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 [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !

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Mori Ranmaru
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MessageSujet: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Mar 15 Juil - 0:07



L’attaque de mars avait fait de gros dégâts à travers les différentes factions qui s’étaient retrouvés confronté aux nombreux généraux. Partout où il avait mis les pieds dans le château, il se souvient que même s’il ne s’agissait pas d’un cadavre, c’était des personnes qui s’étaient battu jusqu’à épuisement de leurs forces et s’étaient écroulés comme des masses car il ne pouvait plus tenir debout, ou encore continuer le combat. L’avantage dans cette bataille était pour sa part, le fait d’être arrivé avec des camarades… Loyckh, Drake et la rencontre avec Lorn qui d’ailleurs n’avait pas été si longue que ça. Tout de suite, même s’il ne le montrait pas il était en confiance totale.

Il se souvient clairement de la façon dont se sont enchainés les évènements. Dès l’arrivé sur les lieux, il s’est retrouvé confronté à Shohei, un tireur d’élite du camp ennemi… Le combat ne dura pas longtemps avant de que les choses n’évoluent un peu. Après une stratégie réfléchit, il se retrouva nez à nez contre l’adversaire qui occupait le temps de Drake et Lorn, pendant que de son côté Loyckh faisait certainement semblant d’être en difficulté contre son adversaire du moment.

Mori n’avait pas la force nécessaire pour se confronter à Bataki, celui qui arrivait à tenir tête à ses compères. Il se contentant donc de tenir tête le temps qu'ils finissent de leurs côtés avec le tireur canin… Il s’en était fallu de peu pour que les choses tournent au drame. Mori eut finalement l’aide qu’il avait prévu et donc c’est à trois qu’ils arrivèrent à mettre leur adversaire au sol. De l’autre côté, Loyckh lui aussi passait aux choses sérieuses en calmant rapidement la femme logia, qui lui barrait la route. Après quoi ils prirent tous le temps de se régénérer avec l’aide de Mori qui lui pouvait soigner tout le monde sans trop de problème, mais au péril de sa vie.

Après un moment de pose, une personne apparu et leur imposa un choix. C’est là que tout vira au cauchemar sans que personnes ne s’y attendent. Dans un premier temps, Loyckh avança vers la salle du trône tout seul et les trois furent bloqués par le nouvel opposant qui n’était autre que la sœur de Makui. Drake passa du côté obscur de la force et Mori qui prévoyait toujours ce genre de choses, n’hésita pas à révéler une partie de son plan pour stopper Drake et cela marcha, mais au final son nakama avait fait cela pour troubler l’ennemi… D’un autre côté, il y avait aussi Lorn qui avança et Mori qui tombait sous sa propre lame en comprenant le but de Drake. Seul lui savait comment les choses allaient tourner pour sa vie, mais pas comment cela allait tourner pour la vie de Lorn… Alors qu’il feignait d’être mort, il sentit quelque chose de lourd se poser juste à côté de lui. Il entre-ouvrit légèrement les yeux et remarqua qu’il s’agissait du corps de Lorn qui venait d’être posé là, criblé de balle et une balle au milieu du front. C’est depuis ce moment que Mori Ranmaru combat différemment. Il utilisa pour la première fois, un pouvoir qu’il n’avait jamais utilisé auparavant… Son adversaire nomma cela le Haki des rois. D’après ce qu’on lui avait raconté, il venait de réveiller un pouvoir qui ne pouvait être obtenu par plusieurs personnes.

Après quoi la bataille fit rage dans l’enceinte du château et ils arrivèrent finalement à venir à bout des forces ennemies. Alors qu’il tenait son adversaire sur son dos, celle-ci s’échappa expliquant qu’il ne pouvait rien faire pour l’arrêter. C’est effectivement ce qui se passa, quand il essaya de faire quelques choses… Il était presqu’à bout de force. Il ne put donc rien faire pour améliorer la suite des évènements, lorsqu’il fut soudainement téléporter hors du château et se retrouvait à nouveau non loin du navire et voyait apparaitre ses amis de toujours. De plus, il remarqua l’arrivé de Marshall qui lui expliqua que depuis qu’il était rentré dans la fermeture éclair, il ne l’avait pas revu. Du coup, il s’est occupé des faucons en son absence. Mori lui raconta donc dans les détails, tout ce qui était arrivé exactement. Marshall lui parla sans problème de Makui et de ce qui s’était passé pendant son absence. Mori regarda autour de lui afin de voir si il verrait apparaitre Drake ou alors Mitsu, mais aucune nouvelle des deux personnes. Il prit donc la décision de les attendre là pendant quelques heures avant de repartir. Ils arrivèrent simplement après lui et donc débutèrent les soins sur le navire alors que Mori était de son côté. Pendant le jour qui passa, il débuta un livre écrivant l’histoire des personnages qu’il avait rencontré afin qu’on ne les oublie pas. Certes, ça avait été ses ennemis il avait tout de même été touché par leurs loyautés et leurs combativité à chacun.

En plus d’écrire sur l’endroit d’où il venait et sur les occupants, il prit le temps de s’entrainer à l’aide de ses faucons et de ses camarades de voyage. Le perfectionnement de son déplacement, la rapidité d’exécution de ses mouvements, la légèreté de ses pas, la vitesse de sa guérison… Il s’était mis avec l’aide de ses compères qui maitrisait le Rokushiki à essayer d’apprendre leurs styles de déplacement. Il fallait dire cela n’avait rien de facile quand on utilisait déjà un style prédéfini de technique. Dans tous les cas, cela lui permettrait dans l’avenir de pouvoir tenir tête à des adversaires comme Loyckh qui utilise ce genre de technique.

Le jour passa assez vite et tout le monde semblait se remettre de ses blessures de guerre ou plutôt se rétablissait comme il pouvait, mis à part Mori qui lui avait presque récupéré entièrement ses forces. Il prit donc une décision simple, pas de quitter l’équipage mais de partir en vadrouille pendant un temps et là il verrait comment les choses évoluent suite au évènement de Mars. Il y avait plusieurs personnes qu’il désirait revoir et notamment cette personne qu’il avait soignée il y a quelques temps déjà sur North Blue. Il était sur de l’avoir aperçu lors de la bataille… Il partit non seulement à sa recherche, mais aussi à la recherche de Loyckh. Une nouvelle aventure commençait donc pour Mori et ses acolytes qui avaient pour but de se retrouver de conquérir l’île de Kuraigana. Avec les évènements récents, il avait accumulé assez de force pour venir à bout chef des Humandrills et le détrôner… S’il arrivait à faire ça, il pourrait facilement pénétrer dans le château y voir ce qui s’y cache et donc par la même occasion terminer son exploration de l’île.

Il ne passa donc pas par quatre chemins et avec son équipe de choc, il fonça directement vers le château éliminant les Humandrills les plus faibles se mettant sur leurs chemins. Il fallait dire qu’à six les choses étaient beaucoup plus simples. Seulement, une personne attira l’attention de Mori qui e trouvait sur le dos de Tsubaki… Il remarquait une silhouette qu’il connaissait beaucoup trop en train d’éclater également des Humandrills. Sans attendre longtemps, Mori se laissa atterir au sol et ordonna à Tsubaki de surveiller les alentours tout en attaquant les Humandrills. Dès l’instant où il posa un pied au sol, il fut directement attaqué par un groupe d’humandrills contre lesquels il engagea un combat. Tout en se rapprochant de Drake qui semblait complètement perdu.


Encore toi ? Tu fous quoi là ?

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Drake Kotori
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Dim 20 Juil - 23:55



L'oiseau avait pris son envol. Il n'était maintenant plus un Sen'Paku, ou du moins, il ne l'était plus pour le moment, et même pour un bon moment. Il avait quitté le bateau, il avait quitté son capitaine, il avait quitté son poste, il avait quitté l'équipage. Il était maintenant libre, libre de s'accaparer le vent pour prendre son envol, il pouvait partir, pour devenir le plus féroce des oiseaux de proie, le plus dangereux. Il n'avait qu'un souhait : devenir plus fort, s'endurcir et finalement, ne plus rien craindre. Et cet oiseau avait décidé de sortir de sa cage pour se jeter dans une forêt sombre, inquiétante, qui ne valait certainement pas les îles de South ou East Blue. Rien ici n'était, ou du moins ne semblait, hospitalier. Les bois étaient sombres, avec une impression étrange laissée derrière elles. Une légère brume grimpait sur mes chevilles et les seuls sons qui pouvaient avoir la chance de nous parvenir était des bruits de végétal dans la forêt, ainsi que certains croassements. Le ciel, quant à lui, était tout aussi noirâtre, avec un halo pâle tentant vainement de le percer, sans succès. Le cercle spectral avait tout de même le mérite de faire ressortir de cette noirceur trois formes distordues. Trois montagnes bien étranges à vrai dire. Tout dans ce lieu ne renvoyait qu'à un seul et unique mot : « ténébreux ». Tout était ténébreux.

Cela ne faisait pas longtemps que j'avais dépassé la plage, pour passer entre ces arbres dont l'apparence était presque fuligineuse... Peut-être deux heures à marcher, tout au plus. Et plus j'avançais, plus je me disais que j'aurais dû quitter l'équipage sur la prochaine île. Non pas que tout cela m'angoissait, loin de là. Je n'étais pas ce genre de lopette qui commençait à claquer des dents par le simple fait de voir du noir. Il en fallait plus que cela pour m'effrayer, bien plus même. Mais cette destination semblait inhospitalière... Il n'y avait aucun bâtiment en vue, presque que de la forêt. De plus, pour l'instant, je n'avais rien trouvé sous la dent, aucune bête... Peut-être était-ce parce qu'il faisait sombre et que je portais des lunettes noires, mais c'était déjà quelque chose à prendre en compte. Quitter à laisser l'équipage derrière, autant le faire sur une île où il fait bon vivre, non ? Le plus étrange n'était pas. Il s'agissait du fait que j'avais la véritable impression d'être épié, tout au long de ma marche. Certaines fois, il me semblait même voir brièvement apparaître des pairs dieux me surveillant. Je n'étais pas censé être paranoïaque et ce n'était certainement pas une illusion d'optique... On me regardait, et ce « on » n'était pas seul. Finalement, je n'étais peut-être pas seul, et il y avait peut-être des bêtes dans cette forêt. Mes réflexes étaient déjà prêts à agir, même si j'allais certainement avoir du mal à me battre entre ces arbres, quoi que soit ce « on ».

Mais étrangement, rien ne me sauta dessus. Une trentaine de minutes plus tard, je sortais du bois sans dégâts, mais surtout sans mauvaises rencontres. Et puis, comme quoi, les arbres ne recouvraient pas entièrement l'île, il pouvait y avoir d'autre chose à voir. Mais alors que je m'attendais à tomber sur une clairière, une plaine, ou quoi que ce soit avec seulement de la terre, de l'herbe et des fleurs, la vue qui s'offrit à moi m'étonna. Il y avait devant moi un village... Un ancien village, avec la forêt qui l'entourait. Des ruines, visiblement. Voilà qui expliquait tout. S'il y avait plusieurs ruines comme celles-ci, il était tout à fait normal qu'il n'y avait personne dans les parages. Profitant de l'espace, je pris pour cible un petit muret, assez bas pour que je puisse m'y asseoir sans problème. Pour me reposer, je sortis alors une petite bouteille de saké que j'avais pu chourer dans le réfrigérateur pour le mettre avec mes affaires et ainsi partir en paix... Oui, bon, certes, en réalité, je n'en avais pas pris qu'une, mais il fallait bien se faire les stocks en prévision d'une attaque surprise de zombies non ? Il fallait toujours tout prévoir, c'est ce que je faisais. Et non, je ne cherchais pas d'excuse pour picoler en paix ! Et puis d'abord, il n'y avait pas besoin d'excuses pour picoler, toutes les occasions étaient bonnes pour picoler. De plus, j'étais seul ! Les meilleures compagnies possibles étaient donc mes petites bouteilles.

