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 Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]

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Fenice Nakata
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MessageSujet: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mer 30 Avr - 2:17





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

Putains de derniers jours. Un nouveau haki, celui de l'observation, qui lui martelait le crâne à longueur de journée avec la force d'un coup de pelle. La conquête d'une île qu'il régissait désormais plus ou moins, le temps que les reconstructions soient terminées, et qui lui pompait par conséquent la moitié de son temps libre, sans exagérer. Le départ d'Holly à cause d'une merde arrivée à l'un de ses potes. L'arrivée dans l'équipage de trois nouvelles têtes, dont l'une était capable de balancer des lasers. Les pétages de plombs de Méliandre, de plus en plus récurrents, mais aussi et surtout de plus en plus bruyants. Le passage au poste de Shishibukai, officialisé par Pacifique lui-même, qui en avait profité pour lui dire qu'il le tenait à l’œil. Et ce foutu pressentiment. Ce foutu pressentiment qui ne le quittait plus, ce foutu pressentiment qui serrait son cœur et embrumait son esprit, ce foutu pressentiment qui le rendait constamment ivre, ivre de folie et de silence. Hato. Cela faisait plusieurs jours qu'il était parti, et personne n'avait jamais eu de nouvelles. Où était-il ? Que foutait-il ? Les interrogations étaient entières, et personne ne pouvait lui répondre. Personne. Ce foutu rafiot arrivait tout juste à naviguer, et ses occupants muets ou idiots n'étaient même pas capables de l'éclairer à ce sujet.

Nakata secoua la tête d'un coup sec. Hors de question pour lui de se perdre dans de si noires pensées, hors de question de prendre ses camarades de haut. Il n'était pas ce genre d'homme, et n'allait pas le devenir à cause de quelques jours trop remplis à son goût. Au final, tout se déroulait plus ou moins comme il le souhaitait, ou il n'avait en tout cas pour le moment pas à se plaindre : le blondinet venait d'obtenir, malgré la réticence claire de Méliandre, le fameux poste de Shishibukai qu'il désirait tant, avait réussi à discuter à un amiral comme à un égal, avait capturé une île en terrassant la marine locale trop ignoble avec les habitants, avait recruté plusieurs nouvelles têtes toutes capables de se battre. Alors oui, certains événements ne lui avaient pas été forcément favorables, comme ledit départ d'Holly peu de temps après la capture de Graou Island, mais globalement, tout allait pour le mieux. Pas de quoi s'inquiéter. Le capitaine poussa un soupir en arpentant le pont sous le soleil plombant et la chaleur étouffante. Il alla jusqu'à la barre qu'il attrapa d'une main ferme, afin de guider le MOT délicatement vers le l'îlot qui s'approchait progressivement. La vampire n'était pas assez en forme pour conduire le navire à sa destination, pas avec une telle chaleur et un tel soleil. Du coup, c'était lui, ancien marine, ancien révolutionnaire, et possédant pour ainsi dire les bases de la navigation, qui allait se charger de les mener aussi lentement et sûrement que possible vers la plage de sable fin. Le Fenice poussa un léger soupir, une fois de plus, principalement exténué. Il n'avait pas vraiment eu le temps de dormir depuis un petit bout de temps, notamment à cause de toutes les préparations qu'avaient demandé la construction du dojo de l'unité nommée Shinsengumi, désormais en charge de la sécurité de Graou. Et en ce sens, il enviait violemment Namusa, Damon et Alidia, qui devaient se reposer tout comme la DeVitto, dans leurs cabines respectives.

Alidia, d'ailleurs, était la dernière venue. La blondinette qui avait terrassé l'épéiste brun lors de leur arrivée sur la précédente île avait rapidement compris que Tengoku no Seigi n'était pas un équipage comme les autres, notamment lorsqu'elle s'était réveillée au petit matin, l'île fraîchement en possession des forbans. Ses yeux avaient larmoyé lorsqu'elle avait compris que Nakata et ses alliés avaient tout fait pour sauver le peuple des bien trop malheureuses et rudes vies qui les attendaient, et elle leur avait tout simplement demandé de les aider à les rejoindre, afin de changer le Monde. Depuis ce jour, elle n'avait clairement plus été aussi proche, se contentant généralement de parler uniquement quand il le fallait. Néanmoins, cela ne gênait pas le moins du monde le Phoenix, habitué des comportements taciturnes depuis qu'il connaissait Hato, Méliandre et Damon notamment. Et puis, Namusa, petit nouveau également, était là pour équilibrer les choses : il ressemblait vraiment à un gamin, et passait le plus clair de son temps à s'extasier ou à rire, à droite à gauche. Une tornade de vie sur un bien morne navire, entre autres. Quoi qu'il en fut, la nouvelle recrue blondinette avait été l'une des seules personnes à refuser le calmant administré par Holly, déclarant qu'elle se sentait capable de surmonter cette fausse malédiction et de l'utiliser en force. C'était tout à son honneur, et le Fenice ne l'admirait que davantage. Toutefois, en attendant qu'elle ne soit capable de se gérer pendant ses petites crises nocturnes, les pirates étaient forcés de l'enchaîner dans la cale et d'essayer de la faire dormir, quitte à frapper plus ou moins fort sur sa nuque. Le maudit espérait donc que tout cela finisse par s'améliorer, car dans la situation actuelle, il risquait de devenir fou du jour au lendemain...

Ainsi, le Shishibukai menait tranquillement le navire jusqu'à Volcano Island, ne se doutant pas un seul instant qu'un autre pirate, non loin de là, pouvait à tout moment tenter de l'abattre d'une balle dans le crâne, ou dans le torse. Tenter, oui, évidemment, car aucun Phoenix ne saurait mourir d'une aussi simple tir.




Donc, je sais pas si un staffien prendra la PNJisation du pirate sur Volcano, mais dans le doute, on va dire que oui. Donc pour le moment, Kyo, tu me rejoins sur le pont et Méli, si tu pouvais rester à l'ombre, ce serait parfait :PUne fois que ce sera nettoyé et/ou que le staff nous aura dit qu'il ne prendra pas en charge la PNJisation, tu pourras sortir ! On s'organise entre nous jusque là ^^

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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mer 30 Avr - 4:09

Fiou... Fiou... Bang !



Avait-il prévu tout cela ? Avait-il prévu autant de changements en un laps de temps si réduit ?  Oh non, même en y réfléchissant quand il était éveillé, le gardien n’en revenait pas à quelle vitesse les choses avaient fini par changer. Il y a 22 ans il n’était personne et n’existait même, il y a 14 ans il n’était qu’un pauvre gamin abandonné et condamné à mourir de froid et de faim sur son île natale, peu de temps après il n’était plus qu’un garçon désorienté et à la psyché anarchique, il fut ensuite un petit garçon avide d’aventures et de découvertes ne sachant pas se défendre, il y a 4 ans il était devenu un jeune bretteur naviguant seul les mers de ce monde. Et il y a 2 jours il était encore une âme solitaire errant dans ce monde, sans vraiment de but précis ou de personnes avec qui partager ses jours, ses nuits et ses repas. Le but ? Ce n’était toujours pas ça, la curiosité naturelle n’était pas vraiment un but en soi mais peut-être que sa nouvelle situation finirait par l’aider à trouver un autre but. Un but un peu plus terre à terre ou, du moins, un peu plus précis et réalisable.
En l’espace d’une journée, d’une seule et insignifiante petite journée toute la vie du jeune bretteur avait changé. Même si ce n’était peut-être que temporaire, même si rien de tout ça était certain ou gravé dans le marbre, le jeune gardien avait fini par accomplir la première étape importante vers l’accomplissement de son devoir : trouver des compagnons. Peut-être le trahiraient-ils, peut-être l’abandonneraient-ils ou bien pire encore mais, pour la première fois de sa courte existence, le jeune gardien pouvait souffler un peu car, même si ce n’était que pour un jour, il savait que d’autres que lui étaient désormais là pour veiller sur son créateur et rester à ses côtés.
Il avait été créé parce que son créateur ne pouvait supporter l’idée d’être abandonné, l’idée de se retrouver seul et perdu sans ce monde cruel. Il avait besoin de quelqu’un, il avait besoin d’une amante, d’un ami, d’un compagnon, d’un frère d’arme mais la solitude était sa plus profonde phobie…même s’il n’en n’avait pas vraiment conscience. Était-ce si difficile que cela à comprendre ? Personne dans ce monde ne pouvait vraiment aimer être seul et isolé de tous, lui en était le parfait exemple.

C’est parce qu’il savait que son maître, son père avait besoin de compagnons que le gardien s’était autorisé à révéler le secret de sa psyché au leader de cet équipage. Pourquoi ne pas le faire ? Partager ce secret était un moyen de partager de fardeau, de répartir la charge  de ce secret sur d’autres épaules que les siennes et pouvoir souffler de temps en temps. Comment espérait-il protéger son maître et lui offrir une meilleure vie s’il ne s’autorisait pas à avoir confiance en quiconque autre que lui-même ? Rien ne pourrait être fait sans la confiance et, même si c’était un risqué, c’était un risque nécessaire pour s’assurer un futur moins sombre et dérangé que celui-ci.
Ce capitaine, ce blond, qu’allait-il bien pouvoir penser de son état mental ? Le gardien imaginait qu’il serait rapidement fixé dans les jours à venir et pourrait improviser en fonction. Que faire des autres membres de l’équipage ? Leur dire ? Leur avoir qu’il était peut-être un peu cinglé ? Avouer que sa vie n’était qu’un mensonge qu’il fabriquait lui-même, volontairement ? Non. Peut-être ne seraient-ils pas tous aussi ouverts d’esprit que le capitaine, peut-être finiraient-ils par le voir comme un fou et non pas comme un compagnon en qui on pourrait avoir confiance. Le temps finirait par montrer au gardien si, oui ou non, il pouvait encore garder ce secret entre lui et le capitaine.

Tellement de choses s’étaient passées durant ces quelques jours, des changements sur l’île où ils s’étaient rencontrés, des changements pour le jeune capitaine qui semblait avoir hérité d’un nouveau titre et de certains avantages en conséquences. Mais le gardien ne comprenait pas encore tout ce qui cela impliquait, ou du moins ne cherchait-il pas vraiment à le comprendre. Il profitait encore de ce nouvel environnement, il appréciait le fait de ne plus être le seul sur le pont d’un navire, il appréciait le fait de ne plus manger tout seul, il appréciait le fait de ne plus terminer ses soirées en étant seul et recroquevillé dans une couverte pour se protéger du froid et de l’immensité de sa solitude.
C’était un changement radical pour lui et chaque nouveau jour était une bénédiction encore plus grande qu’auparavant. Et aujourd’hui, en se levant dans sa petite chambre, le gardien savait que les choses allaient peut-être changer davantage. Pourquoi ? Parce que le bateau allait arriver sur une autre île et que chaque île réservait généralement son lot de surprises en tout genre.

Pantalon noir et pull noir, holsters et sabres apparents, son manteau bleu nuit sous le bras, le jeune homme sortit donc de sa petite cabine et pénétra sur le pont, allant à la rencontre du capitaine afin de le saluer comme il se devait de le faire. La politesse, vous connaissez ? Peut-être pourrait-il lui dire quand est-ce qu’ils allaient arriver et si, peut-être, il avait des informations sur ce qui les attendait…ou pas.

"Bonjour. Bien dormi ? Comment ça se présente? "


Il n'y avait rien de pire au monde que de savoir que actuellement personne, absolument personne, n'avait besoin de lui. Mais le gardien allait redoubler d'efforts pour faire en sorte que cela ne reste pas ainsi.

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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mer 30 Avr - 15:34





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

Quelques bruits de pas se firent entendre et parmi le brouhaha des voix qui revenaient à l'assaut du crâne de Nakata, l'une d'entre elles semblaient se distinguer petit à petit, comme si elle se rapprochait lentement. L'un de ses coéquipiers sortait donc profiter de l'air marin et de l'arrivée à Volcano Island ? Mais qui diable ? Avec cette chaleur atterrante, le capitaine fit aussitôt une croix sur Méliandre, chose qui le rassura d'ailleurs plus ou moins. Il essayait d'éviter au maximum les confrontations avec elle seul à seule, étant donné qu'il savait pertinemment qu'elle n'attendait que ça pour l'incendier violemment dans une satire des plus virulentes. Damon, de son côté, devait certainement être celui des pirates qui dormait le plus, à longueur de journée. Du coup, il ne restait plus que les trois nouveaux... Ou un animal, peut-être ? Car oui, le blondinet entendait leur voix à eux aussi, ou percevait tout du moins un brouhaha d'images et de pensées des plus encombrants. Mis-à-part les siens et ceux de Méliandre, Volpha et Areia, les deux bêtes d'Holly, étaient restées sur le MOT pendant que leur maîtresse s'en était allée pour sauver son ami d'enfance. C'était logique de la part de la demoiselle de les tenir à distance du danger, a fortiori quand on connaissait le caractère un peu trop défensif de la louve... Toutefois, les pas qu'entendait le musicien n'étaient pas des pas aussi légers que ceux des animaux. En conclusion, il s'agissait bel et bien de l'un des trois nouveaux. Le Fenice, qui tenait la barre et essayait tant bien que mal de se concentrer pour ne pas envoyer le navire dans quelques rochers, ne parvint pas à l'identifier avant qu'il ne prenne la parole en apparaissant dans le champ de vision du Phoenix. Il s'agissait donc de Kyoshiro, et il avait pris la parole pour le saluer de bon matin, comme deux amis pouvaient le faire. Au final, ce type changeait pas mal du reste de Tengoku no Seigi, principalement composés de rustres ou de vils forbans. Un peu d'humanité et de bonté au milieu d'un chaos des plus surprenant, donc.

-Yosh !

Le garçon tint la barre fermement, continuant de faire progresser le MOT vers une plage qui semblait plus accueillante que les roches émergentes à certains endroits. Il tourna ensuite son regard vers son nouveau camarade et sourit avec bienveillance en répondant à ses interrogations :

-Peu dormi, mais plutôt bien. Et j'imagine que, pour le moment, j'ai pas à me plaindre. J'ai eu un peu de mal à reprendre la main, mais maintenant... C'est mieux, je gère.

Nakata rit un court instant avant de poursuivre à l'intention de son nouvel ami :

-Et toi, bien dormi ? Tu te fais à la vie en communauté ?

En balayant l'île de Volcano Island qui s'étalait sous ses yeux, le blondinet cru voir quelque chose qui se détachait des quelques pans de terres encore sortis de l'eau. Et dire que d'ici quelques dizaines, voire centaines d'années, cette île serait complètement immergée... C'était assez étrange de pouvoir ainsi observer quelques manifestations des plus brutales de la nature. L'artiste comprenait aisément que ce qui commençait à se débattre avec les eaux jour après jour avait par le passé été un glorieux volcan, d'une taille qui n'avait rien à envier aux plus étendues îlots de South Blue. Quelque part, un tel paysage, merveilleusement arpenté par la végétation malgré tout, lui donnait purement et simplement envie d'attraper un pinceau et une toile afin de perfectionner son art de peinture. Néanmoins, dans l'immédiat, le garçon avait plus important à faire, et il le savait. Et puis, il pourrait toujours immortaliser l'endroit une fois qu'ils seraient arrivés sain et sauf sur la plage, non loin de là : l'importante ceinture de corail colorée ne s'en irait pas en quelques heures. Ainsi, le Fenice finit par se persuader de repousser ses prouesses artistiques de quelques temps, afin de se concentrer davantage sur la navigation et sur le nouvel arrivant. D'autant plus que le haki de l'observation ne facilitait, une fois de plus, pas vraiment les diverses tâches. S'assurant de ne pas faire dévier le navire de sa trajectoire de sa main gauche, le capitaine amena sa main droite à sa bouche tout en bayant ostensiblement. Non, vraiment, il ne serait pas mécontent lorsque les habitants de Graou auraient terminé les reconstructions et qu'il pourrait enfin passer quelques nuits complètes de repos...




