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 Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]

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Fenice Nakata
The Phoenix
Fenice Nakata
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MessageSujet: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeMer 23 Juil - 22:50


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« Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! »
PV Tengoku

Après quelques heures seulement, les trois équipages avaient pris la mer. Tengoku no Seigi, dans son nouveau navire, affrontait les vagues avec l'envie de vengeance qui les faisait tous vibrer. Ce nouveau bâtiment, bien que d'une beauté sans pareille, d'une résistance et d'une bravoure à toutes épreuves, n'avait évidemment pas la même importance aux yeux de Nakata que le défunt MOT. Dans sa cabine, appréciant la taille de celle-ci pour s'étaler un petit peu plus dans ses divers passions, comme la musique et la sculpture ou encore la peinture et la musique, le blondinet se reposait, allongé sur le ventre sur son navire, le visage enfoncé dans un coussin. Depuis la disparition prématurée de son second, il n'avait plus le moral, force était de le reconnaître. Avec le départ improvisé d'Holly et le naufrage inexorable de son ancien navire, les faits étaient là : il avait bien plus souffert les jours précédents que durant les autres semaines qui composaient sa déjà bien longue expérience de capitaine d'équipage pirate. Serrant les poings, le jeune homme resta silencieux, dans cette petite pièce ou aucun son ne semblait prendre vie. Seul le bruit monocorde des vagues se fracassant contre la coque arrivait à entacher ce terrible paysage de silence mortuaire, avec la monotonie et la lassitude qu'elles pouvaient bien provoquer à l'oreille humaine. Ces jours-ci, l'artiste n'avait plus envie de rien, de rien d'autre que d'enfin se venger, tout du moins. Et cela l'effrayait, à vrai dire... Il ne se reconnaissait plus, avait l'impression de voir un meurtrier dans les divers miroirs qui croisaient sa route. La lumière de l'espoir avait failli en lui, et il n'attendait plus rien de l'humain en général. Bien évidemment, il ne le montrait pas en compagnie de ses camarades, ou essayait de ne rien en montrer, mais il ne se sentait plus capable de continuer sur la voie qui l'avait lancé... Pourquoi devrait-il s'acharner un monde qui ne le méritait pas ? Ses amis en payaient les conséquences, pour qu'aucune amélioration n'ait réellement lieu... Au final, le Shichibukai songeait qu'ils auraient bien mieux fait de tous s'installer à Graou Island tant qu'il en était encore temps, afin de profiter de la tranquillité toute relative de l'île, loin des ennuis, loin des dangers... Et pourtant, il le savait. Ils le savaient probablement tous. Plus ils continuaient sur cette voie, plus les forbans risquaient de se heurter à de nouvelles péripéties. Le Nouveau Monde serait sans pitié, et les décimerait s'ils n'étaient pas préparés à temps... C'est dans ces conditions que le Fenice se surprit à ne plus vouloir avancer. A quoi bon, de toute manière ? Autant rester ici, sur cet ersatz de MOT, plutôt que de s'acharner à poursuivre d'impalpables chimères... Autant rebrousser chemin et traquer une piste d'Holly, en s'aidant du Gouvernement Mondial qui pourrait faire un appel à témoins pour leur prêter main forte... Autant retourner braver les calmes et placides Seas Blues, qui leur rendrait à coup sûr leur prudence... A quoi bon l'aventure, si elle devenait torture ?

Mais voilà. Malgré tout, le capitaine ordonnait à sa navigatrice de tenir la barre, ordonnait au vigie de scruter l'horizon, ordonnait au médecin de l'ausculter régulièrement et à la pêcheuse de récupérer de quoi vivre. Réellement, le maudit ne savait pas d'où il tirait toute cette volonté, tout ce cran. Peut-être était-ce la ferme conviction d'avoir plus d'une vie qui lui pesait sur les épaules qui le faisait avancer inexorablement ? Dans ce cas de figure, il était ironiquement un bien meilleur capitaine que la majorité des gradés de la marine ou de la révolution... Ce dont Nakata était sûr, quoi qu'il en fut, c'était que ces types n'avaient rien de vivants. Il ne comprenait pas comment ils pouvaient se contenter d'envoyer leurs compagnons, leurs parents, leurs amis sur le front sans aucun regret, sans choir, sans hurler à la mort de leur rendre ce qu'elle avait égoïstement pris. Il ne comprenait pas, ne comprendrait probablement jamais et ne voulait en aucun cas comprendre. Car même si cela le rebutait, il voulait demeurer humain. Il voulait rester vivant, bercé d'illusions et d'émotions, et ne pas tomber dans les travers sombres habituels qui percutaient les hommes puissants, riches et influents. Il ne voulait pas être une statue de cire, d'argile ou de plomb, incapable d'esquisser la moindre larme ou le moindre sourire. Il ne voulait pas être parfait, et prévoir toute son existence à l'avance au risque de ne plus rien ressentir. Il ne voulait pas vivre une existence paisible et prévisible, sans qu'une vague plus puissante que les autres ne vienne l'ébranler douloureusement. Il ne se battait au final que pour se sentir vivre, aimer, pleurer, idolâtrer et damner. Au-delà d'un combat pour le monde, c'était un combat pour lui-même qu'il menait. Un combat pour son être, pour son intégrité, pour sa condition. Le Fenice prit conscience, petit-à-petit, qu'il n'était arrivé jusqu'ici par la pure force de ses bras ainsi que par celle de sa volonté. Les rencontres qui avaient fortifié son être au point d'en faire un Shishibukai y étaient pour quelque chose, et il devait à tout prix les honorer. Le leader de l'équipage posa une main sur le matelas, sans grand conviction, et usa de ce nouvel appui pour se redresser et jeter un coup d’œil rapide à sa cabine, toujours absolument silencieuse. Maintenant que les animaux avaient une salle pour eux, il devrait perdre l'habitude d'entendre les piaillements d'Element, destinés aux bagarres amicales et habituelles de Saya et de Shiro...

Avec un soupir, mi désespéré mi fatigué, le jeune homme se redressa un peu plus et posa ses pieds sur le parquet avant de se diriger vers un petite armoire dans un coin de sa cabine. Il attrapa alors l'étui d'un instrument et le tira hors de sa cage de bois, refermant la porte derrière. Le blondinet alla poser la relique sur son lit et ouvrit ledit étui, sortant de ce dernier une magnifique guitare, en parfait état de marche malgré les années qu'elle avait déjà vécu sur les flots. Il fallait dire que le Phoenix en prenait grand soin... Celui-là s'apprêta à jouer quelques notes lorsqu'il prit la décision de se lever à nouveau pour sortir de sa cabine. Nakata avait soudainement pris la décision d'aller jouer sur le pont, sur un pur coup de tête. Voir ses camarades et apprécier un peu les rayons du soleil ne lui feraient pas de mal, et sonneraient comme une entracte à ses trop horribles aventures récentes... Faisant fi des voix qui martelaient son esprit comme à leur habitude, à cause de l'éveil encore trop douloureux de ce haki de l'observation, le blondinet arriva bien rapidement sur le pont où il remarqua que leur navire avait un petit peu d'avance sur les deux autres qui, toutefois, suivaient la cadence sans trop de soucis. Méliandre naviguait bien, ces temps-ci... Encore mieux que d'habitude. L'envie de se venger la pressait probablement, après tout... Inspirant à fond pour chasser les démons de son esprit embrumé, le Shishibukai marcha jusqu'à s'asseoir en tailleur sur le pont, au milieu de ce dernier, la guitare en main.


CRÉDIT - FICHE


Je sais pas qui va participer, du coup dans le doute, Kyo tu es le prochain à poster, Kaze ensuite. Faudra que je vois avec Méli et Samson à leurs retours s'ils sont motivés !

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It hurts and it stings, Taking me down, down, down
You think that you caught me, I can hear you taunt me
Fractured and I'm falling down, My enemy is watching me bleed

But I'm not dead yet
So watch me burn.
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Tadake Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeJeu 24 Juil - 4:20






Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !













