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 Quelqu'un peut-il ouvrir la boutique ? [FB]

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MessageSujet: Quelqu'un peut-il ouvrir la boutique ? [FB]   Mer 16 Avr - 23:55



Quelqu'un peut-il ouvrir la boutique ?
Quête Solo

Cela fait maintenant quelques jours que Shun est enfin sorti de l’infirmerie dans laquelle il était en convalescence. Plus précisément depuis cette fameuse mission où avait péri chaque membre de son ancien équipage, ainsi que son cher mentor. Il aurait sûrement fini de la même manière sans l’intervention inopinée d’un jeune forgeron nommé Keld Rigell. Le Lieutenant profita donc de ses journées alitées pour faire le deuil de ses compagnons d’armes. Certes le boulot de Marines n’est pas de tout repos et obligeant souvent à faire face à des dangers mortels, cela dit perdre un camarade n’en devient pas plus facile à supporter. Et il fallut à Shun toute la force de sa volonté pour se remettre d’une pareille épreuve. Très vite, il avait tout fait pour retourner bosser en espérant que se noyer dans le travail allait pouvoir lui faire penser à autre chose. Mais l’infirmière responsable ne voyait pas la chose du même œil, et ce n’est finalement qu’après avoir entièrement guéri qu’il fut autorisé à sortir. Désormais réaffecté à cette base depuis son arrivée, Shun est donc de corvée de patrouille en ville durant sa première journée de travail. Certes ce n’est pas le genre de choses qu’il apprécie, mais avec la disparition de Baba-sama le jeune homme redevient un modeste Lieutenant aux ordres du responsable de la base. Cela dit, il semble tellement content d’avoir enfin de quoi s’occuper que le jeune homme ne rechigne même pas à la tâche.

Vêtu de l’uniforme militaire revisité à sa sauce, il commence donc sa ronde dans la ville de Shell. Commençant par le port, il inspecte les déchargements des navires de pêches qui ramènent des caisses pleines de bons poissons attrapés durant la nuit. Tentant toutefois de ne pas gêner le bon déroulement de ce manège, il s’accole quelques minutes à un tonneau en attendant que cela se termine. Profitant de l’occasion, Shun taille la bavette avec un vieux pêcheur au corps tout rabougris et au visage ridé, tanné par le soleil et les vents marins.

«La pêche a été bonne grand-père ?»


«Grand-père ? Non mais dis donc je ne suis pas aussi vieux que j’en ai l’air ! Faut pas croire gamin ! Je le suis encore plus !»


Dit-il en se bidonnant comme une baleine, plutôt fière de sa blague bien placée. Se calmant après presque une minute de fou-rire, il reprend le fil de la conversation.

«Et oui, la pêche a été bonne. Dommage que la Marine nous réclame autant. Ils se gavent véritablement comme des porcs ici !»


Lance-t-il en désignant du menton la base militaire qui trône non loin de là. Affichant un petit sourire alors que ses sourcils se relèvent, Shun se rend alors compte que le pépé n’a pas remarqué qu’il parle justement avec un soldat de ladite base.

«Pourquoi gamin tu veux te faire une place à bord…»


Tout en évoquant la possibilité d’une demande d’emploi le vieux pêcheur reporte finalement son regard sur le jeune homme. Celui-ci tombe dénue en voyant qu’il cause depuis plusieurs minutes avec un officier de Marine. Gêné et balbutiant il tente de rattraper le coup de sa maladresse alors que Shun affiche un sourire amusé. Le Lieutenant tapote gentiment l’épaule du marin en rigolant doucement.

«Ne vous en faites pas grand-père, moi non plus je n’apprécie pas ce genre de ronds-de-cuir qui se gavent tout la journée. Si vous êtes patient, attendez que je devienne Amiral et je changerais ça. Croyez-moi.»


Cette fois-ci, c’est le vieil homme qui affiche une mine dubitatif en ne sachant pas si l’assurance de Shun est une preuve de détermination ou d’une mauvaise blague. Mais ne voulant pas plus longtemps côtoyer un officier sachant qu’il vient tout juste d’insulter la Marine, il prend rapidement congé. Il est donc encore tôt lorsque le Lieutenant aborde la rue principale, puisque les commerçants débutent tout juste à ouvrir leur magasin et étal. Inspectant tranquillement du regard l’artère majeure de la cité, ses yeux se posent finalement sur un boutiquier visiblement bien embêté. Jouant son rôle de Marine au service du citoyen, Shun rejoint cet homme d’âge mur portant un costume cintré et élégant. Celui-ci ne cesse de tapoter les quelques poches qu’arbore son vêtement tout en inspectant méticuleusement du regard le sol autour de ses pieds. Arrivant à portée, Shun peut alors entendre l’individu marmonner dans sa barbe avec un certain énervement. S’imposant de sa haute taille, le marchand et d’abord surpris par l’intrusion du Lieutenant, mais l’inquiétude retombe bien vite lorsqu’il reconnaît l’uniforme de la Marine.