EDIT : Du coup, c'est à Lorn, puis au PNJ. Ensuite, on verra avec Méli pour s'organiser efficacement !

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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mer 30 Avr - 18:01


Fiou... Fiou... Bang !



Cela ne faisait que deux jours, deux petits jours que l’environnement du jeune homme avait totalement été bouleversé et, chaque jour, il essayait de rassembler les morceaux et de comprendre ce qu’allait être son quotidien à présent. Auparavant il ne faisait que se laisser aléatoirement porter d’île en île, au gré du vent et des rumeurs qui arrivaient à capter son attention, mais toujours aléatoirement. Ce n’était pas une vie, ce n’était pas une vie de ne pas savoir de quoi demain serait fait ne serait-ce qu’un tout petit peu, ce n’était pas une vie de savoir s’il allait pouvoir correctement manger le lendemain ou si un serrage de ceinture serait de mise, ce n’était pas une vie de passer toutes ses journées et ses nuits en compagnie de dame solitude. Enfin bon, vous commencez probablement à voir où je veux en venir, il n’est donc pas vraiment utile de continuer à multiplier les exemples.
Sa vie n’était plus la même et, en supposant que tout irait pour le mieux, elle ne serait plus jamais la même qu’avant. Que pouvait-il demander de plus ? Que pouvait-il demander d’autres à part des compagnons avec qui partager certains moments de sa vie ? Que pouvait-il espérer de plus que de la compagnie pour égayer ses journées et, peut-être, un nouveau but dans sa vie ? Même s’il n’en n’avait pas vraiment conscience, Kyoshiro se rendrait vite compte que pousser sa curiosité jusqu’à ses limites ne pouvait pas vraiment être un but viable en soi. Il avait besoin de plus, il avait besoin d’une ligne directrice, il avait besoin d’un objectif qui transcende sa raison, il avait besoin de quelque chose qui le pousse à poser un pied hors du lit chaque matin. Était-ce si difficile à comprendre ? Au fond de lui il ne voulait pas être un robot, il ne voulait pas être quelque qui se lève machinalement chaque matin sans savoir pourquoi, il ne voulait pas être quelqu’un qui finisse par agir par habitude plutôt que par envie. Comprenez-vous ? Il n’y avait rien de plus pathétique que quelqu’un qui n’agit plus par envie mais par habitude ou obligation. Les pirates étaient ceux qui avaient mieux compris cette nécessité que quiconque, ils désiraient tous la liberté et la possibilité de faire ce dont ils avaient envie sans se préoccuper des conséquences. Ils étaient des oiseaux qui tentaient de briser les barreaux de leurs cages pour s’envoler et ne jamais redescendre.

Mais lui n’avait pas encore totalement compris le concept de la liberté, il désirait connaître ce dont il avait été privé toute sa vie mais il n’avait pas encore compris qu’il y avait tellement plus à voir et faire dans ce monde que simplement être curieux. Mais peut-être que ce capitaine qui se tenait là pourrait le lui faire comprendre peut-être parviendrait-il à le raisonner et à le faire adhérer à son propre but et celui de son équipage, peut-être parviendrait-il à lui ouvrir les yeux en lui présentant, petit à petit, le monde comme il était réellement et non pas comme Kyoshiro voulait qu’il soit. Et la différence était énorme, trop énorme pour la lui balancer à la figure d’un seul coup.
Pas à pas, le jeune homme pénétra donc sur le pont et fut aussitôt assailli par cette chaleur intense qui le dissuada de mettre tout de suite son long manteau, ce serait clairement le meilleur moyen de mourir de chaud d’entrée de jeu. Écoutant son capitaine lui parler de son manque de sommeil apparent et évident, le jeune homme crut bon de répondre tout d’abord à la question qui venait de lui être posée :

« Je n’avais pas dormi aussi bien depuis…jamais en fait. Pour le reste j’imagine que je ferais par m’y habituer avec le temps.»

Montant à ses côtés, le jeune homme enjambant la rambarde devant lui et s’assit dessus, balayant l’horizon du regard afin d’apprécier le spectacle qui se jouait sous ses yeux, afin de prendre son temps pour apprécier la beauté de l’île sur laquelle l’équipage allait poser les pieds. Sa contemplation fut interrompue par un bruit horrible semblable à un animal poussant un râle d’agonie…tourner la tête suffit au gardien pour comprendre que ce n’était que le capitaine qui ne pouvait retenir plus longtemps un signe évident de fatigue, en baillant. Si naviguer seul était éprouvant, le gardien supposait que diriger un équipage de personnalités hétéroclites et peut-être explosives devait être bien plus éprouvant autant pour le corps que pour l’esprit.
Le regardant toujours bailler, ne le lâchant pas du regard un seul instant afin de prouver qu’il ne plaisantait pas, le jeune homme suggéra :

« Si tu es si crevé je peux prendre la barre pour le reste du trajet. Je ne me débrouille pas trop mal. »

Comment pouvait-il espérer s’intégrer s’il ne prenait pas d’initiative ou ne se proposait pas pour quelque tâche que ce soit ? Prendre la barre n’était pas bien difficile mais il fallait bien commencer par quelque chose, la confiance était quelque qui se méritait et se gagner à force de travail : cela ne lui tomberait pas tout cru dans le bec. En vérité il ne s'attendait pas à s'habituer à sa nouvelle vie avec le temps, il espérait que ses nouveaux compagnons finiraient plus par s'habituer à lui que l'inverse.

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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mer 30 Avr - 22:11



Gachet Randolf

Certains hommes ont de grands rêves… Gachet en faisait partie. Il était le genre de personne à préférer ses rêveries à l’amour, bercés par la dernière demande de son père : Devenir un Capitaine Corsaire. Il regardait l’horizon, du haut de sa tour de bois, localisant le moindre mouvement, le moindre bateau prêt à amarrer. Personne ne poserait le pied ici, aucun humain ne foulerait son territoire. S’il n’arrivait pas à défendre ce petit bout d’île qu’il s’était approprié, il ne méritait pas de devenir un des plus fameux pirates qui ait foulé le sol de cette Terre. Polyvalent, on le redoutait surtout pour ses capacités de tir et sa polyvalence au corps à corps. Quelques-unes de ses balles spéciales trainaient sur le sol, créées par lui-même, s’épuisant de jour en jour tandis qu’il obligeait les aventuriers à reculer ou à couler avec leurs navires.

C’est pour cette raison que lorsqu’il vit s’approcher un bateau, il ne fut pas heureux d’avoir de la visite. Encore des balles de gâcher pour des avortons qui allaient l’obliger à tirer en guise d’avertissement, leur offrant une unique chance de survie. Sans se presser, il prit son fusil en main, y glissa quelques cartouches incendiaires et visa, la bateau, apercevant dans son viseur la figure de deux personnages sur le pont du bateau. Incroyable, mais vrai. Le Shishibukai fraichement nommé, Nakata Fenice, Sa photo déchirée et à moitié calcinée trainait encore sur le plancher, à côté des poupées vaudous à son effigie, criblées de clous. Cette ordure lui avait volé le poste qui lui revenait de droit.

Certes, il était plus puissant, et plus dangereux, mais ce n’était pas pour autant qu’il méritait ce titre. Pour Gachet, cet homme n’avait pas la carrure d’un leader. C’était juste un morveux qui allait couler avec son navire. Le gouvernement n’avait de toutes les manières pas besoin de le savoir. Dès à présent, il en faisait une affaire personnelle. Un sourire illumina son visage tandis qu’il pensait aux avantages qu’il possédait : Une bonne distance, presque huit-cent mètres, et un grand nombre de pièges qui séparait la plage de son abri. Mieux encore, il possédait une balle spéciale qui pourrait certainement le mettre à l’abri d’une attaque du Phoenix, et peut-être même tuer ce dernier.

Apparemment, une autre personne accompagnait le nouveau venu parmi les pirates à la solde du gouvernement. Ce n’était ni Tsukiyo no Hato, le bras droit du Musicien Ailé, ni Méliandre Devitto, ni Holly Wate, les grands noms de l’équipage du corsaire. Certainement un mousse. Il ne ferait pas long feu, lui non plus. Un sourire affiché sur le visage, le tireur d’élite remplaça la dernière balle qu’il avait mise dans son fusil. A cette distance-là, camouflé par les arbres, il provoquerait la perte des Tengoku no Seiki.

« - Vous vous êtes affichés sous le mauvais drapeau, bande d’enfoirés. »

Le tireur visa d’abord les voiles, le gouvernail et le pont. Les trois balles enflammées lui permettraient, en atteignant leur cible, de commencer à consumer le bateau et à rendre leurs voiles inutilisables. Puis il visa, avec sa dernière balle, une création de sa composition pour tirer plus aisément sur une longue portée, le mousse aux côtés du Phoenix. Elle atteindrait certainement le crâne de la cible si tout se passait bien, le tuant sans plus d’artifices. Sa prochaine attaque réduirait le drapeau de ces anciens pirates en cendres, et la guerre serait déclarée.

Gachet est niveau 27. Pour pimenter le tout, la partie de l'île sur laquelle vous abordez est truffée de pièges (Assez basiques mais ayant pour but de tuer).
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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Jeu 1 Mai - 1:48





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

Nakata avait à peine posé sa question qu'il retourna à son travail de navigateur, restant toutefois plus ou moins concentré à ce que pourrait lui dire son nouveau coéquipier. Il sourit d'amusement en entendant Kyoshiro répondre qu'il finirait par se faire à la vie en communauté, et qu'il avait plutôt bien dormi cette nuit-là. Au moins, ça compensait, c'était une certitude... C'est ce moment-là que le blondinet choisit pour bailler, et l'autre pirate se fit de nouveau remarquer, lui proposant tout simplement de le remplacer pour guider le MOT jusqu'à Volcano Island. L'offre étant à vrai dire plutôt alléchante, et la politesse du garçon ne faisait absolument plus aucun doute, mais le leader de Tengoku no Seigi n'avait pas franchement envie de laisser son bâtiment aux mains d'un petit nouveau. Probablement plus par respect que par peur de voir le navire s'encastrer contre les rochers non loin, d'ailleurs. Effectivement, selon l'artiste, ça n'était pas vraiment au nouveau venu de prendre les rênes d'un équipage composé de membres parfois plutôt expérimentés... C'est pour cette raison qu'il s'apprêta à répondre poliment, toujours avec bienveillance, lorsqu'un élément perturbateur l'empêcha tout bonnement d'aller plus loin dans cette voie. Un tir, puis une étincelle au niveau des voiles finirent par répandre sur la toile qui composait ces dernières un feu croissant. Pour un être humain normalement constitué, la surprise aurait été de mise, et probablement que les deux autres projectiles auraient fini par toucher leur cible et embraser plus encore le MOT. Malheureusement, le Fenice n'était pas un être humain normalement constitué, et sa vision acérée n'avait besoin que d'un signe tel que celui-là pour constater une agression évidente, et pour localiser aussitôt tous les autres dangers présents face à lui. Le tireur se trouvait sur l'île, à coup sûr, et utilisait une arme à très longue portée ainsi que des balles probablement incendiaires. Deux d'entre elles furent à nouveau tirée, et le Phoenix ne comptait pas les laisser endommager davantage son bien trop pression bateau.

La seconde balle visait donc le gouvernail. Le sérieux revint subitement sur le visage du Shishibukai qui, aisément, prit appui sur ledit gouvernail pour passer au-dessus. Il écarta les bras, et la balle vint frapper de plein fouet son torse, explosant au contact, brûlant une bonne partie de ses vêtements et sa peau. Nakata serra les dents et se propulsa sans plus attendre en direction de la seconde, recouvrant son bras droit du haki de l'armement. Il la frappa en plein vol, la faisant exploser à son tour sans qu'elle ne puisse mettre en danger le MOT de quelque manière que ce soit. Une dernière semblait avoir pris pour cible Kyoshiro qui, de par son logia, pouvait aisément s'en sortir. Ne s'inquiétant pas plus pour l'autre forban, le jeune homme reprit son souffle en laissant les flammes azures apparaître sur son torse et soigner les quelques blessures occasionnées par le premier feu. Puis, sans attendre, il bondit une fois de plus en direction des voiles, arrachant d'un coup sec celles qui étaient en train de brûler et les envoyant à l'eau. Le combattant retomba alors agilement sur le pont, poussant un soupir en remarquant qu'il n'avait plus qu'à changer de vêtements et de voiles. Il se tourna ensuite d'un coup sec en direction de son nouveau camarade, le regardant droit dans les yeux. Et c'est dans cette situation de danger que le Fenice lui donna ses premiers ordres, qui ne souffraient d'aucune hésitation : ce type là-bas avait tenté, d'une manière ou d'une autre, de s'en prendre à eux et possiblement de les tuer, il devait forcément être au courant du fait qu'il s'exposait à de violentes représailles... La voix du musicien retentit donc, claire, sérieuse et déterminée :

-Va et botte lui le cul !




Du coup, Nak arrache les voiles en train de flamber et donne l'ordre à Kyo de s'occuper du tireur.
J'imagine qu'on refait ce tour-là au moins sans Méli !

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Dernière édition par Fenice Nakata le Ven 2 Mai - 17:04, édité 1 fois
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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Jeu 1 Mai - 23:25

Fiou... Fiou... Bang !



À bien y réfléchir le jeune homme n’avait pas vraiment énormément d’atouts à mettre au service d’un équipage quel qu’il soit. Il savait cuisiner mais n’était pas digne d’un être chef pour autant, il n’avait aucun véritable don pour la musique sous toutes ses formes même s’il tentait de s’y mettre depuis quelques temps, il n’avait aucune compétence en soin de blessés à part savoir-faire un massage cardiaque ou d’autres compétences basiques de ce genre. Il n’avait pas été créé pour être un beau parleur qui savait user de diplomatie avec finesse, il n’avait pas été conçu afin de préparer de bons petits repas et redonner des forces à ceux qui en avaient besoin, il n’avait pas été créé pour composer et jouer des musiques qui pourraient insuffler du courage ou calmer les esprits de ses camarades : il avait été créé pour protéger et tuer. Ou peut-être était-ce tuer pour protéger ? Cela importait peu et revenait au même. Il avait été créé pour protéger autrui et, au besoin, pour tuer s’il jugeait cela nécessaire ou simplement utile.
Mais pour l’heure, en l’absence d’adversaire à combattre, le jeune gardien ne voyait pas vraiment en quoi ses capacités guerrières pourraient être d’une quelconque utilité ou mises à contribution dans la situation actuelle. Il ne lui restait plus qu’à proposer ses quelques capacités de navigation qu’il avait été forcé d’acquérir un peu par lui-même, au fil des années, afin de pouvoir naviguer correctement son petit bateau sans le faire s’écraser sur le premier récif venu. Bien sûr ce n’était pas grand-chose, bien sûr que le gardien pensait que le capitaine allait refuser car il ne pouvait se permettre de mettre son précieux navire entre les mains du premier venu : chaque bateau avait une valeur sentimentale pour quiconque avait navigué suffisamment longtemps dessus. Se formaliserait-il d’un refus ? Absolument pas car, en se mettant à la place du capitaine, il aurait sans doute refusé cette demande sans connaître un peu plus la personne ou sans voir ce dont elle pouvait être capable et ce qu’elle pouvait réellement apporter à l’équipage.
Et c’était là ce qui trottait dans la tête du jeune homme. La manière de se mettre en avant sans avoir l’air de trop en faire non plus, la manière de prouver ses capacités martiales et la maîtrise assez avancée de son fruit sans avoir l’air de vouloir se la péter, la manière de simplement faire ses preuves pour prouver qu’il méritait de rester et qu’il ne désirait pas retrouver sa vieille amie la solitude. Le capitaine avait-il conscience des enjeux que cet équipage représentait pour le gardien et son créateur ? Après les explications, quelques jours plus tôt, peut-être en avait-il effectivement une petite idée.