Toute sa vie, qu’elle soit réelle ou fictive, le jeune homme avait toujours cru qu’avec de la volonté et un peu d’huile de coude les choses pouvaient toujours être arrangées d’une façon ou d’une autre. Il était avant tout un homme de parole qui aimait bien plus régler les conflits avec des mots qu’en usant inutilement de violence, mais il avait appris avec le temps que la violence était parfois malheureusement nécessaire comme moyen de dissuasion. Il s’était souvent heurté à la persistance de certaines personnes, persistance assez prévisible, mais jamais rien n’avait été capable de l’arrêter ou de l’empêcher d’accomplir ce qu’il pensait être la bonne chose à faire…jusqu’à maintenant. Pendant longtemps son esprit fut auréolé de ténèbres dont il ne parvint à s’extraire qu’après quelques heures, se réveillant dans l’infirmerie et, dès le réveil, cette douleur et ces voix le ramenèrent aussitôt à la réalité et aux souvenirs qu’il en avait. Il venait de se prendre sa première véritable branlée de sa jeune vie et, outre sa tête qui lui faisait mal autant à cause de cette douleur d’origine inconnue qu’à cause des coups encaissés, il se souvint parfaitement de tout ce qu’il se passait. Cette fois-ci le gardien n’avait pas souhaité faire le ménage car c’était la première étape vers la réhabilitation que son maître devait passer : il n’y avait pas eu de mort mais simplement un égo froissé et un sentiment de culpabilité et d’échec que son père devait trouver la force de surmonter.
Évitant soigneusement tous ses camarades et se dirigeant vers ce qu’on avoua être sa nouvelle et spacieuse cabine, le jeune homme s’affala sur son lit durant les heures qui suivirent en se remémorant encore et encore toute la scène, comme s’il espérait y trouver une faille, comme s’il espérait trouver comment il aurait pu agir différemment pour empêcher cela de se passer. Son égo était froissé, son crâne lui faisait mal et son esprit était tellement embrouillé par toutes ces inexplicables voix qu’il n’arrivait même pas à penser correctement.
Il aurait voulu s’endormir, il aurait voulu pouvoir tourner la page aussi facilement et laisser le sommeil emporter ce sentiment d’échec qui enserrait son cœur et l’empêchait presque de respirer correctement, mais ça lui était clairement impossible. Le sommeil ne semblait pas vouloir à venir et, pendant ce qui lui sembla être une éternité, il resta allongé à fixer le plafond, les mains croisées derrière sa tête. Quand il arriva à la conclusion qu’il n’y avait rien qu’il aurait pu faire pour changer les choses et éviter ce fiasco, ce sentiment d’échec se transforma en culpabilité mêlé à une certaine dose de frustration en se rendant compte que, malgré sa dévotion et son entraînement, il n’était simplement pas assez fort.

C’était une chose que de se prendre une dérouillée et de s’en relever, mais c’était une chose autrement plus difficile que d’accepter l’échec et en tirer une leçon…y était-il arrivé ? Non, il n’y avait pas de leçon à retenir de cette histoire car il n’aurait pas pu s’entraîner et se préparer plus qu’il ne l’avait fait au cours de son existence toute entière. Il s’était entraîné, il pensait être bon et il l’était…il n’était simplement pas le meilleur et la réalité lui était rentrée dans le lard avec la subtilité d’un train percutant une bijouterie.
Se tournant et se retournant dans tous les sens sur son grand lit, le jeune homme finit par pivoter et s’assoir, laisser le contact de ses pieds nus avec le bois le ramener à la réalité et tenter de le calmer, en vain. À bien y regarder, en quelques minutes à peine le jeune homme se rendit compte que cette cabine le mettait mal à l’aise et semblait plus petite que son ancienne cabine, comme s’il était dans une espèce de prison dont les murs ne cessaient de se rapprocher au fil des minutes. Non, ce n’était pas tout à fait exact, c’était son état d’esprit passager qui le déstabilisait au point de lui faire croire à une telle chose. Il n’allait pas bien, c’était une évidence, il venait de se prendre la première sodomie de sa vie, sans vaseline, et cela ne faisait clairement pas du bien. Mais, comme à son habitude, il devait tenter d’encaisser et continuer d’avancer malgré tout, car c’était ce que ses camarades attendaient de lui.

Oh non il n’avait pas l’habitude d’encaisser de la sorte mais il croyait que c’était bien le cas. Ce n’était pas la réalité mais l’illusion de cette réalité fut suffisante pour donner au jeune homme le courage de se lever de son lit et se diriger vers le meuble qu’il y avait juste à côté de la porte. Un miroir accroché au mur et de l’eau dans un espace de réceptacle juché sur une table de nuit, le jeune homme – toujours vêtu de son pantalon noir et de sa chemise totalement déboutonnée – plongea ses mains et s’aspergea le visage d’eau comme pour y trouver un second souffle, une claque pour le sortir de ce mauvais rêve qui n’en était pas un. Son visage dans le miroir semblait plus fatigué que d’habitude, plus tiré qu’à l’accoutumé sans doute autant à cause de son état mental que de ses incessantes piques de douleur.
Il savait que les autres faisaient d’habitude, il savait que les hommes et femmes aimaient se morfondre sur eux-mêmes, se blâmer eux-mêmes ou d’autres personnes de leurs échecs sans rarement chercher à se remettre en question. Il savait que c’était ce qu’on attendait de lui, de prendre le temps d’accuser le coup pour se relever mais son cœur et ses tripes lui hurlaient que ce n’était certainement pas ce qu’il devait faire. Des merdes comme celle-ci il en mangerait beaucoup d’autres en suivant cet équipage, il en était certain, il devait donc s’habituer à son goût directement plutôt que de commencer à faire la fine bouche.
Se claquant les deux joues en même temps avec ses deux mains trempées, il se redressa et se força à sourire pendant quelques secondes jusqu’à ce qu’il trouve que son expression fut suffisamment convaincante. Il n’avait pas besoin de se convaincre lui-même que tout allait parfaitement bien, il n’avait juste pas besoin de le montrer à ses camarades et, après tout, personne n’était mort. Le monde tournait encore, il continuerait d’aider et de sauver d’autres personnes, mais aujourd’hui il n’avait simplement été que…retardé.

Il était de ceux qui avançaient et qui continuaient d’afficher ce sourire niais et exaspérant peu importe ce qui pourrait leur tomber dessus et, aujourd’hui, il allait devoir sortir son plus beau sourire ce qu’il fit sans trop de difficultés. Attrapant ses deux sabres, toujours pieds nus, le jeune homme pénétra sur le pont du bateau qui était exceptionnellement calme pour un navire de cette taille. Il ne s’y était pas encore habitué et avait bien d’autres choses en tête pour l’instant.
Si son gardien devrait, normalement, ressentir un sentiment de vengeance et des pulsions meurtrières à en faire trembler tout son corps, le jeune homme restait incroyablement calme compte tenu de la situation et se focaliser sur un seul et uniquement objectif : ramener la demoiselle. Peu importait la vengeance, peu importait le sang à faire couler : il avait échoué à une mission extrêmement simple et claire, il allait se sortir les doigts du cul pour rectifier le tir.
Avançant jusqu’au bout du pont, face à la mer, sa chemise grise déboutonnée flottant au gré du vent, le jeune bretteur prit une profonde inspiration et posa son premier sabre à ses pieds avant de dégainer le premier et de commencer à effectuer des mouvements secs et rapides comme s’il voulait trancher l’air. Il ne savait pas combien de temps durerait le trajet mais il avait clairement besoin d’être prêt.

Quelques minutes plus tard il entendit son capitaine débarquer discrètement sur le pont mais ne s’arrêta pas pour l’instant, supposant que ses camarades ne seraient pas d’humeur à parler au vu des circonstances et de la perte de leur navire et leur camarade. Pour changer.

Il avait merdé et ni les voix dans sa tête ni sa faiblesse apparente ne l’empêcheraient de tout faire pour changer la donne.









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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeDim 27 Juil - 3:21


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« Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! »
PV Tengoku

Le capitaine était venu s'installer sur le pont, tranquillement, et commença à jouer quelques accords lorsqu'il remarqua qu'il n'était pas seul. Définitivement, ces temps-ci, il n'était pas en forme du tout... En temps normal, il aurait aisément repéré Kyoshiro, qui s'entraînait en silence à quelques mètres de là, mais son haki de l'observation entre autres semblait en avoir décidé autrement. Dormir devenait de plus en plus compliqué, après tout... Et même maintenant, alors que Nakata avait simplement voulu se mettre à jouer quelques notes, il avait l'impression que sa tête allait éclater sous les voix aussi persistantes que troublées des autres êtres vivants tout autour de lui. Avec les deux autres équipages, c'était d'ailleurs encore pire qu'avant, entre Graou et Area : une bonne douzaine de personnes se rajoutaient à un brouhaha gargantuesque, qui aurait facilement fait grimacer le blondinet s'il n'avait pas été habitué à tout cela. Secouant fermement la tête pour revenir à l'instant présent, le Shishibukai regarda son collègue s'entraîner en silence, sans bouger, dans un premier temps. Il avait bien évidemment entendu de la cuisante défaite qu'il avait subit face aux trois étranges criminels, qui s'en étaient pris à eux de manière vraisemblablement absolument arbitraire... Un tel échec avait probablement le don de le galvaniser, et de le remettre sévèrement en question. En ce sens, perdre n'était pas dramatique, au contraire : si Kyoshiro gardait la tête froide quant à ses capacités et gardait à l'esprit qu'il trouverait toujours plus fort que lui, il continuerait à évoluer comme il avait pu le faire par le passé. La puissance ne se gagnait pas par l'opération bienveillante et miséricordieuse du saint esprit, c'était bien plus complexe et ardu que cela, après tout. Le forban, autrefois soldat de la Révolution ou bas gradé du Gouvernement Mondial, ne le savait que trop.... La lutte à la puissance était une course effrénée et qui ne souffrait d'aucune interruption. Quiconque prenait le luxe de bailler aux corneilles risquait bien évidemment d'être dépassé par ses rivaux sans pouvoir les rattraper de quelque manière que ce soit. Le Fenice ferma les paupières un court instant, laissant le vent secouer ses cheveux blonds sereinement. C'était dans ce genre de moments qu'il éprouvait un sentiment étrange, mitigé : d'un côté, il était fier de ce qu'il avait pu accomplir, car tout le monde ne pouvait pas prétendre à une place de Shishibukai, par exemple... Mais de l'autre, il se sentait toujours aussi faible. Impuissant, même. Oui, impuissant était le mot le plus correct pour le définir, ces temps-ci. Il avait été incapable d'aider Hato, avait laissé Holly vivre la mort de l'un de ses amis... Il était impuissant.

