nonchalamment posée sur le pommeau d'un Shûsui tranquillement rangé dans son fourreau. J'avais toujours voulu me trouer devant un bretteur de cette trempe, si emblématique... Qu'est-ce qui m'empêchait de me mesurer à lui ? Maintenant qu'il se dressait devant moi, je ne refusais pas à tester combien de temps je pouvais tenir devant lui. De la folie... Oui, c'était exactement le terme. J'étais fou. En pleine forme, je ne lui arrivais pas à la cheville, je m'en rendais compte, alors qu'en était-il lorsque j'étais dans un si piteux état ? Un coup. Je pariais qu'il ne lui suffirait que d'un seul coup pour me mettre au sol. Pourquoi ne pas essayer ? Un mouvement, une attaque. Alors que devant moi un homme masque s'élevait vers le ciel à l'aide d'un Geppou. Au même moment, la ville réapparut, pour aussitôt disparaître et laisser place à une nouvelle arène, cette fois-ci plus épurée à la manière d'un Colisée. Je compris alors que cet homme était à l'origine de tous ces changements topographiques... Au fond, c'était peut-être grâce à cet étrange homme que la victoire avait pu être nôtre. Mais pour l'instant, je n'en avais cure, mon esprit restait focalisé sur cet homme, que je considérais comme un rival à détrôner, bien que nos niveaux n'avaient rien à voir.

« Taka Kouji... Ancien Sword Master, père du Yonkou Eko Taka... Illustre guerrier, à mon avis l'un des plus grands. C'est un honneur pour nous, bretteurs si modestes, de vous rencontrer... Mais que pouvez-vous bien venir faire ici, sur une île si perdue ? »

À peine avais-je terminé de le dire, que je disparus. C'était tout ce que mon état pouvait me permettre encore de faire. Dans ce déplacement instantané, comme tout le monde avait peut-être pu s'y attendre, je m'étais dirigé vers le sage épéiste. Pour tenter de le frapper. Dans ma course, mon Suba s'était décollé du fourreau, pour que je puisse dresser mon épée. Malheureusement, au dernier moment, la raison me revint, et, à alors qu'une trace de pas s'était imprimée dans le sol à un mètre cinquante du vieil homme, je réapparaissais derrière lui, dos à dos, et ma lame préféra se pointer sur le petit Coryphène. Suite à ça, je l'attrapais par le col pour le ramener plus près de mon visage. Il put presque voir mon regard dangereux par delà l'opacité de mes lunettes. Mais contre toute attente, je ne fis rien d'autre d'agressif et je me contentais d'ouvrir la bouche pour lui glisser quelques mots avec toute la puissance de ma voix. « Ta de la chance que ce gars soit là. Ta copine, c'est quoi son nom ? » Après quoi, je l'envoyais au sol, justement aux côtés de la femme inconsciente, avant de me retourner vers lui en rengainant mon arme.

« Elle est en mauvais état, mais p'tet pas morte. Remets la sur pied, et dis lui de venir me chercher quand elle sera plus forte. Elle pourra me traquer, mais dis lui de m'attendre sur l'île de Kuraigana quand le moment sera venu, ce s'ra plus simple. Rappelez-vous que c'est grâce à Taka Kouji que vous êtes tous les deux encore vivants.»

L'homme masqué, quant à lui, était perché du haut de la statue de lui-même qui était apparue au centre de l'arène, et décida à son tour de prendre la parole. Mais je ne pris pas longtemps avant de lui couper la parole. « Et toi, t'es qui pour nous dire que tout ça c'est fini ? Je te suis bien reconnaissant de nous avoir aidé dans nos combats, mais il ne tient qu'à nous d'arrêter de nous battre ou pas. Je pense que nous sommes encore capables de faire preuve d'assez de retenu pour combattre sans dommages collatéraux. Que cet homme nous demande d'arrêter, soit, nous ne sommes pas en mesure de lui tenir tête, mais toi, tu n'as rien à nous imposer. » Il se lança alors dans un petit monologue et, tout ce que mon oreille insolente put véritablement retenir, fut son nom. Ghetis Archer. Ce nom ne m'était pas inconnu, il était celui de Noctis Archer, un ami d'enfance.

« Tu es donc un parent de Noctis Archer... Sache, cher Archer, qu'il n'y a jamais eu rien à attendre de ce Gouvernement en quoi tu as tellement foi. Tout ce qu'il protège réside dans ses intérêts. La Justice, la Paix ? La Paix n'existe nulle part ailleurs qu'à Marijoa, où les Tenryubitos règnent en tyrans. Seuls quelques rares justiciers subsistent pour faire régner la vraie Justice, là où un monde n'est que corruption, piraterie, et croyance en tout ce qui nous reste : la Liberté. L'Oligarchie des Dragons Célestes a beau peser sur toutes les mers, elle n'empêchera pourtant jamais le vent de souffler et par la même de laisser les Jolly Rogers flotter, et les bateaux de s'avancer vers une inexorable utopie : celle d'un monde entièrement libre, sans pseudo-gouvernement mondial se cachant derrière de faux idéaux pour faire croire au peuple qu'il est sain et sauf. Alors qu'il sert ses intérêts, des peuples entiers souffrent et meurent. Où est ton Gouvernement ? S'il existait vraiment, des criminels comme moi, ou cet illustre sabreur qui se tient derrière moi serions déjà sous les barreaux. Le seul espoir qu'il reste, c'est la restructuration d'un ordre nouveau. »

Mes pas se tournèrent vers Kyoshiro. De mots si sages étaient rares de ma bouche, mais pourtant, ils étaient vrais. Il n'y avait plus rien à attendre de ce Gouvernement. La seule personne en qui je pouvais croire, n'était que moi-même. Lançant un regard par-dessus mon épaule, je m'adressais de nouveau à Taka, pour lui dire que nos routes se recroiseraient un jour, et qu'à ce moment-là, je serai là pour le défier. Aujourd'hui, il était arrivé trop tard et je me retrouvais blessé et plus en état de me battre. Même si je savais que je n'avais pas chance, au moment où je le reverrai, je le défierai. Maintenant, il en était informé.