Finalement, avant même qu’une réponse ait pu sortir de la bouche du capitaine, des projectiles furent tirés en direction du bateau et des voiles commencèrent à subitement prendre feu. Était-ce ce qu’il attendait ? Était-ce son épreuve du feu, sa première occasion de faire ses preuves ? Un autre projectile siffla et passa au travers de sa tête comme si rien ne se trouvait devant son chemin. Bien, il avait enfin confirmation que quelqu’un leur voulait effectivement du mal et les raisons lui importaient peu à vrai dire. Regardant son capitaine prendre courageusement une balle et bloquer l’autre sans trop savoir comment, le regard du gardien se fit plus focalisé et concentré lorsque ses tout premiers ordres parvinrent à ses jeunes oreilles. Sa mission ? Trouver et faire sa fête à celui ou celle qui s’amusait à faire du tir au pigeon sur ce bateau.

« Compris. »

Il ne devait pas traîner. Pourquoi ? Il avait entendu des choses sur le haki, à part le granit marin c’était la seule façon d’être certain de blesser un logia. Les premières projectiles n’avaient clairement pas fait assez de dégâts pour être causés par des balles recouvertes de haki, ni de granit marin d’ailleurs car le capitaine ne s’en serait pas relevé aussi facilement. Le tireur n’était donc soit pas équipé en conséquence soit pas préparé à affronter des maudits. Quoi qu’il en soit il ne devait pas traîner.
Laissant immédiatement tomber son manteau sur le pont du navire, le jeune homme courut à grande vitesse et bondit en prenant appui sur la première rambarde venue. En un clin d’œil il disparut en des centaines de petites boules lumineuses et réapparut à plusieurs centaines de mettre au-dessus, prenant de la hauteur afin de localiser le tireur qu’il ne tarda pas à apercevoir : il était là le petit salaud. Avec un peu d’appréhension et de d’appréciation à l’idée de faire manger la poussière à ce tireur fou, le jeune homme usa encore de sa téléportation pour se rapprocher de la cible. Bientôt il apparaitrait juste devant le tireur et lui ferait cracher ses dents…en lui en laissant assez pour qu’il parle et expose la raison de cette agressivité.

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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Ven 2 Mai - 18:29



Gachet Randolf

La balle n’avait fait que traverser le corps de l’homme sans lui occasionner le moindre dégât. Gachet frémit, n’ayant jamais entendu parler d’un logia autre que Holly Wate dans l’équipage du Phoenix. Il se croyait capable de gérer de la neige, mais l’élément qui composait cet homme était tout autre chose… Lorsqu’il disparut en des milliers de petites boules lumineuses, l’homme n’eut plus aucuns doutes : Il s’agissait de la lumière, la pure, sublime et déchirante lumière, celle-ci même dont le soleil irradiait, celle-ci même que les morts croyaient pouvoir voir en passant de l’autre côté. Ce qui serait peut-être bientôt son cas s’il n’agissait pas rapidement.

En voyant que l’homme-lumière le cherchait du regard, Gachet prépara son arme. Il ne pouvait peut-être pas le tuer, mais il pouvait au moins lui infliger quelques dégâts. Un fusil n’était qu’une arme. Cet homme était peut-être rapide, mais il était imprudent. Il ne jaugeait pas son ennemi avant de l’affronter, essayant d’en finir le plus vite possible. Garret, dans un simple mouvement, sauta à la corde qui lui permettait habituellement de descendre de sa tour de guet pour aller chercher quelques provisions. Il tira deux coups en direction du toit, deux balles qu’il avait chargées pour faire plus de dégâts sur le bateau en voyant le capitaine de celui-ci arrêter les balles incendiaires comme de rien.

Ce n’était nul autre que des balles explosives, dont la puissance était comparable à une petite bombe. L’impact permit de créer une déflagration qui emporta sur son passage tout ce qui se trouvait à l’emplacement où il se situait précédemment. Etant bon au corps-à-corps, il avait développé la plupart de ses réflexes. Si une balle normale ne faisait rien à son adversaire, peut-être qu’une explosion arriverait à le sonner. Mais comment combattre de la lumière ?

« - Quelle bande d’enfoirés ! Gueula Gachet en posant le pied à terre, la corde emmenée par l’explosion l’ayant obligé à faire une chute de plusieurs mètres, les yeux levés vers le ciel pour voir si son attaque avait fonctionné. »

Tandis qu’il regardait le ciel, un nuage de fumée se dégageait déjà de sa tour tandis que les derniers bouts de bois finissaient de tomber. Il fit tinter sa poche en sentant les huit balles qui lui restaient. Dans la forêt, il avait caché, dans un tronc d’arbre, le reste de son arsenal. Il était si bien dissimulé que seul un chien qui pourrait sentir la poudre pourrait le trouver. Le fusilleur se prépara à une contre-attaque, commençant à charger son fusil avec sa prochaine balle.

En haut de la tour, la photo du nouveau Shishibukai s’était entièrement faite calcinée tandis que les derniers morceaux de la poupée vaudou à son effigie brûlaient encore, tombant peu à peu de maudite tour.
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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Ven 2 Mai - 21:51





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

Et en plus d'être poli, ce type connaissait les bases de la discipline ! Une aubaine pour le Shishibukai de tomber sur un subordonné aussi exceptionnel, étant donné que la chose semblait être de plus en plus rare durant les temps qui couraient. Nakata le regarda ainsi partir à l'assaut de l'adversaire en utilisant judicieusement son pouvoir pour prendre de l'altitude. Bonne chose. Mais le capitaine n'avait pas que cela à faire, que de regarder un combat entre un tireur et un logia : même s'il s'inquiétait forcément pour Kyoshiro, songeant que l'affrontement serait clairement plus ardu si l'adversaire avait un moyen de l'atteindre, il lui fallait tout d'abord s'enquérir du sort du MOT et, du même coup, de celui de ses occupants. Sans les voiles, le navire perdrait forcément de la vitesse, et risquait d'être emporté par les vagues droit vers les rochers, non loin de là... Le blondinet serra les dents, s'apprêtant à partir en courant en direction de la cale où devait se trouver une voile de rechange, lorsque la porte qui menait aux cabines s'ouvrit violemment, laissant passer un Damon et un Namusa visiblement affolés. Le bretteur n'eut pas le temps de demander ce qu'il se passait au chef de Tengoku no Seigi, probablement inquiet vis-à-vis des coups de feux et des détonations qu'il avait forcément entendu, que le Fenice prit la parole à leur égard en pointant le mât depuis lequel pendaient mollement quelques cordages, sans grande conviction, abandonné de la toile de tissu habituellement placée ici :

-Y a un con sur l'île qui a foutu le feu à la voile ! Allez chercher celle de rechange, on doit vite l'installer !

Les deux pirates s'exécutèrent sans poser de question, acquiesçant rapidement avant de tourner les talons et de se précipiter vers la cale. Alidia et Méliandre étaient donc les seules à ne pas être au courant de ce qu'il se tramait... A moins qu'elles n'aient entendu tout cela. Nakata se demanda alors vivement, en baladant son regard sur le pont, si quelque chose pourrait leur permettre de stopper l'affolante progression du MOT droit vers les récifs rocailleux, sans succès. Il y avait bien l'ancre, qui saurait certainement s'accrocher sur les fonds marins d'une manière ou d'une autre, mais au vu des vagues qui ne cessaient de s'amplifier comme par un malheureux destin, le navire risquait de se retourner d'un moment à un autre dans ces conditions. Ainsi donc, rien ne semblait pouvoir permettre à l'équipage de faire continuer le bateau plus loin, étant donné qu'il semblait condamner à s'écraser funestement... C'est alors qu'une voix raisonna dans son esprit, bousculée par un millier d'autres, qui provenaient de toutes sortes d'endroits, d'êtres humains ou d'animaux. Haki de l'observation... Le maudit grimaça, en se demandant pourquoi il fallait constamment que les situations déjà dramatiques ne cessent de s'empirer lorsqu'il y était mêlé. Mais parmi toutes celles-ci, une seule se démarqua, violemment et brusquement, au point de forcer le Fenice à écarquiller ses paupières sous la surprise. Celle d'Hato. Son haki venait, par un étrange jeu du destin, de raviver ses souvenirs. D'une façon ou d'une autre, il entendit à nouveau la voix du fameux bretteur, quelques mois plus tôt, comme si ce dernier était juste à côté de lui. Elle raisonna, encore et encore, ébranlant son âme et son cœur.

-Je serai ton épée, à compter de ce jour, je t’appartiens corps et âme, et je défendrai ta volonté. Mais si un jour, ta volonté venait à flancher, que tu sois pris d’un doute, même infime, je te trancherai la carotide, et avant même que tu ne puisses avoir le temps de t’en rendre compte, je danserai dans ton sang giclant à flots.

Ses poings se serrèrent brusquement, tandis qu'il fermait lentement les paupières. Oui. Il n'avait pas le droit de douter. Encore une fois, c'était son second qui l'avait douloureusement ramené à la situation présente... Et il avait désormais une réponse à son problème. Le MOT, qui continuait inlassablement son trajet vers les rochers... Il n'avait qu'à le bloquer, par son propre corps. Le combattant se mit soudainement à courir et sauta tout simplement au-dessus du bastingage, droit vers l'océan. Néanmoins, avant que l'eau glaciale n'eut le temps de toucher le corps déterminé de Nakata, deux ailes azures poussèrent soudainement sur ses omoplates, lui donnant clairement l'apparence d'un ange. Le capitaine vola alors, se plaçant sur la trajectoire qu'embrassait son camarade de bois, et se retourna pour lui faire face en plissant légèrement les yeux.

-Ne t'en fais pas... Je ne te laisserai pas mourir aussi bêtement.

Le bâtiment sembla rugir, les cordes claquant au gré du vent contre le mât et le bois, et percuta soudainement le Fenice qui, avec force et volonté, plaqua ses deux mains sur la coque. Dans un premier temps, malgré toute sa puissance, le navire ne cessa de l'entraîner jusqu'aux rochers non loin de là, mais le Shishibukai fini par hurler de rage et, par un miracle ou une prouesse physique surprenante, parvint à arrêter sa progression, en volant tout simplement à son encontre. Il poussa de toutes ses forces, rejetant sur cette course effrénée toutes les peines qu'il portait en son cœur.
Il n'allait pas laisser le MOT vivre ses derniers instants.




HRP : Ouais, indigo sur noir, c'est moche, mais Hato parlait en indigo, et j'peux juste pas changer sa couleur comme ça é_è xD

_________________
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Sam 3 Mai - 2:07

Fiou... Fiou... Bang !



Il était vrai que le jeune gardien avait une certaine expérience du combat, ce qui était logique puisqu’il avait été conçu dans ce seul but, mais il n’avait pas vraiment eu l’occasion de se confronter à beaucoup de maudits. Peu importe la catégorie, il n’avait eu que très peu d’occasions d’affronter d’autres personnes comme lui mais, à l’inverse, il avait énormément d’expérience avec des combattants plus traditionnels. Était-ce pour cela qu’il savait deviner, plus ou moins précisément, leurs réactions quand il passait à l’offensive ? Probablement oui. Mais l’assaillant qui venait de tirer sur le bateau, peu importe sa raison, n’était pas un combattant au corps à corps qu’il aurait été simple de vaincre, il était un tireur embusqué qui préférait garder ses distances avec sa cible. La plupart des combattants supposeraient que cette personne préférait rester à distance car le combat au corps à corps n’était pas son point fort et que c’était donc sur ce point qu’il fallait insister, en se rapprochant d’elle autant que possible dans le but de percer sa défense et de lui asséner des coups qu’elle ne serait pas capable d’esquiver ou de bloquer. Mais était-ce vraiment la meilleure solution ? Qui sait depuis combien de temps cette personne était postée là, attendait sa prochaine cible ? Qui sait combien de pièges elle avait eu le temps de poser ou quelles précautions avaient été prises en prévision de ce genre d’assaut frontal ?

Même s’il était un logia, même si aucune balle ou aucun coup traditionnel ne serait jamais en mesure de le blesser réellement, il savait qu’il y avait beaucoup de choses qu’il ne connaissait pas encore dans ce monde. Un moyen de le blesser ? Il y en avait et il le savait depuis quelques temps déjà. Est-ce que ce tireur isolé possédait un tel moyen en sa possession ? C’était une question à laquelle le jeune gardien était incapable de répondre et, dans le doute, il préféra faire un premier test des plus risqués. Pourquoi tenter le diable ? Car c’était en poussant cette personne dans ses derniers retranchements d’entrée de jeu, en la poussant à abattre ses meilleures cartes que le gardien pourrait savoir si le tireur pouvait vraiment le mettre en danger ou simplement le ralentir.
Laissant le capitaine s’occuper de son bateau en flamme, préférant écouter ses ordres plutôt que de désobéir d’entrée de jeu, le jeune combattant bondit donc en direction de la tour sur laquelle se trouvait ce fameux tireur, se téléportant au-dessus de la tour avant de se laisser tomber sur elle pour ne pas laisser davantage de temps à l’assaillant de le prendre pour cible. Malheureusement le tireur avait pris quelques précautions et était rapidement descendu de sa tour, faisant feu par deux fois vers là où il était quelques secondes plus tôt et donc vers là où devait arriver son adversaire. Et il avait vu juste.
Il en avait en partie vu juste car si le premier tir passa à quelques centimètres au-dessus de l’épaule droite du jeune maudit, le second coup fit mouche et le touchau en plein dans l’épaule, provoquant une explosion qui fit exploser une partie suffisante de son corps pour le ralentir. Oui, simplement le ralentir.
C’était une chose que lui seule pouvait faire : aller au-devant d’une mort certaine en sachant qu’il y avait une chance sur deux qu’il y reste, foncer trop vers une attaque sans sourciller ou tenter de reculer. Même en sachant qu’il ne risquait rien, à part si c’était pour défendre la veuve et l’orphelin, le jeune candide n’oserait jamais prendre de risque c’est pourquoi cette charge incombait à sa création.

Il n’avait pas mal, il savait qu’il devrait hurler de douleur mais c’était un avantage de son fruit. Tandis que la fumée de l’explosion l’entourait totalement, les parcelles du corps du jeune homme se transformèrent en petites boules lumineuses et, rapidement, commencèrent à s’agglomérer les unes sur les autres jusqu’à former le corps du jeune gardien qui reprit vite subitement. Un miracle ? Dans un certain sens, oui. Mais pas dans cet univers, pas sur ces mers.
Non, le tireur n’avait pas usé de balles en granit marin, de balles de haki ou autre mais de simples balles explosives qui provoquaient une dénotation à l’impact. Bien sûr, le jeune gardien n’avait pas encore assez poussé son assaillant jusqu’à user ses dernières cartes mais c’était en bonne voie.