«Bonjour, puis-je vous être utile monsieur ?»


«Oh ! Bonjour ! Veuillez m’excuser mais le magasin n’est pas encore ouvert. Et pour être franc, il n’est pas prêt de l’être car je semble avoir égaré mes clés. Et à moins que vos doigts ne se changent en clé je ne crois pas.»


Dit-il en plaisant avant de reprendre soudainement son sérieux, s’éclaircissant la gorge.

«Oups ! Veuillez m’excuser, j’ai tendance à dire n’importe quoi lorsque je suis stressé.»


«Je vais vous aider, à nous deux nous allons bien retrouver ces fameuses clés.»


«Oh ! Un grand merci jeune homme !»


Et voilà donc Shun en train d’inspecter autour de la boutique à la recherche des clés perdus. Cette patrouille devient véritablement de plus en plus excitante… Quel sera sa prochaine aventure ? Un chat coincé dans un arbre ? Bref, trêve de sarcasme ! Le Lieutenant à proposer son aide, il agit donc avec sérieux malgré la futilité d’une pareille quête. Continuant d’inspecter minutieusement la devanture du magasin, Shun arrive finalement au bout de celle-ci et tombe nez à nez avec un tonneau. Le conteneur est ainsi positionné pour recueillir l’eau de pluie qui s’écoule de la gouttière. S’approchant pour regarder si ladite clé n’est pas tombée dedans, il est soudain surpris par un rat sortant tel un diable dans sa boîte pour se percher sur le rebord du fameux tonneau. Plissant légèrement les yeux, le Lieutenant constate que le petit animal semble tenir entre ses deux pattes avant un objet légèrement brillant. Le mordillant de ses petites dents, Shun découvre qu’il s’agit d’une clé argenté. Faisant immédiatement la relation, il présente gentiment sa main au rongeur pour l’appâter et lui reprendre le petit objet. Mais avant que le Lieutenant n’est avancer d’avantage sa main, le rat bondit et s’enfuit par la ruelle séparant le magasin de son voisin. Poursuivant l’animal, le jeune homme tente avec difficulté de s’en saisir mais hélas sans grand succès. Il finit même par le perdre alors que le petit voleur passe entre les barreaux d’une plaque d’égout. Soupirant en voyant dans quoi il vient de s’embarquer, Shun se résout à poursuivre le rongeur. Soulevant la plaque d’évacuation, il est relativement content de voir que sa force n’a pas trop souffert de son journée à l’infirmerie. La déposant sur le côté il se faufile donc par l’ouverture et descend l’échelle humide jusqu’à atterrir les deux pieds dans une eau sombre et odorante. N’essayant même pas d’identifier la nature du liquide, il est simplement heureux qu’il ne s’agisse pas d’eau de mer.

Shun se retrouve donc dans une canalisation plutôt grande qui lui permet de se déplacer avec une certaine liberté malgré qu’il doive se pencher vu sa haute taille. Seulement le tunnel continue devant et derrière lui, aussi quelle direction doit-il prendre ? Ne bougeant plus d’un pouce, il attend patiemment que quelque chose le guide, un signe, un son, n’importe quoi ! Et c’est le bruit de petits pas griffus suivit d’un petit couinement familier que lui indique le chemin à prendre. Arpentant l’égout sombre il arrive tout de même à voir les formes qui se dessinent dans l’obscurité et son acuité augmente de plus en plus alors que le temps passe. Après plusieurs minutes à patauger dans cette eau qui semble puer de plus en plus, Shun est obligé de couvrir son nez et sa bouche avec son bras pour ne pas vomir. Mais alors qu’il continue en se demandant de plus en plus si cette escapade est véritablement une bonne idée, il décèle une lueur plus en avant du tunnel. Intrigué, le Lieutenant continue alors que la flotte lui monte désormais jusqu’au genou. Et alors qu’il s’approche la lumière grandit elle aussi jusqu’à dévoiler la fin de l’égout. Assailli par le brouhaha de milliers de petits cris de rougeurs, Shun se demande s’il n’est pas arrivé au repaire de tous les rats de la ville. S’avançant donc prudemment et discrètement il arrive à la fin de la canalisation. Celle-ci se déverse dans une imposante salle ronde en contrebas et jouant le rôle d’une sorte de puits où tous les égouts semble se déverser. Approchant le bord du tube, il regarde donc en bas et constate avec surpris une véritable marée de rats. Ceux-ci sont sur ce qui semble être le double-fond de cette cuve alors que l’eau s’évacue par en dessous, et en son centre une espèce de trône occupé par un bout d’homme rachitique. Amplifié par la configuration de l’endroit, les vociférations de ce « roi des rats » arrivent jusqu’aux oreilles de notre Marine.

