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 [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)

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MessageSujet: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Jeu 6 Mar - 23:44


La Forêt


Feat Mike ~





Cela faisait quelque temps que le chemin de Noburo et le mien s'était séparé. Je voyageais, de navire en navire, d'île en île tel un vagabond solitaire. Les questions sur le monde qui m'entourait se multipliaient peu à peu laissant mon esprit dans une brume obscure. Mais depuis cette sensation que j'avais ressentie, tout semblait pâle, insipide, sans intérêt. En débarquant sur cette île, je devais d'ailleurs avoir un air encore plus apathique que d'habitude. Le vaisseau qui m'avait déposé repartit rapidement après avoir fait une maigre transaction avec un commerçant local. Il était relativement tard, et la nuit n'allait pas tarder à tomber. Je me mis donc en quête d'une quelconque auberge. Le port débouchait sur un petit village peu amical. Les maisons étaient sales et la plupart des habitants demeuraient enfermés dans leur bâtisse. Heureusement pour moi, un ivrogne traversait ce qui servait de place au village, titubant probablement en direction d'un lit douillet.

- Hola voisin, connaîtrais-tu un endroit où je pourrais passer la nuit?

Il se retourna avec un air totalement absent. Ses yeux regardaient vaguement en loin et il prononça quelques mots de la manière la plus distincte qu'il pouvait à ce moment, c'est-à-dire pas grand-chose:

- Beuh, ya pas d'auverge... d'auberge dans l'coin faut voir au...

Avant qu'il ait pu terminer sa phrase le malheureux dégobilla tout le contenu de son estomac sur le sol. C'était pas très beau à voir mais il eut l'extrême courtoisie de continuer notre discussion.

- Donc j'disais, au nord, un mille environ, un peu après la sortie du village la route bifurque. Prenez à gauche. Ct'un château. L'est loin.

Plusieurs interrogations ressurgirent de mon esprit, mais je décidais de laisser ce pauvre bougre en paix, de toute manière je doute qu'il arrive à y répondre correctement vu la difficulté qu'il eut à me donner ces informations. Je fis glisser quelques pièces dans sa bourse en lui tapotant l'épaule d'un air consolateur.

La route qu'il m'avait proposée était en assez mauvais état. Des pavés manquaient et parfois, je marchais carrément dans de la boue. En avançant tranquillement, j'atteignis rapidement la bifurcation. L'embranchement indiqué était couvert d'ornières, étroit et mal entretenu. Au vu du terrain, j'en déduisais qu'une pluie avait probablement ravagé les environs quelques jours auparavant. Bref autant dire que j'avais vu de meilleures routes. Surtout qu'elle semblait prendre de l'altitude, et d'une manière générale, les installations qui prenaient de la hauteur retenaient moins l'affection des bâtisseurs.

Au bout d'une petite heure environ, je pénétrais dans une forêt. J'aurais peut-être dû lui demander à quelle distance se situait son fameux château...  Les arbres possédaient des feuilles persistantes et produisaient une pénombre sinistre,mais l'air était frais et humide, un vrai plaisir après cette bonne marche.
Le vide de la région était inquiétant et même la plupart des oiseaux paraissaient muets, à l'exception des gros corbeaux qui semblaient croasser à foison. Le soir commençait à tomber et les bois devinrent ténébreux. Le noir pouvait déjà inquiéter pas mal de gens, et à raison, mais là l'ambiance seule de la forêt sinistre suffirait probablement à éveiller la crainte des personnes superstitieuses. Pour ne rien arranger, je distinguais à présent un mouvement dans l'obscurité. Il s'immobilisa quand je tournai mon regard, et je portai alors ma main sur mon épée tandis que je sondais les ténèbres. Une paire d'yeux s'inscrit alors dans l'ombre, des yeux rougeoyants comme de la braise. Le loup me fixa pendant un moment et retourna se fondre silencieusement dans la forêt. Je me rendis compte que j'avais instinctivement retenu ma respiration et je relâchai mon souffle de manière explosive. Un frisson instinctif parcourut mon corps. La nuit promettait d'être longue.

Les heures ayant passées, il faisait vraiment sombre. Mon corps était totalement engourdi par la fatigue et mes yeux se plissaient constamment. Chaque pas devenait un véritable labeur, mes jambes se déplaçaient machinalement se déposant au sol l'une après l'autre. Par moment, des absences troublaient mon esprit, ma tête devenait lourde et la tenir droite s'avérait presque impossible. Je scrutais l'horizon, la forêt s'étendait encore sur une bonne distance. Tant pis, je cherchai rapidement un arbre pas trop sale pour grimper dessus. Une fois sur une branche suffisamment large pour supporter mon poids , j'adossai mon torse contre le tronc et abaissai mon chapeau de paille. Du repos, enfin.



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Mike Tay
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Sam 8 Mar - 19:33

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



J'ouvre les yeux. Je sens de l'eau sur mon visage et je réalise que de l'eau me tombe dessus, petite goûte par petite goûte. Je ferme donc les yeux, soupirant une première fois, puis les ouvre une nouvelle fois. Je regarde quelques secondes le plafond fait d'un vieux bois, sûrement du merisier à en voir la couleur et l'état dans lequel il est actuellement. L'eau vient d'ailleurs d'entre deux planches, elle doit provenir de l'étage supérieur, si jamais il y en a un, puisque l'eau vient du haut. Forçant sur mes coudes, je me lève d'un coup finissant ainsi droit comme un pic, assis au milieu d'une grande pièce vide. Doucement, je regarde à droite, puis à gauche, laissant enfin ma tête revenir à sa position d'origine pour regarder devant moi, passant mes mains sur mon visage. Puis, je soupire une seconde fois, cherchant sur le sol avec ma main gauche ma flûte que je trouve. Elle était, au final, posée juste à côté de moi. Je me gratte ensuite l'oreille ... Qu'est-ce que je fais ici au fait ?

Pour ça, il faut remonter plus tôt dans la journée car il semble faire nuit à vrai dire actuellement. Après mon habituel départ pour me faire de l'argent en jouant de la flûte, sans Rolanda cette fois-ci, j'ai pu constater que cette ville est en fait presque déserte. Ce sont trois hommes, tous moins sobres les uns que les autres qui m'ont indiqué cet endroit pour passer la nuit. Je ne sais pas vraiment mais la ville m'inspirait pas vraiment confiance. Toutes les fenêtres étaient fermées, il n'y avait que des personnes ivres dehors et je n'ai vu aucune femme. Étrange. Puis après avoir joué quelques heures plus pour le plaisir et animer le village que pour me faire de l'argent au vu de la non nombreuse population qui vit ici. Puis, un enfant est sorti de nul part, il s'est assis devant moi qui joue de la flûte et il n'a rien fait d'autre que de m'écouter et ceci pendant presque une demi-heure.

-T'es fort.
-Merci !
-Tu veux être mon ami ?
-Oui, bien sûr. Tu t'appelles comment ?
-Non ! C'est moi qui pose les questions. Tu veux jouer avec moi ?
-Hum d'accord ... En tout cas, moi, c'est Mike !
-On joue à la course ?

Puis il se met à courir, ne me laissant même pas répondre à sa question. Je range rapidement la bourse dans une de mes poches puis la flûte dans son étui, commençant ainsi à lui courir après, sortant du village. Bizarrement, l'enfant court très vite et il n'a pas l'air de s'essouffler. Par contre, moi, c'est une autre paire de manches. Je m'arrête donc, m'appuyant contre un arbre en réalisant que le petit m'a mené dans une forêt. Je n'avais pas vraiment fait attention, celle-ci étant vraiment concentrée sur le petit qui revient à la charge, me fixant dans les yeux avec un grand sourire enfantin.

-Tu arrêtes de jouer avec moi ?
-Oui, un peu. Je reprends mon souffle là.
-Personne n'arrête de jouer avec moi !

Je hausse un sourcil et sans avoir le temps de ne rien faire, il attrape ma flûte et part en courant, me forçant ainsi à le suivre à travers les bois. Je fronce des sourcils, je ne trouve pas ceci amusant, le vol, c'est mal. Je le traque pendant quelques heures, le regardant me narguer car celui-ci s'arrête de temps à autre pour me faire des signes de la main, ma flûte trainant parfois au sol quand le morveux la tient mal. A force de me balader ainsi, nous faisons face à cet immense château entouré par un mur, protégeant sûrement un jardin de voyageurs trop curieux. Je m'arrête quelques secondes, les murs sont si hauts et ceci semble si vieux, j'ai du mal à croire qu'une telle bâtisse soit présente dans un lieu tel que celui-ci.

-Tu viens ?

Je fronce des sourcils à nouveau, perdant mon air étonné que j'ai pris lorsque je suis arrivé devant le château. J'avais oublié que ce sale gosse avait ma flûte. Il commence à partir en contournant l'endroit, se glissant ensuite sous le mur dans une sorte de tunnel digne d'un chien. Je ne réfléchis pas vraiment, quand je réalise, toujours en courant vers le trou, que je ne passerai pas, j'enlève un gant et me pousse au-dessus du mur, atterrissant au loin contre un mur du château, en profitant ensuite puisque je tombe devant l'enfant qui n'a pas du tout comprendre à ce qu'il vient de se passer. Fier de moi, je souris en coin, remettant mon gant.

-Rends-moi ma flûte tout de suite !
-Viens la chercher !