« Kyo, j'pense que maintenant on peut aller vider des tonneaux de gnaule et refaire comme sur Nighty Town non ? J'veux dire, vu notre état, autant se défoncer encore plus. Ou c'que tu veux, je viens de retrouver mon frangin là, faut qu'on passe du temps ensemble ! »





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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mer 01 Avr 2015, 01:20






La traque est ouverte











La poussière entrant dans ses poumons à chaque inspiration, la chaleur de la lave réchauffant sa peau avec ardeur, la légère brise venant caresser son doux visage: tous ces éléments montraient finalement au jeune homme qu’ici et maintenant il était plus vivant que jamais. Il n’était pas vivant parce qu’il sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, semblant sur le point de s’en échapper à chaque instant tant ses récents efforts avaient été intenses. Il ne se sentait pas vivant pour autant parce qu’il avait des gens sur qui compter et qui comptaient sur lui. C’était beaucoup plus simple, beaucoup plus primaire que cela : en vérité il ne se sentait jamais aussi vivant que lorsqu’il se battait, c’était quelque chose qu’il n’osait avouer à quiconque mais quelque chose de bien vrai.
Il savait ce que son frère, Drake, ressentait. Il savait ce que c’était de se sentir invincible en sentant l’adrénaline couler à travers ses veines comme un doux poison ou une drogue, il savait ce que cela faisait de sentir son corps trembler et son sang bouillir en faisant face à un puissant adversaire. La sensation de sa main se refermant sur le manche de son arme, sentir ses muscles plier sous l’effort à chaque coup infligé ou reçu, la satisfaction de voir le premier sang couler et que ce ne soit pas son propre sang, toutes ces sensations étaient autant d’éléments qui définissaient ce que ressentaient tous les combattants plongés dans le creuset de la bataille et les flammes de l’enfer. Tous avaient au moins ressenti ça, tous s’étaient sentis puissants lors d’au moins un combat mais il y avait une différence de taille entre les combattants qui choisissaient d’embrasser ces sensations et de les accepter pour ce qu’elles étaient, et ceux qui cherchaient volontairement toujours plus de combat pour se sentir vivant de nouveau. Pour ces derniers le combat devenait un besoin, une drogue qu’ils désiraient en toujours plus grande quantité sans jamais trouver satisfactions…ceux-là n’étaient rien de moins que des bêtes sauvages, des individus ayant choisi de se laisser guider par leurs plus bas instincts. Ils étaient la honte des combattants de la première catégorie…des guerriers déchus en quelque sorte.

Pendant longtemps le jeune bretteur avait été jusqu’à nier faire partie d’une de ces deux catégories, niant le fait que l’adrénaline le faisait se sentir puissant et qu’il se sentait capable de soulever des montagnes. Comment aurait-il pu avouer une telle chose ? Cela serait revenu au même que d’admettre qu’il trouvait un certain réconfort et une sérénité dans le fait de plonger dans le cœur de la bataille en mettant sa vie en jeu, et cela était tout bonnement impensable. Il ne s’était toujours battu que par nécessité et rien d’autre, ne dégainant son sabre qu’en tout dernier recours, quand les mots n’étaient plus suffisants, mais aujourd’hui il sentait monter en lui un fluide qui l’amenait à comprendre pourquoi son frère d’armes était toujours aussi enclin à se battre.
Il ne s’agissait pas d’une quelconque soif de sang ou de combat mais d’une réaction physique et émotionnelle tout à fait normal et – il s’en rendait compte – dont il ne devait nullement avoir honte. Son corps sécrétait des enzymes et des substances qui le faisaient se sentir mieux voire même bien pour compenser la souffrance que le combat allait lui apporter, c’était un simple boost en prévision d’un mal à venir et pendant longtemps il avait vu cela comme une tare qu’il ne pouvait ni accepter ni assumer. Se sentir bien pendant un combat ? Vraiment ? Tout bonnement impensable

Aujourd’hui c’était différent et, sans doute grâce ou à cause des récents évènements, l’esprit du jeune homme s’était assez ouvert pour accepter le fait qu’il n’ait pas à avoir honte de ce qu’il ressentait pendant un combat mais que l’important était de ne pas se laisser aveugler ou contrôler par ces mêmes sensations. Il ne pouvait pas contrôler le fonctionnement biologique de son corps, c’était une chose, mais il n’avait pas besoin d’aller à son encontre non plus, n’est-ce pas ? L’adrénaline atténuait la douleur et la fatigue tandis que le feu du combat lui permettait d’oublier, l’espace d’un instant, les éternelles voix qui continuaient de marteler sa tête et de saper sa concentration.

Acceptant cela, le jeune homme prit la décision d’aller à l’encontre de ses croyances les plus profondes en mettant sa vie en jeu plutôt que de choisir la solution la plus sûre, celle qui aurait été d’esquiver cette attaque plus que de lui faire front. Mais non. Bête ou simplement têtu, allez savoir, le garçon puisa dans ses appuis avec la ferme intention de tester ses capacités en faisant front face à une onde de choc…oui, il avait esquivé la précédente mais les choses étaient différentes désormais. Il n’avait pas peur.