Enfin, j'étais seul... C'était ce que j'avais cru au moment où j'avais attrapé ce récipient. Mais j'avais bien vite changé d'avis. Des pas se faisaient derrière moi. Discret, mais pas assez. Rapidement, je me rendis compte qu'il n'y avait pas qu'une personne... Ou une chose. J'étais toujours de dos, mais eux étaient plusieurs. On ne pouvait vraiment pas être tranquille... Je pris le temps de terminer la dernière goutte de mon saké, avant de me lever péniblement en prenant appui sur mon genoux, sans oublier de laisser échapper un petit soupire. Enfin, ils se montraient. Lentement, je me retournais, pour enfin voir à qui j'avais à faire. Surprise ! Tout à fait surpris, mes hypothèses se confirmèrent : ce n'était pas qui, mais quoi. Devant moi se tenait un groupe de singes. Oui, de singes, sur tous sur leurs pattes arrières et aux allures menaçantes... Mais ce n'était pas le fait qu'ils se dressent sur ses membres inférieurs qui les rendait menaçants, loin de là : ils étaient tous armés. Lames, aiguisées pour la plupart, émoussées pour quelques-unes d'entre elles, en tout genre. Allant de la hache à l'épée, en passant par le sabre et les couteaux. Certains étaient même armés de fusils et mes gardaient en joue. Voilà donc les yeux qui tenaient tant à m'épier... Mais sérieux, c'était quoi ces singes-là... Depuis quand un singe pouvait utiliser des armes ? Et vu comment ils les arboraient, il ne faisait aucun doute qu'ils sussent s'en servir. À ce stade-là, ce n'était plus des singes, ni même des bêtes, c'était des montres ! Et ils pouvaient même communiquer... D'après les grognements qu'ils se lançaient et dont les autres répondaient. Ok, où est-ce que je pouvais bien être tombé encore une fois...

Vu comment tout ça se présentait, j'allais probablement en latter certain. Et inutile de leur parler, il n'était pas certain qu'il comprenait la langue « humaine ». Je doutais aussi pouvoir m'en aller sans qu'ils ne réagissent. S'ils venaient m'accueillir en gang, j'imaginais que la cause en était que j'avais osé fouler leur territoire ! C'était une pensée que je ne comprenais vraiment pas chez les animaux... La conception du territoire. Si un autre était sur ton sol, il était irrémédiablement destiné à se prendre une raclée. Une pensée bestiale, il n'y avait pas à dire. Mais dans ce cas, le mieux à faire n'était-il pas de réquisitionner ledit territoire ? S'ils venaient se battre pour un sol qu'ils avaient fait siens, contre quelqu'un qui n'était visiblement pas là pour s'accaparer ce sol... Autant bien se mettre des baffes. Ils ne devaient pas y avoir que ce groupe sur cette île... Et vu comment ils me disaient bonjour, les autres allaient certainement faire de même. Ainsi donc, si je voulais me retrouver tranquille, je pouvais carrément aller dans le même sens de cette pensée bestiale et me battre pour ce « territoire ». Seulement, à l'inverse d'eux, je ne le ferai pas pour le garder, mais pour le prendre ! Si ce vieux gouvernemental m'avait renommé un jour " le Taureau aux sept cornes " sur East Blue, ce n'était pas pour rien au fond. J'étais un taureau, ils étaient des singes, nous étions des bêtes, et il nous fallait nous battre pour un territoire... Enfin, si c'était bien comme cela qu'ils pensaient. Au fond, j'avais quitté l'équipage pour m'améliorer et devenir plus fort... Si me faire tous ces primates me rendrait plus fort, alors je n'étais pas contre. Et s'il me fallait passer sur tous ceux de l'île pour pouvoir en ressortir avec une meilleure maîtrise, je ne refusais absolument pas !

Une bouteille dans la main, le pommeau de mon sabre dans l'eau, j'attendis, et rien ne se passa. Alors qu'eux discutaient, je me faisais totalement spectateurs. Deux singes finirent alors par s'approcher. En réalité, de ce que je pouvais en voir, ils voulaient tous les deux m'affronter et ne parvenaient pas à se mettre d'accord. Au final, ils avaient tous les deux choisis de se charger de moi. Pas très équitable, mais bon... Même s'ils étaient armés, ce n'était, au fond, que des primates. Mêmes s'ils s'apparentaient à des primates dangereux plutôt qu'à autre chose. Il n'y avait qu'à regarder ces deux-là... L'un était armé de deux dagues, alors que l'autre avait une hache entre les deux mains. Mais attention, ce n'était pas le genre de hache pour couper du bois, ou même la simple francisque... Ce n'était pas du tout ce genre d'arme de fillette, non, il avait dans ses pattes une véritable hache de guerre, le genre de jouet qui, avec la puissance nécessaire et la force d'inertie, faisait sauter un mur sans problème... Oui, certes, pour moi-même, ce n'était pas un challenge de faire tomber un mur en petits cubes, mais là, c'était quand même des singes ! On m'avait peut-être appris à ne jamais sous-estimer mon adversaire, mais est-ce que là, la règle était toujours effective ? Ne cherchant pas à me poser plus de questions et voyant qu'ils n'étaient pas décidés à se lancer sur moi, je n'hésitais pas à me servir de la bouteille dans ma main comme projectile. Cette dernière, partant comme une flèche, alla heurter le visage de la bête, me laissant champ libre pour attaque l'autre.




Faisant tourner ma vitesse et mes techniques de célérité à plein régime, je disparus de ma position initiale, pour apparaître à son niveau, déjà dans les airs. Je n'avais pas perdu de temps pour sauter et ainsi laisser partir un puissant coup de pied au niveau de l'épaule de mon premier adversaire. Il n'était pas aussi lourdement armé que l'autre, par conséquent, avec son agilité de singe, il n'eut pas de problème à parer l'attaque. En me laissant retomber, je dégainais Shûsui... Il était enfin temps de voir si la légende de cette arme était vraie. Avant même de reprendre mes appuis aux sols, je visais déjà la cheville. L'avantage d'un singe, était son agilité. Même moi, qui avais pourtant un style de combat se basant sur la vitesse et l'agilité, je ne pouvais rivaliser sur ce plan-ci. Il me fallait donc saboter tout ça ! Le corps était tout plein de tendons... Si je visais les chevilles, il ne pourrait plus marcher, si je visais les épaules, il ne pouvait plus utiliser ses bras. Celui-là ne semblait pas très fort et il ne me fallut pas beaucoup de temps pour le dominer, et ceux, même si je ne m'avais pas encore fait la main avec Shuusui. Il fallait bien le dire, on racontait qu'il était tellement solide qu'un troupeau d'éléphants pouvait le piétiner, il ne se briserait pas, mais en contre-partie, c'était une arme assez difficile à manier : elle était plus lourde que les autres. Lorsque Yubashiri sortit de sa gaine, le destin de ce foutu primate était scellé.

Il était habille, mais ce n'était certainement pas assez pour me vaincre. Un coup... Deux coups... Trois coups. Ses dagues ne faisaient pas le poids. Ce fut à mon tour de m'acharner. Je réussis à lui faire une coupure... Puis deux... À frôler un tendon, de justesse. Petit à petit, sans qu'il ne se rende forcément compte, il se rapprochait de la défaite : mon style de combat, somme toute assez basique, commençait à prendre en graduation. Je bougeais toujours à peu plus, jusqu'à arriver à ce que j'appelais mon Muryo Tori no Kenjutsu, je n'étais peut-être pas aussi agile que lui, mais j'avais tout de même de quoi faire ! Très rapidement, j'en venais à le désarmer, pour au final en finir avec un magnifique Jōbu no ken. Un coup, un autre, et une fois en l'air, c'en était fini. À ce même moment, je me rappelais de l'autre à l'énorme hache ! Et alors que celle-ci fonçait sur moi, ce fut de justesse que Shuusui vint l'arrêter. Ce ne fut qu'à ce moment que je me rendis de la puissance que pouvaient avoir ces singes. En sollicitant ma propre force et en usant de cette particularité qu'avait Shuusui, je pus parer le coup, à la dernière minute. Malgré tout, ce fut assez pour faire vibrer mes muscles. Il ne fallait absolument pas se prendre un coup de cette hache, auquel cas, je doutais pouvoir me relever.

À ce moment-là, je rangeais Yubashiri, pour sortir mes autres lames et ainsi adopter mon Shishitoryu. Deux autres singes se détachèrent du groupe, pour foncer vers moi. Ceux-ci ne représentaient aucun danger, les envoyer paître se trouva donc aisé. Mon attention se rapporta alors sur mon premier adversaire, et, avant même que je ne me jette sur lui, un étrange individu fit son entrée en scène. En réalité, il était aussi étrange que moi et il s'agissait de quelqu'un que je connaissais assez bien, pour avoir voyagé un peu avec lui, et pour surtout m'être battu contre lui, et à ses côtés. Il ne s'agissait que de Mori Ranmaru. Je savais qu'il m'était tout à fait possible de croiser l'équipage, nous étions après tout sur la même l'île... Mais si vite ! Il ne faisait que poser pied à terre, que ces foutus singes se jetaient déjà sur lui ! Sans vraiment m'attarder sur lui, je m'élançais sur ce monstre à la hache pour l'éclater, jusqu'au moment où, tout en frappant dans la masse, il s'intéressa enfin à moi.

« C'est plutôt à toi que j'devrais demander ça ! Bah là, pour l'instant, la vie est belle, on est sur une île paumée, j'me suis cassé de l'équipage et j'éclate des putains de singes qui sortent du trou d'balle de la forêt. Et toi, quel bon vent t'amène ? »








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Mori Ranmaru
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Mer 13 Aoû - 0:05



Il était bien insouciant pour un bretteur. Drake Kotori ne savait pas que les bêtes qu'il combattait n'étaient pas du menu fretin. Mori qui avait passé pas mal de temps sur cette île savait réellement, ce qu'il se passait quand on se frottait trop souvent à eux... Lui il avait un pouvoir qui lui permettait de tenir bon malgré la situation, mais Drake lui, a un moment donné il manquerait forcément de solution et surtout d'énergie devant ces animaux. D'autant plus qu'ils peuvent largement lui tenir tête, sans compter également leurs capacités de régénération à l'aide de leur salive. Bref, s'il ne faisait pas attention à lui et s'il sous estimait trop les humandrills, il n'en sortirait jamais indemne. Mori à son tour, essayait de se débarrasser comme il pouvait humandrills qui se mettaient en travers de sa route. La raison pour laquelle, il arrivait à se débarrasser des Humandrills plus facilement que Drake n'avait rien avoir avec la force, mais c'était plus de l'expérience du combat contre les concernés. En effet, le temps qu'il avait passé sur les lieux lui avait permis d'étudier tranquillement les bêtes et donc de savoir lesquels étaient moins fort que les autres.

Quoiqu'il en soit, Mori n'était pas venu sur l'île pour s'amuser. Il passait par là simplement parce que c'était le dernier endroit où il avait vu Loyckh avant de le revoir au Siège de Mars, donc si Mori lui-même avait été renvoyé au dernier endroit qu'il avait visité avant d'être téléporté chez Makui, il en était certainement de même pour son camarade de la Marine. S'il trouvait Loyckh, peut-être qu'il pourrait plus facilement trouver Halfken. Ce genre de personne ne peut pas passer inaperçu aux yeux de la Marine. Sa destination était donc le château, mais il savait qu'une chose lui barrerait la route et il ne pouvait pas passer seul... C'est la raison pour laquelle, il avait ramené avec lui tous ses amis de routes pour y arriver sans gros problème.

La stratégie était simple. Pendant que ses alliés font une percé au sol, lui passait par les airs pour faire un point sur la situation essayant de faire le plus de repérage possible. Le gardien du château était beaucoup trop fort pour lui actuellement, il ne voulait donc pas se risquer bêtement comme ça. Alors qu'il avait donc mit au point sa stratégie, il remarqua là présence de Drake Kotori qui venait complètement changer ses plans et lui permettrait de venir à bout du chef. Il s'arrêta donc sur sa route et entra en contact avec son camarade qui lui aussi combattait des Humandrills. Il s'adressa à lui comme à son habitude et comme à la sienne, il lui répondit comme-ci les choses toujours simples. Il ne resta pas longtemps sur ça et répondit tranquillement.

Je suis ici pour des recherches... J'ai laissé les autres non loin, mais il ne devrait normalement pas venir sur l'île. Mitsu lui va certainement faire un tour le connaissant, il n'aime pas rester sur place.

Tout en parlant il continuait de se battre. Il repoussait alors ce qu'il voyait et savait moins fort sans trop de problème. Après quoi, il commença alors à expliquer clairement à Drake la situation du lieu.

Les singes que tu vois n'ont rien de normal... ça tu t'en ais déjà rendu compte. Ce sont des Humandrills... T'expliquer ce qui s'est passé ici est beaucoup trop long, je peux te l'expliquer en chemin ce sera certainement plus simple. Si on s'attarde, ils vont vite nous avoir et crois-moi pour le temps que j'ai passé ici, je peux te dire qu'à la longue il est impossible de leur tenir tête, même avec un niveau comme le tien. Cependant, j'aurai bien besoin de ton aide pour la suite... Selon ta réponse, je t'expliquerais tout ce qu'il y a à savoir sur cette île.

Mori se mit donc à courir en direction du château tout en évitant les Humandrills qui lui sautaient dessus. Sa stratégie ne marcherait que si Drake acceptait de l'écouter. Si c'était le cas, le duo devrait une fois de plus combattre ensemble.