A son tour, il sourit en coin et il me contourne en courant. Je tente de l'attraper pendant qu'il passe à côté de moi mais je le rate, le regardant se jeter sur une corde faite de vêtement, montant assez haut à une fenêtre, sûrement sa chambre. Il commence à grimper et je fais de même, ce gamin commence vraiment à me mettre hors de moi. Les vêtements défilent, chemise rouge, pantalon bleu, pull marron, tout y passe, à un moment, j'ai même peur que la fameuse corde d'habits cède sous mon poids mais lorsque je vois le petit avec ma flûte au-dessus, j'oublie, ne pensant qu'à l'instrument qui n'est pas à sa place habituelle qui est soit à ma ceinture, soit dans ma main. Après un effort physique de presque deux heures en mélangeant la course dans la forêt et le fait de grimper à une corde de vêtement, j'arrive à la fenêtre où je rentre, la fermant ensuite doucement, regardant la corde de vêtement tomber dans la cour en dessous de la fenêtre.

-T'es trop nul ! Comment je vais faire pour sortir maintenant ?

Il jette la flûte au sol, se penchant par la fenêtre puis il sort en courant. Je ramasse rapidement l'instrument, me dirigeant ensuite vers la sortie quand je ressens une forte douleur derrière la tête, tombant au sol. La suite, vous la connaissez.

A présent, je me dirige une seconde fois vers la porte, me retrouvant ensuite dans un long couloir où une fenêtre éclaire de chacun des deux bouts en journée. Plongé dans le noir, je m'avance doucement vers la fenêtre à droite, plus proche que l'autre, laissant ainsi un escalier à ma gauche descendre plus bas. Il fait nuit et de la fenêtre, je ne vois rien d'autre que la forêt. Ce gamin m'a fait me perdre ... Comment vais-je retrouver le bateau moi ?


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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Sam 22 Mar - 21:27


Premiers Indices


Feat Mike ~





Il ne pleuvait pas le lendemain matin, malgré les nuages menaçant qui obscurcissaient le ciel. J'avais repris le voyage le ventre vide. Il commençait dont à gargouiller bruyamment par moment, faisant trembler légèrement l’entièreté de mon torse. Je réussis à distinguer un nouveau village dans une petite vallée. Plutôt étonnant  vu sa localisation. Pas moyen de faire de culture avec tous ces arbres. Bien sûr, je décidai tout de même d'aller à leur rencontre pour connaître la réponse mais aussi parce que ces personnes sont probablement plus proches du fameux château. Je commençai à descendre en direction du village. Mon humeur s'avérait sec, légèrement morose. C'est à cause de ces bois, ils me dépriment.
Les maisons étaient simples faites de rondins coupés grossièrement et leur toit révélait une pauvreté manifeste, paille et terre les composaient en majeur partie. On notait cependant un effort collectif pour défraîchir l'endroit, le terrain du village était donc dégagé et permettait de créer quelques champs parsemés à droite et à gauche. Enfin rien de bien méchants et des jardins ne suffisaient probablement pas à vivre. La question reçut sa réponse en pénétrant dans le cœur du village. Un certain nombre d'habitants étaient occupés à scier des planches à partir de ronds posés sur des tréteaux grossiers. Des piles de bois vert à côté des maisons expliquaient le but du village. A mon approche, l'un des travailleurs déposa sa scie au sol et épongea grossièrement son front dégoulinant avec un chiffon sale.

- Il n'y a pas d'auberge ici
, me balança-t-il d'un ton peu amical.
- Aucun problème, je ne recherche rien que des renseignements. On m'a indiqué un château dans les environs, sauriez-vous me le situer ?

Le visage de l'homme qui ne paraissait déjà pas enjoué se crispa instantanément et pâlit. Il toussa grossièrement avant de me répondre.

- Pas assez loin me concernant, dit-il tandis qu'une tension de plus en plus dérangeante s'installait.
- Reste calme voisin, que se passe-t-il ?
- C'est juste que les gens raisonnables ne s'adressent pas au comte Want. Rare sont ceux qui ne veulent ne serait-ce qu'en parler.
- On m'a pourtant recommandé sa demeure dans un autre village, un peu avant la forêt. Je réitère donc ma question, que se passe-t-il chez le comte ?
- Je peux rien assurer, dit-il avec un air évasif. En réalité je n'y suis jamais allé, mais on raconte des histoires.
- Ah ?
- Des personnes ont disparu dans les environ. On ne les a jamais revues et c'est pas faute d'avoir cherché. Toujours est-il qu'on ne sait pas ce qui leur est arrivé, et la totalité des servants du comte se sont enfuis voilà quelque temps, pourtant sa réputation n'était en rien mauvaise. Quelque chose de sinistre se passe dans cette maison, et tous les gens qui vivent à proximité sont terrifiés.
- Et penses-tu qu'il en serait responsable ?
- Assez peu probable. Le comte a passé la majeure partie de l'année hors de chez lui ; il voyage beaucoup.
- Une dernière question : suis-je encore loin de la fameuse demeure ?
- Plus trop non, deux lieues peut-être.
-Fort bien, un grand merci pour le temps que tu m'as accordé voisin, dis-je en me retournant pour quitter le village.

Tandis que je m'éloignais, j'avais l'étrange sensation qu'il ne me disait pas tout. La peur qui l'habite a très probablement obscurcis ses propos. Mon voyage m'amena près d'un lac de montagne silencieux non loin de la route à laquelle je m'étais arrêté pour m'abreuver. J'aperçus alors un cheval galopant à grande vitesse. Il semblait provenir de l'endroit vers lequel je me dirigeais. Par prudence, je déposai ma main gauche sur la garde de mon épée. Quand l'inconnu stoppa sa monture, j'entendis son cheval haleter et souffler.

- Puis-je m'avancer ? Implora l'homme dans les ténèbres d'une voix bordée de terreur et d'hystérie.

J'hochai rapidement la tête. L'homme qui se présenta portait un accoutrement peu commun. Un pantalon bleu bouffant était recouvert par de longues chausses noires. Son corps portait un pourpoint ambré et il était coiffé d'un chapeau haut-de-forme. Un petit instrument de musique ressemblant à une mandoline était attaché à une bandoulière qui lui entourait le torse. Enfin, un petit couteau qui vu la forme servait probablement plus à trancher du beurre qu'à des desseins violents ceignait sa ceinture. Il se présentait alors tout en titubant : Armand Kveister.



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HRP: Tout comme pour Cloe, je m'excuse pour cette odieux retard, mon absence à l'armée et la rentrée m'ayant grandement handicapés. Bonne lecture!
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Mike Tay
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Mar 25 Mar - 11:38

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



La nuit, on imagine ce qu'on désire et tout paraît possible. Au grand jour, l'imagination pâlit. La nuit, on voit des choses inexistantes et on y croit. Voici ce qui serait, je pense, la meilleure chose à ne pas dire à quelqu’un d'enfermé seul dans un château aux airs effrayants que ce soit de l’extérieur comme de l’intérieur. Tout semble poussiéreux, comme si le ménage était un mot prohibé ici. Pour moi la nuit est synonyme de paix et de calme. Seulement, dans ce genre de situation elle est plutôt du style à être synonyme de peur, d’angoisse et de cauchemar. Je décide donc de descendre par l'escalier, vu la hauteur des pièces, je suppose être au troisième ou quatrième étage de ce château. Ce qui me terrorise le plus est surtout le fait que le gamin de cet après-midi a complètement disparu depuis que je suis entré et que j’ai reçu un bon coup derrière la tête. Les escaliers sont recouverts d’un tapis bleu aux bordures dorées, sans doute les couleurs du maître des lieux et peut-être même de la ville ou de l’île. Au milieu de celui-ci, je m’arrête, m’approchant de la rambarde, je regarde l’endroit où je descends. En effet, j’arrive dans une très grande pièce où des tableaux magnifiques sont exposés, décorant les immenses murs. Sur ceux-ci, il n’y a que des couples, sûrement les propriétaires du château depuis des lustres et des lustres mais je m’arrête sur le dernier. Le couple est magnifique. Il fait penser aux contes de fées où la Princesse a enfin trouvé le Prince Charmant.

-Ohé ? Il y a quelqu’un ? T’es où gamin ?

Je finis donc de descendre l’escalier, m’approchant du fameux dernier tableau. L’homme sur celui-ci semble jeune et en forme, un vrai Prince Charmant au niveau physique pour la demoiselle juste à côté de lui. Une jolie robe rouge ornée de part et d’autres par des rubis. Celle-ci est accrochée au bras de son époux, souriant tous deux. Je souris à mon tour, cette œuvre arrive à faire ressentir de la joie et du bien-être aux personnes qui la regardent, cependant, je frissonne à un moment, les yeux de la femme semblent bouger et me fixer. Sur le coup, j’ai envie de pleurer et de me faire dessus seulement, je prends sur moi jusqu’à ce que ceux-ci ne semblent plus me regarder. Suite à ça, il se passe une seconde, une unique seconde à je commence à courir, cherchant la sortie. Je me confronte à plusieurs portes fermées à clé. Je ne réalise pas de suite que, de toutes les manières, je ne risque pas de trouver la sortie ici, à cet étage, je dois descendre. J’arrive dans un long couloir où je vois une silhouette à l’autre bout. Elle et moi, pendant quelques secondes, restons figés.

-Restez loin de moi, vous entendez !