En cet instant il ne doutait plus de son maniement du sabre, il ne craignait plus ses nouvelles capacités, il avait la certitude de pouvoir faire face à une si terrible attaque sans avoir à prendre ses jambes à son cou. Il n’aurait su dire comment, il le savait tout simplement. Comme faisant écho à sa volonté renouvelée, cette sensation étrange se frayant de nouveau un chemin à travers son corps, permettant à son attaque lumineuse de devenir suffisamment solide pour bloquer l’attaque du poisson et l’éjecter au loin. Puis ce fut le silence interminable, le jeune homme ne perdit pas sa proie des yeux, préparant une attaque en étant certain que le requin allait se relever pour revenir à la charge. Mais après une poignée de secondes Kyoshiro ne remarqua aucun mouvement chez son adversaire. S’autorisant à arquer un sourcil de surprise et d’incompréhension, le jeune bretteur se demanda alors à voix haute :

« J’ai…gagné ? »

Ce n’était pas sa première victoire ni sa plus prestigieuse, mais c’était le premier combat qu’il gagnait par lui seul depuis que son ange gardien lui avait ouvert les yeux, c’était la première fois qu’il remportait un combat grâce à personne d’autre que lui depuis…une éternité. Il n’arrivait pas à y croire et il fallut l’intervention de son camarade pour le sortir de cette surprise. Ce dernier était surpris d’apprendre que son camarade était un maudit et, il fallait bien l’avouer, Kyoshiro ne l’avait pas vraiment crié sur tous les toits jusqu’à maintenant.
Souriant d’un air gêné, en se frottant l’arrière de la tête, tout confus qu’il était, le jeune homme se tourna vers son ami en lui répondant sur un ton bas :

« Désolé, j’ai pas vraiment voulu le cacher, je n’ai juste pas trouvé le bon moment et les bons mots pour le dire. Et c’est un logia, pas un paramecia, si je ne me trompe pas. Je t’expliquerai tout ça en temps voulu, si tu veux.»

Beaucoup de bretteurs voyaient en la diversification la perversion de leur art et obtenir un fruit était une forme de perversion, Kyoshiro ne fut donc pas vraiment surpris de la réaction de son ami qui avait toujours voulu rester un sabreur « pur » quoi qu’il puisse arriver. C’était ce en quoi il croyait et le candide respectait cela. Mais malheureusement le bretteur ne pouvait pas faire comme si de rien n’était ou masquer son fruit de la face du monde, il était maudit et il n’y avait rien qu’il pourrait faire qui puisse changer cela. Pas de retour en arrière possible.
Mais bientôt cette discussion dut être reléguée au second rang lorsque l’arène fut découpée proprement, laissant apparaître un visage que tout bretteur sur ce bas monde se devait de connaître. Il avait été un modèle pour beaucoup d’épéistes et l’était sans doute encore aujourd’hui, il était l’une des meilleures lames de cette planète et il était face à Drake et Kyoshiro qui avaient sans doute l’impression de faire face au Père Noël. S’inclinant en avant en signe de respect, le garçon parvint à balbutier quelques mots comme :

« C’est…un honneur de vous rencontrer, monsieur. »

Il aurait presque eu envie de lui demander un autographe mais cela aurait eu l’air stupide et puéril pour ne citer que cela, et surtout il avait d’autres chats à fouetter car son ami était encore sur le point de faire des siennes. L’apercevant s’approcher de l’illustre bretteur, le garçon disparut et réapparut non loin de lui dans une lumière aveuglante avant de se rendre compte qu’il ne voulait pas s’en prendre à cette illustre figure mais au crapaud de tout à l’heure. Soupirant de soulagement en le voyant laisser la vie sauve à ses assaillants, le bretteur s’approcha de son frère et, lui posant une main amicale sur l’épaule, lui répondit alors :

« Tu leur as laissé la vie sauve, tu as bien fait. »

Un autre homme intervint alors, semblant tirer la couverture à lui en vantant les mérites du gouvernement mondial, ce que Drake ne manqua pas de contredire en affichant clairement sa volonté de tout détruire pour tout reconstruire et en finir avec cette haute autorité. C’était tout à son honneur que d’assumer ses croyances profondes avec une telle ferveur, mais Kyoshiro ne put s’empêcher de lui donner un petit coup de coude dans le flanc gauche, d’un air taquin et rabroueur, en lui lançant :

« Allez, arrête de râler un peu. C’est terminé de toute façon, qu’il l’annonce ou pas. Détends-toi. »

Il savait que son frère pouvait être têtu et s’emporter facilement parfois, il s’était donc fait son devoir, depuis tout jeune, d’être celui qui le calmerait ou le rappellerait à l’ordre lorsque le temps serait venu…et c’était le cas en ce moment même. Mais peu importe, le combat était enfin terminé et, alors que Drake proposait à son frère de se prendre une murge si monumentale qu’ils ne se souviendraient pas du moindre bout de leur soirée, le garçon dut tempérer sa proposition en répondant :

« Refaire comme sur Nighty town je ne sais pas, je pense qu’on m’attend sur Shabaody. En revanche rattraper le temps perdu et se détendre autour d’un repas chaud et d’un bon verre : je ne suis pas contre ! Mais tu ne crois pas qu’il faudrait aider ces pauvres gens avant ? Histoire de s’assurer qu’ils n’ont rien avant de pouvoir vraiment se reposer ? »

Oui il était sans doute rabat-joie, il s’en doutait bien, mais le bien des autres passait systématiquement avec le sien, il ne pouvait simplement pas s’en empêcher.








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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Jeu 02 Avr 2015, 16:09