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Drake Kotori
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Sam 6 Sep - 21:56



Ces étranges singes n'avaient absolument rien de normal, mais ils avaient tout pour compenser cela. Ils avaient le bras fort, ils étaient puissants, ils étaient dangereux. Et c'était tout ce dont j'avais besoin ! Si j'avais décidé de quitter l'équipage sur cette île, c'était sur un choix tout à fait hasardeux, et si l'on me demandait pourquoi celle-ci et pas une autre, je serais certainement dans l'incapacité de répondre. D'un premier abord, je m'étais dit que j'avais fait le mauvais choix de terminus, mais à bien y regarder, je n'aurais pu demander mieux. Mais pourtant, cette île était morne, renvoyer aux ténèbres et à la nuit, soit à la mort, il y faisait une atmosphère lugubre et rien de bon s'y dégageait ! Oui, certes, mais je n'en avais cure du paysage. Tous ces singes, ou quoi qu'ils puissent être en réalité étaient forts, et tout ce qui m'importait : j'avais devant moi le programme d'entraînement parfait. Je ne pensais qu'à ça, et comment pouvais-je faire en sorte de penser à autre chose ? J'étais un dur, un bretteur, un samouraï et la seule quête à laquelle j'aspirais était celle de la puissance et la maîtrise parfaite de mon art, rien d'autre. Un artiste souhaitait continuellement devenir meilleur dans son domaine. Grâce à ce trou paumé, je pouvais devenir un bien meilleur épéiste. C'était décidé, ils allaient tous se faire latter le derrière ! Il n'y avait qu'une forme de défaite acceptable : la mort, et quel que soit la situation, je n'étais pas prêt à mourir, ils ne me faisaient absolument pas peur.

Dans un premier temps, il y avait ce macaque à la hache. Un singe était, sans conteste, doté d'une agilité hors-norme, mais son arme était bien trop lourde pour qu'il puisse se mouvoir correctement. À l'inverse, moi, je pouvais m'envoler, tant mes armes n'étaient absolument pas une gêne. Alors qu'il avait bloqué mon premier coup et que nos forces s'opposèrent, j'utilisais Yubashiri pour attaquer le flanc. Il esquiva habilement, et ce fut à ce moment précis que je lui donnais un coup assez puissant pour soulever la bête, et que celle-ci n'ait plus appui sur le sol. Mes deux armes étaient prêtes, et, dans mon ascension, je lui lacérai sauvagement la peau. À chaque coup, il prenait un peu plus d'altitude et cette fois-ci, sa robustesse ne pouvait le sauver. Chacun des coups d'épée se définissaient par une perte de quelques gouttes de sang. Il était agile, certainement plus que moi, mais dès lors où les deux premières frappes avaient été données, lui ne pouvait plus rien faire : le ton était donné, mon Jobu no Ken avait été placé. Nous arrivions alors à une hauteur respectable, et je lui laissais quelques secondes de répit... Il redescendit de quelques centimètres, entraîné par son poids, que, dans ma bonté infinie, je l'aidais à rejoindre plus rapidement le sol. Deux tranches bien placées, pour qu'il puisse s'en aller en paix. Et même, pour lui montrer à quel point je pouvais être toujours plus généreux, alors même qu'il rencontrait la terre et la poussière, je me ruais sur lui depuis les airs grâce à mon Taka no Rasshu. Coup critique.

Ce fut à ce moment précis, avec un timing parfait, que Mori choisit de me répondre. Il avait laissé l'équipage sur la plage, se doutant bien évidemment que la Torche partirait à l'exploration de l'île. Gin'kami était là pour des recherches... Y avait-il seulement quelque chose à rechercher sur cette vieille île paumée dans le rectum de l'univers ? Ne faisant pas plus attention au singe KO, j'attendis de voir si d'autres se présentaient... Aucun pour l'instant, ils paraissaient même étrangement calmes... Malgré tout, mes oreilles étaient restées particulièrement attentives à ce qu'allait dire mon frère d'armes. Et ses mots me furent plus qu'utiles, car il m'en expliqua plus sur la nature de ces choses. Ces singes se nommaient en réalité les Humandrills. Et pour ce qu'il en était de leur histoire... Je n'en avais pas grand chose à faire, tant que je pouvais cogner. C'était le sens de ma vie, donner des coups, frapper, faire saigner... En gros, ces fameux Humandrills allaient bientôt se transformer en littérales brochettes de singes.

« J'm'en balance que c'qui s'est passé ici, j'aime pas l'Histoire. Par contre, j'veux bien te suivre si je peux continuer à cogner. »

Un mouvement capta alors mon attention. Le Humandrill à la hache s'était, par je ne savais quel miracle, relevé d'entre les morts. En plus d'être agile et puissants, ils étaient résistants... Le combo complet y était. Néanmoins, le plus étrange ne fut pas qu'il put se remettre debout, loin de là ! En réalité, ce fut plutôt le fait qu'il sembla se servir de sa salive pour cicatriser ses plaies et ainsi arrêter le course de son sang. Il pouvait même se guérir... Bon, il manquait quoi maintenant ? À bien y regarder, on pouvait sans problème affirmer que ces foutus singes étaient craqués ! Mais ce n'en était que mieux pour se les faire. Malgré tout, je ne fis pas plus attention à lui et commençai à me mettre à poursuite de Mori pour ne pas le perdre. Le seul problème était qu'il n'y avait pas que nous, et que des Humandrills commençaient à nous barrer la route en voyant notre « fuite ». Ainsi, pour qu'ils ne gênent pas, je me servis de mon Nagareboshi no Rēsu. De cette manière, je pus progresser sans problème, tout en feintant ces monstruosités avec mes images rémanentes. Ils avaient beau être rapides, ils pouvaient toujours courir pour me rattraper, et c'était le cas de le dire ! Hé hé...








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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Lun 10 Nov - 0:21

Spoiler:
 



Sur cette île, l'homme joue la folie.

Daiki était toujours pied nu, raclant le sol avec la corne qui s’était formée pour protéger sa peau des cailloux et autres ennemis du corps. La plupart des branches cassaient sous son poids, et les feuilles s’émiettaient sur son passage. Il marchait tranquillement, son capuchon jaune rabattu sur sa tête tandis que le veston sans manches auquel il était lié montrait son corps sculpté à la sueur de son travail, alors que le reste du temps il se laissait tout simplement aller aux frivolités de l’existence : le sommeil, le soulagement de ses pulsions primales et tout autre sorte de jeux auquel le corps devait s’adonner pour relâcher la constante frustration qu’il encourait.

Le sourire carnassier sur les lèvres, l’ancien soldat traversait sans aucune peur les lieux où se trouvait une communauté de singes des plus dangereux. Ce rassemblement d’êtres au poil plus ou moins longs, à l’agilité largement supérieure à la sienne, ne rendait pas moins ce périple à l’issue incertaine palpitant. Il soupira longuement avant de remonter son pantalon en lin, écorché et en grand partie déchiré à divers endroits. Il avait l’air d’un pauvre homme perdu dans ces habits-là, mais nul doute que toute personne qui l’aurait approché aurait reconnu en lui un potentiel ennemi, un fou en liberté, un suicidaire sur pattes.

« - Venez ! Je vous attends, putain de macaques ! »

Sa voix rugit dans la forêt, déchirant à la fois l’air et l’obscurité aux alentours, brisant la succession de silence qui semblait s’imposer dans ces ruines. Et personne ne répondit à son appel de créature inférieure aussi insignifiante. Lui qui était né sous le signe de l’injustice, dont les gênes étaient issues de celles du loup et dont les deux canines aiguisées montraient ce rapprochement, lui qui avait eu tellement envie de liberté, lui qui avait massacré des innocents contre son gré… Ce gars-là n’obtenait même pas une réponse, pas une singerie de ceux qu’il cherchait désespérément à affronter, n’admettant de sa précédente défaite qu’une leçon de vie bien méritée.

Marchant dans la forêt, l’homme se heurta plusieurs fois à des morceaux de pierre ayant sûrement une valeur inestimable. Il crissa des dents à de nombreuses reprises en envoyant valser tel ou tel caillou dont des archéologues auraient pu tirer une histoire démesurément longue. En l’an très longtemps auparavant il y avait un temple qui s’érigeait ici et dans la pièce où était cette pierre, de l’encens était souvent brûlé, tu vois ? C’était le genre de remarque que pouvait se faire Daiki en regardant ces ruines insensées d’une civilisation éteinte, sûrement dominée à présent par des créatures dont il ne connaissait que la force pour en avoir aperçu une parcelle.

Le hors-la-loi se dirigea d’un pas agile et aidé par sa force surhumaine arriva près de l’entrée d’un temple en un saut. Il regarda l’édifice d’où sortaient des créatures qu’il avait affronté tout récemment. Cette fois-ci, il voulait un affronter qui pourrait mener à une issue concluante. Une victoire, ou la mort. C’était ça qu’il désirait. Pas de troisième option, pas de sauvetage improvisé. Quand l’un des singes le remarqua, il sonna l’alerte comme si le trésor de leur nation était caché derrière ces murs, comme s’il en avait quelque chose à foutre de leurs denrées. Tout ce qu’il voulait, c’était se battre, sans réfléchir, se battre à en crever… Se battre jusqu’à ce qu’il ait le souffle court, se battre, encore se battre, et finir sa vie en combattant un ennemi contre qui il n’aurait pas du lever la tête.

L’un des hommes singes s’avança avec une lance dans la main, il semblait convaincu de pouvoir vaincre l’ancien soldat avec une facilité déconcertante. Daiki n’aurait pas été aussi sûr de ce constat, et il le prouva en arrêtant la pointe du silex qui donnait son perçant à la lance à mains nues. L’animal sembla étonné dans un premier temps, mais il décida de se ressaisir rapidement, ce qui ne plut pas à Daiki dont le premier réflexe fut de s’emparer du tranchant de la lance, renversant l’arme vers son adversaire avant de l’éclater contre le crâne de celui-ci qui s’affala sur le sol, vaincu.

« - Qui veut m’affronter ?! »

Le jeune homme avait perdu son sang-froid. Il bouillait de l’intérieur, et cela serait peut-être son ultime erreur.
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Dim 30 Nov - 12:52




Courir. Courir, et suivre Mori ; courir, comme si notre vie en dépendait. Enfin, en l'occurrence, ce n'était pas nos vies qui étaient en danger, mais plutôt celles de ces joyeux macaques, qui risquaient de perdre un bras à chaque fois qu'ils se dressaient sur mon chemin. Sérieusement, qu'avaient-ils à vouloir nous empêcher de progresser de la sorte ? Nous ne leur avions rien fait, et c'était même eux qui étaient venus chercher les embrouilles. Qu'ils n'aiment pas les visiteurs était une chose, mais qu'ils en agressent à tour de bras en était une autre ! Oui, car, évidemment, si nous avions engagé le combat, ce n'était, pour moi, pas du tout de ma faute. Après tout, certes, j'avais été le premier à frapper, mais eux étaient venus me faire coucou avec les armes à la main. Comment pouvais-je réagir ? S'ils étaient venus me voir d'une manière tout à fait normale, soit sans arme à la main, j'aurais presque pu partager mon saké avec eux ! Si tant est que les singes puissent boire de la gnôle... Puis, Mori m'avait rejoint, pour m'inciter à mieux me diriger vers le château, pour une raison qui m'était pour l'instant totalement obscure. Déjà qu'il avait eu la merveilleuse idée d'insinuer que ces singes pouvaient me tenir tête sans problème, si en plus il faisait des mystères...

En réalité, en bonne brute, j'avais accepté de le suivre pour une seule et unique raison : cogner encore et toujours plus. Et j'avais été servi en chemin ! Il en surgissait de partout, à tel point qu'on pouvait croire que ce n'était plus qu'un simple gang, mais un véritable réseau ! Bien heureusement, ceux-ci n'étaient plus aussi gênant que les précédents, notamment celui que j'avais rencontré en tout premier. Ils se laissaient trop étonner par ma course et ma technique de célérité, et, de ce fait, il était simple de venir à bout d'eux en moins de trois coups... Et ceux qui en avaient justement reçu trois pouvaient se sentir fiers. Ils pouvaient faire cicatriser leurs blessures avec leur salive, et je n'allais pas cacher que c'était là fort utile, néanmoins, on pouvait facilement remédier à cela... Frapper assez fort pour que les blessures soient assez profondes et donc qu'ils aient plus de mal à se relever, si jamais ils n'y restaient pas. Il y avait quelque chose de grisant dans la vue du sang, surtout quand celui-ci surgissait grâce à la lame que nous tenions dans nos mains, et cette mystérieuse chose nous incitait à en répandre toujours plus, encore plus, verser le sang était un appel à la violence ; un appel à en verser toujours plus. Mais cette sensation n'était pas assez puissante quand il s'agissait de « Humandrills » qui tombaient, aussi résistants et bons combattants puissent-ils être, ce n'était pas de même que se battre contre un véritable guerrier, donc les battements du cœur n'étaient autres que le bruit des champs de bataille... Ainsi, cela m'empêchait de tout simplement planter ma lame dans leur torse, pour en finir plus rapidement. La violence et la rage que contenaient mes muscles et qui étaient partagées avec mes armes n'étaient pour l'instant pas assez intenses pour en arriver au stade suprême de la barbarie... Mais pourtant, malgré cela, ils continuaient à affluer pour toujours plus rejoindre le sol comme des masses inertes, qu'ils aient rendu l'âme ou pas.