Je serre les poings, les desserrant ensuite pour enlever mes gants et les mettre dans ma poche. Je tremble, je suis effrayé mais ce n’est rien, mes yeux s’écarquillent ensuite, quand celle-ci se dirige vers moi, trop rapidement à mon goût, je fais demi-tour, courant vers l’escalier duquel je viens et grimpant à celui-ci de la manière la plus rapide qu’un homme puisse le faire. Une fois dans le couloir à l’étage, je continue de courir, ne regardant pas derrière moi, fonce juste dans une pièce que je ferme le plus doucement possible. L’endroit où je viens d’arriver est en fait une chambre, il y a un grand lit aux draps blancs et à couverture rouge. Je regarde partout dans la pièce, ne voyant rien d’effrayant puis je m’accroupis, regardant à travers le trou de la serrure. Je retiens ma respiration, du moins j’essaie de la maîtriser … La course que j’ai eu mélangée à la peur que j’ai font que je suis essoufflé et que ma respiration est bruyante, de plus, je souffle contre la porte, ce qui fait encore plus de bruit. C’est pour ça que je tente de me maîtriser. Pendant quelques secondes je ne vois rien puis, je retiens ma respiration en mettant ma veste devant le bas de mon visage, entendant des pas et voyant une personne en robe blanche passer devant la porte. A voir l’état usagé de la robe, je pense à un spectre, un monstre qui hanterait les lieux mais à être accroupi, je perds mon équilibre, faisant ainsi du bruit et entendant les pas revenir vers la porte. La poignée de la porte tourne, je recule donc, toujours à terre puis, la porte s’ouvre face à moi … Et merde.



Shtoum (c)
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Mer 26 Mar - 22:03


Orage


Feat Mike ~





Voyant l'homme totalement à bout de souffle et qui transpirait abondamment, je décidais d'aller lui récupérer un peu d'eau dans le lac.

- Pas le temps haleta l'homme.Il faut que vous sachiez quelque chose d'important.

Mes pupilles s'ouvrirent et mes oreilles se préparèrent à écouter cette information qui semblait plus importante que son propre bien-être. Pourtant, je restai assez prudent, laissant une certaine distance entre nous. Une étrange odeur émanait de cet homme. Rien à voir avec un parfum ou une puanteur particulière mais plutôt comme une sorte d'aura qui englobait l'homme. Tout en réfléchissant, j'écoutais le discours de l'arrivant.

- Je suis Armand, ménestrel de profession. J'écris de la poésie et je compose des chansons pour les conter à travers le monde. Généralement des gens de riches familles. Je reviens de la maison d'un monstre, le comte Want.

Ça commençait fort. En plus de cela, sa voix peinait à se faire entendre à cause de sa déshydratation. Je réitérais l'offre précédente et l'homme accepta de me suivre jusqu'au lac, accompagné de sa monture.

- Donc, pourquoi traites-tu ce comte de monstre ? L'interrogeais-je.
- Quel autre qualificatif pourriez-vous donner à un homme qui enferme une magnifique demoiselle dans un donjon ?

Arrivé devant l'étendue d'eau, il plongea sa tête et bût goulûment le liquide tout comme son destrier. A le voir, il semblait déguster cette eau comme un véritable nectar divin. Un léger sentiment de pitié traversa alors mon esprit.,

- Qui est cette belle demoiselle ? Repris-je tandis qu'il s'essuyait la bouche.
- Sa propre sœur ! Une dame sans le moindre doute incapable d'accomplir un quelconque acte malveillant.
- T'aurait-il expliqué pour quelle raison il agit ainsi ? Demandais-je un peu surpris.
- Il m'a débité des absurdités en l'accusant d'ignominies honteuses. J'ai catégoriquement refusé de l'écouter.
- En es-tu sûr ? As-tu jamais vu cette dame ?

Je restais sceptique et un peu déboussolé. Le fait est que sa condition physique ne semblait pas optimale, et il était fort probable que cela altérait sa raison.

- Eh bien, non, pas vraiment. Mais les domestiques du comte m'ont parlé d'elle ! Ils m'ont dit qu'elle était la plus belle de la région et que le comte l'avait enfermée dans ce donjon au retour d'un voyage. Je vous implore, continuez jusqu'à la demeure de ce comte abominable. Punissez-le pour sa cruauté et libérez sa magnifique sœur de château immérité

Sur ce, il m'abandonna en remontant sur sa monture avant de galoper au loin. Pour ma part je revins sur la piste sillonnée d'ornières. Je finis par traverser un dernier bout de forêt assez obscure. Au fur et à mesure que la journée passait, des grondements de tonnerre se faisaient entendre à l'ouest et l'orage imminent accroissait mon désir d'atteindre le havre incertain du château de Want.
En m'approchant de cette demeure, je dépassais des villages déserts tombés en ruines. Les nuages d'orage roulaient et le tonnerre lointain se dirigeait délibérément vers eux. Ce n'est que plus tard, après un virage, que j'aperçus le grand château perché au sommet d'une roche de l'autre côté d'un champ désolé où des maisons en ruines se serraient les unes contre les autres comme pour se protéger de l'édifice lugubre qui les regardait d'un air menaçant. Une piste étroite grimpait au flanc de l'éminence. L'endroit s'avérait sinistre et terriblement désert. Le grand mur de pierre qui l'entourait masquait totalement la cour intérieure du château laissant pour seule vision un portail barricadé. N'apercevant aucun mécanisme permettant d'entrer ou d'attirer l'attention du propriétaire sur ma présence, je vins simplement marteler la porte avec le poing. J'attendis quelques minutes mais rien ne se produisit. J'insistai, frappant alors avec un plus de vigueur.  Au bout d'un certain temps, un petit panneau coulissa au centre du portail. Une voix caverneuse se fit ouïr :

- Qu'est-ce que c'est ?

- Je suis un voyageur, on m'a indiqué votre demeure pour pouvoir m'y abriter, en particulier avec cet orage menaçant qui s'approche.
-La maison est fermée aux étrangers.
- J'ai également entendu quelques rumeurs à propos du comte et de sa sœur, je doute que la plupart soient fondées, mais ça me rassurerait de pouvoir voir de mes propres yeux ce qui se passe. Peut-être pourrais-je aider ?

L'homme invisible de l'autre côté de la porte hésita.

- Il faut que je demande la permission du comte,
dit-il à contrecœur d'une voix profonde et grondante.

J’espérais que cette réponse soit positive, outre cette histoire troublante, le temps commençait à devenir vraiment mauvais, et manger un morceau me ferait le plus grand bien.






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Mike Tay
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Jeu 27 Mar - 11:23

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



Je recule, toujours sur les fesses, j’ai l’impression d’être dans un mauvais film d’horreur où la première victime est toujours le petit maigrichon seul. La chose devant moi tend sa main vers moi mais je l’évite, roulant sur le côté. Oui la chose … Je ne saurai dire si c’est un homme, une femme, un humain, un spectre … J’ignore ce qu’il se passe ici mais c’est vraiment bizarre. Je saute sur le lit, sortant de la pièce et fermant la porte, retournant dans la grande salle avec les tableaux aux murs. Une fois dans la salle, j’ai l’impression que les visages des gens ne sont plus comme tout à l’heure, comme s’ils étaient devenus tristes. Flippant, ce château va me tuer ! Je me retourne, croyant entendre un bruit quand je sens une tape sur l’épaule. Je crois qu’à ce moment, je tombe dans les pommes.

Quand il se réveille, le rouquin est dans une cage comme beaucoup d’autres personnes. Il s’est fait capturer et semble complètement zombifié. En fait, la tape qu’il a reçue combinée à sa peur et son évanouissement ont fait qu’il a été plus enclin à se laisser maudire par la sœur du Comte de la demeure. Ce qu’il se passe dans ce château est un phénomène rare. Suite à certains rituels dits magiques, la femme des lieux en l’absence de son frère a succombé à une sorte de magie noire, devenant ainsi, une créature sombre. Ayant honte de son apparence actuelle, la femme n’ose plus sortir et le goût du pouvoir est si bon qu’arrêter juste pour reprendre son apparence de jeune femme n’est pas une assez bonne raison. Celle-ci, à présent plus contrainte par son apparence puisque le musicien est à présent l’un des siens, elle lui caresse la joue en souriant. Ses dents pointues feraient presque peur à un vampire alors que sa chevelure violette foncée, épaisse et longue lui recouvre le haut du visage, les épaules et son dos, mettant en évidence son décolleté.

-Coucou mon mignon. A présent tu es à moi. Mon frère vient d’accepter le fait qu’un visiteur entre dans notre magnifique et grande demeure, va l’accueillir comme il se doit, tu veux ?

La voix envoûtante et directrice de la créature de charme effrayante face à Mike pénètre dans son cerveau comme un ordre. Elle ouvre la cage avec ses mains aux ongles bien trop longs et pointus tels des griffes et pointe du doigt le couloir que le rouquin emprunte sans réfléchir. Celui-ci marche pendant quelques instants, quelles minutes pour être plus précis jusqu’à arriver dans une nouvelle grande salle où la porte du château fait face au visage sans expression du jeune homme, entré ici pour récupérer sa flûte est à présent pris au piège d’un charme machiavélique auquel il ne peut résister. La porte du château s’ouvre et les fenêtres font de même, laissant les immenses rideaux rouges voler à travers la pièce à cause des courants d’airs. La pièce étant vraiment grande, celle-ci possède un escalier derrière le rouquin, celui-ci étant venu du couloir juste à côté de l’escalier. Mike se retrouve donc au milieu de la pièce et il entend au fond de lui une voix, celle de la charmante succube qui lui envoie des ordres.

-Prends ta flûte mon chou, surprends-moi !