La traque est

OUVERTE !

~~~~~~~~~~




Il ne le savait pas encore, mais le vent s'était levé et les combats se terminaient alors qu'il se réveillait à peine. Au moment où l'obscurité l'avait envahi, le séparant de Lahire par une statue géante invisible dans le noir, il s'était retrouvé emprisonné par un gaz paralysant. D'abord incapable de bouger ni de parler, il tomba à terre, aux portes de l'inconscience. Il pouvait tout entendre, jusqu'à l'arrivé de Lahire. Il vit la lumière provenant de sa boule, puis plus rien, jusqu'à son réveil.

Une douleur vive entre les tempes, il grimaça avant de poser sa première question.

"Que s'est-il passé ?"

Il s'en était passé des choses, entre la défaite de Toaye et la disparition de l'arène obscure, Vincent avait même était déplacé. Ne ressentant aucune autre douleur, sinon celle dans sa tête, il se leva brusquement, ce qui lui fit ressentir encore plus son malheur. Un lendemain de cuite était encore plus appréciable que cette sensation. Il était encore un peu groggy, mais il se sentirait mieux après quelques étirements. Il n'eut pas le temps d'entendre la réponse de son compagnon, Lahire, qu'un nouvel élément vint perturber la bonne situation de l'ile.

Tout, à plusieurs centaines de mètres à la ronde fut découpé, comme si un fil venait de couper un morceau de beurre ou de foie gras, si vous comprenez l'expression. Mais ce n'était ni un chef cuistot ni un couteau à beurre géant qui avait ça, non. C'était l'un des hommes les plus puissants de la planète qui venait de s'occuper de l'arène en métal super solide que Vincent n'aurait sans doute pas pu égratigner. Cet homme, vieux, et d'un style paradoxal, par rapport aux personnages déjà présent sur l'île, était bien plus connu que Ghétis, ou même Lahire. Le Warlord ne savait, d'abord, pas où se mettre. Que faisait un type de son gabarie par ici, et quelles étaient ces directives ? Venait-il de leur demander d'arrêter les combats ? C'était drôle, c'en était même risible. Et Vincent ne tarda pas à le faire remarquer...

Alors que tous les autres protagonistes le tenaient en respect, le Turen se mit à rire devant lui, comme un dément. Ce n'était qu'un rire furieux et honteux à la fois.

"Je ne pensais pas qu'un pirate de votre renom avait un humour aussi éhonté. Où étiez-vous lorsque cette pauvre femme se faisait bouffer par l'homme-cornu étendu un peu plus loin ? Où étiez-vous, lorsque l'homme masqué qui s'en va lui a coupé la tête et la mise dans son sac ?"

Il se tourna alors vers Ghétis, avec une larme à l’œil mais toujours un sourire furieux au visage, il reprit.

"Et toi, Archer... Tu parles du gouvernement comme s'il était bon. Mon œil ! Tu es plus orgueilleux que quiconque ici !"

Son sourire disparut pour laisser place à une grimace indescriptible. Ce n'était plus une seule larme qui perlait sur sa joue, mais bien trois paires. Il était très triste que l'on pense "il n'y a eu que deux victimes..."

"Je ne suis pas puissant du tout, comparé à vous tous, mais..."

Il ne put continuer et se laissa tomber. Il ne sut si c'était la fatigue, le gaz un peu plus tôt ou si les nerfs ne tenaient plus, mais il ne pouvait plus se relever et resta ainsi un moment. Avait-il blessé l'un d'eux, avec ses propos ? A vrai dire, il n'en avait rien à faire, il s'était lâché et dans un sens, il se sentait mieux, bien mieux. Son cœur palpitait. Devant lui se tenait une légende. Une légende qu'il avait marqué, depuis son plus jeune age. Une légende vivante. Un homme capable de rivaliser avec les plus forts. Une sorte de personnalité qu'il voulait devenir, mais au lieu de ça, il s'était concentré uniquement sur sa vengeance, sur sa volonté de devenir simplement meilleur, quitte à devenir comme ceux qu'il venait de voir se battre. Allait-il devenir aussi violent ? Serait-il capable de tuer, simplement pour tuer ? Deviendrait-il un animal, qui tue pour le plaisir, comme Naiman ou Toaye ? Ou alors un monstre, tuant pour de l'argent, comme Ghétis ? Non... Certainement pas ! Il ne pouvait pas devenir comme eux, pas comme Morihei. Il se foutait totalement de ce qu'il se passait autour de lui.

Il souffla et allait se relever, mais...


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Maître-Jeu

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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Jeu 02 Avr 2015, 17:22




Taka Kouji et Setch Lahire.

Cet homme masqué que le vieillard avait imaginé être un chasseur de primes s'avéra bien plus mégalomaniaque que la plupart d'entre eux, exposant un discours prétendument moralisateur à propos du Gouvernement Mondial, affichant à des civils médusés d'avoir failli perdre la vie quelques instants plus tôt les intentions apparemment bienveillantes de la marine et de ses représentants. Kouji s'empêcha de rétorquer avec la sagacité qui lui était propre, sachant pertinemment qu'il ne servait à rien de jeter de l'huile sur le feu et que seuls des idiots se laisseraient avoir par un tel tissu de mensonges. Pour lui, l'espoir ne se trouvait nullement au sein de cette cause tyrannique qu'ils servaient tous, et ne pouvait en vérité être caressé qu'au creux des mains de cette mère piraterie. D'un autre côté, il aurait été difficile pour lui, qui avait passé près de cinquante ans à écumer les mers en toute illégalité, de tenir un discours différent... Il se contenta donc d'observer cette homme-masqué à distance, calme et silencieux comme un bon vieux loup de mer se devait de l'être. Son attention fut toutefois accaparée par une autre intervention, émanant cette fois-ci des deux épéistes qui avaient combattu face aux hommes-poissons. Ceux-là semblaient relativement admiratifs à son égard, à première vue... Un rire amusé sortit de la gorge de l'ancien Yonkou, qui croisa les bras en fermant les paupières. Le Taka prit alors la parole, répondant avec cette sage sérénité qui lui seyait si bien :

-Allons allons, jeunes hommes, rien ne sert de me respecter autant... Je ne suis plus qu'un vieux loup de mer, qui navigue péniblement en quête d'un pèlerinage pour expier ses péchés. Rien de plus.

Et le sabreur de talent ne prit pas même la peine de décroiser les bras quand l'un des deux épéistes, apparemment appelé par son instinct bestial, s'élança dans sa direction avec des intentions a priori hostiles. L'homme passa en effet à côté de lui sans le toucher, attrapant un petit homme-poisson qui était resté à l'écart jusque là, incapable de rejoindre un tel rassemblement. Kaeru n'eut aucunement l'occasion de riposter à une série de gestes aussi brutale, et fut expédié aux côtés de Blanchaille. Il heurta douloureusement le sol, jeta un bref regard à son alliée puis se redressa pour hurler quelques mots à l'intention de Drake, fulminant comme jamais :

-Elle s'appelle Blanchaille, connard ! Coah ! Espèce de gros bras dégueulasse, t'as une gueule de chibre et tu pues la merde ! Coah ! Elle aura pas besoin de s'occuper de toi, parce que c'est moi qui te botterais le cul ! Coah !

A quelques pas de là, Kouji s'était rapidement tourné en direction de l'autre pirate plus ou moins bavard : il écouta tranquillement les paroles de Vincent, ne laissant jamais disparaître ce petit sourire amusé sur son visage. Il semblait bien décidé à balancer à tout le monde leurs quatre vérités, sous le regard surpris de Lahire qui ne savait pas réellement comment réagir. Le Supernova allait lui glisser quelques mots, lui conseillant de se taire rapidement lorsque l'ancien Sword Master le devança, s'approchant de Vincent jusqu'à être à une distance de quelques pas. Il lui tendit alors sa main droite, désarmée, afin de l'aider à se redresser avant de jeter un regard au ciel, l'air soudainement plus sérieux qu'auparavant.

-Si tu penses qu'une simple puissance peut suffire à prévenir de tous les maux du monde, tu te trompes lourdement, mon jeune ami... La force seule ne peut rien. La mort est un sinistre mal, aussi immuable et inexorable que ne peut l'être le temps lui-même. Malgré tout mes mérites, je ne suis qu'un homme...

Il ne se disculpait aucunement, parce que ce jeune pirate n'avait aucunement tort de lui envoyer de telles palabres au visage. Il était vrai qu'il avait tardé à agir, et qu'il aurait très certainement pu sauver la vie de la fillette et de sa génitrice s'il avait davantage écouté son instinct. Malheureusement, le Taka n'était plus un fringuant combattant depuis des siècles... Son corps atteignait progressivement ses limites, et son esprit autrefois plus affûté qu'un sabre s'endormait lentement. Il ne lui restait sans doute plus qu'une dizaine d'années à combattre, et qu'une vingtaine à vivre, si tout se passait pour le mieux. Au final, il était très certainement celui qui souffrait le plus de sa propre impuissance... L'inconfortable poids des années l'incombait de plus en plus. Au fond de lui, il le savait : il appartenait à une ancienne ère, désormais pleinement révolue.
Suite à cela, l'épéiste de talent se tourna en direction de Lahire, qui ne put s'empêcher de tressaillir un court instant, comme subjugué par la carrière du forban qui lui faisait face. Les cernes du vieil homme reprirent alors une position plus rieuse tandis qu'il destinait à ce Supernova une poignée de mots :

-J'ai entendu quelques rumeurs sur ton compte... Tu voudrais trouver mon fils, Eko ?
-Comment...
-Il n'est pas important de savoir comment j'ai pu me renseigner, jeune homme. Mon flair et mon réseau n'ignorent rien des motivations humaines. Viens avec moi. Je te guiderai.

Le Supernova resta silencieux, la bouche ouverte, ne sachant pas comment remercier cet homme qui lui faisait face. Avoir Kouji en escorte était la promesse d'une vie moins pénible, et moins paranoïaque... Il se contenta finalement de se courber légèrement avant de suivre l'ancêtre, qui avait commencé à s'écarter du champ de bataille. Cependant, après une quinzaine de mètres parcourus, l'ancien Yonko cessa sa progression une nouvelle fois, visiblement embêté ou contrarié. Il pivota alors sur ses talons, faisant face à Vincent en même temps que Lahire, et prit la parole à l'intention de ce jeune sabreur :

-Et toi ? Que dirais-tu de faire un bout de route avec nous ?



J'imagine que c'est la fin !

Rappel : Toaye est niveau 38.
Naiman est niveau 35.
Raskas est lvl 34.
Lahire est lvl 33.
Blanchaille est lvl 30.
Kaeru est lvl 21.
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Dim 05 Avr 2015, 21:58

La traque est

OUVERTE !