Après quelques instants c’est un gardien tout neuf qui s’extirpa du rideau de fumée et, en un instant, disparut pour se retrouver à la droite du tireur avant de lui télescoper un coup de pied lumière dans les côtes. Viser la tête était le meilleur moyen de lui briser la nuque et un coup à cette vitesse serait très difficilement esquivable.

Comment cela allait-il finir ?
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Dim 4 Mai - 16:37



Gachet Randolf

C’était un miracle, ou une malédiction, que cet homme s’en soit sorti. Gachet fronça les sourcils et se mordit la lèvre, ayant beaucoup de mal à suivre les déplacements de son adversaire. Il utilisa son fusil pour amortir le choc, et s’il n’avait pas été fait dans une matière des plus résistantes, plus que ses os, il se serait très certainement brisé en deux. Cela n’empêcha pas le tireur d’être projeté contre un tronc d’arbre. Sa tête, comme le reste de son corps, se cogna violemment contre le bois. Utilisant le corps-à-corps, il avait tout de même une certaine résistance. Il se savait pourtant condamné à ce moment-là. La lumière était trop rapide. Son seul avantage dans cette situation, la distance, avait été réduit à néant. Et contre une personne qu’il ne pouvait toucher, impossible de pratiquer le corps-à-corps. C’était pour cette raison qu’il avait chargé un dernier type de cartouche dans son chargeur. Il visa, sans être sûr de sa cible. Sa tête tournait et sa vue était brouillée. Le sang commença à s’échapper à l’arrière de son crâne tandis qu’il tira trois coups.

Certes personnes possèdent des balles qui, en touchant leur cible, libère un gaz. Différents types existaient : soporifiques, empoisonnés… mortels. Ceux qu’il possédait faisaient partie de la seconde catégorie. Le poison, grâce au système de la balle, s’étendait dans l’air sur un rayon de huit mètres autour du point d’impact. S’il n’avait pas visé juste, il serait lui-aussi pris dans cet étau. Pourtant, il était prêt à risquer le tout pour le tout, ne serait-ce que pour tuer l’un des camarades du nouveau Shishibukai.

Pourquoi pas lui ? Pourquoi quelqu’un d’autre… La force ne faisait pas tout. Il n’attaquait jamais les civils, ne s’était jamais amusé à tuer quelqu’un que le gouvernement ne considérait pas comme hors-la-loi. Même lors de ses vols, il s’était montré être d’une irréprochable bonté envers les gardes. Sa main tomba à terre tandis qu’il luttait toujours pour rester éveiller, lâchant par la même occasion l’arme vide. En le fouillant, on pourrait trouver un Den Den Mushi muni d’un système qui permettait de le rendre silencieux lors des opérations furtives, empêchant ainsi les appels de mettre en danger sa discrétion lors de ses nombreux vols. Le reste de ses balles était composé de deux explosives et de trois soporifiques.

D’un geste maladroit, il prit une balle dans son sa poche et tenta, avec les dernières forces qui lui restaient, de l’entrer dans le canon. Une fois l’opération réussit, il visa le sol avec son arme. Son père l’aurait renié pour ce genre de choses. Tout ce qu’il avait accompli… Mais une défaite restait une défaite. La seule raison qui pouvait le pousser à l’accepter était la mort. Tandis qu’il s’évanouissait, son doigt passa sans l’actionner sur la détente.

Voilà, ça se termine sans grande surprise. Gachet est évanoui (Ou mort, le gaz se propagera sûrement jusqu'à lui.).
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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Lun 5 Mai - 23:17

« Fiou... Fiou... Bang ! »
Tengoku no Seigi

J'avais amassé autant de livres que possible sans me soucier le moins du monde de ce que pourrait dire Blondie sur ce vol, et puis est-ce-que cela pouvait réellement être considéré comme tel puisque la personne à qui ils appartenaient n'était plus vraiment alors bon...
J'avais passé le reste de la nuit à les feuilleter, j'avais quitté la cale et m'étais réfugiée dans l'ancienne cabine d'Hato, refusant catégoriquement d'en sortir, j'avais fermé à clef et posté Zima devant la porte afin que personne ne vienne ou même ne tente d'entrer.
Lorsque le soleil finit par émerger de la mer, je m'étais allongée sur son lit et enfoui ma tête dans son oreiller cherchant désespérément la moindre trace de son odeur, enroulée dans les draps et les yeux rougis je fixais le den den mushi encore posé sur la table en bois non loin du lit, attendant avec un espoir que je savais d'avance illusoire qu'il se mette à sonner et que ce soit sa voix qui raisonne alors. Mais c'était sans espoir, je le savais pertinemment, le lien ne pouvait pas mentir, quoique Nakata ou qui que soit d'autre pouvait le dire ou même le penser, il était moi et j'étais lui, il n'y avait plus de doute, il n'était plus.
Nous ne nous retrouverions plus cette foi-ci, il était parti et cette fois ci c'était pour de bon, nous ne foulerions plus jamais la neige du Royaume de Drum côte à côte, nous ne rejoindrions jamais les villageois perdus au milieu des montagnes. D'ailleurs que devenaient ils à présent qu'il n'y avait plus personne pour veiller sur eux ? Le château était il encore debout ? En émanait il encore cette odeur âcre de sang qui vous prenait à la gorge et semblait s'imprégner sur tout votre être ?

Je n'attendais plus qu'une chose, une seule et unique chose, ce signe qui permettra à Nakata de voir enfin la vérité ou du moins de l'accepter comme tel, c'était la seule et unique chose qui me retenait ici, il le savait ou du moins je pense qu'il le sait. J'allais devoir partir, prendre le large, je ne pouvais plus supporter de voir le blondinet, il l'avait laissé partir encore une fois, il aurait dû le retenir après tout n'était il pas le capitaine ? N'aurait il pas dû l'obliger à rester à nos côtés ? N'était-ce pas le rôle d'un second que d'épauler son capitaine ? Si pour une fois, une seule et unique fois il avait correctement tenu son rôle tout cela ne serait jamais arrivé. Je lui vouais presque une haine sans nom, je ne supportais même plus ne serait ce que de l'apercevoir, il me donnait la nausée, peut être encore plus que ce foutu soleil de plomb qui ne faisait que s'accentuer de plus en plus, me provoquant des hauts le cœur.
J'étais dans un état plus que pitoyable, que cela soit mentalement ou même physiquement, ma main brûlée me faisait un mal de chien, je n'avais pas demandé à Holly de pommade ou quoique ce soit d'autre, d'ailleurs je n'avais parlé à personne depuis que j'avais rejoins le M.O.T après la capture de l'île. Je n'avais rien à leur dire, nous n'avions déjà rien en commun lorsque je le avais rejoins il y a de ça un an, mais à présent c'était encore pire. Ils n'étaient rien pour moi. Je n'étais plus rien pour eux, je n'étais plus celle qu'ils avaient pu connaître et je ne la serait à présent plus jamais. J'étais morte en même temps qu'il avait rendu son dernier souffle.

Alors que je commençais à peine à arriver à fermer les yeux et rejoindre peu à peu les bras de Morphée, des bruits de tires me firent sursauter, sans compter l'odeur de tissu brûlé qui se fit sentir par la suite. Terrée comme un animal apeuré j'entrouvris le rideau et cherchais des yeux d'où pouvait bien provenir cet assaut. Lorsque le soleil vint frôler ma peau j'eus l'impression de prendre littéralement feu à mon tour, poussant un petit cri je m'empressais de refermer le rideau et me roulais de nouveau en boule au fond des draps.
Les coups ne semblaient pas vouloir prendre fin, des bruits de pas de course, des bribes de mots, « feu », « voile » ?! Qu'est-ce-qu'ils avaient fait à mon bateau cette bande d'idiots ?!
Ni une ni deux, sentant une colère noire monter en moi, je m'extirpais des draps et ouvrais le coffre au pied du lit, j'en sorti une des capes d'Hato et l'enfilais, la capuche cachait entièrement mon visage laissant seulement s'échapper quelques mèches. Je failli plusieurs fois m'étaler de tout mon long tant elle était longue et manquais de dévaler une fois de plus les escaliers menant au pont.
Le bateau s'était mis à tanguer violemment, emportait par les vagues, je sentis mon souffle s'accélérer par le stresse, ils allaient briser mon précieux, ils allaient réduire à néant la seule chose qu'il me restait à présent, la seule chose qui comptait un temps soit peu pour moi.
Tout d'un coup un grand choc m'envoya au sol, je n'avais pas vu le pigeon tenter de retenir le bateau afin qu'il ne s'écrase pas contre les rochers abruptes émergeant de l'eau qui semblait ne vouloir qu'une chose, nous réduire à néant, nous briser comme de simples insectes.
Lors du choc entre le maudit et la coque du navire ma capuche quitta mon visage, je poussais un hurlement à crever les tympans de n'importe qui, je brûlais littéralement, à un point tel que je ne pensais même pas un seul instant à rejeter la capuche sur mon visage.

« L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle. »
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mar 6 Mai - 2:28

Fiou... Fiou... Bang !


Dès que la première balle explosion eut fait exploser son corps en milliers de morceaux le jeune homme sut ce qu’il allait faire subir à cet homme une fois qu’il aurait ses réponses. Cela allait être sanglant, cela allait être violent mais cela allait surtout être sacrément mérité. Il commencerait par lui briser les os et ce fut presque chose faite lorsque son coup, en partir paré par le fusil, éjecta violemment le tireur contre un arbre. Même à cet instant, même lorsque le sang coulait de son crâne le tireur n’abandonna pas et tenta une nouvelle fois de blesser ou empoisonner le gardien. Une esquive, un déplacement rapide pour amener l’homme loin de là et le tour était joué…ainsi il ne pourrait tenter de mettre fin à ses jours comme il le prévoyait, il n’en n’avait d’ailleurs plus vraiment la forcément et finit par s’évanouir suite à sa blessure à la tête. Empoignant le poids mort et le portant sur son épaule, le jeune homme s’éleva en l’air, surfant sur un chemin lumineux lorsque l’arrêt forcé du bateau par le capitaine força le gardien à accélérer l’allure. Pourquoi ? Parce que, en approchant, il remarqua la demoiselle aux manières douteuses qui, apparemment, ne supportait que très mal le contact avec le soleil et se mit à crier de douleur.
Ni une ni deux c’est à une vitesse folle que le jeune homme débarqua sur le bateau, laissant son poids tomber lourdement à terre avant de se téléporter face à la demoiselle et, se levant pour la protéger du soleil, ne perdit plus davantage de temps et replaça correctement sa capuche pour masquer sa tête. Les deux mains posées sur ses épaules pour s’assurer qu’elle allait mieux aller maintenant que le soleil ne la gênait plus trop, le jeune gardien ne tint pas à s’attarder davantage là-dessus. Pourquoi ? Elle semblait soucieuse, inquiétée et dévastée par une raison que le gardien ne connaissait pas. Elle avait peut-être été malpolie et rude mais était-ce une raison pour oublier les règles élémentaires de bonne conduite ? Elle souffrait, pour une raison qu’il ignorait mais elle souffrait tout de même, il l’aidait donc : c’était aussi simple que cela.

Restant quelques secondes à l’observer à bonne distance pour ne pas paraître trop collante, il écarta doucement ses mains dans épaules de la demoiselle avant de se lever et de se tourner vers le tireur toujours endormi et dont le sang commençait à couler sur le pont. Les bras le long du corps, les mains calmement tendues et ouvertes, c’est d’un pas assuré que le gardien s’approcha de l’homme avant de le soulever par le col et, levant sa main droite, de lui coller une gifle monumentale qui ne manqua pas de réveiller le tireur. Ce dernier reçut un revers de baffe…pourquoi ? Pour rien, simplement pour faire bonne mesure, ou simplement parce qu’il le méritait et qu’il ne méritait pas d’être réveillé en douceur.
Remontant sa main du col jusqu’à la gorge de l’homme, ne serrant pas trop pour qu’il puise encore parler, le gardien plongea ses yeux écarlates dans ceux de sa future victime avant de lui demander sur un ton monocorde mais qui ne craignait aucune ambiguïté sur ses intentions :

« Parle et donne-moi une bonne raison de ne pas t’arracher la tête. Pourquoi cette attaque ? Y en a t-il d’autres avec toi ?»

Que pouvait-il demander d’autre ? Cet homme-là ne représentait plus de réel danger maintenant qu’il était désarmé et blessé, mais cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas laissé de nombreux pièges sur cette île, cela ne voulait pas non plus dire qu’il avait été le seul à préparer cette attaque ou à désirer faire du mal à cet équipage ou tout autre équipage débarquant sur cette île. Il fallait donc savoir si d’autres étaient là, à attendre, afin de s’assurer de la sécurité assez relative des membres d cet équipage. Et, pour y arriver, s’il devait briser des os afin que ce tireur parle, le gardien le ferait sans sourciller.

« Oh, mais avant ça, j’allais oublier. »

Comme s’il venait de se rappeler d’une chose qui lui était totalement sortie de l’esprit, le jeune homme empoigna l’individu par les deux épaules et, resserrant sa prise, organisa une rencontre rapide et violente entre son genou et l’appareil génital de l’homme, provoquant chez ce dernier un cri de douleur dont seuls les hommes de l’équipage pouvaient réellement comprendre toute l’ampleur. Il tomba, recroquevillé, ses deux mains tenaient la preuve de sa masculinité meurtrie : c’était un coup bas, un coup dont peu seraient fiers mais le jeune gardien n’avait, pour le moment, que faire de l’éthique. Cet homme avait attaqué cet équipage et ne méritait donc aucune forme de pardon ou de merci, il aurait le droit à quelques instants de repos s’il souhaitait se mettre à parler mais, au final, il finirait forcément pas regretter son action…ou par regretter de ne pas être mort.

« Maintenant parle, avant que je ne te les fasse bouffer. »

Il parlait bien des testicules du tireur, au cas où ce n’était pas clair dans votre tête.