Tel un simple sujet, le roux attrape son instrument et attends à travers les rideaux qui volent et l’orage qui gronde dehors, se faisant enfin entendre. Ce château semble vieux mais il est vraiment bien isolé, si bien qu’une bombe pourrait exploser dehors à quelques pas de la bâtisse que l’on n’entendrait rien. Ce château a sûrement connu de meilleures heures que celles s’apprêtent à arriver que celles qui sont arrivés depuis les quelques derniers mois …

-Dès qu’il entre, je veux un accueil digne de ce nom, je refuse que tu finisses en pâté mon petit ... J'ai encore de nombreux projets pour toi !

Celle-ci ne le dit pas clairement mais le jeune rouquin sait ce qu’il a faire, lire entre les lignes n’est pas si compliqué au final et la femme lui demande un combat, son emprise sur le jeune a raison de lui, le pauvre rouquin, même si ce n’est pas dans sa nature, va combattre et ce, uniquement car la Comtesse Want le veut. Jusqu’à présent, Mike n’a croisé qu’un gamin, un mystérieux assommeur et la femme, pauvre de lui.




Shtoum (c)


HRP : Je fasse la narration de Je à Il uniquement car Mike, ensuite, ne réalise pas ce qu'il se passe, il n'est plus lui. (Juste une précision pour ne pas voir ma note baissée avec un "La narration passe de Je à Il on sait pas pourquoi" bah là, vous savez :3)
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Mar 22 Avr - 12:59


Le Comte


Feat Mike ~





Le petit trou qui laissait transparaître l'intérieur de la cour révélait cette propriété encore plus immense qu'on pouvait le penser. Ceci expliquait probablement le temps incroyablement long que le portier mit pour faire l'aller-retour. Pour ma part, chaque seconde m'angoissait de plus en plus. Trop de coïncidences se mêlaient ensemble. D'abord une crainte référentielle de la part de nombreux habitants de l'île. Puis ce troubadour à l'allure étrange et enfin une sécurité bien trop prudente de la part du gardien. Au fil des années j'avais appris à ne plus croire à ces coïncidences. Il  n'y a que des faits plus ou moins liés entre eux. Et ici, l'odeur étrange que dégageait ce château me rendait suspicieux ; Une odeur de malheur, de tristesse et surtout de danger.

Ce n'est que plus tard, après un long laps de temps, que j'entendis des bruits de pas, écrasant des cailloux dans le sol, puis, le grincement d'une chaîne suivi par le son d'une lourde barre de fer qui coulissait à travers des anneaux massifs. A contrecœur, le portail s'ouvrit en gémissant.

L'homme qui se présenta à mes yeux était énorme. Il portait une armure en cuir et ses yeux étaient enfoncés sous des arcades sourcilières massives. Sa mâchoire inférieure était protubérante et l'expression de son vissage sinistre. Finalement le portrait grossier et obscure de cet individu trahissait l'ambiance générale de l'endroit.

Le couloir où me conduisit le garde grincheux était drapé de toiles d'araignées et faiblement éclairé par des torches vacillantes fichées à larges intervalles dans les anneaux de fer. Je fus assez surpris quand il choisit de ne pas passer par l'entrée principale mais par un escalier auxiliaire menant au corridor que nous traversions actuellement. Vu son humeur massacrante, je me gardais de faire la réflexion et marchait silencieusement malgré la question qui me taraudait l'esprit. L'autre extrémité du couloir était barrée par une lourde porte. Quand mon guide anonyme la tira, les gonds rouillés émirent un croassement de protestation. Je me retrouvai alors dans une salle immense. Le plafond était voûtes et les murs peints en blanc, mais les dalles du sol étaient aussi noires que les abysses profondes. Un feu brûlait nerveusement dans la cheminée au foyer en amande et la seule autre source de lumière demeurait une unique chandelle posée sur la table devant le feu. Assis à cette table se trouvait un homme pâle et grisonnant, presque squelettique. Son visage était mélancolique et de la pâleur de ceux vivant sous la terre. Il lisait un gros livre en cuir.

- La personne dont je vous ai parlé, maître, dit l'homme d'une voix caverneuse mais révérencieuse.
- Bien bien, répondit-il d'une voix lasse. Préparez-lui une chambre, il restera jusqu'à la fin de l'orage.

L'impressionnant serviteur le salua et quitta la pièce. Tout en posant une main sur mon torse je viens me pencher légèrement en me présentant.

- Halfken D. Lothbrok, voyageur.
- Comte Asyou Want, dit-il avant d'incliner la tête avec politesse. Rare sont ceux qui voyagent jusqu'à mon humble demeure, je vous en offrirais son piètre asile jusqu'à la fin du mauvais temps si vous ne maudissez pas ce  lieu avant.
- Vous êtes très aimable, Comte.

Je pris place dans l'un des fauteuils de la salle. Son duvet confortable vint apaisé la douleur dans mes jambes tandis que je m'installai dans une position agréable avant de continuer la conversation.

- Il se pourrait que vous changiez d'avis rapidement.

- Si je puis me permettre, cela fait la deuxième fois que vous sous-entendez certains désordres dans vos murs.
- Et ce ne sera pas la dernière, rétorqua-t-il instantanément. Mais pour vous reprendre, le terme « désordres » est, je le crains, un peu faible. Cette demeure est marquée par le malheur, et si vous ne vous étiez pas montré si insistant, mon portail vous serait resté fermé. Je ne tiens pas à infliger mille chagrins à des étrangers.
- J'ai traversé un village il y a quelques temps, toutes sortes de rumeurs circulaient au sujet de votre château.
- Je n'en suis nullement surpris, répondit-il en passant une main tremblante dans ses cheveux.
- Vous semblez fatigué, tout va bien ?
- C'est l'âge, sans doute, et à cela il n'existe qu'un seul remède.
- Je n'ai vu aucun autre domestique dans votre maison, comte, j'ai cependant rencontré un ménestrel dans la forêt, il m'a dit que vous aviez une sœur.
- C'est exact. Jelal – mon serviteur – et moi sommes seuls en ces lieux. Et vous parlez sans doute de fou d'Armand. Oui, j'ai bel et bien une sœur.
- Cette dame se joindra-t-elle à nous ? Demandais-je sur un ton un peu vif.
- Non, répondit-il sèchement. Ma sœur souffre d'une indisposition.
- Ce ménestrel m'a raconté certaines choses à votre sujet. Je vous trouve parfaitement sain et équilibré, cela dit il est vrai que quelque chose se passe, n'est-ce pas ?
- Je vois que le bras de ma sœur est de plus en plus long, cela dit je suis heureux que vous ne soyez pas infecté.

A ce moment, un cri hideux s'éleva du fond de la maison, suivi d'une série d'éclats de rire déments.




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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Mer 23 Avr - 12:29

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



Rien, absolument rien ne se passait. La porte qui doit s’ouvrir reste close. Derrière le jeune rouquin, la femme commence à perdre patience. Sortant de derrière la rambarde du haut des escaliers de laquelle elle se cache depuis le début pour admirer un combat qui n’arrive pas. Les sourcils de l’envoutante se froncent, lui donnant un air presque maléfique. Agitant les bras dans tous les sens, elle descend en rafale les quelques marches qui séparent les deux individus de la pièce, se positionnant devant le musicien qui n’a pas bougé d’un cheveu depuis qu’elle lui a donné l’ordre d’attaquer. Elle se penche vers lui, la poitrine en avant pour le charmer avant de réaliser qu’elle l’a déjà fait. Être de mauvaise humeur a le don de faire oublier certaines petites choses à la demoiselle qui se redresse, croisant les bras.

-Je ne suis pas satisfaite. Je veux ce combat et je l’aurais. Toi, suis-moi ! Tu me seras encore utile.

Sans dire un mot, le jeune homme regarde la femme partir et il ferme la marche derrière elle, la suivant tel un esclave. Ils empruntent un couloir puis, lorsqu’elle est sur le point d’ouvrir une porte, je me tiens la tête, commençant à hurler puis il tombe à terre, hurlant encore. Je ne veux pas la laisser faire mais il n’y peut rien. Son pouvoir, j’ignore ce que c’est mais à cause de celui-ci, le jeune homme est sous son emprise. Me roulant à terre, la jeune femme soupire et s’approche du rouquin, lui posant une main sur la tête et voilà qu’une fois encore, j’ai l’impression de perdre connaissance.

-Mon doux petit. Personne n’échappe à mon contrôle, j’ai juste à mettre la dose.

Elle entame un petit rire, se figeant suite à ça. Quoi de mieux qu’un appel pour signaler sa présence à son frère et ainsi forcer la curiosité du nouveau venu à rappliquer ici et à se battre contre son nouveau jouet. Souriant d’un air sombre, elle remonte sur ses escaliers, faisant ainsi marche arrière et s’exposant, nue, du sang séché sur tout le corps. Les mains sur les hanches, un sourire en coin et les yeux fermés, elle commence ensuite à rire mais bien plus fort que tout à l’heure, bien plus démoniaque. Alors que le rouquin, lui, attend toujours dans le couloir un quelconque ordre, le rire qui résonne dans tout le château, le fait tourner sur le côté et entamer une marche jusqu’au milieu de la pièce où il était plus tôt.

-Je le veux ce combat, ce sera toi, mon fidèle serviteur contre ce bon à rien de nouveau venu. Ça va être chouette !

S’émoustillant, la femme saute presque sur place, attendant ainsi la venue du visiteur. Puis, elle reprend son sérieux, gardant malgré tout ce sourire maléfique sur le visage, s’exprimant ainsi.