Ce sinistre et désolant constat le poussa à soupirer doucement, reprenant ses esprits peu-à-peu avant de secouer la tête une fois de plus. Il ne devait pas se laisser aller bêtement à ce genre de lugubres constatations : s'il avait été impuissant, il n'avait qu'à faire en sorte que cela ne soit plus jamais le cas. Le Phoenix devait se battre, encore et toujours, pour développer ses dons et devenir à chaque instant plus redoutable et plus polyvalent. Et, quand il y songeait, Nakata comprenait à son grand regret qu'il s'était malgré lui écarté de la voie artistique, notamment la musique, pour privilégier la force brute et le corps-à-corps. Pourtant, une mélopée encourageante au milieu d'un champ de bataille pouvait facilement redonner l'avantage à ses alliés, au même titre que ses féroces coups de poings. Ce fut avec cette intime conviction que notre protagoniste prit une décision à première vue bête et candide, mais qui était pour lui ô combien importante : il allait, dans les jours à venir et ce jusqu'à l'arrivée sur Time End, développer ses dons musicaux pour progresser dans cette voie et devenir un mélomane reconnu et craint. Cette envie de renouer avec ce domaine qui lui était pourtant encore étroitement familier le força à reprendre sa guitare à deux mains et à fermer les yeux une fois de plus. Lentement, mais sûrement, ses doigts vinrent gratter les cordes pour former des notes, puis des accords. Une formidable ariette s'éleva alors dans les airs, doucement et délicatement, pour prendre son envol au gré des vents maritimes. Le bout du pied droit du mélomane se contentait quant à lui de battre la mesure frénétiquement, tel un véritable métronome humain. Petit-à-petit, le maudit replongea dans ce monde fantastique qui lui apportait tant de sentiments et d'exaltations, de passions et de fougueux enivrements... Ce fut presque en transe que l'artiste se mit à bouger sa tête de droite à gauche, en rythme, simultanément avec son pied qui ne pouvait s'empêcher de s'agiter tel un lion en cage. Le morceau dura trois ou quatre minutes aisément, après quoi le Fenice fit une ultime note, plus sèche, et stoppa l'inlassable course de ses doigts sur les fils d'aciers tendus. Il resta ainsi, silencieux, profitant des rescapés embruns de la mer qui venaient se jeter sur son visage, comme autant de pétales de roses envoyés pour célébrer le spectacle qu'il venait tout juste d'offrir. S'il n'était pas né aventurier, il serait probablement né musicien.

Après cette enivrante fantasmagorie auditive, le capitaine de Tengoku no Seigi ouvrit les paupières une fois de plus, poussant un léger soupir soulagé. Les voix s'en étaient allées, avec la musique... Peut-être que la concentration nécessaire à ce spectacle lui avait permis d'oublier cette affliction, ne serait-ce que temporairement ? Dans tous les cas, Nakata redressa son regard en direction de l'épéiste et prit la parole avec un sourire amusé, souhaitant avant toute chose se changer les idées :

-Kyoshiro, arrête donc de t'entraîner cinq minutes et viens par ici ! Malmener ton corps ne t'avancera pas à grand chose !

En fonction de son état d'esprit, le logia viendrait se placer près de lui avec joie, ou bien déciderait tout simplement de l'ignorer de façon magistrale et mémorable... Il n'avait plus qu'à prier pour que la première option soit celle qu'embrasserait son jeune ami.


CRÉDIT - FICHE


Du coup, Kaze ne fait pas le RP ^^ Donc c'est à nouveau à Kyo, mais ensuite ce sera Samson qui nous rejoindra !

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Tadake Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeDim 27 Juil - 22:42






Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !











Le jeune homme s’était toujours entraîné parce qu’il était persuadé que le monde qui l’attendait au-dehors serait plein de dangers si bien que pour survivre, et pour pouvoir explorer ce monde et profiter de ses merveilles, il devait être à même de prendre soin de lui-même et de se défendre tout seul. Initialement il n’était pas comme ceux qui prenaient la mer avec la volonté de rentrer dans la marine ou de rentrer dans un équipage pirate pour quelques raisons que ce soit, il avait emprunté une voie qui devrait forcément le mener vers la solitude car rares étaient les équipages d’aventuriers qui ne cherchaient qu’à explorer et rendre service comme des bons samaritains des mers. Bien trop rares étaient ceux qui voyaient le monde avec le même regard d’enfant que lui et il ne lui fallut que peu de temps pour réaliser qu’il aurait peu de chances de trouver des compagnons pour partager sa route : il s’entraîna donc afin de pouvoir survivre seul dans ce monde. Cependant, depuis plusieurs jour déjà, sa vie avait basculé du tout au tout lorsque sa route croisa celle de ces hommes et de ces femmes faisait partie de cet équipage dont il ne connaissait même pas les réels objectifs…encore une fois sur laquelle il allait devoir se renseigner.
Sans réellement de raison ou de profonde discussion, le jeune homme avait rejoint cette équipage car il avait le pressentiment qu’avec ces hommes et ces femmes, qui semblaient être des individus puissants, il allait pouvoir faire davantage de chemin qu’il n’en aurait fait par lui-même. Certes cela le faisait un petit peu dériver de son objectif initial mais il aurait toujours l’occasion de parcourir le monde et de profiter de ses merveilleuses découvertes. Malheureusement la triste réalité était revenue vers lui beaucoup plus rapidement et violemment que prévu, lui assénant plusieurs coups qui provoquèrent quelque chose dans son esprit qu’il ne parvenait pas à expliquer mais qui l’empêchait de se concentrer autant qu’il le devrait, compte tenu de la situation. Il s’était donc levé et était reparti aussitôt s’entraîner, réchauffant son corps engourdi afin que ses muscles soient habitués à l’effort qu’ils allaient sans doute devoir fournir une fois arrivés à la prochaine destination. Son égo lui faisait presque aussi mal que sa tête mais il serrait néanmoins les dents afin de continuer ses enchaînements répétés tellement de fois qu’ils étaient devenus presque naturels. Cependant, pas encore habitué à l’idée d’être entouré d’autre chose que de la solitude à chaque minute de sa nouvelle vie, le jeune homme ne ressenti pas immédiatement son capitaine arriver, il ne se rendit compte de sa présence qu’au moment où il l’appela en lui demander de ne pas trop en faire.
Malmener son corps ? Il avait lamentablement échoué et pour racheter sa faute, un peu de sueur n’était même pas un prix suffisant à payer. Il devait s’entraîner encore et encore pour être plus fort et ne plus jamais ressentir ce sentiment de culpabilité et de faiblesse qui lui faisait se poser une question simple : qu’avait-il vraiment foutu pendant toutes ces années ? Pourquoi s’était-il entraîné si ardemment, selon ses propres critères, si c’était pour perdre de la sorte sans sembler avoir l’ombre d’une chance ? C’était ridicule…pathétique et en même temps tellement frustrant que c’en était douloureux. Sans tourner la tête vers son capitaine, le jeune homme répondit sur un ton déterminé :

« Je ne le malmène pas, je le prépare à ce qui nous attend. Navré, mais je me dois d’être prêt…surtout moi. »

Il devait être le plus préparé de tous car il était celui qui avait le plus à se faire pardonner, c’était aussi simple que cela. Malheureusement à la musique venait s’ajouter une nouvelle fois la douleur et ces voix qui empêchaient clairement le jeune bretteur de se concentrer. Ce dernier, après quelques instants, s’arrêta et soupira avant de souffler :

« Impossible de me concentrer. »

La musique n’aidait clairement pas mais le pire était ce brouhaha permanent dans sa tête qui brisait sa concentration tellement facilement que c’en était frustrant. Rengainant son arme en soupirant légèrement, le jeune homme s’approcha de son capitaine et s’appuya contre le mât, se laissant glisser jusqu’à arriver les fesses par terre et regarder pourquoi il lui avait demandé de le rejoindre ainsi. Espérait-il lui faire jouer de la musique et créer un duo improvisé au milieu de cette situation ?