Au loin, une silhouette sombre et massive commençait à se détacher par-delà les ruines et les arbres. Cela ressemblait sans conteste à un bâtiment, mais le plus étonnant était qu'il était debout, et en un seul morceau ! Pourtant, tout n'était que ruine, et même les simples façades n'étaient pas restées en un seul morceau, d'après ce que j'avais pu voir... Nonobstant cela, cette forme qui se dressait fièrement dans la semi-obscurité de l'île n'était certainement pas endommagée. D'ailleurs, il semblait que nous nous dirigions vers elle, puisqu'au fur et à mesure que nous progressions, elle grossissait. Après quelques courtes minutes de course en plus, il semblait bien qu'il s'agissait en réalité d'un manoir, voire un véritable château. Mais alors que nous courrions au travers des arbres et des quelques vieux bâtiment en morceaux, bien qu'ils fussent calmés, un nouvel Humandrill vint presque attaquer par surprise en me tombant littéralement dessus ! Grosse erreur. S'il pensait pouvoir me surprendre de la sorte, il allait en prendre pour son grade ! Il était impossible de surprendre un guerrier, un vrai, dans une situation telle que celle-ci. Nous étions coursés par des bêtes bien plus qu'hostiles et c'était une erreur pouvant s'avérer tragique de relâcher son attention. S'il n'avait pas compris cela, c'était que lui-même était un rookie... Après tout, même s'ils n'étaient que des bêtes, on ne pouvait pas dire qu'ils n'étaient pas intelligents, car si tel était le cas, ils n'auraient su manier leurs armes de la sorte. Sans réfléchir, j'esquivai la première attaque qu'il me portait de sa lame, avant de contre-attaquer sans me retenir.

Shuusui le taillada de bout en bout en allant de son flanc jusqu'à presque ses aisselles. Il n'avait pas fait le poids. Mais c'est à ce moment-ci que se présenta à moi un nouveau camarade, mais qui cette fois-ci m'était bien plus intriguant. Il y avait quelque chose en celui-ci qui me semblait étrange... Non pas qu'il soit tout même légèrement plus costaud que les autres, mais sa posture me semblait familière... Non, à bien y regarder, elle ne me semblait pas familière, elle l'était. Il se dressait presque exactement de la manière que moi. Il tenait son sabre de la même manière que je serrai Yubashiri ou Shuusui dans mes mains. Il se positionnait et prenait ses appuis de la même manière que moi... À tel point que j'avais l'impression d'avoir mon reflet devant moi, un reflet qui me renvoyait une image de Humandrills. Une lueur rageuse dans la pupille, il donna une impulsion de ses jambes pour se ruer sur moi. Il s'apprêta à faire abattre son sabre sur moi, mais je n'eus pas grand mal à interpréter l'attaquer qu'il allait me porter : la manière dont ses bras se levaient, agrippés au pommeau, pour découvrir légèrement le flanc gauche et ainsi laisser une brèche furtive et rapide, la manière dont il plaçait son pied gauche non pas devant lui, mais légèrement plus vers l'extérieur pour avoir non seulement un équilibre tout à fait correct, mais aussi de quoi pouvoir abattre tout son poids sur moi... Il m'imitait presque à la perfection, mais cela me donnait l'avantage de savoir ce qu'il allait faire, par conséquent, Shuusui se leva à son tour pour arrêter sa course folle.

Des étincelles furent arrachées, un crissement fut déployé. Il puait de la gueule. Et il sentait le fauve... Comment pouvait-il se battre de la même manière que moi, s'il ne faisait pas honneur à mon style ? Il schlinguait juste la mort là,, il n'avait même pas besoin de se battre pour buter son adversaire ! Néanmoins, ils restaient tout de même surprenants, non seulement ces grosses bestioles pouvaient se soigner, mais en plus de cela, ils avaient la capacité de recopier, apparemment, les styles de combat de ceux qui se dressaient devant eux... Très intéressant, mais nous allions maintenant voir ce qu'ils avaient vraiment, car il ne suffisait pas d'avoir le même style de quelqu'un d'autre pour être à sa hauteur ! Et j'allais évidemment mener mes « expériences » pour savoir jusqu'à quel niveau cela allait bien pouvoir les pousser. Je le repoussais. Et à mon tour, je partais à l'assaut. Un coup. Deux coups. Il réussissait à tous les parer et pire, le faisait de la même manière que je pouvais m'y prendre. Je me battais comme moi-même... Je pouvais sortir le grand jeu, déployer mes arcanes pour le réduire en charpie du mieux possible, mais c'était un pari risqué. En effet, s'il pouvait m'imiter, alors ce ne serait pas un problème pour lui de reproduire mes techniques, du moins, c'était ce que je pouvais en déduire ! Et puis, je n'en avais pas besoin pour le battre... Je connaissais mes forces et mes faiblesses, et s'il reproduisait bel et bien mon style, alors il détenait les mêmes faiblesses... Il me serait alors simple d'en profiter. De plus, s'il possédait dès lors mon Ichitoryu, il n'avait pas les mêmes capacités que moi, soit mes capacités physiques. Et c'était en ce sens qu'il ne m'égalait pas ! Il fallait y aller crescendo.

Sa capacité d'observation et d'imitation était étonnante, mais pas transcendante. Une certaine distance était été mise entre lui et moi. C'était une sécurité indispensable. D'une impulsion de mes jambes, je me retrouvais sur lui en une seconde, si ce n'était moins. C'était ce genre de truc qu'il ne pouvait en rien imiter : ma détente musculaire, ma vitesse, mon agilité, ma force... Il pouvait copier mes capacités, mais pas mon corps. Ma lame s'abattit sur lui, tel un éclair noir, mais il n'eut pas grand mal à l'arrêter, mais il n'était pas encore assez réactif. Shuusui glissa contre sa lame qui, soit dit en passant, était de très mauvaise facture. C'est à ce moment précis que commença la danse du sang. Mêlant vitesse et agilité, je commençais à tourner autour de lui, pour tenter de le cueillir de ma lame. Sa peau commença à se faire taillader dans des coupures bénignes. Il put malgré tout s'en préserver de certaines, mais ce ne fut pas assez... Ma rapidité augmenta petit à petit, et il avait de plus en plus de mal à tenir la cadence. Du sang commençait à virevolter tout autour de nous deux, jusqu'au moment où j'utilisais toute ma détente verticale pour me propulser à hauteur de sa tête. Ce fut ensuite à mon poids d'entrer en jeu lorsque me laissait basculer vers l'avant, sabre prêt à frapper tel le jugement divin. Dans ses dernières forces, il put dresser son épée pour se protéger, mais ce n'était clairement pas suffisant... Elle se brisa sous la puissance de Shuusui, qui allait laisser son empreinte profondément dans l'épaule de ce singe. Croyait-il vraiment pouvoir faire face à cette épée légendaire ? Aucunement. Et pour finir en beauté, après une réception parfaite, ma lame remonta le long de son fourreau, pour le rejoindre tranquillement.

« Ryūketsu no arashi... Et pour finir en beauté, Shibakariki no Tsūka »

Une plaie s'ouvrit sur son torse, et une dernière traînée de sang en jaillit, avant qu'il ne finisse au sol. Il n'avait probablement pas vu la mort venir le prendre, mais bien qu'il ne soit qu'un singe, il s'était bien battu et il pouvait dès lors pourrir en paix. Il n'empêche que ce carnage eût été fameux, et maintenant, ma tenue était tâchée de sang... De sang de macaque qui plus est. L'extase du combat s'était atténuée, et c'est à ce moment précis que je me rendis compte que j'avais totalement perdu de vue ce très cher Mori... Bon bah, il n'y avait plus qu'à se rendre à ce château, vu que c'était vers là que nous nous dirigions !







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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Lun 8 Déc - 20:56




Sur cette île, l'homme joue la folie.

Il y eut foule lorsque Daiki eut posé la question fatidique à ses adversaires émérites. Sans prendre la peine de venir un à un, ils s’élancèrent comme un seul vers le jeune homme qui recula vainement. Il ne savait pas encore qu’il s’était opposé à plus fort que lui, malgré la dérouillée qu’il s’était pris quelques heures plus tôt sur la plage. Son envie de sang, de mort régnait en maître sur son esprit et il s’était enorgueilli au point de ne plus voir sa propre faiblesse. Lui, le soldat, avait oublié la règle élémentaire de toute bataille : Ne jamais sous-estimer son adversaire. Pourtant, les singes ne purent le toucher avec leur premier assaut. Utilisant ses capacités de demi-homme-bête, il esquiva par le haut, s’élevant à une branche. Il était plus maladroit qu’un singe dans son action, mais ceux-ci ne le suivirent pas. Fronçant les sourcils, il les vit reculer un instant avant de sentir sur son épaule et bientôt sur son torse un épais liquide visqueux qui dégoulinait. Son regard se dirigea vers le haut, et alors c’est là qu’il put le voir : l’animal de compagnie du Roi Singe, le Serpent Jörmungand. Pendant quelques secondes, le regard du reptile le captiva. Il se perdit dans ses yeux jaunes, entourés d’une peau verte et écailleuse. Le monstre de plus de huit mètres de long semblait se mouvoir avec l’aisance des macaques entre les différentes branches des arbres autour desquelles il formait un pont ou un nœud. Daiki n’eut pas la présence d’esprit de bouger, et telle la Méduse qui regarda sa victime, le contact visuel sembla pétrifier de peur le mercenaire. La peur… C’est une émotion si stupide, si incertaine. Et c’était actuellement la seule chose qui le maintenant éveillé. Alors qu’il voulut finalement bouger de son emplacement, il se releva en faisant le poirier et évita, de justesse, la mâchoire qui détruisit la branche sur laquelle il se trouvait, l’obligeant à chuter.

L’ancien mercenaire se rattrapa d’une main agile au tronc, même s’il s’écorcha au passage quelques bouts de peau. La menue douleur lui faisait reprendre conscience de l’univers dans lequel il se trouvait, et ce qu’il avait à accomplir. Sa propre mort ne pouvait décidément pas être causée par un stupide reptile. Cette créature… Non, il ne pouvait pas mourir de ses crocs. Daiki se projeta alors sur un autre tronc et s’en servit comme appui pour s’élancer vers le sang-froid. Il allait lui donner un coup de poing dont la bête se souviendrait… Du moins, c’était l’objectif initial qui fut bien vite contrecarré par une lance, en provenance du sol, qui vint attaquer le flanc du hors-la-loi. Le choc fut plus violent que la blessure en elle-même, superficielle, mais elle le déséquilibra assez pour qu’il n’ait pas le temps de voir l’imposante queue de l’animal le faire virevolter dans les airs jusqu’à le faire s’écraser au sol auprès d’un homme à la peau mât. Le mercenaire lui lança un regard de son tas de feuilles mortes qui lui avait servi d’amortisseur, mais il n’eut pas le temps d’engager la discussion : le serpent l’avait déjà retrouvé et se lançait, crocs sortis, vers lui.

Le soldat fit une pirouette en arrière pour esquiver à nouveau, et c’était bien là tout ce qu’il pouvait faire. Une attaque se solderait par un échec cuisant, tandis qu’une réplique l’obligerait à trop s’exposer. Grognant, Daiki finit par souffler un coup avant de se mettre en position de combat, les poings serrés. Il dévoila ses canines légèrement pointues et son sourire dément alors qu’un singe muni d’une lance arrivait sur la scène. Le serpent changea alors de cible sans se faire prier, laissant le hors-la-loi en compagnie du lancier. Les deux êtres se firent face un instant, comme pour se jauger mutuellement, et finirent par passer à l’action. Le combat ne dura pas longtemps, il suffit à Daiki de se saisir de la lance au niveau du manche en esquivant au préalable une percée mal faite. Il balaya alors l’animal avec sa propre arme et le projeta contre un tronc. Son regard se porta alors sur l’homme s’il était encore là, et surtout s’il ne s’était pas fait dévoré par le reptile. Si ce dernier cas était malheureusement arrivé, il allait avoir du pain sur la planche.
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Mar 16 Déc - 19:28





Heureusement que ce château se voyait de loin. Mori était mon guide, et sans lui, je ne savais pas vraiment vers où diriger mes pas. Néanmoins, la silhouette du bâtiment était si imposante qu'il était presque impossible de la rater. Il me fallait donc simplement l'atteindre, retrouver le Gin'Kami, et savoir ce qu'il avait en tête. Je doutais qu'il ait besoin de mon aide simplement pour taper de l'Humandrill, après tout, d'entre nous deux, ce n'était pas lui la brute ! J'aurais simplement aimé qu'il soit plus attentif et ainsi m'attendre le temps que j'en finisse avec le précédent singe. Malgré tout, il ne devait maintenant plus être bien loin notre point de ralliement, il me suffisait juste de sortir de cette forêt et le tour était joué ! Mais les êtres de cette île ne l'entendaient pas de cette oreille. En effet, un curieux bruit vint au travers des arbres vint retenir mon attention. Aussitôt, mes tympans prirent cela pour un signal et l'une de mes mains se porta sur le fourreau de mon épée alors que l'autre se posait sur sa garde. Aux aguets, j'attendais. À ma droite, dans les arbres, le bruit se rapprochait. Si c'était bel et bien un Humandrill, il n'était pas seul...