-Et si tu ne viens pas petit oiseau, sache que je connais le nid de mon frère encore mieux que lui, je saurais où venir te chercher et telle une vipère je te mangerai bien avant que tu n’es eu le temps d’éclore !

La tonalité de sa phrase de fait de plus en plus forte au fur et à mesure qu’elle parle, hurlant la dernière syllabe qui résonne à son tour dans les murs de l’immense bâtisse.




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HRP : Une fois encore, le passage entre le "Je" et le "Il" est clairement voulu Razz
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Lun 28 Avr - 19:07


Origine


Feat Mike ~





- Votre sœur? Demandais-je avec une douceur extrême et un regard compréhensif.

Le comte hocha la tête et je vis qu'il était au bord des larmes. Je baissai la tête rapidement tirant mon chapeau en paille vers l'avant pour cacher ma mâchoire qui se crispait.

- Et sa maladie n'est pas d'ordre physique ?

- Non, répondit-il aussi simplement que possible.
- Je crois comprendre que ce sujet est pénible pour vous, comte Want. Veuillez m'excuser si j'ai fais remonté de mauvais sentiments à la surface.
- Vous êtes très aimable l'ami, me dit-il avec gratitude. (Il poussa un soupir, puis ajouta) Dites-moi Mr Lothbrok, puis-je savoir la raison de votre présence en cette forêt mélancolique ?
- J'ai récemment vécu une aventure assez compliquée après avoir été probablement enlevé sur une île voisine. Un marchand a su accepté de m’amener jusqu'ici et depuis je cherche un toit et un repas chaud, ayant dormis à la belle étoile, mon repos est assez précaire. C'est l'endroit qui m'a été indiqué.
- Ici ? Le comte paraissait surpris. Je vous aiderai dans la limite de mes moyens, pour ma part j'affectionne le travail de l'histoire et j'écris des chroniques développant des histoires diverses et variées. Je pourrais vous en dire quelques mots, mais une fois que je serais lancé, nous pourrions y passer toute la nuit et il est déjà une heure tardive. Nous pourrions peut-être voir ça demain matin ?
- Comme vous voudrez.

Jelal revint alors par la même porte que tout à l'heure avec un grosse marmite de ragoût épais et une pile d'assiettes.

- Je l'ai nourrie, maître, dit-il paisiblement.
- As-tu constaté un changement ?
- Non maître. Malheureusement pas.

Le visage du comte se crispa et il poussa un nouveau soupire avec un air morose.
Les talents de Jelal en matière culinaire apparurent limités. Le mélange de fromage, lard cuit et pomme de terre était à peine mangeable, mais le comte était à ce point absorbé par ses études qu'il semblait être indifférent à ce qu'on lui mettait dans l'assiette. Pour ma part, la faim qui criait au plus profond de mon être suffit à me faire engloutir ce repas comme un nectar divin, me reversant une assiette pleine.
Après le souper, le comte me souhaita une bonne nuit, tandis qu'il s'installait à nouveau dans un fauteuil en cuir assez confortable pour ses lectures nocturnes. Jelal me conduisit en haut de l'escalier qui, après un long couloir, amenait à une chambre préparée. Comme nous nous approchions de celle-ci, nous entendîmes à nouveau des hurlements effroyables.

- Souffre-t-elle ?
- Non, Halfken, déclara Jelal. (Il utilisait mon prénom pour la première fois). Elle est complètement folle et les gens dans son état ne peuvent appréhender leur situation.
- Avez-vous une formation dans les maladies de l'esprit ? Demandais-je en toute innocence.
- Une question pertinente. Dans ma jeunesse j'étais moine. Mon ordre se vouait aux sois apportés aux infirmes. L'une de nos maisons mères avait été convertie en hospice pour les malades mentaux et c'était là que je servais. J'ai beaucoup d'expérience en matière de démence. Croyez-moi quand je vous dis que Dame Claudia est désespérément folle, cela va même au-delà. C'est votre chambre.
- Dis-moi Jelal, je ne veux pas embarrasser le comte avec des questions pénibles, mais cette histoire est tout de même intrigante et je ne suis pas sur de dormir sur mes deux oreilles sans être au courant de tout. Tu pourrais me l'expliquer depuis le début ?
- Je comprends. Ma fidélité première va au comte, mais il faut sans doute que vous connaissiez les détails. De la sorte, vous pourrez peut-être vous protéger de cette démente.
Jelal s'assit, et son visage rugueux était lugubre .

- Le comte est un érudit et il quitte fréquemment la maison pendant de longues périodes à la poursuite des histoires qu'il réunit depuis bien longtemps. Sa sœur, dame Claudia est... ou plutôt était une femme ni belle ni laide, assez ronde, d'âge moyen, assez banale. La maison est isolée de tout et elle souffrait de solitude et d'ennui. Il y a quelques mois, elle supplia de la laisser rendre visite à des amies sur une île voisine, permission qu'il accorda à condition que je l'accompagne.
- Rien de problématique jusque là.
- Quoi qu'il en soit, continua Jelal, les amies de Dame Claudia sont des écervelées qui lui remplirent la tête sur une maison mystique où la magie pouvait restaurer la jeunesse et la beauté d'une femme. Elle s'enflamma d'un désir fou de se rendre dans cette maison. Les femmes ont parfois des comportements tout à faits inexplicables.
- A-t-elle effectivement rajeuni ?
- Je n'eus point le droit de l'accompagner dans la salle où se trouvait ce « magicien », et je ne puis donc dire ce qui lui fut fait, mais quand elle ressortit c'est à peine si je la reconnus. Elle avait le corps et le visage d'une fille de seize ans, mais ses yeux étaient terribles. Comme je l'ai déjà dit, j'ai travaillé avec des déments et je reconnus aussitôt les signes. Je l'habillai chaudement et la conduisis immédiatement en cette demeure dans l'espoir de réussir à la traiter. Le comte était en voyage, aussi le rappelais-je mais il ne vit pas ce qui commença à se produire après que je la ramenai ici.

Il eut un frémissement horrible et ses yeux semblaient tourmentés par une force maléfique. Ses mains agrippèrent ses genoux crispés et il continua.

- Ce fut horrible, elle était capable de dominer totalement les autres domestiques. C'était comme s'ils étaient impuissants à résister à ses ordres.
- Qu'en est-il de toi ?
- Je pense que le fait que j'aie été moine m'a protégé... ou bien elle estimait que je ne méritais pas ses attentions.
- Que fit-elle précisément ?
- Ce que Dame Claudia rencontra dans cette maison devait être absolument abominable et prit totalement possession d'elle. Pendant la nuit, elle envoyait les domestiques devenus ses esclaves enlever pour son compte des serfs innocents dans les villages environnants. Je découvris ultérieurement qu'elle avait installé une salle de torture dans la cave. Elle se délectait de sang et de souffrance.

Le visage de Jelal se tordit sous la révulsion, et ses yeux s'ouvrirent en grand. Ses mains exercèrent une pression encore plus grande sur ses genoux si bien que les veines parcourant ses mains devinrent plus visibles.

- Halfken, elle se nourrissait de chair humaine et baignait son corps nu dans le sang humain. Je l'ai vu de mes propres yeux. Le comte revint une semaine plus tard. Épuisé par son voyage, il me demanda à peine arrivé d'aller chercher une bouteille de vin dans la cave, malgré sa réticence pour tout alcool. Quand je fus en bas, j'entendis une espèce de cri. J'allai enquêter et ouvris la porte de la salle secrète. Je regrette de l'avoir fait. Dame Claudia, ou ce qu'il en restait, était nue et une petite serve était enchaînée sur une table. Elle découpait vivante cette pauvre fille et se fourrait des morceaux de chair encore frémissante dans la bouche !

Jelal lâcha un haut-le-cœur puis serra les dents. J'ignorai la raison qui me poussa à poser la question suivante.

- Était-elle seule ?
- Non... Les domestiques qui lui servaient d'esclaves étaient là aussi, lapant le sang sur les pierres humides. Je courus en informer le comte. Au début il refusa de me croire, mais je le forçai à m'accompagner à la cave. Je pensai qu'il allait la tuer quand il vit ce qu'elle faisait. Quel dommage qu'il ne l'ait fait. Elle se mit à hurler quand elle le vit à la porte et elle essaya de l'attaquer avec le couteau qu'elle utilisait sur la petite serve, mais je lui arrachai . C'est à ce moment que je proposai de l'enfermer dans le donjon, comme nous enfermions les plus violents dans l'hospice où je vivais. Nous la traînâmes jusqu'au donjon et verrouillâmes la porte avec des chaînes. Elle restera là jusqu'à la fin de sa vie, si je puis m'en assurer.
- Le comte a précisé qu'aucun domestique n'habitait avec vous, que leur est-il arrivé ?
- Au début, ils essayèrent de la libérer aussi je dus en tuer plusieurs. Hier, le comte en entendit certains qui racontaient leur folle histoire au ménestrel. Il m'ordonna de tous les chasser du château. Ils tournèrent un moment devant le portail , puis ils s'enfuirent.

Je posai une main réconfortante sur l'épaule du serviteur.

- Une bien triste histoire l'ami, tu es un homme brave et loyal. Le comte a beaucoup de chance de t'avoir à ses côtés.
- Merci, Halfken. Je fais toujours une ronde avant d'aller dormir voudras-tu m'accompagner ?