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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeMer 30 Juil - 22:19


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« Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! »
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A la réponse de Kyoshiro, Nakata arqua un sourcil, interloqué par sa réponse, avant de sourire, tant par amusement que par respect. Sous bien des aspects, ce bretteur qui savait se montrer taciturne ou bien exubérant, changeant singulièrement de caractère en fonction des situations, lui rappelait Damon. Le vigie, qui devait à cette heure être présent en haut du mât, à son poste d'observation, probablement occupé également à s'entraîner pour rattraper son échec cuisant, savait tout aussi bien s'adapter aux situations pour paraître placide, froid ou bien débonnaire et pétulant. Ils finiraient par s'entendre, s'ils prenaient le temps de discuter ensemble... Chose qui n'arriverait pas avant un bon bout de temps à cette allure, puisqu'ils avaient tous les deux la même tendance manifeste à se renfermer sur eux-mêmes à chaque erreur commise. Le capitaine décida donc de fermer les paupières pour jouer une nouvelle mélopée, se concentrant tellement sur son instrument et sur le son qu'il générait qu'il n'entendit même pas la phrase de son compère et son arrivée suite à un petit moment. Lorsqu'il fit vibrer une ultime corde et qu'il rouvrit les yeux, il découvrit donc son camarade, là, face à lui, tout simplement contre le mât. Avec un sourire une nouvelle fois amusé, le blondinet constata ainsi qu'il avait choisi d'abandonner ses exercices martiaux... Cela ne pourrait pas lui faire de mal ! Le surmenage n'était jamais une bonne chose, c'était de notoriété commune, et même le Schichibukai qui possédait un fruit du démon extrêmement pratique sur ce plan-là n'en restait pas moins vigilant. Comme tout le monde, il se fatiguait, même si les risques de se luxer une épaule ou de ressentir une crampe à la cuisse était clairement moins présents... Après un instant de silence, le Fenice demanda à son compère en lui tendant la guitare, d'un air interrogatif :

-Tu sais en jouer ?

Les aventuriers mélomanes étaient légions sur les mers, et le forban était bien placé pour le savoir. Après une dizaine d'années d'épopées extrêmes, aussi bien vécues aux côtés de compagnons marines, révolutionnaires ou pirates qu'en solitaire, l'artiste avait fait la connaissance d'un bon nombre de ses congénères. Certains d'entre eux, à vrai dire, lui avaient même parfois appris à jouer d'un instrument ou à améliorer ses capacités, tout simplement. Du coup, il ne serait pas vraiment étonnant que la nouvelle recrue soit capable d'aligner quelques accords sur cet instrument répandu... Nakata eut alors un sursaut de génie, une idée soudaine lui traversant l'esprit soudainement. Si c'était le cas, il serait intéressant de faire un petit duo, non ? Méliandre finirait peut-être par sortir d'une des portes si elle n'était pas capable de chasser les mélodies de son esprit pour leur hurler de faire du bruit ailleurs, mais le capitaine n'en avait pour une fois que faire. Son seul objectif était de se changer les idées, purement et simplement. Si cela lui permettait en plus de faire davantage connaissance avec son jeune compère, il ne s'en porterait que mieux... C'est avec cette intime conviction que l'allié du Gouvernement Mondial posa la guitare sur le sol, entre lui et le logia, pour se redresser en s'époussetant un court instant, geste inutile compte tenu l'aspect impeccable du pont sur lequel il se trouvait. Le combattant prit promptement la parole, renseignant immédiatement l'autre maudit sur ses intentions :

-Bouge pas de là, je vais chercher d'autres instruments.

Oui, bon, évidemment, il y avait bien peu de chances que Kyoshiro ne se retrouve soudain enclin à voyager de façon express par l'intermédiaire de son fruit du démon pour aller acheter des œufs à l'île la plus proche... Le Phoenix tourna donc les talons et s'engouffra à nouveau dans les entrailles du navire, pénétrant par la suite dans sa petite cabine où il attrapa une flûte et son violon. Le musicien marqua alors un temps d'arrêt, regardant la très restreinte collection avant de pousser un soupir. Il serait peut-être bon qu'il commence à acheter d'autres instruments, après tout... Haussant les épaules, pensant que de toute façon, tout cela serait largement suffisant, notre jeune ami retourna dans les couloirs afin de retourner sur le pont. Il profita du trajet de retour pour passer par la salle réservée aux animaux, invitant les siens à le suivre. Ce fut donc sans se faire prier que Saya la belette, Rai le renard roux, Kai le border terrier, Shiro le suricate, Sai le kangourou gris et Element le faucon pèlerin marchèrent sur ses talons, le suivant jusqu'au pont où le Fenice retourna s'asseoir à sa place avant de présenter la flûte et le violon ainsi que son archet à son camarade. Il eut à peine le temps de s'installer que Saya vint se rouler en boule sur ses jambes, profitant de l'occasion pour s'endormir un peu pendant que les autres profitaient vraisemblablement de l'air marin.

-Si jamais tu sais pas jouer d'un instrument, je peux toujours t'apprendre les bases, ça n'a rien de compliqué ! Il faut juste un peu de persévérance !

Le Schichibukai accorda un sourire franc à son collègue et attendit une réponse de sa part, calmement.


CRÉDIT - FICHE


Bon bah du coup, on continue à deux /o/ Et si tu veux PNJiser les animaux, ou tout simplement les PNJs, no prob !

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Tadake Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeVen 1 Aoû - 20:50







Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !












Tandis qu’il continuait de s’entraîner ardemment malgré le fait qu’il ne soit plus vraiment seul sur ce pont, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de se remémorer tous les petits conseils qu’il avait pu entendre durant toute sa jeune vie. Que ce soit au cours de sa décennie de formation ou durant les années qui suivirent, plusieurs personnes lui donnèrent des conseils concernant la façon d’accueillir la défaite et aujourd’hui il essayait de se les remémorer en espérant que cela puisse l’aider à passer outre ce sentiment de culpabilité et d’échec qui faisait frémir son corps et son cœur. À défaut de ne pas savoir comment gérer cette situation qui était toute nouvelle pour lui, il espérait que certaines personnes qui avaient bien plus d’expérience de la vie que lui sauraient lui montrer la voie à suivre pour passer outre tout cela et pouvoir continuer sa route sans être trop ralenti par cette étrange sensation. Étrange était bien le mot.
On lui avait souvent dit que si tomber à genoux n’était pas une chose grave, ce qui était le plus grave était de rester à terre et de ne pas pouvoir ou de ne pas oser se relever pour quelque raison que ce soit. Nombreuses étaient les fois où il avait entendu la fameuse maxime qui disait que c’était en tombant qu’on apprenait à se relever mais aujourd’hui il n’arrivait pas à voir en quoi c’était une bonne chose de s’être prit une telle dérouillée. Il savait qu’il devait sans doute s’estimer heureux d’être encore en vie car cela lui permettrait de s’améliorer, cela lui donnerait un objectif à atteindre afin qu’il ne connaisse plus une telle défaite mais, sur le coup, toutes ces théories lui semblaient bien trop lointaines. Comment était-il supposé se servir de cette défaite pour en ressortir plus fort alors qu’il ne faisait que ressasser tous les scénarios possibles qui auraient pu mener à une fin différente ?
Certains lui diraient que c’était du temps dont il aurait besoin pour accepter la défaite et voir des lendemains nouveaux mais, l’espace d’un instant, le jeune homme pensa à demander conseil à son capitaine mais il se ravisa aussitôt. Pourquoi ? Parce qu’il devait être capable de montrer qu’il pouvait surmonter cette épreuve seul et qu’un petit incident de parcours ne le ralentirait pas plus que cela. Pour l’heure il ne savait donc pas vraiment comment agir et devait se concentrer sur la récupération de la damoiselle en détresse, sur cela et sur rien d’autre…en espérant que la réponse viendrait d’elle-même plus tard.
Se résignant à laisser le temps passer, le jeune garçon s’approcha donc et regarda son capitaine se présenter sous un jour nouveau car, jusqu’à maintenant, c’était la première fois que Kyoshiro réalisait que son interlocuteur avait un côté artiste qui lui aurait sans doute arraché un petit sourire s’il n’était pas assailli par ce brouhaha dans sa tête. Pensant pouvoir se reposer un peu et tenter de trouver la paix pour faire taire ces insupportables voix, le jeune garçon fut sorti de sa torpeur lorsque son capitaine lui proposa de se joindre à lui en jouant de la guitare. Des yeux ronds comme des billes, le garçon regarda la guitare et la prit comme un cadeau auquel il ne s’attendait pas. Faisant glisser ses doigts sur le bois composant la majeure partie de l’instrument, le garçon avoua à son capitaine :