Après quelques minutes d'attentes, les oreilles sollicitées, j'en vins à la déduction que cette agitation ne m'était pas destinée. En effet, elle ne s'était pas plus rapprochée, ainsi, il était peut-être temps de prendre la poudre d'escampette pour éviter de perdre encore mon temps avec ces ignominies. Mais avant même que je ne puisse faire un pas pour continuer ma route, sans même comprendre ce qui m'arrivait, je m'affalais sur le sol. Quelque chose était tombé sur moi, et il semblerait que tout ce désordre se dirigeait bel et bien vers moi... Reprenant mes esprits en secouant ma tête, j'aidais la « chose » à se relever en grognant et en poussant. Il y avait toujours quelque chose pour venir gâcher la fête ! Je me dégageai du tas de feuilles et j'observai alors une scène plutôt cocasse... Un homme, un serpent, des singes... Bordel. Il était vraiment obligé de ramener tout son foutoir avec lui celui-là ? Si ce foutu serpent ne s'était pas tourné vers moi pour m'attaquer, je me serai volontiers tourné vers le château pour continuer à me rendre. Après tout, s'il se battait, pourquoi devrais-je me joindre à sa partie ? Mais le reptile en avait décidé autrement...

Toutes dents dehors, il se jeta sur moi. S'il croyait m'effrayer, il allait apprendre à ses dépens que le Taureau n'avait pas peur de rien, encore moins d'un serpent, et qu'il pouvait le piétiner sans problèmes. De ma lame contre ses crocs, je vins arrêter net sa course, sans vraiment me forcer. Puis, de mon autre main, je sortis Yubashiri de son fourreau. En me prenant pour cible, cet animal avait fait une erreur qui allait lui coûter la vie. Je reculais vivement, et le serpent avança brusquement du fait de la disparition de résistance. Alors qu'il perdait son équilibre, mes lames tracèrent respectivement un trait argenté, puis un trait noir, dans l'air, avant que le reptile ne se retrouver trancher en quatre. C'était tout de même dommage de le mettre à mort tout de suite, avec une marmite et quelques ingrédients, j'aurais pu préparer un excellent plat ! Enfin, probablement... La veine qui avait gonflé sur mon front, à cause de cette apparition impromptue pour le moins assez agaçante, disparut et je fus enfin calmé : mais il restait tout de même deux guignols qui étaient en train de se taper dessus.

D'ailleurs, ce combat n'était pas non plus un challenge pour lui, car au moment où je jetais un œil dans leur direction, il en finissait avec le macaque en l'envoyant s'étaler contre le tronc d'un arbre. Pas mal, pas mal ! Mais je doutais fortement que cela suffise à se débarrasser d'un genre de bestiaux si solide. Cela ne faisait pas longtemps que j'étais sur cette île trois ou quatre heures, tout au plus, mais pourtant, je savais déjà que tenter d'en finir de cette manière, n'était pas la plus efficace des solutions. Pour éviter de le voir se relever pour se guérir, au mieux, il fallait planter la lance dans sa cage thoracique, voire même son crâne, au pire, lui briser quelques os pour qu'il ne puisse plus se remettre debout. À quoi bon se casser la tête ? Il fallait simplement lui détruire la sienne. Ainsi, pour rendre un grand service à ce bonhomme qui m'était littéralement tombé dessus, je plantai Shuusui dans le sol, et j'empoignai fermement le pommeau. Lorsque je sortis sa lame du sol, une lame d'air fut libérer et fonça sur le Humandrill en labourant le sol. Une giclée de sang résulta de la rencontre entre mon Kami no Ken et son corps, ce qui m'indiqua, qu'à partir de ce moment, il ne serait plus du tout en capacité de se remettre debout. Cet inconnu allait devoir me remercie.

« Pas de quoi. La prochaine fois, s'tu veux l'buter, fais le correctement et arrange toi qu'il se relève plus. Du tout. Ces merdes sont coriaces, soit elles passent l'arme à gauche proprement et correctement, donc avec une jolie traînée de sang, soit elles reviendront et s'acharneront pour t'avoir à l'épuisement. Pas besoin de me remercier gamin, ça v'nait du fond du cœur. Sinon, j'demande toujours, on sait jamais... J'dois te considérer comme un gars qui fait que passer ou un potentiel gêneur ? Vu l'foutoir que y'a sur cette île avec des foutus Humandrills, c'toujours mieux de demander avant.»






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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Mar 16 Déc - 22:45




Un danger privé.

Une lame d’air venait de trancher le macaque qui lui faisait face. Le regard froid du soldat se posait sur la mort sans une once de regret, et il se tournait vers son « sauveur », un visage à la fois neutre et triste. Pourquoi était-il triste ? Car il n’avait pas réussi à mourir. Il n’avait pas réussi à se faire tuer, n’avait pas encore trouvé chaussure à son pied. Un soupir sortit de sa gorge alors que le sabreur parlait, évoquant la possibilité qu’ils soient ennemis. Ce n’était pas une mauvaise supposition, il pourrait effectivement être un gêneur s’il cherchait à tout prix à mourir. Cette fois-ci, Daiki regarda l’homme dans les yeux, un sourire sur les lèvres. Il était assez impressionné par la manière dont son locuteur s’était débarrassé du serpent alors que lui avait galéré à ne serait-ce qu’esquiver ses coups. Tournant la tête de droite à gauche pour chercher la moindre présence de macaque bruyant et malodorant, il finit par répondre à la question qui lui avait été posé.

« - J’suis même pas là de mon plein gré, mon bateau a fait naufrage. Ces macaques m’ont massacré mais un blondinet et sa clique m’ont sauvé, du coup je cherche à leur taper sur la gueule… Mais merci pour le conseil, je m’en souviendrai. »

Tout en disant cela, Daiki recommença à marcher vers le temple qu’il venait de quitter. Il n’avait fait que croiser cet homme, et ce n’était pas comme s’il avait quelque chose d’autre à lui dire. Sans même se retourner, il continua sa route. Le peuple à proximité n’était en revanche pas très intéressant. Avec la mort du serpent, ils se montraient un peu plus prudents, un peu plus peureux. Mais comme les humains, il y en avait de toutes sortes et quelques individus se montrèrent téméraires. L’un d’entre eux tenta d’attaquer par derrière mais il fit onduler l’air si fort que le soldat n’eut qu’à se retourner la situation à son avantage en assenant un puissant coup de poing.

Celui-ci vola directement contre un tronc d’arbre. Il avait l’air assommé, mais mieux valait être prudent. S’approchant de lui, le combattant fit mine de lui attraper la tête. La main poilu de l’animal vint lui saisir l’avant-bras et tenta de lui arracher son membre, un mouvement brusque attirant le jeune homme vers le sol. En se laissant emporté, il réussit à ne pas subir trop de dommages, juste le choc qui l’assomma quelques instants. Suffisant pour que le macaque lui assène un puissant coup dans les côtes. Crachant du sang, Daiki finit par se relever et utilisa toute la puissance qu’il pouvait emmagasiner dans son poing pour réduire la face du macaque en charpie. Nez brisé, crâne fêlé. Cette fois-ci, comme dans un ultime réflexe, le jeune homme empoigna la tête de son adversaire et lui brisa la nuque d’un coup sec.

« - C’en est fini de toi, dit-il en souriant, les dents tachées de son propre sang. A qui le tour ? »

Tout en parlant, il ne perdit pas de temps et continua sa course vers le temple. Celui-ci s’élevait de toute sa hauteur, moins imposant cependant que le château à proximité.
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Drake Kotori
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Lun 22 Déc - 18:18





Je me demandais vraiment comment ce gars était arrivé là... Lui aussi avait pris cette île comme terminus ? Ou peut-être s'était-il tout simplement perdu... Je doutais que cette île soit sa résidence, puisque, depuis que j'avais foulé son sol, je n'avais pas vu une once de civilisation, donc encore moins d'hommes... Juste des singes. Un naufragé ? Il n'en avait pas non plus l'air. Au fond, pourquoi le chercher ? Cela ne me regardait pas, et je n'en avais absolument rien à faire. Cet homme n'était qu'un grain de poussière parmi tant d'autres, lâché dans le vent. Et il ne servait à rien de porter son attention sur de la poussière. Enfin, à vrai dire, il avait des chances de se montrer véritablement intéressant et cela ne dépendait que de sa réponse. S'il ne faisait que passer et que nos routes s'étaient croisées par pur hasard, alors le vent continuerait à le porter, mais si jamais il devait être considéré comme un gêneur, alors à ce moment-là, il prendrait de l'intérêt. Ce n'était qu'une personne de plus à cogner dessus, et tant que je pouvais cogner, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Au moins, s'il voulait se battre et s'il m'avait vu me débarrasser du serpent, peut-être cela pouvait-il lui faire peur ! Après tout, de ce que j'avais pu comprendre, c'était le serpent qui l'avait éjecté ici... À moins que ce ne soit le singe. Mais l'un ou l'autre, cela revenait au même, je m'étais débarrassé du reptile sans grande difficulté, et j'avais pris la vie du macaque avec l'une de mes techniques favorites ; une technique qui n'était pas faite pour les tapettes. Quitte à jouer l'intimidation, autant le faire tout de suite, il pourrait au moins me divertir !

Mais il n'avait aucune intention hostile. Il me l'avait dit, et en aucun cas je n'oserai remettre sa parole en doute, et ce, pour une seule et bonne raison... C'était bel et bien un naufragé et « un blondinet et sa clique » avait sauvé sa vie des Humandrills. Il ne fallait pas s'appeler Vegafunk pour comprendre qu'il parlait de Mitsu et des Sen'Pakus. Même quand j'avais quitté l'équipage, l'ombre du Yume Hiryuu continuait à être derrière moi... Il y avait même des chances que je les recroise sur cette île à vrai dire, nos chemins ne se sépareront qu'une fois que nous nous trouverions plus sur cette île. Par conséquent, il fallait que l'un de nous deux la quitte, ou que nous la quittions tous les deux... Et je n'étais pas prêt à m'en aller tout de suite. En soit, ce territoire n'était pas du tout intéressant, mais quant à la question de ses habitants, c'était une tout autre paire de manche ! Ces macaques pouvaient se transformer en parfaits partenaires d'entraînements et s'ils agissaient bien en bande, alors un chef devrait se planquer quelque part. Il fallait juste que je me le fasse pour soumettre ces singes, et ça ne devrait être pas si compliqué ! Un séjour ici ne pouvait que me faire du bien... Et me rendre plus fort. Mais toujours est-il que Mitsu lui avait sauvé la mise et ainsi, cela faisait de lui son allié. Malgré mes attaches rompues avec l'équipage, s'il était avec Mitsu, alors il était avec moi !

« Si t'es pote avec Mitsu, alors t'es pote avec moi. Souviens-t'en et dis toi que ça peut te sauver la vie tiens. »

C'est alors que son dos se tourna et qu'il reprit sa route. Mine de rien, ce mec avait eu la chance de tomber sur Mitsu pour l'aider, car si l'Allumette lui avait bien sauvé la vie, alors il avait probablement dû se débarrasser des Humandrills en les faisant rôtir, puis l'avait accueilli sur le bateau pour que Miss Wood puisse lui administrer ses soins de ses doigts de fée. Tout cela n'était que supposition, mais j'étais pourtant prêt à mettre ma main à couper que cela s'était presque déroulé de cette manière. Cette foutue Torche était en avait peut-être dans le bras et n'était pas en prendre à la légère en combat, mais il était pourtant très naïf, si ce n'était insouciant et s'il voyait quelqu'un en mauvais état, s'il n'était pas à l'origine de son malheur, il ferait tout pour lui venir en aide. C'était sans compter sur le Dr Wood qui se sentait obligée de soigner quelqu'un de blessé du mieux qu'elle le pouvait... J'en étais l'exemple type, puisque j'avais probablement été celui qui lui avait donné le plus de travail ! Il n'y avait pas à dire, il était tombé sur le meilleur, s'il n'avait pas croisé leur route, il serait peut-être mort à l'heure qu'il était... Ces singes étaient très dangereux et tenace qui plus est, un séjour sur cette île pouvait peut-être endurcir, mais pouvait tout autant arracher la vie à celui qui n'était pas prêt à y rester. Décidément, même après je n'avais quitté l'équipage que depuis très peu de temps, mais pourtant, la nostalgie s'emparait déjà de moi...