~~~~~~~~~~




Les protagonistes de cette histoire étaient maintenant tous rassemblés autour d'un homme, Taka Kouji, cet homme qu'aucune de ses nouvelles actions pouvaient modifier sa renommée. Sa réputation ne pouvait que le précéder et avant même qu'il n'eut le temps de parler, tous les gens présents l'avaient sans doute reconnus. C'était tant le cas pour les chasseurs de primes que pour les pirates présents. Vincent aussi avait eu vent du nom de cet homme, et même s'il ne l'avait jamais vu que sur des affiches ou sur des journaux, il l'aurait pu le reconnaître entre mille. Kouji avait une taille modeste et une carrure pas vraiment spéciale, c'était dans sa prestance, sa façon de se tenir, son visage, cette lueur dans les yeux, tout ces petits rien qui le rendaient si différents du commun des mortels.

Alors que l'homme-poisson, ressemblant à une grenouille, venait de se faire envoyer bouler par l'un des pirates sabreurs, Taka se mit à parler, et Vincent lui rétorqua donc les dires plus hauts. Cependant, ce que le Warlord ne s'attendait pas c'était réalisé. Il se préparé à se voir attaqué par l'un des personnages présent, ou même insulter, mais il n'en fut rien. Le vieil homme s'approchait de lui, alors qu'il était tombé au sol et lui tendu le bras, pour l'aider à se lever. Un instant, cette situation lui rappela sa rencontre avec Morihei. Cet homme l'avait aider à se relever, d'une bien autre manière. Il ne voulait pas lui attraper la main, mais le puissant pirate leva les yeux vers le ciel et lança une tirade qui fit changer d'avis Vincent. Il attrapa sa main et se releva.

Pendant le petit laps de temps où le silence se fit, le Warlord promena son regard autour de lui, une nouvelle fois. Tout autour de lui avait été détruit, comme cela pouvait être arrivé ? Puis, le vieil homme reprit ses dires, introduisant dans la conversation son fils, le yonkou. Il invita Lahire à le suivre jusqu'à lui, pour d'obscures raisons, ce qui l'homme accepta sans concessions. Vincent, lui, qui s'était, pendant la conversation, éloigné un petit peu pour observer les coupures dans le titane, n'avait pas réellement tendit l'oreille vers leurs paroles. Cependant, sentant qu'elle se redirigeait vers lui, il se détourna vers le vieil homme.