Oh non le gardien n’était certainement pas en colère, dans ce genre de situation il aimait garder ses émotions sous contrôle, surtout en sachant qu’il devait encore faire ses preuves auprès de l’équipage et ce n’était certainement pas en cédant à sa colère qu’il allait marquer des points. Il n’était pas en colère contre cet homme mais c’était simplement sa manière à lui de menacer quelqu’un. Il ne menaçait jamais quelqu’un en lui promettant de le relâcher s’il parlait, il ne menaçait jamais quelqu’un en évoquant la souffrance qu’il allait infliger à ses proches, lui il marchait plus avec les menaces physiques et visuelles concrètes. Arracher la tête ? Pas besoin d’être un génie pour se l’imaginer. Se faire arracher les testicules et de les faire fourrer dans la bouche avant d’être forcé à les manger ?  L’image rentrait bien dans la tête. Se faire éventrer et être pendu par ses propres tripes au premier arbre venu ? L’image était également frappante. Souffrir mais rester assez longtemps en vie pour savoir quel goût avaient ses propres tripes ?  Encore et toujours une menace qu’il serait prêt à appliquer et que ses victimes visualisaient généralement assez bien. Il n’y avait rien de mieux que les images parlantes et choquantes pour délier la langue de quelqu’un.
Croisant les bras contre sa poitrine, prêt à redonner une correction à cet individu s’il refusait de parler ou s’il préférait tourner autour du pot, le jeune gardien continua de toiser froidement du regard l’homme prostré à terre, en attente d’une réponse. S’il tenait à ses parties génitales et à l’idée d’une descendance, ou la simple idée de vivre au-delà des 5 prochaines minutes, il parlerait.
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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mar 6 Mai - 19:53





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

Méliandre venait tout juste de faire une sortie sur le pont des plus douloureuses que Namusa et Damon remontaient déjà de la cale au pas de course, portant chacun une bonne partie de la voile encore repliée qu'ils devraient se dépêcher de fixer avant de heurter les récifs non loin de là. Par conséquent, ils ne prirent pas vraiment la peine de s'occuper de la vampire, d'autant plus que Kyoshiro avait l'air de le faire très bien tout seul : ils commencèrent plutôt par installer la voile, Namusa usant de son agilité et des cordages pour monter en haut du mât. Toutefois, même à deux navigateurs entraînés, ils risquaient d'avoir besoin d'un certain temps pour fixer tout cela, temps que devrait leur assurer Nakata, non loin de là... Egalement alertée par les bruits, Alidia fit surface à son tour, émergeant de la porte pour constater la situation assez rapidement. Elle ne se posa pas vraiment de question et se précipita vers Damon à qui elle proposa rapidement son aide. Même si l'épéiste lui en voulait toujours plus ou moins de l'avoir ainsi maltraité lors de l'arrivée de Tengoku no Seigi sur Graou Island, il n'eut d'autre choix que d'accepter avec grand soulagement une aide extérieure : ils ne seraient clairement pas trop de trois pour fixer le tissu correctement, et pour s'assurer une bonne navigation ne serait-ce que jusqu'à Volcano Island... Ainsi le trio commença furieusement à se débattre avec les divers cordages, aidé de temps à autres par le faucon Element qui, à son tour, venait de surgir de la porte encore entrouverte pour foncer vers Namusa. L'oiseau agissait curieusement de façon clairement intelligente, attrapant les cordes qui glissaient parfois des mains du tireur pour les lui rapporter aisément, profitant de son avantage aérien avec brio. Autant dire que si tout ce beau monde ne faisait pour le moment pas attention à Kyoshiro et au tireur inconnu mais tout-à-fait dérangé, ils étaient tous capables de réagir rapidement en cas d'une nouvelle offensive adverse, chose que regretterait bien promptement ledit adversaire.

De son côté, les muscles plus tendus que jamais, les dents aussi serrées que possible, Nakata luttait péniblement contre la dangereuse avancée du MOT en direction des récifs. S'il avait, pour le moment, réussit à stopper sa violente course, il ne parvenait pas pour autant à le faire reculer. Et au vu de la position dans laquelle il se trouvait, le navire ne pourrait de toute façon pas se dégager assez vite dans l'état des choses pour éviter diverses inutiles dégradations... Des images revenaient douloureusement en tête du blondinet, tandis qu'il s'évertuait à combattre les flots rageurs de Grand Line, littéralement. Alabasta et la création de l'équipage en premier lieu, avec le vol de ce bateau à quelques marchands de bas étages, en compagnie d'Hato et d'Elisabeth, mais aussi les retrouvailles du côté de Reverse Mountain. Plus récemment, et probablement plus douloureusement, la Grande Guerre qui les avait tous opposés à l'équipage du Sanguinaire, mais aussi l'arrivée sur Graou Island qu'ils avaient enfin pu délivrer du joug insatiable de ce funeste Comte... Les émotions du jeune homme, bousculées par les diverses voix présentes suite à une nouvelle apparition de son haki de l'observation, brassaient clairement ses souvenirs avec une ardeur stupéfiante. Cependant, cette fois-ci, il n'avait pas à s'en plaindre : ce passé qui lui était cher, ce passé pour lequel il luttait autant que dans l'optique d'un futur sain, il était la meilleure arme de sa volonté, la meilleure motivation à laquelle il puisse tendre. Le garçon, ainsi, savait pertinemment qu'il ne lâcherait pas l'affaire, et qu'il ne s'arrêterait de pousser qu'une fois le MOT placé en sécurité, ou alors qu'une fois son corps émietté contre les rochers non loin de là. Le Fenice avait souffert durant toute sa vie à cause des caprices de l'humanité, et ne comptait clairement pas renoncer devant l'un des caprices de dame nature. Il allait se battre, aussi puissamment qu'il n'était capable de le faire. Il allait brandir ses poings, ses armes, et lutter. Lutter, encore et toujours, afin de réaliser l'impossible. Après tout, c'était ce pourquoi il était né, non ? C'est dans un murmure que l'artiste prit une fois de plus la parole, dans un soupir de tristesse et de rage condensées :

-Je ne te laisserai pas... Je vais me battre... Je vais me battre ! Seiatsu ! Chikara, Sokudo !

Quoi de mieux pour lutter dans une épreuve de pure force qu'une augmentation drastique de ses capacités corporelles, en plus de la vitesse fulgurante que pouvait prodiguer son fruit du démon de type zoan ? Nakata avait longuement réfléchi, même si quelques secondes seulement s'étaient déroulées depuis le moment où le MOT l'avait percuté, et avait fini par conclure qu'utiliser ces techniques seraient le meilleur moyen de gagner du terrain. Mais laquelle ? Chikara augmentait sa force, mais diminuait sa vitesse, tandis que sokudo faisait l'exact opposé. Or, la puissance brute était dans ce cas-là au moins aussi utile que l'énergie cinétique, qui pouvait également s'acquérir par la rapidité. C'était dans cette optique que le Phoenix, les ailes azures toujours présentes sur les omoplates et lui permettant de braver la situation en tant que véritable capitaine, avait tout bonnement choisi d'user des deux. Ses capacités désormais décuplées, augmentées de façon exponentielle, il se sentait capable. Capable de réaliser des miracles, capable de ramener à la vie un compagnon pourtant condamné à une fin des plus pitoyables. Le MOT ne resterait pas éternellement sur Volcano Island. Le combattant se mit alors à hurler, de vigueur et d'ardeur, de force et de ténacité, de volonté et d'obstination. Et, alors qu'il sentait ses muscles chauffer, son corps s'étirer au point même où il crut pouvoir en éclater, le navire commença à reculer, malgré les craquements secs et réprobateurs que produisaient les vagues sur la coque.
Personne ici n'allait rendre l'âme. Pas même le MOT. Nakata ne le permettrait pas.




EDIT : DU coup j'imagine que c'est à toi, Erwin.

_________________
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Dernière édition par Fenice Nakata le Ven 9 Mai - 13:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mer 7 Mai - 19:08



Gachet Randolf

Le problème avec Gachet, c’est qu’il n’était pas le genre d’homme à aimer être soumis à la torture. Il préférait parler dès qu’on lui posait une question et qu’il avait les mains attachées dans le dos plutôt que de finir par souffrir le martyr. Et ça, son opposant ne semblait pas l’avoir compris. Il lui posa des questions auquel il aurait pu mettre un certain temps pour répondre, histoire de s’éveiller. Mais la douleur qu’il ressentit lui suffit à reprendre conscience du monde qui l’entourait. Il regarda ainsi l’homme-lumière avec une certaine animosité. Il était en vie, ses armes étaient loin de lui et à part quelques balles un Den Den dans ses poches, il n’avait rien d’autre. S’il avait eu quelqu’un, cette personne serait déjà au courant de son état. La solitude était une bien triste chose. En tentant de se relever, ses mains sur ses testicules, il hurla plus pour la forme que pour la perte de ses capacités de procréation. Qui était assez stupide pour se balancer à une corde et ne pas porter de coque en dessous de ses vêtements ?

En se relevant lentement, tentant de soutenir le regard du gars qui l’avait emmené jusqu’ici, il fit à peine attention aux personnes présentes avec lui. Le capitaine n’était bien sûr plus sa priorité. Ce qu’il déplorait grandement était l’absence de poudre qui permettait de préparer le processus qui déclenchait alors, au contact subi à la sortie du canon, l’action de la balle. En souriant à moitié, il s’étala à terre de tout son long, le sang coulant et s’étalant sur le pont du bateau dans une mare vermeille qu’ils auraient du mal à nettoyer. Tant pis pour eux.

« - Je suis seul, répondit Gachet, ses lèvres toujours concentrées vers le haut pour ne laisser paraître aucune émotion négative dans cette déclaration. Ça te pose un problème, larbin ? »

Il s’était adressé à lui en espérant obtenir une réponse des plus violentes, peut-être ce qui lui manquait pour passer de l’autre côté. Dans sa poche, son Den Den sur silencieux commença alors à pleurer légèrement, sans que lui-même ne puisse le percevoir. Il se souvint de la première question que son adversaire lui avait posé, et soupirant il répondit à nouveau :

« - Ces lieux m’appartiennent… Ou tout du moins, cette partie de l’île. Toute approche hostile est passible de mort. »

J'avais pas prévu ce post... Bref, piètre qualité !
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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Ven 9 Mai - 0:27

« Fiou... Fiou... Bang ! »
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Une odeur de chair brûlée, une fumée s'échappant toujours de mon visage alors que le petit nouveau de l'équipage venait de rabaisser ma capuche sur mon visage et sembla s'inquiéter quelques secondes de mon cas malgré la situation visiblement critique.
Je ne bronchais pas le moins du monde lorsqu'il déposa ses mains sur mes épaules et laissais même échapper un merci d'une voix rauque ponctuée d'un gémissement.
Je me laissais reposer au sol, tentant de reprendre peu à peu contenance, il allait me falloir du sang, beaucoup de sang, cela allait encore créer des problèmes avec le pigeon à condition que nous ne disparaissions pas tous dans les minutes à suivre.
J'avais l'impression que j'allais devenir folle, complétement folle, la douleur m'empêchait de contrôler mon ouïe, si bien que le bruit des vagues tout comme celui des voix de mes compagnons me déchiraient littéralement les tympans, broyant mon cerveau et me donnant une migraine affreuse. Plus le temps passait et plus tout le travail que j'avais réussi à faire pour contrôler ma nouvelle capacité. J'avais l'impression de retomber totalement à zéro, d'avoir absolument tout perdu.

« Par pitié taisez-vous.... FERMEZ-LA ! »

Je me stoppais net à la fin de ma phrase, une nouvelle odeur venait chatouiller mes sens, elle devenait de plus en plus forte, je relevais la tête d'un seul coup tous les sens en alerte malgré la douleur. Mes lèvres se mirent à trembler, ma langue effleura mes crocs alors que mon instinct animal tout entier prenait possession de mon corps.
Mes ongles s'enfoncèrent dans le bois du pont, ma respiration se fit de plus en plus rapide avant que je ne me mette à ramper en direction de cette odeur âpre et tellement alléchante, il n'y avait plus rien autour de moi, plus rien qui ne puisse retenir mon attention autre que cette attirance irrésistible m'appelant.
Même la douleur ne pouvait pas me rappeler à l'ordre pour la simple raison que cette « chose » était la solution à toutes mes douleurs, physiques comme mentales. Elle était le remède, le seul et unique, le couple parfait, l'ivresse du sang et l'amnésie conférée par le Suimin Suimin No Mi...

Lorsque mes doigts purent enfin atteindre le nectar sacré, ils se portèrent directement à mes lèvres alors que je laissais échapper un feulement de plaisir. Le dernier mètre me séparant de l'inconnu me procurant une telle envie fut parcouru en moins d'une demie seconde et déjà mes crocs s'enfonçaient dans la chair de l'inconnu, en moins de temps qu'il n'aurait fallu pour dire quoique ce soit je le vidais totalement de toute trace de sang.
Les brûlures sur ma peau devinrent de moins en moins visibles, mais ce n'était pas encore assez, il m'en fallait d'autre, encore plus si je ne voulais plus rien ressentir, si je voulais oublier toute douleur physique ou mentale...
Mais pas maintenant, je le savais bien, je ne pouvais pas me permettre de tous les vider même si l'envie se faisait de plus en plus croissante, de plus en plus alléchante, mon regard écarlate se posa droit sur la carotide du nouvel petit éclair de l'équipe alors que j'essuyais le sang perlant de mes lèvres après avoir relâché le bras de l'individu comme s'il ne s'agissait à présent de rien de plus qu'un simple déchet.


« L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle. »
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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Ven 9 Mai - 2:40

Fiou... Fiou... Bang !



Cet homme-là s’était sans doute battu de toutes ses forces et avec dans le ventre une certaine rage de vaincre, il avait jeté toutes ses forces dans la bataille et usé de tout le matériel qu’il devait posséder afin de s’assurer de la victoire et néanmoins il n’avait pas su être victorieux. Quels que puissent être ses objectifs qui le poussèrent à défendre cette île ou à attaquer cet équipage précis, quelles que puissent être les raisons qui le poussèrent à prendre la mer ou à s’entrainer au maniement de ce fusil de précision, tout cela ne fut pas suffisant pour l’aider à vaincre un homme fait de lumière. Avait-il déjà combattu un logia auparavant ? Peut-être pas mais pour avoir atteint Grand Line il devait au moins s’être renseigné sur les différentes catégories de maudits…il ne s’attendait peut-être pas à en trouver un ici. Comment aurait-il pu le prévoir, de toute façon ? Comment aurait-il pu être mis au courant de la très récente intégration d’un nouveau venu dans l’équipage du blond ? Non, il n’en savait rien mais avait tenté le coup quand même en supposant que cela allait marchait et ce fut là son erreur. Au lieu de fuir il avait continué de se battre de toutes ses forces même en sachant qu’un explosif au monde ne pouvait le débarrasser de son adversaire, ce fut là sa seconde et plus fatale de ses erreurs. Mais malheureusement il n’aurait pas l’occasion d’apprendre de ces dernières.
Le jeune homme ménagea donc sa victime sans problème et vint à lui poser les questions les plus évidentes, lui assurant milles souffrances si le tireur venait à refuser de répondre. Ce dernier répondit qu’il était seul et tenta une vaine provocation afin, sans doute, de provoquer une réaction émotionnelle ou physique chez le jeune gardien…c’était bien mal le connaître. Oui, aux yeux du reste du monde il n’était qu’un larbin de son nouveau capitaine, et alors ? Qu’est-ce qui était le plus important ? L’image qu’il avait aux yeux du reste du monde et la vérité ? Nul besoin de répondre, c’est évident. Se fendant d’un sourire discret et taquin, le jeune gardien prit un malin plaisir à répondre :

« Aucun, et toi ? Comment va ton égo après s’être fait botter le cul par un larbin ? »

Quel intérêt de traiter un homme de larbin lorsque celui-ci venait de violemment vous botter le cul et de vous briser les couilles, littéralement ? En agissant ainsi ce stupide tireur ne faisait, au final, que de s’insulter tout seul en se traitant d’incompétent. Peut-être n’en avait-il simplement pas conscience, ou peut-être préférait-il effacer de son esprit cette cuisante défaite…ce qui était compréhensible. Le tireur déclara que cette île lui appartenait et que tout intrus devait être punis par la mort…que ce soit vrai ou non, cette affirmation était aussi erronée qu’elle était prétentieuse. Mais malheureusement pour lui cela n’avait plus vraiment d’importance désormais. Plongeant son regard dans celui du prétentieux, le gardien lui souffla sur un ton monocorde :