« Je dois avoir quelques restes, même si je n’ai pas pratiqué depuis un long moment. »

Si son protecteur était clairement le cerveau gauche de l’histoire, le rationnel, le jeune homme avait un côté sensible qui lui faisait être bien plus sensible à toute forme d’art que son protecteur ne le serait jamais. C’était donc tout naturellement qu’il avait appris à manier quelques-uns de ces instruments, se dirigeant surtout vers les instruments à corde dont il appréciait bien plus la sonorité. Malheureusement il n’avait plus eu l’occasion de pratiquer depuis qu’il était rentré dans cet équipage et, de ce constat, naquit une question qu’il allait devoir poser à son capitaine. Le laissant aller chercher d’autres instruments et ramener un peu de compagnie en plus, le garçon tourna plusieurs fois cette interrogation dans sa tête pour trouver la meilleure formulation possible…il n’avait pas envie d’être trop brusque, comme à son habitude, surtout que c’était une situation assez délicate. Voyant son capitaine arriver, le garçon le laissa s’installer avant d’attraper un violon d’une main et son archet de l’autre. Inspirant tandis qu’il se levait, il lança sur un ton assez neutre :

« Il y a quelque chose que j’aimerai savoir, capitaine. Je vous ai rejoint sans vraiment savoir quel était votre but, je pense que c’est le bon moment pour demander vers quoi je me dirige. »

Depuis longtemps cette question lui trottait dans la tête car il n’avait jamais eu l’occasion de discuter de l’objectif de cet équipage, il y était rentré car cela lui avait semblé être la chose à faire sur le moment…mais maintenant que les choses devaient autrement plus sérieuses, il était temps de clarifier la situation et de lui éclairer la voie qu’il était en train de prendre. Laissant donc son capitaine ordonner ses idées afin de les rassembler en une réponse claire et cohérente, le jeune homme posa à plat ses pieds nus sur le bois du pont avant de fermer les yeux et de laisser glisser l’archet sur les deux premières cordes afin de se familiariser avec ce son qui, étrangement, lui avait manqué. Il n’aurait jamais imaginé ressentir une telle nostalgie en entendant ce sent et en sentant l’archer glisser entre ses mains mais c’était bien le cas.
Se redressant, il rouvrit les yeux et les posa sur les cordes, ignorant donc les éventuels regards qui pouvaient être posés sur lui et, subitement, il se mit donc à marcher sur le pont pour accompagner la musique qu’il se mit à jouer. Plusieurs poignées de secondes durant, il parcourut donc le pont au rythme de la mélodie que son archet produisit en caressant délicatement les cordes du violon avec un talent indéniable. Alors qu’il continuait sa petite balade, comme s’il était incapable de s’arrêter de bouger pendant qu’il jouait, il se lança à lui-même, sur un ton intelligible par tous :

« J’avais oublié cette sensation. »









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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeSam 2 Aoû - 23:54


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« Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! »
PV Tengoku

Du coup, Kyoshiro savait bel et bien jouer de la musique... Quels instruments, ça, Nakata ne le savait pas encore, mais il n'allait pas tarder à le découvrir. De toute manière, il avait tout de même de la diversité, même si au final, il n'avait que trois instruments ici, sur l'Aldébaran : les guitaristes étaient tout simplement légions sur les mers, et souvent accompagnés de flûtistes et de violonistes... De ce fait, lorsqu'il vint à nouveau s'asseoir près de son compère, laissant la belette Saya prendre place sur ses jambes pour profiter de l'air marin, le blondinet écouta l'autre forban prendre la parole à nouveau en déposant les instruments sur le pont. Et bien, il lui demandait ce qu'il comptait faire, en avançant à la tête de Tengoku no Seigi ? Pour tout dire, le Schichibukai n'était pas vraiment étonné : cela était logique que le logia se renseigne sur ce plan-là : après tout, suivre un groupe de hors-la-loi à long terme sans savoir quelle cause ils embrassaient, ça n'était que pure folie. A fortiori lorsque le chef de ce groupuscule était considéré comme un dangereux criminel, dont la prime dépassait aisément les cent millions de berrys... Alors qu'il se préparait à répondre à l'interrogation, le Phoenix remarqua de son collègue avait attrapé le violon et l'archet d'une min leste avant de se redresser pour commencer à en jouer. Un violoniste, donc... Bonne découverte. Et visiblement, plutôt talentueux : même si ses mouvements n'étaient pas parfaits, il se débrouillait, clairement. Un sourire amusé aux lèvres, l'ancien gouvernemental resta là, calme, à contempler son camarade récent s'amuser avec l'instrument, en silence. Lorsque le bretteur s'arrêta enfin, prenant la parole pour admettre qu'il avait oublié la sensation particulière que prodiguait l'action de jouer de la musique, le Fenice rit un instant de bon cœur en attrapant la guitare et en jouant quelques accords d'un air distrait. Il prit la parole en même temps, les yeux perdus dans ses pensées, profitant tout simplement de la mélopée et des vibrations avec un air presque subjugué :

-Oui... C'est quelque chose d'incomparable. Plus encore que la satisfaction de poser le dernier point sur une toile ou le dernier mot sur un vers.

Après avoir gratté les cordes quelques instants d'un air pensif et perdu, notre jeune homme revint à l'instant présent en secouant la tête de droite à gauche, énergiquement, manquant de réveiller Saya qui demeurait toujours sur ses genoux, lovée sur elle-même. Il prit ensuite la parole à l'intention de Kyoshiro, une nouvelle fois, le regardant avec un sourire franc et déterminé cette fois-ci :

-Il serait difficile de résumer nos objectifs en un mot, mais si je devais le faire, je citerais égalité. Nous sommes porteurs de liberté, hérauts d'équité, et nous nous battons contre le Gouvernement Mondial pour renverser la suprématie insupportable des Tenryubitos, en haut de ce monde. Leurs privilèges ne sont qu'usurpations, et ils se permettent les plus odieux crimes simplement parce qu'ils ont eu la chance de naître dans la bonne famille. Nous les renverserons, pour que le bas peuple puisse enfin vivre sereinement.

C'était résumé, bien évidemment, mais ses intentions avaient été transmises dans ces mots simples. Renverser le Gouvernement Mondial. Cela faisait près de cinq ans qu'il se battait pour ce, à ses yeux, louable objectif, et le chemin qu'il avait parcouru en si peu de temps était tout simplement hallucinant. Maintenant, en regardant derrière lui, Nakata se rendait tout juste compte du fait qu'il était devenu l'un des grands de ce monde... On parlait de lui comme l'un des onze plus influents pirates à travers les mers, aux côtés de ses compères Schichibukais et des quatre effroyables Yonkous. On craignait sa puissance autant qu'on la respectait, et les civils voyaient enfin en lui un allié de la justice... Profiter de ce moment pour augmenter sa côte de popularité était bien évidemment dans ses objectifs également, et c'était en grande partie pour cela qu'il avait capturé Graou Island. Désormais, il avait un quartier général établit sur la première partie de Grand Line, qui pourrait lui servir à l'avenir pour diffuser plus efficacement ses idées sur cette partie du globe. Enfin, chaque chose en son temps : dans l'immédiat, ils se rendaient vers Time End et, à terme, vers Mariejoa où il pourrait participer à cette fameuse réunion, dont bien des journaux à travers les mers contaient l'importance... Une réunion au sommet. La première, pour lui. Une parmi tant d'autres, pour certains. Le début de son apogée, pour les derniers. Y briller ne serait pas chose aisée, mais l'artiste comptait bien marquer les esprits là-bas. Il voulait se démarquer, leur faire comprendre à tous qu'il ne serait pas un Schichibukai comme les autres à l'avenir... Le Fenice joua encore quelques accords, retournant dans ses pensées comme il en était parti, et demeura silencieux quelques secondes de plus en contemplant les nuages blanchâtres à des kilomètres au-dessus de sa tête. Après un instant, il reprit la parole :

-Ils méritent bien cela, tu ne crois pas ? Ceux qui ont souffert à cause du Gouvernement. Un Monde juste est la moindre des choses que je puisse leur offrir.