"Et toi ? Que dirais-tu de faire un bout de route avec nous ?"

Il s'adressait à lui, d'abord abasourdi, il se remémora une nouvelle fois Morihei. Cette situation était identique à celle où, pour la seconde fois, ce vil pirate l'avait invité à le suivre. Il lui aurait demandé quelques semaines plus tôt - quelques jours même - il lui aurait craché au visage, mais il avait changé, à cause de ses récents combats. Sa façon de voir les choses avaient légèrement changée, et... sans vraiment s'en rendre compte, il accepta en les rejoignant. C'était la même scène qu'avec son mentor, mais la situation était totalement différente ! Il n'était pas avec un homme vil... Enfin, il espérait vraiment !

"Je vous suivrais !"

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Drake Kotori
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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mar 07 Avr 2015, 12:02




Kyoshiro n'était pas un paramécia. Non, un pouvoir encore plus puissant et dangereux se cachait derrière sa malédiction : il était devenu un logia. Ce genre de maudit élémentaire qui était capable de produire à volonté son élément, et en était même composé. Si je m'en tenais à ses poings lumineux, mon frère était devenu le Logia de la Lumière... De l'eau avait coulé sous les ponts. Ce pouvoir n'influait en rien sur sa personnalité, et même s'il avait acquit une nouvelle arme, il s'agissait toujours de mon frère, Logia ou pas, je doutais qu'il ait changé de personnalité : il restait un samouraï suivant la voie du Bushido, celle du guerrier.
Mais d'ailleurs, s'il était un logia, donc par conséquent un homme intangible... Comment se faisait-il que j'avais pu lui rentrer dedans lorsque cette femme poisson m'avait attaqué par surprise ? N'étais-je pas censé le traverser comme s'il ne s'agissait que d'un vulgaire rayon de lumière ? Il était improbable que je m'écrase sur lui comme un simple sac à patate ! Mais pourtant je l'avais fait, et je ne pouvais que me questionner sur cela. À bien y penser, lors de mes visites dans l'immense bibliothèque du château de Kuraigana, il m'était déjà arrivé de tomber sur un ouvrage traitant des plus étranges capacités connues et reconnues de ces mers. Ainsi apparaissait les divers Haki, bien que ceux-ci soient bien plus répandus dans le Shin Sekai. On pouvait en dénombrer trois différents : celui de l'observation, celui de l'armement et celui des rois. Le second, plus particulièrement, était capable de se substituer aux effets du Granit Marin et ainsi, apparemment, inhiber les capacités des maudits et donc, d'outrepasser l'intangibilité des logias pour pouvoir les atteindre. Et si, par n'importe quel heureux hasard que je ne saisissais pas encore, j'étais doté de cette capacité ? Cela expliquerait tout et si un tel pouvoir s'était éveillé en moi, alors il fallait que je puisse le rentabiliser !

Mais ce n'était pas le moment d'en parler avec lui. Avec la présence de Taka Kouji devant nous, il y avait plus important que cela. Alors que je m'étais élancé vers l'illustre pirate, je m'étais ravisé au dernier moment et lui, n'avait même pas pris la peine de réagir. Je doutais bien que si le danger avait été plus présent pour lui, il n'aurait pas hésité à me faire regretter mon excès de zèle. Au fond, cela avait été une sage décision que de me raviser et ainsi ne pas commettre quelque chose de regrettable pour moi... Je n'étais pas encore prêt pour me mesurer à lui. Au lieu de ça, je m'en étais pris à la grenouille. D'ailleurs, tout ce qu'elle savait faire était de montrer les crocs, sans jamais mordre. Il s'était de nouveau mis à proférer toutes sortes d'insultes, en me donnant une seule bonne information : le nom de cette femme, à savoir Blanchaille. Malgré tout ce qu'il pouvait me dire, je savais bien que ce nain ne pourrait me vaincre, il ne savait que le ramener ! D'ailleurs, Kyoshiro lui-même m'avait félicité d'avoir laissé la vie sauve à ces deux hommes poissons.

« Soit tu le fais tout de suite, soit tu fermes ta gueule, tu fais ce que j'te dis, et tu fais pas chier. »

Dès lors où je m'en étais retourné vers mon frère et lorsque celui-ci m'incita à me détendre, je ne fis plus attention à tout ce qui se passa dans mon dos, à savoir la discussion de Taka avec l'homme à la cape, ou encore avec ce jeune homme qui s'était montré outré quant à l'attitude de Kouji : il y avait apparemment deux victimes civiles à déplorer et l'ancien Sword Master n'avait pas su être là lorsque ces dites personnes s'étaient fait agresser. Tout cela ne me concernait pas. Les retrouvailles avec mon petit frère commençaient enfin et je ne pouvais me retrouver avec plus de joie de vivre. C'était même moi qui offrais la tournée ! Enfin, cette joie de vivre ne prenait son sens qu'avant que Kyo ne fasse la proposition d'aller en aide aux civils... Sauf qu'ils ne pouvaient avoir été mis en danger ! En effet, au moment où les arènes étaient apparues, les civils s'en étaient presque immédiatement écarté. Ainsi, je doutais qu'il y en ait qui soient blessés, dans la mesure où ils avaient su se mettre à l'abri. Là, en ce moment, des civils se situaient dans les gradins, à observer la scène.