« Dans ce cas donne-moi une raison de ne pas t’arracher tes deux bras pour t’empêcher de recommencer. »

Même en étant blessé, même s’il ne disait pas la vérité, rien ne garantissait que la victime ne recommencerait pas à jouer les tireurs embusqués et tirer sur le prochain navire qui s’approcherait un peu trop d’ici. C’était un risque que le gardien ne se sentait pas de prendre, voilà pourquoi il posa cette question. Mais, soudainement, avant qu’une réponse ne put sortir de la bouche de la victime, la demoiselle aux manières douteuses se jeta sur lui pour le…mordre ? Oui, apparemment. Écarquillant les yeux devant cette action inattendue, le jeune homme ne put que lâcher un bête :

« Ah. Bon…bah tant pis. »

Là où toute personne aurait ressenti du dégout en voyant une personne se repaître du sang d’une autre, comme un assoiffé plongerait la tête entière dans une flaque d’eau, le jeune gardien fit preuve d’un certain sang-froid et, peut-être par curiosité, s’accroupit face à la demoiselle afin de l’observer. Pour quoi faire ? Peut-être espérait-il lire quelque chose dans son regard, lire ce qu’elle pouvait ressentir en buvait ce liquide chaud et source de vie, ou peut-être était-il simplement curieux de rencontrer une personne qui semblait trouver cela agréable ou même vital de se nourrir de sang. Il n’était aucunement écœuré ou dégouté par le spectacle qui se jouait depuis lui mais plutôt fasciné et, en voyant les brûlures de la demoiselle disparaître en partie, il ne put cacher plus longtemps sa fascination et lâcha un :

« Incroyable. »

Comment pouvait-il ne pas être étonné par ce spectacle ? En ingérant du sang elle avait réussi à se soigner plus rapidement que personne ne pourrait jamais le faire. Peut important ce qu’était cette demoiselle, elle était tout simplement étonnante…certes, un peu étrange et aux manières douteuses, mais néanmoins intéressante. Bien sûr elle avait une lueur étrange et malsaine dans le regard, comme un prédateur qui regardait sa proie se trouvant juste en face d’elle, mais peut-être était-ce sa capacité de logia qui le rendait si sûr de lui, même en sachant que ce n’était jamais sage d’être trop confiant.
Regardant la demoiselle de plus près, n’ayant pas peur de paraître être un rustre en la dévisageant de cette façon, le jeune homme regarda les quelques brûlures toujours présentes et, approchant sa tête un peu plus près de la demoiselle afin qu’elle seule puisse entendre ce qu’il voulait lui dire, il tendit à la demoiselle son poignet droit, la paume et donc les veines pointées vers le ciel.

« Si je peux vous aider à contrôler votre soif et à guérir, je prends le risque. »

Oui cela pouvait paraître suicidaire autant qu’insensé mais son regard montrait qu’il n’avait pas peur et qu’il ne doutait pas un seul instant de ce qu’il faisait ou du bienfondé de sa proposition, cela pouvait paraître masochiste mais ça ne l’était aucunement car il ne cherchait qu’à rendre service. De toute évidence la demoiselle avait soif, et peut-être que ses blessures n’avaient fait qu’accentuer cette soif permanente au point de ne plus pouvoir la contrôler. Elle était une bombe à retardement, elle était un danger pour ceux de l’équipage mais surtout pour elle-même car, quand elle avait commencé à drainer le tireur, elle n’avait pas semblé vouloir arrêter. Ne le voulait-elle pas ou ne le pouvait-elle pas ? Le gardien n’en savait encore rien mais espérait trouver une réponse bientôt. S’il pouvait l’aider alors sacrifier un peu de son sang était le prix minimum qu’il pouvait bien payer.
Présentant donc discrètement son poignet afin que ses intentions soient des plus claires, le jeune homme pointa du pouce gauche la porte, derrière lui, menant aux cabines de l’équipage. Pourquoi ? Parce que peut-être que la demoiselle ne voudrait pas continuer ce petit drainage en public et qu’un cadre un peu plus discret et calme serait opportun. Ce n’était là qu’une proposition comme une autre, une proposition qu’il ne tenait qu’à elle d’accepter…ou de refuser.


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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Ven 9 Mai - 13:39





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

L'arrivée de Méliandre et le réveil forcé du tireur inconnu sur le pont du MOT auraient pu intéresser le reste de l'équipage ci celui-là ne s'affairait pas aussi efficacement que possible afin de remplacer la voile inexistante. Namusa, Damon et Alidia étaient malgré tout peu coordonnés, et même s'ils faisaient preuve d'une volonté à toute épreuve, une paire de mains supplémentaires n'aurait pas été de refus. Fort heureusement, Element était là pour leur faire économiser un temps précieux, rattrapant quelques unes de leurs étourderies dans une danse aérienne des plus époustouflantes. Utilisant son poids pour tirer les cordage dans sa direction, le bretteur regarda d'un air distrait l'inconnu se vautrer sur le pont en grommelant les dents serrées. Rien que pour ça, rien que pour le fait de salir le MOT volontairement, ce type aurait réellement mérité qu'on lui donne un ou deux coups. Histoire de lui apprendre les bonnes manières. Et puis, de toute façon, c'était quoi cette affaire ? L'équipage se promenait tranquillement sur Grand Line, s'occupait de rétablir l'ordre et le calme sur une île condamnée à l'horreur, et le lendemain on les accueillait sur une autre île à coups d'explosions et de détonations. Comme quoi, devenir Shishibukai n'avait pas que des avantages, et Nakata devrait rapidement s'en rendre compte... Se concentrant à nouveau sur sa tâche avant de ne commettre une idiotie irréparable, le bretteur tira une fois de plus, aussi fort qu'il le pouvait, tandis que Namusa et Alidia s'occupaient des derniers nœuds. Plus que quelques secondes de travail, et le trio aurait véritablement fini de s'occuper de tout cela... Toutefois, le hurlement rempli de volonté du blondinet et le mouvement inversé du navire les surprirent. L'ancien révolutionnaire se tourna même en direction de la proue, les yeux écarquillés, l'air stupéfié. Il n'aurait jamais cru son vieil ami capable d'une telle prouesse, à vrai dire, et comprenait maintenant que le Phoenix n'arrêterait jamais de les surprendre...


Il rugissait, hurlait, criait, beuglait, vociférait, fulminait, proférait, tonnait et aboyait à l'intention des dieux eux-mêmes, dans une démonstration de force et de volonté digne des plus grands. Le front et les deux mains collées contre la coque du MOT, Nakata poussait aussi puissamment qu'il le pouvait, utilisant avec brio son fruit du démon et ses diverses capacités physiques. De temps à autres, l'écume qui percutait le navire voletait jusqu'à son visage et son corps déjà meurtri par la douleur, le rafraîchissant et rendant de fait la tâche un peu moins pénible qu'elle ne l'était réellement. Le garçon ne voulait de toute façon pas abandonner, et continuait de faire reculer ce bateau qui les avait porté aussi loin en brandissant l'étendard de leurs souvenirs aussi loin des rochers qu'il le pouvait, afin de le mettre définitivement en sécurité. Le blondinet ouvrit lentement les paupières qu'il avait clos suite à l'effort trop important et posa son regard sur le bois qui constituait la caravelle, avec une détermination à en faire frémir les plus grands héros. Leur lutte, le combat on ne pouvait plus louable de Tengoku no Seigi n'avait fait que commencer, et il était ainsi absolument hors de question que le Phoenix laisse d'ores et déjà un compagnon derrière lui, qu'il soit un être vivant ou un pur objet matériel. Quand bien même il n'avait jamais été très attaché aux rites des marins, le pirate avait baigné dedans depuis sa plus tendre enfance. Cela couplé aux diverses aventures qu'il avait vécu faisait du MOT un compagnon à part entière du Fenice, qui, par conséquent, ne voulait en aucun cas le voir périr, en tout cas pas à ce stade de l'aventure, pas dans ces conditions. Véritablement coupé du monde, le musicien ne faisait plus attention aux cris sur le navire, n'accordait plus aucune importance à la mer qui l'éclaboussait et aux tâches qui l'incombaient. Il n'y avait plus que lui, le capitaine d'un bien fier équipage, et celui qui était finalement leur réel héraut, ce MOT. Et il n'y aurait, ce jour-là, rien qui puisse l'empêcher de le sauver.

-NAKATA !

Le hurlement proféré par Damon le ramena subitement à la réalité, et le maudit du zoan leva la tête pour regarder le vigie. Ce dernier, les mains posés sur le bastingage, prit la parole à nouveau :

-Remonte sur le pont ! La voile est installée, le MOT ne court plus aucun risque !

Interloqué, le Fenice tourna alors la tête, et remarqua avec surprise que ce que disait le bretteur n'était que vérité : les récifs étaient désormais loin derrière eux. Le combattant ne s'était même pas rendu compte de l'effort qu'il avait produit, tant il était concentré sur ce dernier, mais sentait désormais ses muscles endoloris le chauffer plus que jamais. Il cessa d'utiliser Chikara et Sokudo mais garda évidemment sa forme hybride, utilisant les ailes sur ses omoplates pour remonter sur le pont où il reprit enfin une apparence humaine. A cet endroit, l'artiste se laissa mollement tomber contre le bastingage, levant les yeux au ciel en reprenant son souffle douloureusement. Il était trempé, tant à cause de l'eau de mer qu'à cause de sa propre transpiration suite à l'effort trop abondant. Le blondinet ferma lentement les paupières, profitant un court instant du vent et de l'euphorie du moment. Mais tout cela fut de bien courte durée : l'odeur de fer vint rapidement lui titiller les narines, et le spectacle déplorable qu'il trouva dans son champ de vision le laissa sans voix. Un type inconnu, probablement celui qui les avait attaqué un peu plus tôt, baignait désormais dans ce qui lui restait de sang, plus blême que jamais. Deux traces nettes de dents marquaient sa peau, et un mince filet de liquide carmin s'échappait encore des lèvres de Méliandre.



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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Ven 9 Mai - 22:12

« Fiou... Fiou... Bang ! »
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Il s'accroupit et me fixa probablement autant de fascination que je lorgnais sa carotide. Si bien que cela en devenait étrange, voir même gênant. C'était un sentiment, une sensation bizarre, j'avais l'impression d'être épié dans une moindre mesure, il n'avait pas cette expression de dégoût ou de peur qu'avaient pu avoir d'autres personnes, non loin de là. Cela n'en était qu'encore plus suspect. Pourtant je ne prononçais pas le moindre mot et déglutie avec difficulté tout en me forçant à détourner le regard de son cou.
Alors que je ravalais mon envie de lui sauter à la gorge et de la déchiqueter sans la moindre cérémonie, il fit probablement la chose la plus idiote qu'il m'avait été donné de voir, il s'approcha, si bien que son visage était à seulement quelques centimètres du mien, je poussais un léger feulement lui signifiant de s'écarter. Visiblement il n'avait jamais eu à faire à un vampire. Je me demandais quelle étrange sentiment ou plutôt bêtise pouvait bien l'animer pour qu'il agisse de la sorte.

« Si je peux vous aider à contrôler votre soif et à guérir, je prends le risque »

Cette fois les choses n'étaient on ne peut plus clair, ce gars là devait être tout aussi toqué que Ruby et moi-même réunies – ironie quand tu nous tiens – Je n'avais pas fait attention à Blondie qui nous avait rejoint, ni même aux vagues qui semblaient s'être plus ou moins calmées. Voilà une chose que personne n'avait fait jusque là mise à part sous l'emprise de l'hypnôse, il m'offrait de lui même son poignet. N'avait il pas vu ce qu'il venait de se passer, ne se rendait il nullement compte que je n'étais pas totalement capable de me contrôler ou avait il seulement des idées suicidaires et n'osant passer à l'acte il avait tout simplement besoin qu'on lui file un coup de main ?
Mon regard se porta sur son poignet, courant le long de ses veines, je pouvais entendre son cœur pomper et relâcher tout cet afflux sanguin dans l'ensemble de son corps. Je passais une main sur mon visage comme pour m'enlever l'image de son corps gisant sur le pont aux côtés de l'inconnu. Et voilà qu'à présent il me montrait la porte menant aux cabines. Se rendait il seulement compte de la torture qu'il me faisait vivre ? Il était un garde manger vivant, il était l'équivalent d'une cave entière de rhum, un alcool à lui tout seul qui pourrait me permettre d'oublier, de tout oublier ne serait-ce qu'un court et unique instant.

Une fois de plus mes ongles s'enfoncèrent dans le bois du pont, je fermais les yeux pour tenter de réprimer mes pulsions les plus primitives, je ne devais pas céder, je ne devais pas l'emmener là-bas ou bien logia ou non je signais son arrêt de mort, et ça personne sur ce foutu navire ne me le pardonnerai j'en étais certaine et ce même si c'était cet individu lui-même qui me demandait presque de mettre un terme à sa vie.
Je ne pensais pas être en état de m'arrêter, mon corps tout entier se mit à trembler, les battements de son cœur, ce bruit qui plus jamais de ma vie n'apparaitrait dans ma propre cage thoracique. Il m'obsédait, se faisant de plus en plus puissant, de plus en plus enivrant.
Un feulement bestial sorti du plus profond de ma gorge alors que je relevais brusquement la tête et me jetais droit sur son poignet dans lequel je mordis sans le moindre ménagement, avant de me mettre à sucer avec brutalité l'élixir de vie de cet inconscient. Je n'espérais seulement qu'une seule et unique chose, que l'un des autres sur ce navire m'empêcherait de le vider totalement, il venait juste de les rejoindre il serait idiot qu'il les quitte si tôt alors que sa propre aventure ne faisait que commencer.


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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Sam 10 Mai - 2:37

Fiou... Fiou... Bang !



Le jeune homme devait véritablement être fou, il devait vraiment ne pas avoir conscience du danger que représentait la demoiselle qui se tenait devant lui, il ne devait pas tenir à sa vie pour lui proposer sérieusement de devenir son buffet gratuit aussi longtemps qu’elle en aurait besoin, il ne devait simplement pas avoir conscience de la réalité pour ne pas reculer face à cette demoiselle qui fixait son cou et son poignet avec un regard d’une envie malsaine. Il n’avait pas été créé pour être rationnel mais pour ressentir, il n’avait pas été créé pour réagir à la peur mais pour la connaître et passer outre, il n’avait pas été mis au monde afin de protéger sa vie et uniquement sa vie mais également les intérêts de son créateur qui étaient désormais ceux de l’équipage. Cette demoiselle, aussi étrange puisse-t-elle paraître, était partie intégrante de cette équipage et devait en être une des plus anciennes membres, comment diable pouvait-il la laisser dans cet état ? Certes, sa première victime lui avait permis de se soigner en partie, mais quelle garantie avait-il qu’elle ne sauterait pas sur un autre membre d’équipage pour soigner le reste ? Aucune. Il préférait donc se proposer plutôt que quelqu’un ne soit forcé de le faire. Et peut-être que cela ne serait pas si terrible que cela.
Après une possible lutte interne, la demoiselle finit par céder et par percer la peau du jeune homme de ses crocs avant de s’abreuver du doux nectar qui se déversait de ces trous. Bien sûr, au moment où les crocs percèrent la peau, le jeune gardien se força à serrer les deux et continua à le faire par la suite bien que la sensation de douleur ait disparu au profit d’une autre qu’il n’avait encore jamais connu. Ce n’était pas de la douleur comme se faire tabasser par une dizaine de personnes, ce n’était pas de la fatigue comme avoir marché toute la journée sous un soleil de plomb, ce n’était pas de la faiblesse comme ne pas avoir mangé depuis des jours : c’était autre chose, autre chose d’étrange. Peu à peu il sentait ses forces l’abandonner, il sentait sa puissance être aspirée par la bouche de cette demoiselle qui était collée à son poignet come une sangsue sur sa victime…même si elle était bien plus charmante qu’une sangsue, mais ce n’était pas le sujet !