Les mains dans les poches, je reprenais moi aussi ma route, plongé dans mes souvenirs. Comme quoi, même un homme comme moi, qui bien souvent pouvait s'apparenter à une brute à yeux de beaucoup, pouvait se laisser prendre par la morosité... Je ne me pressai pas vraiment pour rejoindre le château, et aucune bête ne vint rompre le fil de mes pensées, ou du moins, les rares qui en eurent la mauvaise idée s'étaient littéralement retrouvés la tête dans le cul, la colonne vertébrale en miette. Puis, enfin, je vis le bout de cette maudite forêt. Devant moi se dressait le fameux château dans toute sa splendeur, entouré de ruines et d'arbres. Étrangement, il s'agissait du seul bâtiment encore debout, en un seul morceau et... habitable. Sauf que ma présence ici ne semblait pas être voulue... En effet, plus loin, je vis Mori assommé, contre une vieille façade, sans ses faucons et, à ce même moment, des Humandrills commençaient à se montrer. Sauf que cette fois-ci, il s'agissait d'une véritable colonie. Je n'allais pas pouvoir y réchapper... Un sourire presque sadique et malsain vint éclairer mon visage et le plus inquiétant était peut-être que l'on ne voyait pas mes yeux et tout l'amour du sang qu'il pouvait y avoir. Aujourd'hui, j'allais pouvoir savoir où si situaient mes limites, jusqu'où je pouvais aller, tous les dégâts que je pouvais faire. Aujourd'hui, le soleil, timide derrière ce brouillard, allait se tâcher de sang. Mes deux principaux sabres vinrent crisser contre leurs fourreaux, avant de briller de leurs lueurs morbides. Ils étaient en surnombre, ils avaient l'avantage, mais pourtant, j'allais tout de même les laisser attaquer les premiers. N'étais-je pas gentil ? Cela me pardonnerait de tous les cadavres qui allaient bientôt joncher le sol et habiller les parterres du château.

« Ramenez-vous, tas de merde, ça fait un moment que vous m'faites de l'œil, maintenant, on règle ça. Yubashiri, Shûsui, prêtez-moi vos forces, on va régler tout ça. »






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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Dim 28 Déc - 18:41




Un Roi est arrivé.

Daiki était en train de voler dans les airs à une vitesse hallucinante. Le vent lui soufflait dans les cheveux tandis que ses vêtements virevoltaient dans tous les sens, du moins sa veste qui ne lui couvrait qu’une partie du torse. Comment en était-il arrivé là ? Une fois au temple, il avait commencé à affronter ses adversaires mais ceux-ci avaient rapidement pris le dessus sur lui. Loin de vouloir l’achever, ils lui avaient fait vivre une des plus humiliantes expériences de toute sa vie : Ils lui avaient lié les mains avec des lianes et, le mettant dans une catapulte, l’avaient envoyé valser tout en criant comme de simples macaques. Avec leur intelligence, ils devaient pourtant se trouver au-dessus de tout ça. Grognant, le guerrier sentit à nouveau un de ses os brisés venir lui titiller la peau dans une langoureuse douleur. Pourtant, il n’y prêta pas attention et brisa les lianes qui le retenaient d’un simple geste des poignets.

L’attaque avait peut-être échoué, mais il ne perdait pas espoir. Le laisser en vie après une telle défaite était une action qu’ils allaient regretter amèrement. Enfin, s’il survivait à la chute, et il avait le temps de penser à la manière dont il allait atterrir. Quand même incroyable la puissance de leur engin.

Tout en se remettant droit dans les airs, Daiki regarda le sol vers lequel il commençait à se rapprocher, et l’immense et ancienne structure qu’il allait percuter. Heureusement, un arbre de grande taille se trouvait sur son chemin. Attrapant la branche et la brisant à cause de sa force et de sa longue chute, l’ancien soldat réussit malgré tout à limiter les dégâts en atterrissant quelques mètres plus bas sur un singe dont la tête subit les effets désastreux des hobbies de ses camarades. En face de l’homme littéralement tombé du ciel : son sauveur. Enfin, c’était une manière de l’inscrire dans son esprit, mais il aurait aussi bien pu dire qu’il s’agissait d’un parfait étranger qu’il l’avait empêché de mourir – peut-être pas si parfait que ça mais la question n’était vraiment pas là après l’acte de guerre qu’il venait de faire.

« - Tiens, on se retrouve bien vite on dirait ! »

Tout en parlant, Daiki eut un léger sourire sur les lèvres. Il se tourna vers les singes qu’il toisait du regard alors que ceux-ci semblaient déjà se dégager suite aux hurlements tonitruants du maître des lieux. Ce dernier s’avança doucement, faisant languir ses sujets de sa royale présence. Le Roi était enfin arrivé, ou du moins le Chef de Guerre. Dans l’esprit de Daiki, ce n’était qu’un macaque de plus sur qui il allait pouvoir taper, et alors qu’il fonça sans réfléchir sur son nouvel adversaire, aucun des singes présents ne prirent la peine de l’arrêter. Le Roi asséna un coup de poing ferme dans le torse de Daiki, et ce dernier fut projeté contre un tronc d’arbre, sa respiration bloqué, un filet de sang le long de sa mâchoire. Il regarda, effaré, l’adversaire s’avancer et imposer de sa majestueuse présence.

« - Qu’est-ce que c’est que ça ? Fit le hors-la-loi tout en commençant à sentir sa tête tournée, contrecoup de cette journée éprouvante. Et merde, je ne suis ni bon à me battre, ni bon à mourir ou quoi ? »

Il soupira difficilement. Le Roi des lieux semblait être tout-puissant, élu par ses pairs en tant que meilleur guerrier il n’allait pas être une proie facile. Ou plutôt, il n’allait pas être une proie tout court, c’était les autres qui avaient osé souiller le sol de son île qui étaient devenus son gibier.
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Ven 2 Jan - 22:17





J'allais maintenant pouvoir m'amuser. Ils avaient emmené toute la famille en espérant pouvoir m'intimider, mais bien au contraire, tout ce qu'ils purent faire était de sortir mon véritable esprit guerrier de sa torpeur. Jusqu'à maintenant, depuis que j'étais arrivé sur cette île, tout au plus, je n'avais que donné quelques baffes et c'était maintenant où j'allais véritablement me battre. Qu'y avait-il de mieux que les mêlées ? Se jeter dans la masse, sortir ses armes, se battre, trancher à tout va, faire un carnage... C'était ma satisfaction : me battre. J'étais né pour me battre, je vivais pour me battre et j'allais mourir en me battant, j'étais même né d'une famille de guerriers ! D'ailleurs, pour autant chercher à avoir ma peau, savaient-ils ce qu'était un samouraï ? Avaient-ils connaissance de tous les dégâts que pouvait faire un véritable guerrier au sang provenant du Pays de Wa ? Ils allaient tout de suite même en avoir un avant-goût. Mieux, ils avaient droit à un supplément : en plus du samouraï descendant des fiers combattants de Wanokuni, ils avaient droit au trésor national du Pays de la Pays, le légendaire Shûsui... Ce sabre même qui avait forgé le mythe de Ryûma, le héros des comptes de mon enfance, ce grand sabreur qui en était venu à vaincre un dragon des plus puissants, en un seul coup d'épée... Ils allaient douiller, c'était le cas de le dire, et qu'ils n'espéraient même pas me mettre au sol.

L'air était électrique sous ce ciel sombre et, l'espace d'un instant, personne ne bougea. L'on aurait presque cru que le temps s'était arrêté... Seuls les yeux et le diaphragme de chacun n'étaient pas immobiles. Puis, l'espace d'un clignement, je disparus, pour apparaître devant l'un d'entre eux, usant alors de toute la vitesse dont je pouvais faire preuve, et de toute la puissance que je contenais dans mes jambes. Comprenant à peine ce qu'il s'était passé, l'œil de cette bête tourna au blanc, deux balafres déchirèrent son abdomen et une première giclée de sang vint colorer l'herbe du sol d'un carmin sombre et morbide. La déclaration de guerre avait été faite et ils ne manquèrent pas à se préparer et à se ruer vers moi. Certains dressèrent épées, lances, haches et hallebardes, alors que d'autres, peu discrets malgré la distance, armaient leurs revolvers, leurs carabines et leurs fusils à lunette. Ceux-ci étaient les plus dangereux, car ils pouvaient s'occuper de moi simplement en appuyant sur la détente : la distance était leur force. D'ailleurs, l'un deux, situé sur un amas de pierres, s'était empressé de me mettre en joue pour me tirer dessus. Je dirigeais l'une de mes lames d'air sur lui pour, en une seule attaque, me débarrasser de la balle, de son arme, de lui en même temps. Je fis de même avec un Humandrill détenant deux pistolets, mais qui pourtant n'avait rien demandé, celui-là ne me gênerait pas non plus !

Puis, ce fut au tour des unités d'attaque au corps-à-corps... C'était là que la fête prenait de tout son intérêt. Tout d'abord, il fallait tailler dans le gras, pour s'en débarrasser du plus possible ou, au moins, pour en affaiblir autant que je pouvais. Mon Mangetsu s'adaptait parfaitement bien à la situation ! Je tournai sur moi-même, accompagné de mes deux lames pour créer une puissante lame d'air circulaire... Mon but était simple : être le plus bourrin possible et, cette technique, presque de zone, touchait tout ceux qui étaient autour de moi, et, en plus de cela, je m'offrais plus d'espace. Après quoi, je continuais à me battre comme un lion pour tous les mettre au tapis ! Sauf qu'un petit problème persistait... Certains d'entre eux, pas assez sévèrement blessés, se relevaient après s'être soignés à gros coup de mollard... Dans ce cas, il fallait frapper plus fort ! Frappant à tous va de mes deux Wazamono, faisant gicler le sang d'une part, parant certains coups d'autre part, ou encore empêchant certaines blessures d'être trop graves ; car oui j'avais été blessé quelque peu, je me rejetai dans le tas, fis exprès d'être submergé pour placer enfin un merveilleux Jōbu no tamashī, pour en lacérer de nouveau en les amenant dans mon ascension.

Sauf qu'ils étaient nombreux et ils commençaient à arriver de toutes parts... Les deux sabres n'étaient plus assez et il ne restait donc qu'une seule solution... Ouvrir la cage de l'oiseau. J'allais enfin pouvoir dévoiler mon Shishitoryu et ma danse mortelle. Je ne m'étais pas rendu compte que celui qui allait s'avérer comme mon meilleur allié sur cette île arrivait sur le champ de bataille, et je n'en avais que faire, tant que je pouvais satisfaire ma soif de violence ici même. À peine avais-je armé mes sept lames que j'y allais en donnant le maximum de moi-même.  « Assistez au vol de l'oiseau. » Mon véritable, ce qui rendait mon style véritablement dangereux et particulièrement imprévisible... Le Muryô Tori no Shishitoryu, ils allaient avoir l'honneur d'y goûter. M'en servant comme tremplin pour me lancer et augmenter ma vitesse, j'usais de l'une de ces techniques de célérité si propre aux samouraïs. Maintenant que j'étais parti, ils allaient devoir s'y mettre à cinq pour m'arrêter. Frappant sans même arrêter une seule fois ma course, je me battis comme un fauve. Vitesse, agilité, acrobaties, sans compter la puissance, voici ce qui forgeait mon style, et ils l'apprirent à leurs dépens. Mes lames, quittant leurs emplacements attitrés par moment pour revenir ensuite s'y loger parfaitement, virevoltèrent dans les airs, pour blesser, trancher, mutiler et répandre le sang. Certaines fois, quelques Humandrills purent m'atteindre de leurs armes quelconques, mais je n'en avais cure, ce n'était un peu de sang et de la douleur qui allait m'arrêter. Bien au contraire, cela eut paradoxalement pour effet de me donner plus de vigueur. Ainsi, je sautais, frappais, prenais appui sur mes bras, pour m'élancer et atterrir sur un groupe de singes, pour me débarrasser aussitôt d'eux. Pour finir cette danse sanglante, au moment même où j'atterrissais, je tournais sur moi-même, pour provoquer une tornade tranchante dans mon mouvement et faire regretter les Humandrills de s'être approchés trop prêts de moi. Alors que plus aucun d'entre eux n'osaient bouger pour se jeter sur moi, voire même reculait pour se mettre en retrait pour certain, une voix familière retentit derrière moi. Jetant un rapide coup d'œil, je me rendis compte qu'il s'agissait en réalité de l'homme que j'avais rencontré, il n'y avait pas si longtemps.