Bien entendu j'hochais la tête et nous commençâmes à faire le tour du bâtiment. Toutes les informations qu'il venait de me donner jonglaient dans ma tête et je réfléchissais à toute cette histoire. Il indiqua qu'en premier lieu, il démarrait toujours sa visite de l'entrée principale. Nous traversâmes plusieurs pièces de cet immense château avant d'arriver face à des escaliers menant vers une salle inférieure. Le visage de Jelal pâlit il pointa du doigt une forme humaine, de dos, légèrement transparente et couverte de sang :

- C'est... c'est Dame Claudia !

Avant même qu'il ne ferme sa bouche je m'élançai en sa direction. Après une telle description, il était certain qu'elle n'avait plus rien d'humaine aussi je sautai tout en effectuant une rotation avec mon pied visant sa tête sans aucune retenue.

- Tilintetgjore!

Spoiler:
 


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HRP: Changement de mise en page purement esthétique qui est plus en paire avec mon kit. Halfken n'a pas le physique qui change c'est par rapport au présent à la fin de l'event que son physique s'est modifié sur certains points (plus de chapeau...). Bref !


Dernière édition par Halfken D. Lothbrok le Mar 29 Avr - 19:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Mar 29 Avr - 18:31

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



Quelques minutes passent et rien. Encore une fois, les plans de la terrible créature ne sont pas dans les normes, dans ses normes. L’aventurier qui est entré dans le château n’est toujours pas là et ceci l’agace. Pour exprimer son mécontentement, elle hurle de rage, baissant la tête en arrière puis la baisse en avant, riant. D’où le rouquin est placé, il ne peut voir que la bouche en sang aux dents pointues de la femme, les yeux totalement masqués par sa chevelure sombre. Elle descend les marches une à une et les remonte, se tournant une nouvelle fois face à la pièce vide. La patience de la créature envoutante est proche du seuil zéro et elle éclate, une fois encore me direz-vous. Sauf qu’au lieu de hurler encore et encore, elle entend des pas venir de derrière et là, le bonheur, la jouissance monte dans son être presque parfait.

-C'est... c'est Dame Claudia !

Jelal. Cet imbécile de serviteur bon à rien fait place derrière la gracieuse Claudia, elle n’a jamais pu piffrer ce gars-là. En clair, c’est le petit chien de son frère, elle a été jalouse sur ce point, elle n’a jamais eu de fidèle serviteur, elle.

-Tilintetgjore !

Penchant la tête sur le côté en ne comprenant pas ce qu’il vient de dire. Elle se décale d’un pas et laisse l’homme atterrir dans la salle en bas, tombant à côté du musicien qui garde sa tête penchée vers le bas. Pendant ce temps, elle fonce et attrape le fidèle serviteur de son frère par le cou, ouvrant une porte et le jetant dans une pièce obscure. Elle se remet donc en haut des escaliers, se positionnant comme un mannequin qui poserait sur un piédestal. Laissant ensuite son sourire satisfait disparaître suite à l’enfermement du domestique, elle fixe les deux hommes en bas, hurlant à Mike d’exécuter son ordre quelle lui a donné plus tôt.

-Maintenant, fonce mon chou ! Il est tout seul !

Tirant la flûte hors de son étui, le rouquin la positionne à sa bouche, commençant à jouer une mélodie sinistre. A peine quelques secondes passent et voici qu’un bruit sourd commence à se faire entendre. A travers le bruit du vent et des rideaux qui soufflent, voici que des battements d’ailes se font entendre et ceux-ci proviennent d’un vol de corbeaux qui entre dans la pièce, volant autour de l’inconnu comme s’il était l’œil d’un cyclone de volatile. Les animaux tournent donc autour de lui, lui picorant de temps à autre comme ils peuvent le visage, les bras, les vêtements, les cheveux et même le chapeau de paille.

-Doucement petit prodige ! Je ne veux pas qu’il meure mais que vous me fassiez un combat digne de ma beauté !

Arrêtant de jouer, dans un élan de reprise de soi, le rouquin attache la flûte à la ceinture et court vers l’homme entouré d’oiseaux. Il jette ses gants au sol laissant apparaître ses paumes recouvertes de coussinets.

-Intéressant …

Peu à peu, les oiseaux s’écartent de l’homme mais certains s’écrasent à terre sans savoir pourquoi. Cependant, le rouquin n’y prend nullement attention, mettant sa paume à plat, il s’apprête à donner un coup à l’inconnu. Si ce coup fonctionne, l’homme s’envolera contre le mur entre les deux fenêtres. Il y aura sûrement aussi un ou deux oiseaux qui voleront avec lui sous la vitesse. Seulement, Mike n’est pas à l’abri d’une esquive.

-Dis-moi, petit, c’est quoi ton nom à toi ?

Elle penche une fois encore la tête sur le côté, faisant son sourire le plus sensuel à l’aventurier. Elle espère bien avoir le nom de celui-ci avant de pouvoir prendre possession de celui-ci, d’autant plus qu’elle n’a pas celui de Mike, du moins, pas encore. Le petit garçon qui a mené le musicien dans l’affreux château arrive, ouvrant une porte derrière la femme et courant vers elle, s’agrippant à sa hanche, ayant entendu les dire de la demoiselle depuis la pièce précédente.

-Si tu veux savoir le nom du joueur de flûte … Il s’appelle Mike ! Il me l’a dit tout à l’heure !
-C’est adorable, enfant, et l’autre, celui au chapeau de paille, l’aventurier là, c’est quoi ?

Pointant l’homme du doigt, la femme attend une réponse qui ne vient pas, le petit haussant les épaules, il part ensuite en courant dans les couloirs, chantant une comptine pour enfant qui résonne dans toute la bâtisse … C’est à en avoir des frissons.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Jeu 1 Mai - 0:12


Face à Face


Feat Mike ~





Elle esquiva le coup simplement d'un pas sur le côté. En effet, ma rotation ne me permettait de corriger ma course pour enchaîner et je pensais en finir avec ce seul coup de pied. Je traversai l'escalier à travers les airs pour me retrouver quelques secondes plus tard à même le sol. Mes jambes ne suffirent pas à me réceptionner correctement, aussi fis-je une roulade pour amortir le choc.  Au même moment la démone s'empara de Jelal pour le jeter violemment hors de la pièce. Sa voix prit alors un ton mielleux avant d'annoncer à un de ses serviteurs de me combattre. Comment pouvait-il être là lui ? Je croyais que tout le monde avait été renvoyé.

Ma jambe vint se placer en arrière adoptant une posture de combat plus appréciable tandis que ma main gauche saisit la garde d'Archenemy. Mon adversaire semblait relativement jeune et inexpérimenté, une vingtaine d'années tout au plus. Son corps, sans être totalement ridicule n'avait rien d'impressionnant, et je le dominais d'une bonne tête. L'offensive qu'il déploya se révéla pourtant redoutable. Il posa la flûte qu'il tenait habilement contre le bout de ses lèvres et commença à entonner une mélodie presque envoûtante. Je doutais toutefois de son utilité dans notre affrontement... Et j'avais tort. Dans les secondes qui suivirent, une nuée de rapaces fit son entrée en salle et commença à s'agglutiner partout autour de moi.

Sans hésitation aucune, je dégainai ma lame. Un nodachi d'une qualité rare, dont le fourreau et la lame étaient noirs comme la nuit. Pour me débarrasser de ce tourbillon animal, je tentais plusieurs attaques verticales et horizontales, en changeant constamment d'angles pour toucher un maximum de ces volatiles. Malgré les cadavres de corbeaux qui se déposaient à terre, leur nombre était bien trop nombreux et ceux-ci finirent par se montrer agressif et me blessèrent superficiellement à plusieurs endroits, laissant quelques gouttes de sang s'échapper. Bien entendu, cela ne suffirait en rien à me mettre hors de combat, mais le but de cette attaque n'était pas de blesser. Le rouquin s'en servit en réalité pour détourner mon attention et je le compris trop tard. Avec une rapidité effrayante il s'élança dans ma direction. J'eus à peine le temps d'entrevoir sa paume qui se dirigeait vers moi. Cette dernière était recouverte par des coussinets, faisant étrangement penser à une main animale. Je m'attendais à une force relativement faible aussi je mis uniquement mon épée en travers pour le bloquer. A l'impact, une force impressionnante se dégagea et sa main ne fut pas tranchée. En un instant, je me retrouvais encastré dans le mur à quelques mètres du sol. Le choc fut violent, suffisamment pour fissurer une ou deux côtes et la paroi se fissura par la pression qu'exerçait mon corps et des gravats tombèrent au sol suivi d'une poignée de poussière. Cet homme, en plus d'être bien plus fort qu'il ne le paraît laissait s'échapper la même odeur maléfique que celle du ménestrel. Comme lui, il était fort probable qu'il soit victime d'un envoûtement, je devais donc prendre soin de ne pas le tuer mais me retenir pourrait causer ma propre défaite. Cela s'annonçait compliqué.

Ma contre-attaque se devait d'être puissante et vindicative. Ne pas lui laisser le temps de respirer ou même d'anticiper. Prenant appui sur le mur de pierre je sautai en sa direction. Tandis que j'étais en l'air je balançai ma lame avec une large amplitude, déchirant l'air ambiant et provoquant une onde tranchante qui partait en sa direction. Elle ne toucherait probablement pas sa cible mais l'obligerait à laisser une ouverture pour ma seconde offensive qui consistait en une descente brutale, la lame horizontale au sol pour le trancher purement et simplement en deux. Bien sûr pour déstabiliser mon opposant, je prenais soin que mon visage se fasse aussi terrifiant que possible. Une fois ces deux actions effectuées, réussies ou non, je me plongerai dans un état de concentration extrême pour anticiper les prochains coups de mon adversaire et les contrer au mieux. Pour cela, je plaçais mes bras en croix, les mains positionnées comme des griffes. Le moindre de ses mouvements attiseraient mes yeux et entraînerait une spirale de réactions.