« Doucement »

Il avait vu la demoiselle vider cet homme en quelques instants et, en sentant ses forces l’abandonner à chaque seconde qui passait, il savait que bientôt il ne serait plus en état de repousser la demoiselle et cette dernière, ne pouvant s’arrêter, le saignerait à blanc jusqu’à laisser un second cadavre sur le pont. Il voulait aider, bien sûr, mais il ne gardait pas en tête que pour continuer à aider et veiller aux intérêts de son père il devait rester en vie. Et, saigné à blanc, il ne serait plus d’aucune aide. Voyant que la demoiselle n’arrivait pas à lâcher prise, le jeune homme fit la seule chose que lui permettait sa malédiction pour se sortir de là : il rendit son bras intangible. Son bras devint d’un jaune brillant et le jeune homme l’arracha de la bouche de la demoiselle d’un seul coup, le faisant revenir à sa forme originelle avant de sortir le sol se dérober sous ses pieds. Ah, en fait non, c’étaient bien ses jambes qui commençaient à s’affaiblir et à ne plus pouvoir soutenir le poids de son corps.
Sortant un tissu de sa poche afin d’en recouvrir son poignet, le jeune recula et se laissa tomber en arrière contre la porte menant aux cabines. Haletant, la respiration saccadée, retenant quelques gouttes de sang de perler sur le pont, le jeune homme releva son regard fatigué vers la demoiselle et, tentant de faire bonne figure, lui lança :

« J’espère que ça aura été suffisant pour soigner vos brûlures restantes. J’espère avoir pu vous être utile. »

Bien sûr qu’il avait été utile, bien sûr que chaque goutte de sang absorbée avait été utile mais cela ne l’empêchait pas pour autant de demander, à voix haute, si cela avait bien été le cas. Regardant autour de lui, il se rendit compte que la crise de l’équipage était passée et que le navire ne craignait plus grand-chose désormais. Il pouvait donc se permettre de souffler un peu et d’attendre quelques instants de pouvoir marcher sans avoir les jambes flageolantes. C’est donc autant à l’attention de la demoiselle que de l’équipage qu’il lança, sur un ton assez haut afin d’être entendu de tous :

« Si on me cherche je serais dans ma cabine. J’ai besoin de m’assoir un petit peu. »

Sa main valide tenant le poignet, le jeune homme usa de l’autre afin de tourner la poignée et de pénétrer dans le couloir menant aux cabines sans prendre la peine de fermer la porte. Il s’aida immédiatement du mur, se laissant pencher vers la gauche afin d’avoir un soutien pour avancer jusqu’à sa cabine qui n’était qu’à quelques mètres de là…il n’aurait jamais imaginé qu’être si affaibli rendait une courte marche si pénible que cela. Une fois à l’entrée du couloir il se tourna légèrement et, regardant la demoiselle, lui lança un discret :

« À tout de suite.»

Puis il reprit sa route vers sa cabine. Pourquoi à tout de suite ? Peut-être parce qu’elle aimerait parler quand elle serait calmée, peut-être pour lui montrer qu’elle ne devait pas hésiter à revenir vers lui si sa soif revenait, ou peut-être tout simplement par politesse afin de prévenir qu’il ne serait pas absent bien longtemps. Combien de temps devait-il attendre ? Une heure ? Plus ? IL n’en savait franchement rien et, en arrivant dans sa chambre, son premier réflexe fut de s’affaler sur son lit en prenant le mur de derrière comme appui. Bientôt, quand il aurait repris son souffle, il fouillerait afin de trouver assez de bandage ou tissu pour entourer son poignet et éviter de perdre davantage de sang, par simple sécurité.

Cela avait été une expérience étrange mais néanmoins enrichissante, c’était le moins qu’il puisse dire. Il avait tendu la main  à un membre de l’équipage dans le besoin et c’était bien là le minimum qu’il puisse faire : comment pouvaient-ils avoir confiance en lui s’il ne faisait pas le premier pas ? Ce premier pas venait d’être fait en tout cas.

Cela avait été enrichissant.
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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Dim 11 Mai - 22:39

« Fiou... Fiou... Bang ! »
Tengoku no Seigi

Je ne pouvais m'empêcher de laisser échapper des petits râles de plaisirs alors que je sentais le doux liquide couler dans ma gorge, mes dernières traces de brûlures finirent par complétement disparaître. Plus, il m'en fallait toujours plus, mes doigts s'enfoncèrent un peu plus dans sa peau afin de me permettre d'avoir une meilleure emprise sur son poignet et pouvoir m'en délecter de tout mon saoul.
Doucement ? Comment pouvait-il me demander d'y aller doucement, il ne savait même pas qu'elle sensation cela procurait, il ne savait pas le bien que cela pouvait faire, cette sensation était indescriptible, personne n'ayant connu un jour cette ivresse ne pourrait même l'imaginer, et même après l'avoir connu maintes et maintes fois il n'était pas possible de décrire ce sentiment, bien qu'avec certaines personnes la chose n'en était que plus belle, mais là encore cela n'était le cas que de rares exceptions, à vrai dire je n'avais connu cette « exception » qu'une seule et unique fois, toutes les autres m'avaient paru plus fades les unes que les autres, je doutais même un jour de ressentir la même chose, cela semblait être la même stupidité que l'amour, que le VRAI amour, une stupidité qui entre dans votre vie pour pratiquement et ressortir aussi tôt et cela non sans dommages collatéraux...

Soudainement ma prise disparu purement et simplement laissant mes crocs se refermer sur le vide alors que ma proie reculait déjà jusqu'à se retrouver dos à la porte menant aux cabines, une lueur mauvaise passa dans mon regard alors que je voyais la fin de ma « dose » m'échapper... Un feulement mauvais s'échappa de ma gorge, je le voulais, je voulais tout ce qui lui restait, j'entendais son battement de cœur qui s'était peu à peu affaibli, je l'entendais encore et toujours raisonner à mes oreilles comme une sorte de défi, comme si la seule échappatoire à ma douleur me faisait un pieds de nez.
Il prononça des mots mais je ne les entendais pas trop obsédée par les battements de son coeur, il avait probablement fait la pire chose qu'il aurait pu faire, à partir de maintenant une seule et unique envie me dévorerait lorsque je le croiserai, relever le défi lancé par son palpitant, de quel droit me narguait il de la sorte, il ne gagnerait pas, je ne laisserai plus personne gagner, non il était hors de question qu'une fois de plus la peine et la douleur prenne le dessus sur moi et me fasse de nouveau faire des folies, il était hors de question que je me laisse à nouveau dévorer et submergée par Ruby. IL avait réussi à me faire prendre conscience de ce que j'étais, j'avais réussi à l'évincer, ce n'était pas pour lui permettre de revenir à présent.

Je ne pu m'empêcher de relever un sourcil en l'entendant me glisser un « à tout de suite », oui ce mec là était totalement malade, je venais probablement de lui subtiliser la moitié de son sang et pourtant il semblait en redemander à nouveau, ça devenait complétement incompréhensible. Je restais là à fixer encore quelques secondes la porte qui venait de se refermer sur lui avant d'hausser les épaules et de me diriger vers la barre, certes le soleil était toujours aussi exécrable et malgré le sang que je venais d'ingurgiter le moment d'euphorie était passé et je sentais à nouveau les nausées et la migraine me rattraper, mais au vue de ce qui venait de se passer plus tôt il était ABSOLUMENT hors de question que je laisse quique ce soit autre que moi de faire naviguer le M.O.T.
Je ne lançais pas le moindre regard aux autres avant de reprendre ma place et de mettre le cap droit sur une plage se trouvant non loin de là. D'une voix quelque peu rauque je laissais échapper.

« Le prochain ou la prochaine qui posera sa main sur ma barre terminera aussi vide que ce stupide tireur de pacotille. Vous allez finir par le briser avant même que notre cher et tendre capitaine ne recontre les personnes auxquelles il s'est si gentiment offert... La justice soit disant hein... »


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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Lun 12 Mai - 21:58





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

Si la totalité des actions s'étaient aisément étalées sur une durée de plusieurs secondes voire de plusieurs minutes, Nakata n'avait pas perçu la situation du même œil que le commun des mortels, à ce moment précis. Faites donc preuve d'empathie : ce jeune homme habituellement plein d'entrain malgré toutes les peines qui pouvaient le traverser avait fait face avec autant d'ardeur que possible à la destruction imminente de son cher et adoré navire tandis que son équipage réglait la situation d'un tireur trop brutal. Et maintenant qu'il était remonté, il avait assisté impuissant à la mort d'un pauvre type probablement juste insouciant et à la succion d'une bonne partie du sang du nouveau venu dans l'équipage, qui s'en alla d'ailleurs jusqu'à sa cabine en titubant. Toute cette masse d'information fut ainsi ponctuée par la merveilleuse prise de parole de la vampire qui, après être retournée comme si de rien n'était à la barre du MOT, s'était permise de donner un ordre camouflé aux membres d'équipage, qui plus est en tentant une bien vaine dégradation de la fierté du Fenice qui n'avait à l'heure actuelle absolument rien à faire de l'équipage de sa pseudo-compagnon. Dans un premier temps, le blondinet se contenta de se relever lentement, le visage ne renvoyant qu'une effrayante expression de pure neutralité, d'impassibilité. Il se dirigea dans cet état vers le cadavre baignant dans le sang non loin de là, et s'assura de la mort du gars. Evidemment, il n'y avait plus à douter : ce pauvre type venait de passer l'arme à gauche. Alors le capitaine se redressa une fois de plus, sous le regard légèrement inquiet de Damon, qui pensait à juste titre que son jeune ami risquait de prendre tout ce groupe d'événements plutôt mal. Et ce fut le cas : il le comprit tout du moins quand le Phoenix prit la parole à son intention et à celles de Namusa et d'Alidia :

-Entourez ce pauvre type d'un drap et foutez-le dans ma cabine. Je l'enterrerai quand on sera arrivé. Alidia, apporte des bandages et des pansements à Kyoshiro. Assure toi que la plaie ne s'infecte pas.

Le trio hocha maladroitement la tête, ne sachant pas vraiment comment réagir face à un homme aussi sérieux, lui qui d'habitude ne laissant que transparaître joie et bonne humeur. C'était d'ailleurs d'autant plus vrai pour Alidia, qui n'avait pas eu le temps de connaître avant le départ de Graou Island. Ainsi les deux hommes se dirigèrent vers le corps qu'ils portèrent aisément de par leur claire force physique, tandis que la demoiselle se dirigeait directement vers le couloir en leur tenant la porte. Lorsque le groupe disparut derrière ladite porte qui se referma en un claquement, Nakata redressa son regard vers Méliandre. Cette fois-ci, ça n'était plus de l'impassibilité, mais de la colère qui le dominait très clairement. Il avança dans sa direction et s'arrêta à quelques mètres d'elle avant de croiser les bras. Puis il prit la parole, directement, franchement, froidement presque :

-Je vais pas tourner autour du pot, on se connait assez pour qu'on se passe les diverses formules de politesses.

Son regard était on ne peut plus sérieux, et si une chose était certaine, c'était qu'il allait être des plus sincères pendant l'élocution qui allait suivre. C'est dans ces dispositions qu'il continua, ne laissant pas véritablement le temps à la navigatrice de le couper dans ses propos :

-Que tu prennes le sang de Kyoshiro qui se porte volontaire pour ça, je m'en tape. C'est même à vrai dire tout à son honneur de se désigner d'office. Mais que tu attaques un type déjà à moitié mort pour le vider de son sang, c'est hors de question. Ce type nous a attaqué, oui, mais t'as aucune foutre idée de ce qu'il avait derrière la tête quand il l'a fait. Que tu ne respectes pas nos préceptes personnellement, je m'en tape aussi. Mais que tu craches dessus en public en nous empêchant d'avancer, ça risque de me contrarier un peu plus vite. Donc je te conseille expressément d'apprendre à calmer tes ardeurs de ce côté-ci.  

Une fois de plus, le Fenice marqua une courte pause, davantage dans l'optique de reprendre son souffle plutôt que pour permettre à sa camarade de rétorquer de quelque manière que ce soit, bien décidé d'aller jusqu'au bout de son petit discours avant d'écouter la moindre des explications qu'elle pourrait lui donner, si toutefois elle souhaitait lui en fournir.

-T'as aucun ordre à donner ici. Ça n'est pas ton navire, et les souvenirs et sentiments qu'il emporte sur les vagues ne t'appartiennent pas non plus. T'es une être vivante, au même titre que nous autres, et ça ne te donne aucune disposition supérieure sur nous. Le MOT est celui qui porte Tengoku no Seigi, pas ta prétentieuse petite personne. Je me fiche de savoir ce qu'il représente pour toi puisque tu te gardes bien de savoir ce qu'il est pour moi. Mais ce qui est certain, c'est que si quelqu'un désire un jour ou l'autre le guider à travers ces flots, ça ne sera pas à toi de l'en empêcher. Alors voilà, je vais être clair, Méliandre. Que tu ne veuilles pas faire partie de Tengoku no Seigi, je m'en tape. Mais que tu nous donnes des ordres à nous, en te permettant de juger mes décisions qui, soit dit en passant, sont bien plus en accord avec nos préceptes que les tiennes ne pourront jamais l'être, je ne l'accepterai pas. Jamais.

Malgré sa ferme intention initiale d'être sec et froid, le blondinet avait su garder son calme tout le long du monologue, ne s'emportant pas vraiment dans l'intonation de sa voix. Mais même ainsi, le garçon savait bien évidemment que l'instinct rebelle de la pirate la forcerait à le contredire. A vrai dire, il s'en fichait bien : tout ce qu'il comptait faire, c'était l'avertir. Le reste, il n'en avait que faire. Pour garder un tant soit peu de cohésion au sein de Tengoku no Seigi, qui représentait à l'heure actuelle bien plus que ses rêves d'égalité et de liberté, il était prêt à agir comme un réel meneur. Ce genre de discussions faisait par conséquent réellement partie des tâches qui l'incombaient, à ses yeux tout du moins.



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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Lun 12 Mai - 23:14

« Fiou... Fiou... Bang ! »
Tengoku no Seigi

Je le savais pertinemment, je le savais avant même qu'il ouvre la bouche, j'allais en prendre littéralement plein la gueule, qu'il vienne je m'en foutais royalement, qu'il dise ce qu'il avait à dire, cela ne changerait absolument rien, je ne l'avais jamais considéré comme un capitaine, mais au jour d'aujourd'hui il était encore plus loin d'en être un qu'il y avait quelques mois.
Il voulait la paix, il voulait la cohésion mais tout ce qu'il arrivait à faire ce n'était que diviser, qu'il l'ouvre, qu'il dise quoique ce soit, je lui renverrait dans les dents et le pire dans tout ça c'est qu'il ne pourrait pas dire le contraire pour la simple raison que nous avions perdu Hato et ce pour toujours, quelques jours plus tard ce fut Holly qui mit les voiles. Alors qu'il ne vienne pas me parler de quoique ce soit dans ce genre, oh que non, ce serait encore une terrible erreur de sa part, certes peut être pas pire que sa décision de devenir la raclure qu'il était à présent.
Plus le temps passait et plus je n'avais qu'une seule et unique idée en tête, me barrer, purement et simplement, la seule chose qui me manquerait à présent ce serait la barre du M.O.T, rien de plus, quoique peut être aussi ma poche de sang sur pattes, m'enfin lui aussi finirait probablement par se rendre compte de la bêtise de ce putain d'utopiste.
Il ne voyait rien, ou alors il ne voulait pas comprendre, à vrai dire je n'arrivais même pas à cerner la façon dont il voyait les choses, ce n'était pas possible qu'un être normalement constitué, souhaitant la justice vienne à s'allier avec la gangrène même de ce monde.