« Tu as raison... Sauf qu'ils ont pu se mettre à l'abri lors de l'apparition de ces arènes, regarde les dans les gradins. Mais on peut tout de même jeter un œil pour savoir si tout va bien, si tu veux. »
Laissant Kyoshiro passer devant, je me retournais vers Taka Kouji, et m'adressais à lui avec une voix déterminée pour lui annoncer que je n'hésiterai pas à engager le duel contre lui lorsque nos routes se recroiseraient, et ce, même si je savais pertinemment que je n'avais aucune chance. Qu'il retienne mon nom, car nos lames comme nos pas allaient se retrouver. Mais mes mots ne se cantonnèrent pas qu'au sage épéiste, ils se portèrent même un peu plus haut, et un peu plus loin, pour annoncer que je venais là de défaire un chasseur de primes qui en voulait à ma tête et, bientôt, ce serait au tour de la Marine de tomber, pour ensuite assister à la chute du Gouvernement Mondial, une fois que son bras armé ne serait plus. Je n'affirmais pas que j'en serai la cause, mais c'était un ordre établi, un déterminisme qui reposait à la fois sur les épaules de la Piraterie et de la Révolution. Il viendrait un jour où une secousse ébranlerait l'ordre en place et se rebellerait contre lui. La machine était déjà lancée, que ce soit avec le coup magistral de Centes Decima à Merveille, ou encore l'essor de la Révolution, voire même la pleine revendication de Liberté des Pirates. Désormais, le Gouvernement n'avait plus que les masses civiles qu'il contrôlait pour le soutenir, et il se retrouvait seul contre tous. Mais je n'en avais maintenant plus rien à faire de tout cela, tout ce qui comptait à mes yeux était l'instant présent, et celui-ci ne se résumait qu'à une seule chose : Kyoshiro.

« Bref, bro', on se casse ? J'te suis ! Oh, d'ailleurs, quand j'y pense, vu que tu es maintenant Logia, tu m'expliques comment j'ai pu te rentrer dedans et non pas te traverser, tout à l'heure quand je me suis fait expédier par Blanchaille ? »





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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Mar 07 Avr 2015, 21:20






la traque est ouverte












Enfin le combat terminé et le jeune homme pouvait ressentir l’adrénaline diminuer petit à petit, ravivant les quelques douleurs résultantes des efforts fournis pour rester en vie durant son précédent affrontement. Oh oui il ressentait un début de fierté mêlée de tristesse en voyant le corps inconscient de son adversaire, à quelques dizaines de mètres de là, mais il savait aussi que l’issue de ce combat n’aurait pas pu être plus simple que cela : s’il n’avait pas vaincu ce requin, c’était le bretteur qui se serait retrouvé à sa place, étendu par terre. Il serait sans doute vain de vous répéter à quel point le jeune homme détestait l’usage de la violence, pour quelque raison que ce soit, mais malheureusement le temps l’avait forcé à faire des concessions en acceptant de devoir faire ce qu’il n’aimait pas pour poursuivre son but. Il ne s’agissait là pas de sa propre vie mais de celles de ses compagnons – et notamment de son capitaine – en qui il avait une dette qu’il pouvait aisément qualifier d’éternelle.
Il n’aimait pas voir quelqu’un de blessé et se dire que c’était son œuvre mais imagineriez-vous ce qu’il pourrait ressentir s’il décidait de baisser les bras et que, par son absence, ses camarades se trouvaient blessés ou pire ? Ce serait une trahison doublée du plus grand échec de sa jeune et pathétique existence, ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait décemment envisager de faire. Il n’avait donc pas vraiment d’autre choix que de continuer à préserver sa vie et celles de ses compagnons en devenant plus fort, plus fort que tous ceux qui leur voudraient du mal…plus fort que la mort elle-même. C’était prétentieux au mieux et illusoire au pire, mais l’idée de perdre un compagnon n’était pas quelque chose qu’il était prêt à accepter.
La tension redescendait chez tous les participants, à l’exception près des voix qui martelaient la tête du jeune homme : celles-là ne s’en allaient jamais vraiment et il avait fini par s’y habituer, comme un petit bruit de fond que l’on finit par oublier avec le temps. Une fois le feu du combat éteint, le jeune homme voulut s’assurer du bien-être des civils qui s’étaient trouvés au milieu des tirs croisés, mais son camarade vint lui rappeler que lesdits civils étaient protégés par les gradins de l’arène. Se repassant la scène dans sa tête, soupirant en se rendant compte qu’il paniquait encore une fois pour pas grand-chose, le bretteur répondit alors :

« Je préfèrerai m’assurer qu’ils vont bien, mais tu dois sans doute avoir raison. Les arènes ont été salvatrices. »

Il faisait confiance à son camarade pour désirer autant que lui éviter les pertes civiles, s’il lui disait que ces gens étaient sains et saufs alors il n’avait aucune raison de ne pas le croire. Ainsi, laissant cette discussion derrière eux, le duo se dirigea vers l’auberge la plus proche et, en chemin, le jeune homme répondit à son camarade qui fut surpris d’avoir pu le traverser.

« J’ai été surpris aussi, je ne te le cache pas. Ce doit probablement être le haki de l’armement, tu dois être en train de l’éveiller. »

Oh oui cela ne faisait que quelques jours que Kyoshiro était au courant de l’existence de son haki mais Erwin et son capitaine avaient pu éclairer sa petite lanterne, assez pour qu’il puisse reconnaître qu’il avait lui aussi éveillé ce haki en étant capable de toucher l’onde de choc de son adversaire avec son attaque lumineuse. Comment pourrait-il l’expliquer autrement, de toute façon ? C’était la seule explication qui lui venait en tête.
Bientôt les deux hommes se posèrent donc dans l’une des seules auberges épargnées par les ravages causés quelques minutes plus tôt. Se posant dans un coin tranquille, le garçon commanda à manger et à boire avant de poser la seule question qui lui vint en tête :

« Alors, à part ça tu as des projets futurs ? Le temps s’est pas mal écoulé depuis notre dernière rencontre, j'imagine qu'on a plein de choses à se dire. »

Ils avaient – une fois encore – du temps perdu à rattraper depuis Nighty town et tout ce qui suivit. Ils allaient prendre leur temps, plusieurs heures s’il le faudrait, mais ils célèbreraient leurs retrouvailles comme il se devait. Dans la nourriture, la musique et peut-être un peu d’alcool. Eh oui, Kyoshiro buvait de l’alcool.