Depuis le début du combat, ce qui restait de Dame Claudia hurlait divers commentaires plus ou moins utile à l'attention du rouquin, comme une foule qui harangue son favori. Pendant ma chute, un enfant s'approcha d'elle pour répondre à une de ses questions. Nul besoin de dire que sa présence ici demeurait un véritable mystère. Le petit monsieur répondit à la démone en donnant le nom de mon « ennemi » : Mike.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Ven 2 Mai - 9:59

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



Le fourbe, comment a t’il osé tuer plusieurs volatiles au plumage noir ainsi ? Dans sa demeure ? Le sang des volatiles s’était étalé un peu partout, éclaboussant même les premières marches de l’escalier où la démone était postée pour mieux profiter du spectacle. Se prenant ensuite le coup impressionnant de paume du musicien, l’homme vole à travers la pièce et se mange le mur, laissant un cri de jouissance sortir des lèvres de la femme.

-Encore, Mike ! Encore !

Seulement, l’homme se relève, ayant pour le moment fait que des actions vaines. De la même manière qu’ils sont venus, les corbeaux repartent, formant un seul et unique vol sauf pour les derniers, mal en point, qui mettent un peu plus de temps à s’envoler. L’inconnu prend donc appui sur le mur, sautant vers le rouquin qui, d’un geste simple, s’accroupit et pousse le cadavre d’un corbeau en direction du visage de son agresseur, cherchant ainsi à le déstabiliser.  Malheureusement, le pauvre animal, déjà mort certes, se retrouve complètement déchiqueté à cause de la drôle d’attaque de l’homme, forçant donc Mike à se jeter sur le côté pour éviter. Sauf que ceci n’était qu’une ruse, l’onde de choc, inquiète pour son petit guerrier, la demoiselle s’exclame.

-Attention mon chou, il arrive !

Se retournant d’un geste brusque, une lame positionnée horizontalement s’approche du rouquin qui ne trouve rien de mieux à faire que de se pousser contre le mur au loin, se cognant contre celui-ci à cause de la mauvaise utilisation de son fruit maudit et se relève, s’accroupissant en regardant l’autre continuer à gesticuler  dans tous les sens. La demoiselle éclate de rire à cet instant, pointant du doigt le sabreur baissant la tête en arrière.

-Tu penses vraiment faire peur avec cette tronche ? Imbécile ! Regarde donc ce qu’est la peur !

Il se concentre ensuite, tellement concentré qu’il n’a pas dû entendre les dires de la femme qui, vexée,  fronce des sourcils et saute dans le sol, tel un fantôme. Quelques secondes passent, Mike ayant eu l’ordre mentalement de ne pas bouger de la part de son envoûteuse,  la laissant donc essayer de faire peur à cet inconnu qui tient tête à son chouchou du jour. Tel un requin, elle nage dans le sol, laissant une queue fine au bout pointu tel un démon dépasser de celui-ci, se dirigeant vers l’homme au chapeau de paille. Surgissant derrière lui avec une forme d’ours et se penchant au dessus de lui, laissant son visage faire face au sien de quelques millimètres, un visage d’horreur ayant pris la place à celui de la séduisante femme. Des sourcils aussi froncés que les méchants des contes, des dents encore plus pointues que les requins, une expression aussi effrayante que celle d’un tueur en série, cette fois-ci, elle avait mis le paquet, disparaissant aussitôt avant de se prendre un coup, préparant simplement le terrain pour une nouvelle attaque du musicien.

-Maintenant !

Certes elle n’était pas encore réapparue au sommet des escaliers mais cela n’empêche pas la douce de parler ou de voir. D’ailleurs seule elle  sait où elle est. Le rouquin s’accroupit tel un sumo et commence une rafale de coup de paume dans le vide, formant des bulles d’air qui foncent sur son adversaire poussant parfois des rochers, morceau de bâtiment tombés au sol lorsque le sabreur a volé plus tôt, combinant ainsi sans le vouloir deux techniques de son fruit. Face à lui, l’homme aura donc des bulles d’air d’environ vingt centimètres de diamètre, fonçant à une vitesse encore plus rapide que celle d’un cheval au galop, parfois même des rochers qui foncent vers lui, un vrai challenge pour un aventurier qu’est d’éviter cette attaque.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Sam 3 Mai - 2:40


Choc


Feat Mike ~





Afin de réduire mon offensive à néant, Mike attrapa un des corbeaux morts pour me l'envoyer en pleine tête. En théorie cette « défense » avait toutes les chances de réussir, car l'impact et ses conséquences suffiraient à dévier mon attaque. Étant en l'air, je ne pouvais rediriger ma trajectoire et je demeurais vulnérable. Ou du moins c'est ce qu'il croyait. La lame d'air servait justement à éviter ce cas de figure, servant d'éclaireur en quelque sorte. Aussi, quand la carcasse fut projetée, elle fut mutilée à nouveau laissant retomber sur le sol des morceaux sanguinolents de l'animal. Après avoir compris que son plan était un échec se jeta maladroitement sur le côté pour éviter cette dangereuse attaque qui se figea dans le sol laissant une large entaille. Pour m'adapter à sa nouvelle position, il me suffit de décaler légèrement ma hanche. Une fois parfaitement aligné je vins frapper avec Archenemy de toute mes forces. A la vitesse où j'arrivais, aucun humain normal ne pouvait esquiver cette attaque. C'était principalement sur ce qualificatif que j'eus tort. Sa main droit frôla son corps et pourtant, en une seconde, il se retrouva quelques mètres plus loin à côté de l'entrée, sa tête ayant légèrement heurtée le mur. Cela avait probablement à voir avec ses coussinets sur ses mains. Pour se propulser à une telle vitesse, la force qu'ils procuraient devait être démentielle. Donc il me fallait juste surveiller ses mains et je serais hors de danger. Quand mon épée rencontra le sol, celui-ci se fendit provoquant un bruit sourd dans la pièce. Je la rengainais dans son fourreau avant de mettre mes mains en positions pour le Tihlokkun.

Alors que je m'attendais à ce que mon adversaire s'enflamme et tente une nouvelle frappe, il resta parfaitement immobile. Ses yeux paraissaient livides et son teint blafard confortait mon idée de corruption. Cette succube semblait totalement capable de faire adhérer les gens à sa volonté. Mais plutôt que de s'emparer de ma volonté, elle préférait se délecter d'une rixe improvisée. Le combat s'estompa pendant un court moment et le silence de ce château abandonné envahit la pièce. A ce moment, la démone s'adressa à moi, espérant prouver que ses aptitudes à transmettre l'effroi étaient transcendantes. Un tel esprit d'orgueil et de compétition ne faisait qu'accentuer son côté méphistophélique. Depuis le début du combat, je gardais un œil sur elle au cas où elle tenterait un acte hostile, outre ses incessantes remarques. Furieuse de ma capacité à garder mon sang-froid, elle s'élança, traversant le sol comme un être immatériel. Elle prit soin de revêtir son aspect démoniaque. Puis, arrivée à ma hauteur elle se métamorphosa en une sorte d'ursidé assez imposant aux corps entièrement recouvert de larges plaies putrides. Son torse se pencha vers l'avant et elle colla son visage au mien. Ma garde n'avait pas bougée, mes yeux restaient rivés vers l'horizon sans jamais la fixer car je savais au fond qu'elle ne me ferait rien ; Elle ne prendrait pas le risque de perdre son seul divertissement. En réponse à la gueule démoniaque qui pendait devant mes yeux, une phrase s'extirpa de ma bouche avec un ton dédaigneux :

- Qu'Hel ait pitié de ton âme et t'offre le repos éternel au plus vite. Sache qu'en comparaison avec ce que j'ai vécu, ton ignoble tronche m'apparaît comme une douceur apaisante.


Sur ces dires, elle se dégagea me laissant à peine le temps de voir ce que préparait mon ennemi. Toujours à l'aide de ses coussinets, il mut l'air devant lui pour former des sortes de projectiles à grande vitesse. J'étais persuadé de connaître le contre parfait à ce genre de frappe. Tout d'abord, j'agrippai mon fourreau et l’abattis devant moi. Il produit une onde d'air contondante qui s'entrechoquerait avec la boule d'air la plus rapide pour me protéger. Ensuite, je lançai mon fourreau en prenant soin de viser un angle mort dans sa technique, ainsi il ne serait pas arrêté et le forcerait à s'occuper de cette distraction. Finalement, je jaillis sur le côté en profitant de l'agitation de son attaque. La demeure du comte s'avérait bien pourvue en meubles divers et j'utilisais ces derniers pour couvrir la distance en toute discrétion tandis que les attaques de Mike défonçaient l'escalier derrière moi.

Mon erreur dans l'assaut précédent avait été de lui laisser le temps de réagir. Cette fois, j'utilisai la technique la plus rapide dont je disposai, une entaille en diagonale. En temps normale elle pouvait tuer aisément mais pour ne pas blesser cet innocent, je visai une zone non-léthale où aucun organe interne ne serait touché.