« Comme on se retrouve... Bienvenue à la fête, on refuse personne ici ! »

Un hurlement résonna alors soudainement tout autour de nous. Cette gueulante ne voulait dire qu'une chose... En réalité, les Humandrills ne s'étaient pas écartés de moi par crainte, mais bel et bien pour ouvrir la voie à leurs chefs à tour... Le Maître de ces lieux était personnellement venu nous accueillir. J'allais enfin pouvoir me battre, avec un adversaire digne de ce nom. La présence de ce singe était si imposante que je ne doutais pas du tout qu'il allait être un adversaire de choix, bien qu'étrangement, par rapport aux autres, il n'avait aucune arme dans les mains. Avant même que je ne puisse prendre de la vitesse pour m'élancer sur lui, le nouveau venu se jetait déjà sur lui comme un inconscient ! Résultat des courses ? Il se prit un puissant coup de poing dans le torse et puis projeté sur plusieurs mètres, contre un tronc. C'était une belle attaque, dix sur dix ! Sa force était à la hauteur de mes attentes, et vu la passivité de larbins, nous allions pouvoir nous battre seul contre lui... Ce n'était pas pour me déplaire.

« Si tu veux crever, ça peut s'arranger vite fait, crois-moi. L'attaque de front et de manière aussi ouverte, ça aidera pas mon gars ! D'ailleurs, t'as l'air d'être un bon mec, vu que tu cherches aussi à te battre contre eux ! Moi c'est Drake Kotori. »

Alors, je m'élançais sur la bête, et il chercha à me faire le même coup qu'à l'autre et ainsi m'arrêter dans mon élan. Dans un réflexe presque étonnant, au lieu de frapper, je mis dans une position de défensive pour venir bloquer net son épée avec le plat de Shûsui ! L'on disait que cette arme était l'une des plus solides à travers le monde, les plus grands géants d'Elbaf pouvaient s'y acharner, que jamais elle ne se plierait. C'était pour cela qu'elle était si lourde et, par conséquent, assez difficile à manier. Son poing ne faisait nullement peur à la résistance de Shuusui ! Maintenant que j'avais repris mon souffle, nous pouvions nous battre sérieusement et, au même où le contact avait été rompu entre sa patte et ma lame, j'avais abattu le trésor national que je détenais entre mes mains sur le sol pour libérer mon fameux Kami no Ken, avant de me me jeter au corps-à-corps contre lui.






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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Ven 9 Jan - 11:49




La fin du voyage

Le corps de Daiki le faisait souffrir. Il regardait la scène se dérouler devant lui sans pouvoir agir, écoutait les paroles de Drake sans pouvoir répondre. Les ordres qu'il donnait à son corps étaient tous sans réponses, et sa volonté semblait vaine face à la triste réalité. Il était en train de mourir, de succomber à ses blessures. Hemmoragie interne ? N'était-ce pas sa folie qui devait avoir raison de lui ? En essayant de soulever sa tête, il observa l'affrontement qui allait avoir lieu, la tension qui résidait dans ces lieux. Daiki hurla un instant de douleur avant de se ressaisir. Il semblait totalement indifférent à son éxécution et l'accuillait avec un certain calme.

Il ne se débattrait pas. Les choses allaient comme ça, et la souffrance qu'il ressentait finirait pas s'évacuer de son corps. Fermant les yeux, il posa doucement sa tête contre le tronc d'arbre froid qu'il avec atteint. Quelques insectes montèrent sur sa peau fine et étrangement pâle pour son teint hâlé. Son ombre semblait s'effacer, déjà, comme si la mort s'en emparait en premier. Elle se fondait peu à peu avec l'obscurité qui s'abattait sur lui. Il n'avait pas été assez fort, et pour une fois cela lui convenait. Tué par un macaque ? C'était mieux comme ça.

« - A quoi penses-tu, Daiki ? »

Une voix familière résonna à ses oreilles. Comme un doux son de cloche, elle s'éleva à ses côtés et il tenta de se relever. Encore une fois, son corps ne lui accorda aucune réponse. En face de lui, l'image d'une femme tantôt ensanglantée et déchiquetée, tantôt naturellement belle, s'était formée. Il la connaissait. Il ne la connaissait que trop bien, puisqu'elle l'avait mise au monde. C'était sa mère, sa victime, celle que sa folie avait emporté dans son sillage.

« - Mam... »

La fin de sa phrase se perdit dans le silence. L'ancien soldat se remémora un instant les quantités d'informations que sa vie lui avait livrer. Toutes ces choses qui l'avaient amené ici, sur cette île, à ce moment précis. Toutes ces blessures qu'un simple coup de poing avait rouvertes. Ignorant à nouveau la douleur, l'homme agonisant tenta de se lever. Il n'était plus assez fort pour ça ? Fronçant les sourcils, son regard se porta sur le sol en face de lui. Des pattes de singes y étaient apparues. Un effort surhumain lui permit de regarder en face l'animal avec sa hallebarde, intrigué.

« - C'est la fin. »

Il n'eut pas le temps d'articuler autre chose. Sa tête vola loin de son corps. La dernière chose qu'il vit fut l'image de sa mère, son regard perdu dans l'horizon. Elle était si belle et si fantasmagorique. L'avait-il réellement connue ? Sur son visage n'existait plus que l'ombre d'une expression. La plénitude, le bonheur absolu. Il allait rejoindre ceux qu'il avait assassiné sauvagement, il allait pouvoir expier ses crimes dans la mort. Il l'avait cherchée, l'avait fuie, mais elle l'avait accueillie comme tout un chacun. Ah, le dernier soupir...
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MessageSujet: Re: [Conquête] A l'assaut de Kuraigana. Mori et Drake vs Humandrills !   Mer 14 Jan - 20:25






En l'espace d'un clin d'œil après mon Kami no Ken, j'étais déjà sur lui, prêt à me battre, à me prendre des coups, à en distribuer, à faire jaillir le sang, qu'il provienne de lui ou de moi ! Depuis l'instant où j'avais posé le pied sur cette île et que j'avais aperçu ces humandrills, j'attendais ce moment : croiser le fer avec le Chef de l'île. Par sa carrure, cela ne m'étonnait pas qu'il était un dur à cuire et qu'il n'allait pas être facile de le faire tomber. Mais n'était-ce pas cela qui donnait tout son sens à un duel ? Son challenge ! D'autant plus qu'il s'agissait-là de celui qui pouvait être considéré comme le gardien de l'île, à quoi servait-il s'il ne représentait pas un seul danger ? Il devait s'agir du plus fort des Humandrills, le plus brave, celui qui guidait les troupes... Et ma victoire contre lui devait me permettre d'asseoir mon autorité sur ces foutus singes : avec un peu de chance, en vainquant le maître de ces lieux, ces bêtes me reconnaîtraient comme le nouveau chef de guerre, ou, du moins, me craindraient assez pour me respecter... Peut-être m'obéir ? Une armée d'Humandrill... Comment pouvait-on refuser une tellement entreprise ? Et en plus de cela, ils faisaient de parfaits partenaires d'entraînements, avec eux, plus que jamais, j'avais la possibilité de développer mon style de combat ! Mon but n'était pas spécialement de contrôler cette île, néanmoins, je ne disais pas non à la faire mienne ! D'ailleurs, ces Humandrills étaient capables d'imiter mon style de Kenjutsu... Je pouvais en faire de vrais tueurs !

C'était ma folie des grandeurs. Mais je n'avais pas le temps d'y penser, il fallait que je me batte. Comme des dards, mes épées furent dirigées vers ce monstre de muscles et de poils, et, au moment même où mes pieds avaient quittés le sol pour m'élancer, j'étais déjà prêt pour le dépecer. Mais lui ne l'entendait pas de la même oreille. Tout d'abord, il ne se laissa pas étonner par la lame d'air et usa de son agilité pour vivement se déporter par les côtés et laisser ainsi le Kami no Ken allait rencontrer les quelques primates qui s'étaient perdus dans sa trajectoire. Ceux-là, je n'en avais que faire. Il ne me laissa même pas le temps de l'atteindre de mes lames et me balaya simplement pour m'envoyer ramper plus loin. S'il croyait qu'un coup aussi stupide que celui-ci pouvait me heurter, il se fourvoyait fortement. Après tout, je n'avais qu'entendu mon épaule craquer fortement, rien de plus ! Essuyant la fine traînée de sang qui s'écoulait d'entre mes lèvres, je me remis sur pied pour repartir à l'assaut. Cet adversaire se battait bien, frappait fort, mais de façon totalement archaïque, il me suffisait juste de trouver la faille et je pourrais l'acculer jusqu'à la victoire... Ses poings ne valaient rien contre Shûsui, Yubashiri, et mes autres lames.

Sans me laisser abattre, j'y retournais. Mais cette fois-ci, au lieu d'attaquer totalement de front, je laissais une image rémanante devant lui, pour passer par-derrière et ainsi mieux utiliser l'effet de surprise. Il se laissa prendre par la supercherie, à ce moment-ci, j'attaquais le bras. Première entaille. Il fallait que je me concentre sur ses membres et tout son poids ferait le reste. Sauf qu'une nouvelle fois, il ne se laissa pas faire et utilisa son agilité pour m'envoyer paître plus loin, avec une facilité déconcertante. Il ne forçait pas, il semblait se débarrasser de moi comme si je n'étais qu'un moucheron... Il était agile, grand et fort, mais il n'était pas aussi rapide que moi. Un moucheron était capable de vaincre un lion, alors j'allais lui éclater la face et lui faire bouffer la pierre de ce château. Pour qui il se prenait d'abord ? S'il ne voulait pas se battre sérieusement, alors il allait simplement de faire découper en rondelle. Me manquer de respect de la sorte, moi, samouraï descendant des fiers guerriers de Wanokuni ? Il allait définitivement se pendre mes sabres là où le soleil ne brillait jamais.

Néanmoins, alors que je m'apprêtais à me relever une énième fois pour continuer le combat, une étrange odeur attira mon attention, et une odeur que je ne connaissais que trop bien : celle du sang. En soit, sur un champ de bataille tel que celui-ci, cela n'avait rien d'étonnant, mais dans la masure où les deux champions se battaient l'un contre l'autre, soit qu'un duel se déroulait et qu'aucun autre combat n'avait lieu, cela ne pouvait que me retenir. Balayant rapidement l'endroit de mes yeux, je m'arrêtai sur une scène qui me figea sur place. Là, se tenait un Humandrill armé d'une hallebarde, devant le corps de mon allié de fortune. Son corps, oui... Puisqu'il ne se mouverait désormais plus jamais, sa tête virevoltant dans les cieux. Non, je ne faisais preuve d'aucunes forme de pitié, ni de compassion, je n'étais pas même désolé pour lui, puisqu'au fond, je ne le connaissais pas et avais à peine connaissance de son identité. Il était mort, voilà tout. Le seul élément qui aurait pu me mettre hors de moi était le fait que sa vie ait été arrachée par l'un de ces foutus singes. Malgré tout, pour n'avoir pas été mon adversaire, il aurait droit à une vengeance et une sépulture en bonne et dû forme puisqu'en bon samouraï, je m'interdisais de laisser le corps d'un allié, quoi que de fortune, sans une tombe décente. Ainsi, alors que ce dernier était tourné, je me déplaçais vivement derrière lui grâce à ma maîtrise de la Célérité, pour à mon tour lui trancher la tête. Il avait été vengé.

Avant qu'il ne s'affale de ton son poids au sol, inerte, je m'emparai vivement de sa hallebarde, pour l'envoyer comme un véritable javelot sur le singe en chef. Sauf que, pendant que je l'avais quitté des yeux, il n'avait pas perdu de temps pour s'emparer d'une lame à l'un de ses sbires... Et celle-ci n'était pas émoussée. Voilà qu'il était maintenant armé. À peine étais-je arrivé à son niveau que les lames s'entrechoquaient déjà : dès l'instant où il avait empoigné ce sabre, le véritable combat de titans avait débuté. Les lames crissaient, les étincelles fusaient dans tous les sens et aucun d'entre nous ne lâchait. Sa manière de combattre ne s'assimilait pas vraiment à de l'Ichitoryu, car ne m'ayant pas vu l'utiliser, il n'avait pas pu me copier le mien. Mais probablement que cette manière de se battre avait été subtilisée à quelqu'un qui avait eu le malheur de venir se balader par ici. Mais je n'en avais cure, ce n'était pas le plus important ! La bataille gagnait en intensité et personne ne cherchait à abandonner. Bien qu'il n'ait qu'une épée et moi sept, il put m'arracher quelques blessures, mais le contraire était aussi le cas. Lui y allait avec la force brute, tandis que moi, je privilégiais la vitesse et l'agilité pour mieux l'atteindre. L'essentiel de mes attaques se concentrait pour l'instant sur ses bras : s'il n'était plus capable de les lever, alors il ne pourrait plus porter ses armes.