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MessageSujet: Re: La traque est ouverte. [Event - Grand Line 1]   Jeu 09 Avr 2015, 01:48




Sur les mers il existait plusieurs types d’individus. Certains se croyaient justes et d’autres se croyaient mauvais. Dans son cas, Ghetis se trouvait entre les deux, un peu comme ses yeux, ils arboraient le bleu de la Marine et le rouge du sang que les criminels ne cessaient de répandre.

Dans un sens, cela ne le dérangeait pas, il se complaisait dans cette situation. Cependant, l’homme masqué vouait une confiance nette en ce gouvernement. Il connaissait le monde de la piraterie, le monde de l’ombre. Ayant vécu à Shabaody et ayant versé dans des commerces aussi illégaux que l’achat d’esclaves, il savait bien qu’il fallait une forme de justice. Le Gouvernement Mondial n’était pas parfait, mais il assurait une certaine sérénité sur les mers et c’est ce que l’Archer Sénior appréciait en cette grande organisation.

Alors quand un espèce d’hybride sanglier-humain venait raconter une série d’idées reçues sur la forme de justice qu’avait trouvé le Vairon en ce bas monde, l’homme masqué ne pouvait que soupirer un grand coup et l’écouter piailler.

- Tu parades pour pas grand-chose, mais au fond, tu n’as pas la moindre valeur. Sinon, tu serais venu défendre tes idéaux avec tes sabres. Alors rend un grand plaisir au peuple et ferme-la le cochon à lunettes. Les nuls comme toi ne devrait pas avoir le droit de se battre.

Un être aussi inférieur au chasseur n’avait pas le droit de lui adresser la parole, pas avec une prime aussi ridicule en plus. Ghetis en avait capturé des plus coriaces que lui. En fait, capturer ce sanglier serait une honte pour lui. En plus, un jolie lèche-cul « Ô Taka Bougie vous êtes si beau et si grand ». Les vrais hommes étaient ceux de la nouvelle ère, l’ère de Taka Bougie était révolue, alors il ne servait à rien de s’en préoccuper. Ghetis lui donnait tout le respect qu’il lui devait pour avoir fait preuve de retenue pendant tous les affrontements, lui permettant de capturer deux bons pirates. Ceci s’arrêtait à là. Maintenant la bataille était terminée. L’arène de l’homme avait protégé les habitations et l’entièreté de la population et cela prouvait bien le travail qu’effectuait le Gouvernement pour protéger son peuple.

Poussant un petit rire à la phrase de Vincent il lui lâcha amicalement :

- La prochaine fois, résiste au gaz paralysant.

Même s’il se montrait assez effronté, il sut reconnaître le travail de l’homme masqué quand il élimina Naiman et captura Toaye. Alors dans un sens, il n’était pas complètement mauvais. Peut-être qu’un jour il aurait une prime et ce jour-là il deviendrait l’ennemi du Vairon. De toute façon Ghetis ne pouvait pas faire grand-chose actuellement. Observant Lahire partir il l’interpela de façon très sobre :

- La prochaine fois que nous nous croiserons, ce sera toi ma cible.

Une petite phrase d’adieu qui révélait bien la nature de leur prochaine rencontre, si toute fois elle avait lieu.

Tout le monde semblait prêt à partir et les civils s’impatientaient. Alors l’arène allait pouvoir être démantelée. Il ne restait plus qu’à offrir une phrase de fin à cette aventure.

- Aujourd’hui vous avez été protégés par cette arène, vos habitations réapparaitront dans leur état d’origine, mais réfléchissez bien. Le monde subit un véritable tournant et d’autres ennemis apparaitront. Je ferai tout mon possible pour offrir à tout peuple ces barrières quand je serai sur le champ de bataille, mais vous, hommes et femmes, la Marine a besoin de vous. Pour protéger votre famille, pour rééquilibrer ce monde… Il n’y a qu’une chose dont nous ayons besoin… C’est de vous !

Avec tout ce qui se tramait dans l’ombre, le Gouvernement aurait besoin de plus de soldats et les îles auraient besoin de plus sureté. Si les civils tenaient à protéger leur peuple, s’ils tenaient à vivre dans un monde plus serein, il fallait qu’ils rejoignent la plus grande puissance existant à l’heure actuelle. Le Gouvernement.

La Révolution était puissante, l’ordre des Décimas également ou encore la Triade et Konan le destructeur. Cependant, aucune puissance n’avait pu s’étendre de Seas Blues jusqu’au Shin Sekai. Aucune puissance hormis le Gouvernement. Elle avait aussi bien la clé du granite marin que des armes maudites. Sa puissance de frappe ne faisait aucun doute, alors il fallait avoir confiance en cette organisation mondiale.

D’un soupire, Ghetis frappa son gunbai contre sa statue et l’arène disparu. Peu importe les réponses du cochon à lunette ou les plaisanteries du Turen, tout était terminé pour de bon cette fois-ci.
Tandis que leurs vues se brouillaient les personnes présentes entendraient cette dernière phrase.


- Mes techniques, ma puissance et mes mains ouvriront la voie de l’avenir !

Désormais il n’y avait plus qu’une chose à faire, espérer que cette phrase résonne dans le monde entier.

~

Quittant la ville une pensée anima Ghetis. Il avait dû ignorer la phrase du cochon pour le bien de La Couronne et ne pas laisser sa rage l’emporter, mais le fait d’avoir citer Noctis représentait là un pur affront. Noctis était bien trop pur pour que son nom soit prononcé par un tel rebus de la société. Il ne faisait que de la figuration dans le spectacle qu’était la vie et il n’avait pas son mot à dire durant les représentations. Il ne l’avait peut-être pas compris, mais pour cette erreur il serait exclus de la représentation. En clair, il allait mourir.

* Il a osé parler de Noctis… Ce Drake Kotori… Je l’ai reconnu il fait parti des noms que Noctis citait dans son journal. Dommage, Noctis en parlait comme un bonne personne, mais tout comme Zeke et Shindô, il va devoir mourir. Aujourd’hui n’était pas un jour propice à sa mort, mais il croisera ma route… Et ce jour-là, je ne pourrais lui dire qu’une chose : Paix à ton âme.*



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