Lorsqu'il vint se placer devant moi je posais mes yeux directement droit dans les siens attendant patiemment que le déferlement de tempête commence. Il en avait besoin je le savais, j'avais déjà pu le sentir auparavant. Qu'il y aille, qu'il ne se prive pas, de toute façon ses mots ne feront que glisser sur moi. A présent je le savais, plus rien, absolument plus rien ne pouvait m'atteindre, que ce soit des actes ou même des paroles.
Je l'écoutais sans broncher, sans même ciller, j'écoutais d'une oreille distraite le discours qui me semblait interminable du blondinet alors que je maintenais toujours le cap droit sur l'île. Une fois qu'il eut terminé et que j'étais pratiquement arrivée sur la plage j'ouvris la bouche et finit par lui répondre d'un ton extrêmement calme par rapport à ce que j'étais habituellement :

« Ça y est c'est bon tu as fini ? Si tu as encore des choses à dire, vas y je t'en prie, déverse tout ce que tu as à déverser, après tout il serait enfin temps que tu le fasses et surtout que tu arrives à voir les choses en face sans te voiler la face ne serait ce qu'un instant. Tu veux être un capitaine hein ? Alors arrêtes de faire des choix à la con et surtout arrêtes de laisser t'échapper les gens auxquels tu tiens. Qu'est ce que tu cherches à faire ? Nous fédérer pour le moment pardonnes moi mais tu ne fais que des conneries. Penses tu que tu la reverras ? Je ne saurais ni dire oui ni non, après tout tu as laissé partir Hato, regardes à présent. Oh et je t'arrêtes tout de suite ne commence pas à me sortir tes conneries comme quoi nous ne sommes sûrs de rien, ne passes pas pour un imbécile, je sais pertinemment que tu le sais aussi bien que moi qu'il est mort. Pourquoi aurais-je menti sur la seule et unique chose qui me rattachait encore à vous, pourquoi aurais-je menti sur ce qui était tout pour moi. Fais ce que tu veux, déverse sur moi ta colère si cela te fait du bien, je n'en ai rien à foutre, je saignerai qui je voudrai, oui cela ne te va pas, mais encore une fois je m'en fou royalement, égoïste, prétentieuse, supérieure, appelles moi comme tu le voudras, peu importe de toute façon je ne tarderais plus à disparaître de ta vue, ne t'inquiètes pas pour ça, ce n'est plus qu'une questions de jours, de quelques semaines tout au plus, mais cela arrivera vite crois moi... Et puis il vaut mieux que cela en soit ainsi avant que ma colère soit telle que je ne puisse plus la contenir, car que cela te plaise ou non si tu avais fait correctement ton boulot de capitaine tu n'aurais pas laissé ton second partir de la sorte, tu n'es pas ce que tu veux être ou paraître être, rends toi à l'évidence. Il va falloir que tu changes et que tu te prennes en main si tu veux réellement être quelqu'un un jour. »


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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mar 13 Mai - 22:10





« Fiou... Fiou... Bang ! »
PV Kyoshiro et Méliandre

Elle lui avait fait mal. Même s'il n'aurait jamais voulu se l'admettre, tant par fierté que par crainte d'une douleur ironiquement exacerbée, Méliandre lui avait fait bien plus mal qu'il ne s'y serait attendu en envoyant les piques là où Nakata était à ce moment précis fragile, là où son équilibre était le plus branlant. Elle lui envoya sans aucun scrupule la mort d'Hato au visage, déclarant qu'il était mort et que tout le monde le savait très bien. Elle lui balança qu'Holly allait peut-être également y rester et que c'était par sa faute, celle de ne pas faire les bons choix, celle de laisser s'échapper les gens qui lui étaient chers. La vampire ajouta d'ailleurs qu'elle aussi ne tarderait pas à s'en aller, d'une façon ou d'une autre, dans les jours ou semaines à venir. Et ce fut plus violemment, plus virulemment et plus froidement que jamais qu'elle déclara que c'était sa seule et unique faute si Hato était mort, qu'il n'avait pas su remplir son rôle de capitaine et qu'il aurait du empêcher son bras-droit de partir. L'espace d'un instant, le blondinet sentit son souffle se couper et son rythme cardiaque cesser violemment, tandis qu'il n'arrivait pas à croire en ce qu'il venait d'entendre. Et pourtant... C'était bien la navigatrice qui venait de lui dire les choses qu'il refusait à tout prix d'entendre, pour quelque raison que ce soit. Et même si le Fenice était certain d'avoir pris la bonne décision, quoi qu'il soit arrivé à Hato, en décidant de le laisser partir, il doutait terriblement. Après tout, s'il l'en avait empêché, Tengoku no Seigi serait peut-être complet... Et s'il était bien arrivé malheur à son bras-droit, Holly était-elle en sécurité ? Si même le sabreur n'avait pas su se défendre, alors probablement que non... Et si elle mourrait ? Si, en plus de son ami de longue date et de son frère d'arme, le Phoenix venait à perdre la demoiselle, que se passerait-il ? C'est un véritable tourbillon de pensées aussi noires que funestes qui enveloppa le maudit, tel un linceul mortuaire. Pendant quelques secondes, il en vint à douter de tout et de rien. Qui était-il ? Pourquoi combattait-il ? S'il laissait mourir ses compagnons, méritait-il vraiment de tenter de changer le monde ? Que pensait Raphaël de lui, désormais ? Était-il un si piètre capitaine pour laisser ses alliés mourir ? Serait-il condamné à vivre éternellement sans jamais pouvoir protéger personne dans la grande faucheuse ? Les phrases formulées par la DeVitto avaient été plus que déconcertantes : elles avaient été assassines. Elles avaient tenté de le tuer, d'une manière ou d'une autre, de l'abattre alors qu'il était toujours en plein vol. Elle n'avait pas pris la parole avec l'intention de lui ouvrir les yeux, contrairement à ce qu'elle avait pu faire par le passé.
Elle avait pris la parole dans l'intention abjecte de lui faire du mal.

Désillusion ? Probablement. Au final, le forban n'avait jamais été plus qu'un grand enfant en terme d'humanité : il avait toujours cru que les hommes étaient avant tout capables du meilleur. En particulier, il avait songé que si Méliandre était aussi brutale dans ses mots, c'était tout simplement parce qu'elle ne voulait guère plus que le bien de l'équipage. Certes, cette pensée était futile, mais Nakata avait eu du mal à croire qu'elle pouvait réellement être si mauvaise et, par le même coup, si attachée à Hato. Elle ne visait pas la justice. Elle ne visait pas l'égalité, elle ne visait pas d'idéal louable. Tout ce qu'elle avait voulu, en suivant Tengoku no Seigi, avait été de naviguer aux côtés du bretteur visiblement défunt. Elle se fichait bien de ce qu'ils pouvaient vouloir faire pour délivrer le monde de cette tyrannie. Non, au-delà de s'en ficher, elle n'avait véritablement même pas envie de les y aider : c'était comme si elle ne faisait que les ralentir volontairement, comme si son seul objectif au sein du groupe était de semer la discorde. Les poings du blondinet se serrèrent brutalement, en même temps que ses dents, tandis qu'il abaissait légèrement le visage en essayant de garder son calme. Par respect pour son frère d'arme, il n'allait rien faire à l'encontre de la vampire. Rien faire. Mais il ne comptait pas rester silencieux, oh que non. Il ne comptait pas la laisser le critiquer aussi ouvertement, l'insulter aussi ouvertement sans se défendre. Qu'elle cible ses points faibles ne le dérangeait pas : qu'elle cible des points faibles et qu'elle les détourne par le mensonge et l'hypocrisie était en revanche autrement plus agaçant. Le Fenice allait donc riposter, comme elle l'avait fait avant lui, avec virulence et méchanceté. Il allait lui faire comprendre que son avis n'avait désormais plus aucune importance pour lui, et que s'il le fallait, il irait jusqu'à la considérer comme une ennemie. Il allait lui faire comprendre qu'elle avait chuté dans son estime, qu'elle n'était maintenant plus rien d'autre qu'une inconnue à ses yeux. Il allait lui faire comprendre qu'elle n'avait pas tous les droits ici, qu'elle n'avait pas le privilège de trôner sur le reste de l'équipage. Il allait lui faire comprendre...

Mais aucun mot, aucun son ne sortit. Tout resta paisible, silencieux, alors que le jeune homme fulminait mentalement plus que jamais à l'égard de son interlocutrice. Il n'arrivait pas à prononcer la moindre parole, ne savait plus faire preuve de l'habile rhétorique dont il usait bien souvent lorsque la situation l'exigeait. Au contraire, Nakata fit preuve d'une volonté étonnante pour étouffer sa colère, pour l'éteindre avec la violence qu'il destinait pourtant à Méliandre un instant plus tôt. Il destina sa rage à sa propre ire, et garda ainsi son calme. L'artiste, cependant, ne resta pas silencieux bien longtemps. Sans même jeter un regard de plus à la vampire, il prit la parole froidement :

-Tu me déçois, Méliandre. Grandement. Empêcher Hato de partir ? Ne me fais pas rire.

Sa voix avait été ironique, pleinement, sur les derniers mots. Elle en avait même vibré, démontrant alors à quel point le Phoenix avait eu du mal à se concentrer et à se calmer. Mais il fit comme si de rien n'était, et lui tourna simplement le dos avant de reprendre :

-Je ne suis pas comme toi. Je n'enchaîne pas, je n'entrave pas. Si je me bats pour la liberté, c'est que j'ai le courage de respecter celle de ceux qui m'entourent. Alors si tu veux te tirer, fais-le. Rassure toi, tu m'as coupé toute envie de t'en dissuader. Je n'aurais même aucune raison de le faire. L'équipage se portera mieux sans toi, tant que tu ne seras pas plus responsable.

Elle était la plus puérile. Elle était la plus idiote, elle était la plus niaise, elle était la plus bornée. Elle ne s'ouvrait pas au monde par crainte d'y découvrir le diable. Elle vivait dans sa coquille vide d'espérance dans le seul but de se protéger d'une motivation durable.
Elle était lâche.
Les talons déjà tournés, le Fenice commença à marcher en direction de la porte, sans même prendre la peine d'écouter les paroles de Méliandre, si tant est qu'elle se donne la peine d'en formuler. Il n'avait plus rien à lui dire.



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MessageSujet: Re: Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]   Mer 14 Mai - 14:09

« Fiou... Fiou... Bang ! »
Tengoku no Seigi

Les battements de son cœur raisonnant à mes oreilles, sa respiration des plus chaotique ne firent que trahir ses sentiments, son énervement, son envie de me réduire à néant. J'avais réussi, j'avais touché les points sensibles, juste à l'endroit voulu, juste là où cela faisait le plus mal.
J'avais attendu qu'il déverse tout ce qu'il avait sur le cœur qu'il évacue absolument tout pour qu'il puisse enfin d'une manière ou d'une autre avoir les idées claires, qu'il puisse enfin évacuer colère, haine, peur ou dieu seul sait quoi d'autre, mais sa putain de fierté une fois de plus l'en avait empêché. Ce n'était qu'une demie victoire à présent, la seule chose que j'avais réussi à faire n'était pas des moindre puisque j'avais fait naitre chez lui une haine sans pareille à mon égard, j'étais en quelque sorte devenue à ses yeux la gangrène de l'équipage, celle qui n'avait plus la moindre valeur à ses yeux. Une ennemie ? Ce serait probablement la meilleure chose pour lui, je ne serai pas un poids de plus et ainsi advienne que pourra qu'il s'agisse d'eux comme de moi.
Ses pas se dirigèrent en direction des cabines, le pas décidé, ponctué d'un certain énervement...
Continu Nakata, laisse la monter en toi, laisse la se déverser, mets toute ton énergie et toute ton âme à te dépasser encore et toujours plus, continu sur ce chemin là, doute, tente et tombe même parfois, tu comprendras un jour pourquoi je t'ai poussé jusque là, tu comprendras enfin à quel point tu es quelqu'un de bien malgré tout ce que l'on peut dire ou même tes mauvais choix. Tu as pris de mauvais chemin et tu continueras encore à en prendre avant de tomber car tout le monde finit par tomber à un moment ou un autre et ce définitivement, mais avant cela tu feras de grandes choses, n'en doute pas.

Tu comprendras qu'un jour tout cela en valait la peine même si ce fut plus que douloureux, tu comprendras que dans un certain sens cela t'aura fait grandir, cela t'aura démontré à quel point parfois il ne faut pas faire confiance, à quel point te jeter à corps perdu pour un cas désespéré n'engendre rien d'autre que le chaos lui même, mais ne t'inquiètes pas à présent tout ira bien je te le promets, tu n'as plus qu'à comprendre par toi même qu'il ne faut pas s'inquiéter, que tu as de bien plus grandes choses à faire, même si tu n'empruntes pas le chemin que nous aurions pris nous. Vois moi comme un monstre, ressent ce qu'ils ont ressenti à mon égard à Drum et ainsi plus rien ne t'empêchera de gravir des montagnes, ravale une partie de ton altruisme car même si tu la considère comme étant ton point fort, elle est et restera aux yeux de ton ennemi comme ta plus grande faiblesse car tout le monde le sait, tu ne peux pas le nier ni même le cacher ce sont tes amis, tes camarades, même ceux qui ne sont là que depuis quelques jours, tu es un putain d'utopiste qui passe les autres avant lui même quitte à faire d'énormes conneries pour les sauver. C'est ça qui te tuera, et le pire dans tout ça c'est que je suis certaine que tu serais heureux de mourir de la sorte, stupide piaf que tu es...

Je poussais un soupire de soulagement, à présent j'allais pouvoir partir en paix, j'allais pouvoir faire ce que j'avais à faire sans me soucier de ce que cet idiot pourrait tenter de faire pour ne pas perdre une personne de plus, si j'étais déjà perdue pour lui je ne serais plus un problème pour lui, je ne serais plus une source de soucis et quoi de mieux pour cela que de n'inspirer rien de plus que de la haine et de la colère. J'avais été seule une bonne partie de ma vie et cela non pas par choix, mais aujourd'hui c'était moi-même qui faisait ce choix, et ce dans l'optique de les protéger, de les protéger de ce qui allait arriver par la suite mais également de moi-même. Je doutais qu'ils puissent tous s'en rendre compte un jour, mais cela importait peu au final.
Je laissais le M.O.T venir doucement se poser sur le bord de sable entourant l'île, bloquant la barre je jetais l'ancre, nous voilà arrivés à nouveau en terre inconnue...


« L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle. »
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Fiou... Fiou... Bang ! [PV Kyo et Méli]

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