Et l'image de cette pauvre esclave, une ange, emmenée par un Tenryubito grossier et dégoûtant, lui revint en image. Cette pauvre esclave qu'il avait probablement condamné avec lui, durant sa toute dernière mission en tant que marine, en s'opposant à celui qui avait voulu la sauver. Mordant sa lèvre inférieure avec regret, le blondinet appuya plus violemment sur les cordes, provoquant malencontreusement une fausse note qui fit sursauter Saya, qui ne s'y attendait pas le moins du monde. C'était sa première fausse note après bien des mois, après tout... Nakata revint sur l'Aldébaran et sourit doucement en caressant délicatement la tête de la belette d'un mois, l'invitant à se rendormir, ce qu'elle sembla faire un instant plus tard.

-Et toi, Kyoshiro ? Est-ce que tu veux aussi te battre pour ce Monde ?

Question posée sans détour, il ne restait qu'à son compère d'y répondre.


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Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !












À force d’avancer plus souvent avec son sabre dans la main qu’un instrument de musique, le jeune homme avait fini par oublier la sensation que procurait le son clair d’un violon et pourtant ce devait être le genre de sensation qui ne s’en allait vraiment. Ayant hérité d’un certain côté sensible qui l’avait poussé à s’intéresser à l’art sous toutes ses formes, le jeune bretteur avait commencé à étudié en dilettante le maniement de certains instruments de musique à commencer par les instruments à cordes et le piano. Pourquoi ? Non pas pour faire comme bon nombre de pirate qui trouvaient cela chic de s’y connaître en musique ou simplement pour attirer l’attention mais parce que la musique arrivait à procurer à son esprit ce qu’aucune autre chose n’arrivait : le calme. Certains grands musiciens le disaient bien : écouter ou pratiquer de la musique c’est se réguler soi-même. La musique permettait de toucher à la fois le cœur et l’esprit et, ainsi, de diffuser un calme et une certaine harmonie au cœur de ceux qui avaient la chance d’écouter de la belle musique…ainsi qu’au sein de ceux qui la jouaient. La musique était la seule chose qui lui permettait d’atteindre un certain niveau de bienêtre et de réflexion et, malgré le fait qu’il ait encore beaucoup à apprendre, il continuait de persévérer à chaque occasion qui lui était donnée de pratiquer.
Cela faisait plusieurs semaines qu’il n’avait pas touché à un instrument mais le plaisir était toujours bien présent et, l’espace d’un instant, il en oublia même cette douleur qui martelait sa tête pour se laisser simplement aller, pour laisser son corps le porter. Bientôt le capitaine prit donc la parole, forçant le garçon à s’arrêter un instant pour le laisser finir sa phrase, le laissant révéler la véritable raison pour laquelle il avait choisi cette voie : la justice, l’égalité des chances. Le jeune homme avait vu la corruption et la vice chez bon nombre de personnes et il était heureux de rencontre une autre personne qui partageait sa volonté de rétablir l’équilibre des chances et de faire cesser tout cela. Malheureusement si le capitaine semblait viser un groupe en particulier, groupe auquel Kyoshiro n’avait encore jamais eu affaire, ce dernier avait vu cette corruption chez tout type de personnes ce qui le poussa à lancer :

« J’ai vu l’oppression revêtir plusieurs visages. Marines, pirates ou habitants ordinaires. Malheureusement c’est l’humanité toute entière qui doit changer…mais j’imagine qu’il faut bien commencer par quelque part. »

Oui, le jeune homme ne pouvait pas espérer changer les choses d’un seul coup. Il fallait débuter le tout pas à pas car le changement effrayait toujours les gens qui préféraient haïr ce qu’ils ne comprenaient ou n’acceptaient pas. Comment leur en vouloir ? Cette situation, cet ordre mondial était établi depuis bien trop longtemps pour que quiconque vivant sous son joug puisse imaginer un jour qu’il en soit tout autrement. Puis vint enfin le tour du jeune homme de révéler ce qu’il cherchait vraiment en empruntant cette voie. Soupirant, il ne put que sortir la première raison qui lui vint à l’esprit :

« Je veux aider. Changer les choses. Combattre l’injustice contre ceux qui oppriment les plus faibles… »

Vivre dans une petite communauté comme la sienne lui avait appris à travailler pour gagner sa croûte et à faire toujours passer le bien commun avant le sien, c’était sans doute la raison pour laquelle il désirait bien plus aisément aider autrui plutôt que de pourvoir à ses propres besoins. Baissant l’archet et l’écartant de l’instrument, il conclut par un :

« …avoir le sentiment d’être utile à quelque chose. »

Au fond de lui il avait la volonté de vouloir changer les choses dans le bon sens et désirait donc pouvoir penser qu’il était utile à quelque chose d’important car, aussi satisfait que soit l’aide qu’il pouvait apporter aux gens, il n’avait pas totalement le sentiment de contribuer à des changements majeurs et c’était bien ce qu’il désirait le plus. Oh non, il ne cherchait pas à aider pour recevoir une quelconque récompense ou pour que son égo s’en retrouve flatté par l’attention qu’il récolterait en agissant de la sorte, il voulait simplement que tout le monde puisse être capable de vivre paisiblement comme il l’entendait. À part être fort pour protéger ceux qui partageraient sa vie, le jeune homme n’avait pas le moindre désir personnel car le simple fait de savoir les autres heureux pouvait clairement suffire à son bonheur…protéger les autres…ce dernier point, il ne le précisa pas dans sa dernière phrase mais il désirait autant être utile à quelque chose qu’être utile à…quelqu’un.
Passer de ville en ville et d’île en île était une chose mais ses interventions étaient trop épisodiques, trop ponctuelles car c’était la vie qui était la sienne depuis quelques années déjà. Il passait ses années à voyager d’île en île pour satisfaire sa soif de découvertes et cette vie nomade l’avait empêché de faire partie de plus grand que lui jusqu’à maintenant, de faire partie d’un groupe ou d’une famille, de pouvoir se reposer sur quelqu’un d’autre que lui-même de temps en temps et, étrangement, il n’aurait jamais cru que cela aurait pu lui manquer…mais il s’en rendait compte petit à petit.
Il n’avait jamais été du genre à demander de l’aide à qui que ce soit, préférant nettement aider qu’être aidé, mais cette vie usante sapait rapidement son énergie et le forçait donc à souffler et se reposer à chaque fois que l’occasion se présentait…Et les occasions se faisaient rares. Voyageant d’ordinaire tout seul il ne pouvait jamais dormir sur ses deux oreilles, s’obligeant à être toujours à l’affut et ne pouvant donc se reposer autant qu’il le souhaiterait : faire partie d’un groupe avait bien des avantages qu’il commençait à entrevoir après ces quelques jours passés au sein de cet équipage.
Au fond de lui, sans vraiment s’en rendre compte, cette solitude avait toujours pesé sur ses épaules et il avait toujours cherché inconsciemment à ne plus vivre l’abandon qu’il avait subi mais dont, heureusement, il ne gardait pas le moins souvenir. Personne ne voulait vivre seul durant toute son existence, il en avait la certitude et il ressentait déjà les bienfaits de cette nouvelle vie en communauté. Les membres de l’équipage ne le voyaient sans doute encore que comme un nouveau, un intrus mais ce genre de chose prenait du temps et il avait la certitude que faire ses preuves ne ferait qu’accélérer le processus.
La première de ces preuves serait de rattraper son échec et de ramener cette demoiselle, saine et sauve.







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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeMer 6 Aoû - 17:31


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« Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! »
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Ainsi donc, si les deux forbans n'étaient pas certains d'embrasser le même louable objectif, ils savaient désormais que tous deux partageaient une passion commune, celle de la musique et, peut-être plus largement, celle de l'expression artistique. Ça n'avait pas l'air de grand chose, lorsque l'on relativisait à l'échelle mondiale et que l'on considérait que bien des bandits passaient leurs journées à écouter le son d'un violon ou d'une guitare, mais cela permettait au moins à Nakata de comprendre qu'il avait quelques points communs avec Kyoshiro, ce qui n'était pas non plus à oublier. Voyager avec des personnes qui ne possédaient pas les centres d'intérêt, ça ne pouvait pas réussir, pas à long terme en tout cas. Les tensions avec Méliandre en étaient d'ailleurs probablement la cause : malgré des semaines de navigation ensemble, le blondinet n'était pas certain de pouvoir citer trois choses qu'ils appréciaient tout deux, mis-à-part leurs camarades... Et encore. Après tout, la vampire avait bien essayé de tuer Damon une fois ou deux, alors même les camarades ne semblaient pas être un centre d'intérêt commun. Chassant la funeste demoiselle de ses noires pensées, le capitaine de Tengoku no Seigi se concentra davantage sur le bretteur tandis que ce dernier prenait la parole à son tour. Constat rassurant : le logia semblait considérer également la noirceur de l'humanité actuelle, même s'il choisissait de prendre de la distance vis-à-vis le Gouvernement Mondial. Sur ce plan-là, le Schichibukai ne pouvait qu'approuver : le fait que les hauts gradés du Gouvernement Mondial soient des humains prouvait de toute façon que la faction ne faisait pas tout. Les hommes viciés étaient décelables dans chaque groupuscule, qu'il oeuvre pour le bien ou non... Mais malgré tout, la marine et les Tenryubitos conservaient un système favorisant largement les injustices de toutes sortes. Le Fenice écouta la suite des paroles de l'épéiste, qu'il approuva une fois de plus d'un sourire amusé. Alors comme ça, lui aussi voulait changer ce Monde, hein ? Lui aussi voulait être un rouage dans le complexe mécanisme de l'humanité, pour le faire tourner dans le bon sens ?