Vint un moment où, après un début de combat intense, acharné, il choisit le parfait moment pour me frapper. En effet, alors que je prenais mes appuis au sol, il abattit sa lame sur moi. Dans un réflexe salvateur, je pus parer la lame, mais cela eut pour effet de me déséquilibrer... Passant à rien de perdre mon bras, je repris position avec peine, en reprenant mon souffle avec difficulté. Cet adversaire n'était pas des moindres, il savait frapper et faire mal. Je n'étais d'ailleurs pas dans le plus bel état, mais il en fallait bien plus pour me mettre au sol. À l'instant où j'essuyai le sang qui coulait de mes lèvres, ainsi que le filet qui s'échappait de mon front pour venir gêner mon œil, l'affrontement vint prendre un nouveau tournant ! Le Humandrill s'était emparé de nouvelles lames... Très exactement sept. Il avait pris du temps, mais il s'était enfin adapté à mon Shishitoryu. Pourquoi avais-je l'impression qu'une sorte de « combat miroir » allait dès lors avoir lieu ? Non, cela n'allait pas être le cas... Car la dernière erreur à faire était de justement s'inspirer de mon art de combattre. Pour l'avoir mis au point, ne la connaissais-je pas justement sur le bout des doigts ? Je n'étais pas invincible, mon Kenjutsu était loin d'être parfait et je savais pertinemment que j'avais des points faibles. C'était ce pourquoi il n'avait pas de grandes chances contre moi... Apparemment !

Et puis, j'avais la technique parfaite contre les épéistes... Il me suffisait juste d'attendre le bon moment. Ne réfléchissant pas plus, je m'élançais : je trancherai ses lames une à une, j'étais le seul détendeur de ce Shishitoryu et personne ne me le subtiliserait. Utilisant toute la puissance et la détente de mes jambes pour me propulser, mes pieds quittèrent le sol, pour que je puisse prendre mon envol. J'attendis d'arriver au plus haut que je pouvais, avant de me laisser retomber lourdement vers lui, prêt à en découdre. J'avais pris mon envol, et maintenant, je m'apprêtais à fondre sur ma proie. Le choc entre nos armes fut lourd, l'espace d'un instant, un duel de force se fit, avant que l'un de nous deux ne cède légèrement. C'était moi, et je sus utiliser cet instant à ma faveur ! En effet, alors que je ne mettais plus autant de poids, il put me repousser légèrement, et je me servis de cette poussée comme un tremplin, pour repartir vers l'arrière, prendre mes appuis, et me ruer sur lui. Je pus dès lors voir à quel point leur talent d'imitation était effroyablement efficace. Il n'avait pas copié mon style entier, puisqu'il sut le remanier à sa sauce. En effet, alors que ma manière de me battre était bien plus acrobatique et légère, la sienne se trouvait être plus lourde et basée sur la puissance brute. J'avais au moins l'avantage d'être plus rapide et de me mouvoir avec plus d'aisance.

Le combat allait crescendo, tout en restant instance. Je pouvais enchaîner les attaques bien plus facilement que lui, puisque j'étais plus souvent dans les airs qu'au sol, néanmoins, ses coups à lui étaient bien plus solides et capable de faire plus de dégâts : ses attaques les plus puissantes et avaient l'avantage de me ramener plus rapidement à terre. En un sens, nous étions de même niveau tous les deux. Quelques fois, des lames d'air se perdaient, et lui me répondait de la même manière, en apprenant les mêmes attaques que moi quasiment instantanément. D'ailleurs, j'avais fait l'erreur de lui dévoiler quelques-unes de mes techniques et lui, avait attendu l'instant propice pour les réutiliser contre moi. Ainsi, il utilisa mon Taka no Rasshu pour tenter de me pourfendre et, il faut bien le dire, il s'en servit de la meilleure façon possible. Il était lourd, et il était indéniable qu'il ferait des dégâts en retombant ! Pour tenter de l'arrêter, ou du moins l'inciter à me faire moins mal, j'utilisai mon Arashi no Ikari alors qu'il s'apprêtait à me frapper. Ma tornade put l'atteindre, quelques entailles s'ouvrirent et du sang en jaillit, sa trajectoire frémit, mais cela ne l'empêcha pas de me rentrer dedans. En plantant mes pieds au sol, je pus résister du mieux que je pus, malgré tout, sans pour autant me blesser, cela eut pour effet de me projeter vers l'arrière. Avec mon habileté de sabreur, je réussis à me remettre droit sur mes appuis, mais visiblement, je l'avais fait trop tard.

Il avait choisi son parfait instant pour faire ce qui allait probablement changer le court du combat. À cet instant où mes pieds s'enfonçaient dans le sol, lui finissait d'abattre sa lame pour trancher l'air. Ce mouvement, je le connaissais que trop bien... De l'extrémité de son sabre jaillit une puissante déferlante, qui s'avérait être mon Kami no Ken. Ne pouvant rien faire d'autre, je n'eus d'autre choix que de la prendre de face. Néanmoins, j'eus tout de même le réflexe de dresser Shûsui devant moi. S'il était véritablement « quasiment indestructible » alors cette lame d'air ne devrait pas lui faire peur. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais voulu utiliser mon Kabe o Doriru, ou même exactement le même Kami no Ken, mais il avait su très intelligemment me prendre de court... L'espace d'un clignement d'œil, je me retrouvais à terre, avec de la difficulté à respirer, et une entaille qualifiable d'énorme allant de mon flanc à mon épaule. Cet enfoiré m'avait eu, et m'avait mis dans un bien bel état... Il avait même réussi à faire tomber mes lunettes ainsi que mon bandeau ! D'ailleurs, Shûsui m'avait probablement sauvé la vie, puisque sans lui, peut-être aurais-je perdu mon bras... Tiens, en y pensant, maintenant que j'avais du mal à respirer, que mon corps était lourd, à tel point que j'avais l'impression que la gravité venait soudainement d'augmenter, était-ce comme ça que j'allais mourir ? Pas moyen. Seuls les plus grands épéistes de ce monde avaient le droit de me faire passer de l'autre côté de la porte, il n'en faisait pas partie. Je me voyais mal mourir ici... Et cela n'allait pas arriver. Lorsque le chef de guerre arriva pour me porter le coup fatal, mes doigts eurent la force de se refermer sur le pommeau de Shûsui. Alors que lui dressait sa lame vers moi, dans un ultime effort et dans un cri surpuissant, je libérais mon Mangetsu du désespoir. Puisque j'étais dos au sol, la lame ne fut pas totalement circulaire, mais l'arc de cercle se dirigea tout de même vers lui. Sa lame fut coupée en deux, et l'attaque s'enfonça dans son estomac, mais, à l'inverse de moi, cela ne fut pas suffisant pour l'entraîner jusqu'au sol... Il se tenait toujours debout, mais cette fois avec une une lame en moins. Ce fut alors à mon tour de trouver la force de me redresser, mon bandeau serré dans une main, mon épée de l'autre, pointé vers lui... Il n'allait pas s'en sortir de cette façon.

« J'sais pas si tu m'comprends, mais tu vas crever maintenant. »

Dans mon regard se lisait une rage certaine. Le combat s'était trop éternisé, peut-être fallait-il maintenant y mettre fin ? De plus, vu mon état, si je ne tentais pas tout de suite d'y mettre fin, alors c'est lui qui m'arracherait la victoire, ou je m'écroulerai tout simplement, sans force, si ce n'était vidé de mon sang... Malgré la lourdeur de mon corps, il me fallait y retourner, et gagner. Avec une difficulté apparente, je reprenais chacune de mes lames et, suite à une longue expiration, je disparus de ma position actuelle, pour « réapparaître » devant lui. Je frappais une fois, puis une seconde, je sautais, frappais en vol, retombais et reportais un nouveau coup, puis, au moment propice, soit quand je remarquais que son bras était un peu trop relevé et que l'écart entre ses jambes n'était pas le même que précédemment, je plantais mon pied au sol, et je pris position pour probablement prendre l'avantage. Cette faille avait été son erreur, car elle me permit d'utiliser mon Kaminokaze no Ibuki. Quatre de ses lames volèrent. Je n'avais pas totalement pu le désarmer, en effet, deux de ses sabres n'avaient pas pris la poudre d'escampette, mais ce n'était pas si grave, car pour autant de garder le rythme, mais surtout de l'imposer, je pouvais renverser ce duel. Il eut un pas de recul et, jouant le tout pour le tout, et profitant de l'ouverture de sa garde, je m'élançais dans un ultime effort. Étrangement, je me sentis aussi léger qu'un courant d'air, pour le frapper et terminer ma course derrière lui. Relevant la tête suite à cette attaque, je lançais un regard froid et menaçant à l'assemblée. Ce coup d'oeil, s'il pouvait néanmoins être appelé ainsi, signifiaient qu'ils devraient dors et déjà s'incliner devant leur nouveau chef, car celui vivai-ci  certainement ses derniers instants.

« Shibakariki no Tsūka »

Lorsque je me retournai vers lui en prononçant ses mots, sept entailles s'ouvrirent subitement sur son torse, quelques-unes se prolongeant même sur ses bras. Une nouvelle lame fut brisée. Comme quoi, appliquer cette technique à retardement à mon Shishitoryu et non pas à mon Ichitoryu avait été une bonne idée. Mais je n'en avais toujours pas terminé... Il fallait que je fasse quelque chose des dernières forces qu'il me restait. Prenant le risque d'être désarmé, je laissais tomber toutes mes lames au sol et ne gardais que celle qui était considérée comme un trésor national dans la main. La pointant vers le ciel, quiconque se serait trouvé devant moi aurait compris, par mon regard d'assassin et mon sourire carnassier, que pour la dernière attaque que je pouvais porter, je n'allais pas faire dans la dentelle. La lame noire comme la nuit brilla, l'espace d'un instant, d'une lueur morbide, comme si, elle aussi, ne voulait que s'abreuver du sang et de la vie de cet adversaire. Sans plus la faire patienter, je tranchais l'air pour abattre Shûsui sur le sol et de là sortir un nouveau Kami no Ken... Mais, avant-même d'impacter le Humandrill, elle évolua. En effet, toute la rage que j'y avais insufflée avait servi à la faire changer de forme, à tel point que le Kami no Ken devint un Hanketsu, soit l'une des techniques les plus dangereuses de mon répertoire. La terrible déferlante le frappa de pleins fouets, le traînant sur plusieurs mètres, avant de l'abandonner et finir sa course contre un pan du château qui tomba presque en miette. Le Chef Humandrill ne se releva pas. Mais ce n'était pas pour autant qu'il avait rendu l'âme... J'avais décidé de le garder en vie, puisqu'il pouvait devenir mon lieutenant pour diriger ces troupes de singes. Et puis, bien qu'il s'agisse d'une bête, c'était avant tout un guerrier et, maintenant que je l'avais humilié par la victoire, et que je l'avais laissé en vie, il ne pouvait que me prêter allégeance. D'ailleurs, il s'en sortirait sans trop de dégâts, vu qu'il pouvait se guérir avec sa salive... Dégueulasse.

Je me retournais une nouvelle fois devant l'assemblée. Maintenant que me chef de cette île s'était plié devant moi, il n'y aurait personne pour m'arrêter. Ils allaient devoir me craindre, et, au vu de l'attitude de certains d'entre eux, le processus était déjà en place. Il fallait ensuite qu'ils se joignent à moi et que nous devenions amis, et ils allaient pouvoir devenir de très bons partenaires d'entraînement. D'ailleurs, j'avais ramassé l'une des lames de celui qui se trouvait être l'ancien chef, pour venir le planter à quelques centimètres de son crâne, montrant aussi à tous ses sbires que leur chef avait clairement perdu. La suite de la scène ? Je ne pus la voir, puisqu'à peine la lame était-elle venue s'enfoncer dans le sol, que les forces de mes jambes m'avaient quittés... J'avais perdu toutes mes forces, et assez de sang par la même occasion... Ma vision se troublait, mes yeux finirent par se fermer, et mon ronflement à s'élever. Le Docteur Wood n'était jamais là quand il le fallait, par conséquent, une bonne sieste était de mise... Peut-être après pourrais-je m'occuper de Mori, ou même, s'il s'était déjà éveillé, peut-être aurait-il le réflexe de me guérir... Il était temps de dormir, le reste se verrait après cela.






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