«ENFIN ! Après toutes ces tentatives, mes petits m’ont enfin rapporté l’objet que je convoite tant ! LES CLÉS DE LA BANQUE DE SHELL !!!»


Arquant un sourcil devant cette scène complètement irréaliste, Shun papillonne des paupières pour s’assurer que ses yeux ne lui jouent pas quelques mauvais tours. Voyant une échelle permettant de rejoindre le fond du puits comme la surface, le Lieutenant l’agrippe puis se laisse glisser jusqu’en bas. L’atterrissage sur la surface métallique de la cuve trahit la présence du jeune homme qui se retrouve alors au centre de l’attention. Plutôt hystérique et surtout barjo pas que sur les bords, l’énergumène hurle comme une jeune pucelle en voyant l’intrus.

«Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!... Qui… Qui es-tu !!! Tu veux mon trésor !! Misérable !! Tu ne l’auras pas !!! Parole de Rat-Man !!!»


Ne laissant pas le temps à Shun de se présenter, l’homme souffle avec force dans un petit instrument qu’il porte autour de son cou. Tous les rats présents se retournent alors tous vers le Marine d’un air plutôt agressif. Serait-il en présence d’un charmeur de rongeur ? Probablement parce que tandis que l’individu continue de jouer de son petit instrument, les rats avancent doucement vers Shun. Le Lieutenant a beau taper du pied pour leur faire peur, l’avancée des rats continue sans qu’ils ne bronchent. Devant le nombre plutôt imposant de bestiole, il devient crucial que le jeune homme trouve une astuce. Hors depuis sa dernière déconfiture, Shun n’est plus tout à fait le même et c’est l’occasion parfaite d’utiliser son nouveau pouvoir. Se concentrant, une épaisse brume noir et opaque se répand sur toute la surface du fond de la cuve. Hypnotisés les rats commencent petit à petit à s’enfoncer sans broncher, mais lorsque le musicien se rend soudain compte de cette brume ténébreuse, il hurle une nouvelle fois en cessant de jouer et en se perchant sur son « trône » de détritus.

«Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! Mais que fais-tu !!! À moi !!! À l’aide !!!»


Crie-t-il avec une voie de crécelle alors que ses petits soldats se font presque tous engloutir et tandis que les Ténèbres se résorbent peu à peu. Shun s’avance alors et saisit l’homme maigrelet, le soulevant de terre tant celui-ci est léger.

«Non pitié !!! Ne me frappe pas !!! Je te donnerais tous mes trésors !!!»


«La clé !»


«Ah oui. Héhéhé ! Et voilà ! Et voilà !»


Dit-il tout en tendant la clé au jeune homme qui s’en saisit. L’individu au nez anormalement long affiche un sourire crispé et est vêtu d’une sorte de blouse de scientifique trois fois trop longue. Le déposant au sol, Shun utilise la longueur des manches pour le ligoter façon camisole. Il le pose alors sur son épaule dans le genre sac à patate, avant de faire un rapide tour du trône pour y voir son fameux « trésor ». À l’intérieur d’un petit coffre, le Lieutenant n’y trouve qu’amoncellement de babiole sans aucune valeur. Soupirant en roulant des yeux vers le ciel, il referme ledit coffret et agrippe l’échelle par où il est descendu. Grimpant tranquillement alors que l’énergumène s’agite, car visiblement sensible au vertige, Shun rejoint finalement la surface sous le regard médusé des passants voyant un homme imposant sortir d’une des plaques d’égout avec un autre homme plus petit sur l’épaule. Le Lieutenant retourne auprès du boutiquier qui vient à sa rencontre.

«Mais où étiez-vous passé ? Le temps de tourner la tête et pouf ! Vous aviez disparu !»


«Je suivais la clé !»


Lance Shun tout en tendant l’objet à son propriétaire visiblement tout content. Pendant ce temps Rat-Man découvre avec déception que la fameuse clé et tout sauf la clé de la banque. Il marmonne avec énervement des paroles que seul lui peut comprendre. Quant au commerçant, celui-ci est aux anges et il réalise un aller-retour assez fulgurant entre Shun et sa boutique.

«Tenez ! Vous pour vous remercier !»


Et sans laisser le temps au Lieutenant de protester, il retourne à son magasin d’un air enjoué. Planté en pleine rue avec Rat-Man d’un côté et les cadeaux du boutiquier de l’autre, le jeune homme reste un moment interdit. Finalement les patrouilles ça a parfois du bon !

(c) Never-Utopia
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