Après un instant de silence, un air satisfait sur le visage, le jeune zoan fit à nouveau quelques accords distraitement avant de répondre à son collègue, probablement aussi déterminé que confiant :

-Nous servons à quelque chose. Nous faisons entendre la voix des contestations à travers le monde... Et c'est déjà un premier pas glorieux vers l'équité absolue.

Ça n'était qu'en combattant que Tengoku no Seigi pourrait jamais faire entendre ses revendications... Même de par sa place de Schichibukai, le blondinet avait la douloureuse certitude qu'il pourrait utiliser les mots autant qu'il le souhaiterait sans jamais rien pouvoir changer. Lui, l'artiste de naissance, l'écrivain émérite et le peintre de talent, le musicien persévérant et le sculpteur méticuleux, ne pouvait plus changer les choses avec ses seuls arts. Nakata avait, et ce depuis quelques années déjà, accepté l'éreintante conclusion que le Gouvernement Mondial était de ces choses-là qui ne se mouvaient pas à moins de les bousculer profondément. Et c'était en frappant violemment que le Phoenix comptait le faire collapser. Il allait l'abattre de toute sa puissance et de toute sa rage, tout simplement. Poussant un léger soupir en cessant de laisser ses doigts parcourir les cordes, le blondinet prit la parole à nouveau, ajoutant avec une ferme conviction :

-L'injustice d'aujourd'hui se cache derrière le système politique corrompu qui la sert. L'arbre est condamné à mourir si le mal atteint ses racines.

Plutôt satisfait de cette petite analogie pour le moins ludique, le jeune homme leva les yeux vers Kyoshiro avec un nouveau sourire, les yeux pétillants d'une complexe lueur de fierté et de malice :

-Si les dirigeants donnent l'exemple au citoyen alors il faut faire en sorte que l'exemple soit le bon.

Bien évidemment, le Fenice n'était pas assez orgueilleux et arrogant pour penser qu'il ferait un bien meilleur exemple aux yeux du peuple... Après tout, choisir d'agir par la force, quitte à mettre un nombre importants d'innocents en danger, c'était là une solution extrême. Toutefois, aux grands maux les grands remèdes.

-"Mieux vaut agir une fois avec les mains que de regarder mille fois avec les yeux."

Cette citation, l'écrivain ne l'avait que trop approuvée. Elle démontrait aisément et efficacement que l'action était certainement le seul moyen de faire avancer les choses. Même si toute l'humanité entière pouvait maudire le Gouvernement Mondial, tant qu'elle se cantonnait à le faire mentalement sans se faire entendre, jamais la situation ne pourrait avancer de quelque manière que ce soit. C'était pour cela qu'il se battait. C'était pour cela qu'il se levait, chaque matin, prêt à affronter les pires ennemis et les légions acérées d'épées adverses.
C'était pour cela qu'il était mort, Hato.

Une fois de plus, le blondinet leva le regard vers les cieux ponctués de tâches blanchâtres, poussant un soupir amusé. Désormais, et même s'il ne l'acceptait pas pour autant, il comprenait pourquoi son bras-droit était mort. Il était mort en héros, en se battant pour ses convictions, droit et courageux jusqu'à la fin. Il n'y avait pas de plus belle mort pour un justicier. C'était avec un apaisement et une quiétude qu'il n'avait plus ressenti depuis des dizaines de jours que le capitaine tourna les yeux vers son camarade, prenant une nouvelle fois la parole :

-Merci, Kyo'. Je viens tout juste de comprendre un truc.


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Tadake Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku]   Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! [PV Tengoku] Icon_minitimeJeu 7 Aoû - 3:35






Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli !













Le plus dur lorsque l’on intégrait un groupe ou une communauté c’était de savoir si on allait pouvoir s’entendre avec ses membres, si on allait pouvoir accorder nos visions des choses et peut-être se trouver quelques points communs sur lesquels baser des relations et bon nombre de discussions. Malheureusement pour le jeune homme, les évènements s’étaient enchaînés si rapidement ces derniers temps qu’il n’avait pas pris le temps de connaître les membres de l’équipage ou de connaître l’équipage dans sa globalité…et aujourd’hui il voulait faire amende honorable en commençant par connaître celui qui lui avait si généreusement tendu la main sur Graou island. Cet homme ne se voyait pas comme un leader, un meneur d’homme ou un futur conquérant et sa vision des choses plut beaucoup à Kyoshiro : il se voyait comme le porte-parole de ceux dont la voix n’était plus prise en compte depuis bien trop longtemps. Cette petite tirade parvint à arracher un sourire au jeune homme qui fut assez soulagé de voir un chemin commun se dessiner entre lui et son capitaine…c’était un bon début. Le capitaine semblait persuadé que la corruption était née du gouvernement et le jeune homme, dans sa courte expérience, avait vu les effets d’une telle corruption dégouliner le long de l’arbre jusqu’à en toucher et envelopper les racines. Suivant donc l’analogie de son capitaine, le jeune bretteur soupira un court instant avant de lancer avec un petit sourire en coin :

« J’imagine que tu as vu le sommet de l’arbre, et moi les racines. »

Le blond avait vu la source de la corruption, ou du moins celle qu’il supposait être la source, tandis que le garçon n’avait cessé de croiser des hommes et des femmes corrompus par ce mal profond. Kyoshiro se posa donc l’éternelle question qui semblait se référer à celle de la poule et de l’œuf : qui avait corrompu qui ? L’expérience avait montré que l’humain pouvait facilement se corrompre l’humain tandis que le capitaine était persuadé que la corruption venait d’ailleurs. Marchant jusqu’au mât du navire et s’adossant à se dernier, le regard du jeune homme se perdit dans les cieux alors qu’il se faisait plus pensif. Quelques secondes plus tard il soupira comme pour se donner du courage avant de lâcher :

« J’ai toujours fermement cru que l’homme était foncièrement bon, et je le crois encore. Mais ces dernières années m’ont montré une vision différente des choses…plus sombre. »

Mais malgré tout ce qu’il avait pu voir ou entendre le jeune homme ne perdait pas sa foi en l’être humain car il avait rencontré des gens merveilleux dont la persévérance et la gentillesse étaient dignes de louanges. Quelqu’un de mauvais serait-il capable de cela ? Non, donc l’homme n’était pas foncièrement mauvais contrairement à ce que l’on voulait bien lui faire croire. Laissant désormais son regard se perdre dans la petite ménagerie qui était venue assister au petit duo musical, le garçon continua avec un :

« Les gens cherchent toujours des coupables pour avoir quelqu’un à haïr pour ce qui leur arrive, pour les malheurs qui les frappent. Mais… »

Il ne voulait pas le dire mais il l’avait pensé plus d’une fois. Si ce n’était pas une généralité, beaucoup de personnes étaient les seules responsables de leur malheur pour avoir désiré plus qu’elles ne devaient, pour avoir convoité ce qu’avait leur voisin ou pour avoir désiré des changements drastiques dans leur vie. L’homme cherchait toujours à avoir ce qu’il n’avait pas, il cherchait toujours à avoir plus pour rendre sa vie pour douce et agréable…malheureusement certaines personnes étaient plus prêtes que d’autres à prendre de difficiles décisions pour acquérir ce qu’elles désiraient. Il refusait de le dire, il refusait de dire que certaines personnes n’avaient qu’à regarder dans un miroir pour trouver le coupable de leurs souffrances car cela aurait rendu ce constat bien trop réel pour lui. Toute sa vie durant il n’avait fait que chercher des excuses pour pardonner à quelqu’un ses mauvaises actions, le justifiant pour le fait que la situation l’y obligeait ou que c’était le seul moyen de se sortir de la pauvreté et, à force d’agir de la sorte, il avait eu la mauvaise manie de tenter d’excuser tout le monde…sauf les plus vils criminels, bien entendu.
Comment discerner le bien du mal ? Comment discerner l’excusable de l’inexcusable ? Il ne le savait pas et commençait à penser que, peut-être, par le passé il avait pu pardonner à des gens qui ne le méritaient nullement et qu’il se trouvait donc être aussi coupable qu’eux. Pour faire le bien, pour montrer l’exemple comme son capitaine le disait si bien, il devait être irréprochable et ne pouvait se permettre de laisser passer le mal à travers les mailles du filet car il irait infecter quelqu’un d’autre, quelque part. Malheureusement il ne pouvait avoir l’assurance d’avoir toujours été sans faille et cette pensée semait le doute en lui. Il commençait à envisager que chaque personne pouvait être responsable de son sort et il refusait de l’admettre, il refusait de le dire pour rendre cette pensée bien réelle. Ce n’était pas comme ça qu’il avait été éduqué, ce n’est pas comme ça qu’il avait grandi et il ne voulait pas arrêter de croire en l’être humain. Ni maintenant, ni jamais.
Refusant donc d’admettre cette réalité et préférant la faire passer pour une simple pensée passagère, le jeune garçon baissa la tête et arrêta son speech avant de souffler, comme pour se raviser :

« …non, oublie ça. »

Il était encore trop tôt, beaucoup trop tôt pour commencer à partager avec les capitaines ses doutes. La confiance n’était pas encore acquise, il devait encore faire ses preuves et le voir commencer à douter de la sorte pourrait ne pas jouer en sa faveur et ce n’était absolument pas ce qu’il souhaitait. Peut-être plus tard, peut-être après tout cela il aurait le temps de se remettre en question et de se poser les bonnes questions mais il n’était pas en pleine possession de ses moyens pour s’interroger de la sorte. Aussi pénible que cela puisse paraître, cela attendrait la fin de cette petite mission de sauvetage…peut-être que le temps lui donnerait les réponses tant désirées.
Et enfin, après cette petite discussion, le capitaine lança une phrase qui acheva de convaincre Kyoshiro qu’il avait fait le bon choix en attrapant cette main tendue. Tout comme le jeune bretteur, le capitaine était un homme qui préférait l’action à l’observation passive, préférant regretter ses actions que d’avoir des remords pour n’avoir rien fait du tout. Le jeune bretteur regrettait de ne pas avoir mené son action jusqu’au bout lors de l’enlèvement de la demoiselle, mais il était à peu près sûr qu’il n’aurait pas pu se pardonner s’il était resté les bras croisés.

« En espérant que le remède ne soit pas pire que le mal. »

Pendant quelques secondes tous les deux restèrent pensifs, réfléchissant à ce qui venait d’être dit et ce fut le jeune blondinet qui éclata cette bulle de silence en remerciant le jeune homme pour lui avoir fait réaliser quelque chose. Relevant la tête avec des yeux ronds, symboles de la surprise qui s’était emparée de lui, le garçon laissa échapper la curiosité de sa bouche en demandant :

« Hum ? Quoi donc ? »









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Fenice Nakata
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« Faire rire, c’est faire oublier. Quel bienfaiteur sur la terre, qu’un distributeur d’oubli ! »
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Au final, même s'ils semblaient tout deux avoir connu un parcours différent, et qui ne se ressemblait probablement en rien, Kyoshiro semblait croire qu'ils pouvaient se compléter pour obtenir une notion plus complète et correcte de ce qu'était la corruption au sein de ce Monde. En réalité, pour Nakata, les choses étaient un peu plus complexes : même s'il était vrai que, plus par choix que par expérience, il s'attardait davantage sur l'avidité et l'égocentrisme du Gouvernement Mondial, il avait parfois eu l'occasion de les observer chez de normaux civils ou de sanguinaires forbans. En ce sens, il était vrai que le bretteur n'avait pas tort : les péchés ne touchaient pas que le haut de l'échelle, et peut-être que cela voulait renvoyer à une constatation encore plus funeste que celle à laquelle le Schichibukai était arrivé par le passé. Si seulement ce n'était pas l'humanité qui était impure et instable à cause du Gouvernement Mondial, mais tout simplement l'inverse ? A vrai dire, le capitaine n'était pas certain de pouvoir donner la preuve absolue que ce n'était pas le cas, que l'homme était foncièrement bon... Toutefois, il avait toujours fait en sorte de considérer cela comme acquis. Pourquoi ? Probablement parce que dans le cas contraire, il ne pourrait s'empêcher de souffrir en considérant que l'homme possédait un destin inflexible, et que l'esclavagisme ainsi que toutes les autres pratiques honteuses qui visaient à améliorer le confort d'une minorité au détriment des vies d'une large majorité étaient ainsi irrévocables. Ceci étant, en poussant la réflexion, notre jeune protagoniste pouvait également en arriver à une autre conclusion, plus optimiste : son cas personnel ne suffisait-il pas à démontrer que l'homme n'était pas constamment mauvais ? Il avait croisé d'autres personnes admirables, tout au long de sa vie, pour le renforcer dans cette idée... Holly, Hato, Raphaël, Element, Kururu, Lilianna, Daisuke, Damon, et hypothétiquement celui qui lui faisait face, Kyoshiro... Le Fenice comprenait en songeant à eux que toute l'humanité ne pouvait pas souffrir des mêmes vices. Ainsi, pour lui, la conclusion était claire et brève : c'était le Gouvernement Mondial, au-dessus duquel siégeaient probablement tout un tas de viciés et véreux personnages, qui avilissait ainsi toute une population en la transformant en de tels monstres sanguinaires de cupidité. Et en pensant cela, le Phoenix ne pouvait que posséder encore plus de motivation à faire bouger les choses, pour ceux qui souffraient. Un pacifiste lui aurait probablement déclaré que la situation politique actuelle, si elle n'était pas parfaite, était plus acceptable qu'un monde en ruines... Et il n'aurait pas tort. Mais malgré tout, le musicien ne pouvait pas juste regarder là, immobile, le monde qui l'entourait décrépir petit à petit. Décadence, dépravation et injustices étaient autant de maux qu'il ne pouvait pas supporter les bras croisés et la bouche cousue.

Quand son compère lui demanda des précisions vis-à-vis de ce pour quoi le capitaine l'avait remercié, ce dernier se contenta d'un bref sourire en fermant les paupières un court instant. Quand il ouvrit à nouveau les yeux, ce fut pour fixer les cieux azurs avec une pointe d'amusement qui avait pourtant disparu depuis bien des jours. Le blondinet prit alors la parole, calmement et brièvement :

-Et bien, disons simplement... Qu'il vaut mieux mourir en portant haut ses convictions plutôt que de vivre dans la faiblesse et la lâcheté.

Oui. En voyant les choses ainsi, Nakata pouvait plus aisément comprendre les nombreux sacrifices de ses proches qu'il avait dû endurer jusque là. Ces morts qui l'avaient parasité pendant tant d'années commençaient petit-à-petit à relâcher leur étreinte. Bien sûr, tout ne serait pas immédiat, et il aurait probablement d'autres périodes plus négatives, mais pour le moment... Le Schichibukai était juste heureux d'en être arrivé à cette constatation. Et maintenant, le leader de Tengoku no Seigi comprenait également que s'il devait donner sa vie pour permettre à son équipage de continuer vers leurs objectifs respectifs, il le ferait avec grande joie. C'était désormais sa responsabilité, et elle l'incombait tout naturellement... Déposant sa guitare au sol et attrapant la belette dans ses deux mains pour la placer également sur le parquet du pont, le Phoenix se redressa en époussetant son jean d'un air satisfait avant de se diriger vers le bastingage sur lequel il posa ses mains, se contentant de scruter calmement et silencieusement la mer et les vagues. Il avait manifestement de très bonnes intuitions, pour avoir pris la décision de demander au logia de la lumière de les suivre s'il en avait envie... Ce gars n'était pas un forban comme les autres, intéressé par le profit et l'archaïque roue des désirs, au contraire. Et plus ils avançaient, plus les pirates rencontraient de camarades capable de leur prêter main forte... Namusa, Alidia et Kyoshiro en étaient la preuve parfaite. Graou Island avait été plus qu'utile pour renforcer leurs effectifs. Et le Fenice considérait que c'était là une merveilleuse chose : avec Time End, c'était le Nouveau Monde qui se rapprochait. Combattre un Yonkou ou même tout simplement un Nebula ne serait pas chose aisée s'ils étaient seulement une poignée de combattants émérites... Après cet instant de contemplation placide, le gouvernemental se tourna à nouveau en direction de son camarade tandis que le faucon venait se percher sur son épaule droite avec délicatesse et agilité.

-J'espère que tu conserveras toujours cette envie de servir l'humanité. C'est probablement la plus belle des qualités que d'être désintéressé.

Et les hommes parfaitement désintéressés étaient bien trop rares...


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