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Mike Tay
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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Dim 4 Mai - 16:19

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



La première bulle d’air du rouquin vient à éclater contre une lame d’air que le fourreau de l’épée que l’inconnu a utilisé. Ensuite, il le jette en direction du jeune musicien, l’arrêtant dans son attaque et esquivant derrière un meuble en bois plutôt vieux. Les dernières bulles d’air et rochers que Mike a poussés viennent s’écraser en bas de l’escalier, provoquant ainsi un nuage de poussière qui commence à remplir un peu la salle mais qui s’évapore très rapidement. Le fourreau en direction du rouquin, le jeune homme utilise une de ses paumes, poussant ainsi l’objet vers le haut de l’escalier, bien derrière la femme qui manque de peu de se le manger en pleine face. Hurlant elle pointe du doigt l’homme qui se déplace de meuble en meuble se cachant de son adversaire mais pas de la spectatrice.

-Il est là, bute-le ! Bute-le !

Ses dires changent. Alors que tout à l’heure elle ne voulait pas voir sa victime mourir, cette fois-ci, elle s’en moque, elle commence à s’inquiéter pour son favori, réalisant que le voyageur n’est au final pas qu’un simple voyageur mais qu’il est aussi un bon petit combattant capable de rivaliser contre le musicien et de s’adapter au terrain. Chose qu’elle n’est pas capable de dicter au rouquin. D’ailleurs, peu à peu, la créature de charme commence à s’inquiéter, et si son petit amuse-gueule venait à battre son chouchou ? Que ferait-elle avec le sang de son rouquin préféré sur les mains et un adversaire face à elle ? Tant de questions qui commencent à se bousculer au sein de son esprit de femme, détournant quelques secondes les yeux du combat, ne dictant rien à son combattant en bas. Ne bougeant pas d’un cil le coup d’épée du sabreur se rapproche de plus en plus proche du rouquin de plus en plus rapide. Dans un élan de survie, je reprends le contrôle de mon corps quelques secondes, ne réalisant pas trop ce qu’il se passe et courant, évitant sans trop le vouloir le coup du samouraï derrière moi. Je me retourne, le fixant en fronçant des sourcils.

-Mais t’es complètement malade de m’attaquer toi ! Qu’est-ce que je t’ai fait ?!

Je regarde un peu partout dans la pièce, essayant de me souvenir ce que je fais ici. Mes derniers souvenirs remontent à dans un couloir où je suis tombé à genoux, il y a aussi avant ça, dans la chambre avec le monstre qui voulait me manger je crois. Je vais pour me frotter le visage, réalisant que je n’ai pas de gant, et me voici, pousser dans un mur à cause de ma maladresse, quel pouvoir de merde …

-Non ! Ce n’est pas possible, reviens là rouquin de malheur ! Tu m’appartiens !

Je suis contre le mur mais je tente quand même de reculer, la voix démoniaque en colère s’adressant à moi, je ne suis pas vraiment rassuré. Je me relève malgré tout, ne restant pas là et un peu rassuré par la présence de l’homme au chapeau de paille qui n’a pas l’air méchant en fait. Certes, il a voulu me trancher en deux il y a quelques secondes mais bon … Un être humain est toujours plus rassurant en compagnie qu’une voix démoniaque, n’est-ce pas ? M’approchant doucement de lui, je fixe le haut des escaliers, distinguant une forme humaine de femme mais avec une drôle de façon de se tenir, se tordant presque dans tous les sens.

-Hum, je crois que je n’ai pas tout suivi. T’es gentil ou pas toi du coup ?

Elle commence ensuite à hurler, un son froid, voir glacial me donne des frissons dans le dos et me faisant reculer d’un pas. Disons que je suis courageux mais pas téméraire … Avec le bout des doigts, je cherche à voir si ma flûte est à portée et oui, elle est, rassuré, je parcours rapidement l’immense pièce du regard, cherchant mes gants qui restent introuvables. Je fronce des sourcils, regardant la femme qui descend les escaliers d’une façon sensuelle. La charmante créature se distingue du commun des femmes, se déplaçant élégamment vers l’inconnu en premier, tendant son index en avant qu’elle secoue de la manière que l’on utilise pour dire aux gens d’approcher. Au fur et à mesure qu’elle s’approche, je recule, la dernière fois que j’ai eu affaire à elle, je me suis réveillé ici, qui sait ce que j’ai pu faire pendant tout ce temps …



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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Lun 5 Mai - 1:23


Choc


Feat Mike ~





Dans la précipitation du mouvement, je dus choisir une certaine façon d'attaquer construite sur des bases simples, telle que distraire l'ennemi ou encore utiliser l'environnement à son avantage. Mais j'oubliais une inconnue dans mon équation. Après tout Mike était définitivement incapable d'esquiver cette offensive seul. Malheureusement la démone derrière avait réagi instantanément. De son côté, la scène s'avérait parfaitement claire et elle n'hésita pas une seule seconde pour prévenir mon adversaire de ma position avec une voix frôlant la détresse. Elle pensait être en danger, excellent. Avoir la pression sur l'adversaire est toujours une des clés de la réussite.

Grâce à ses mains étranges, le rouquin expulsa mon fourreau loin en avant, près de l'emplacement de la succube. Ce dernier avait joué son rôle car Mike stoppa immédiatement son attaque pour pouvoir le dévier, de plus, il fut suffisamment distrait pour ne pas me percevoir avancer en sa direction. Si l'autre monstre n'était pas intervenu, l'affrontement serait terminé mais le destin en avait décidé autrement. Cela étant, la rapidité de mon coup de sabre ne laissait que très peu de possibilités. Afin d'y échapper, le corrompu se déplaça rapidement vers l'avant. A ce moment précis il se retourna et quelque chose avait changé. Son odeur paraissait différente, elle était différente. L'aura maléfique qui l'entourait semblait avoir disparue. Étrange. Il se retourna alors et me fixa avec des yeux nouveaux. Une lueur différente elle aussi brillait maintenant à l'intérieur de ses pupilles. Alors, pour la première fois, j'entendis sa voix s'élever dans la salle. Mike me demandait pourquoi je l'attaquais, avec un certain ton d'énervement. Que se passait-il ? Quelques secondes auparavant, il tentait de me tuer et à présent il s'interrogeait sur mes motivations ? Cela avait probablement un rapport avec ce changement d'odeur. Le possédé restait le même physiquement, mais je ne décelais pas une once de mensonge dans sa voix. Pourtant, je restais méfiant. Tout ceci pouvait très bien s'agir d'une des ruses de la succube qui siégeait plus haut, à côté de l'escalier. Mes compétences martiales semblaient dépasser celle du rouquin, elle l'avait peut-être compris et tentait donc une nouvelle approche afin de triompher. Les événements qui suivirent fixèrent ma pensée.

Il regardait aléatoirement autour de lui, comme quelqu'un qui viendrait de se réveiller. La suite fut plus violente quand il se toucha le visage avant de voler en direction du mur. Pour la deuxième fois, ses coussinets l'avait desservi. La manipulatrice à l'allure démoniaque commença alors à s’exciter. La situation actuelle ne lui plaisait pas du tout, et pour cause – comme son message le confirmait – elle venait de perdre tout contrôle sur Mike. Elle continua de hurler à travers la pièce qui servait de caisse de résonance à cette ignoble voix. Il en profita pour s'approcher de moi avec une question un peu plus amicale cette fois-ci.

- Hum, je crois que je n’ai pas tout suivi. T’es gentil ou pas toi du coup ?

Cette façon d'introduire une notion si subjective était un peu naïve de sa part. Bien sûr, son jeune âge devait y être pour quelque chose. Je m'apprêtais à répondre quand un événement surprenant se déroula. A l'étage, une porte s'ouvrit brutalement, claquant contre les pierres froides de la demeure.

- Halfken, c'est une illusion. Elle n'a donc aucun pouvoir physique ! Je sais comment l'arrêter, il suffit de tuer l'original dans le donjon, viens, vite !

Et bien voilà que l'intervention de Jelal changeait la mise. Je sortis de ma tunique deux gants que mon ancien ennemi avait jeté par terre tout l'heure. A la base cela devait handicaper, mais maintenant ce n'est plus nécessaire, aussi les lui jetais-je tout en courant vers le serviteur du comte sans faire attention à ce qui se passait dans la salle.

-Gentil ? Hm, à toi de voir.

Laissant Mike avec notre invitée, Jelal me dirigea vers le sous-sol en direction du donjon où était retenue la véritable Dame Claudia. Le couloir était éclairé par une unique torche. Nous nous arrêtâmes devant une porte aux multiples verrous de fer. Je fus envahi par une sensation de terreur. Quelque chose d'irrésistiblement malveillant était à proximité.

- C'est là-dedans
.

Dégainant mon épée du fourreau que j'avais récupéré peu avant de me volatiliser, je défis la chaîne et Jelal fit glisser le loquet en poussant lentement la porte. A la lumière vacillante de la torche , je vis immédiatement pourquoi la pièce avait inspiré une telle horreur. Un chevalet était planté au centre des dalles tachées de sang et des crochets inquiétants dépassaient des murs. Je frémis en voyant les masses de chair noircie encore collées à bon nombre des crochets. Au mur étaient fixées les sinistres instruments du métier de bourreau, des couteaux, des pinces, des fers à marquer mais aussi un assortiments de fouets. Une femme lumineuse et d'une beauté indicible était accrochée au mur. En nous voyant arrivé, elle pinça des lèvres pour révéler ses crocs humides puis nous adressa un sifflement de colère, sifflement ressemblant à un grincement d'insecte. Le personnage restait incapable de bouger enchaînée au mur.

- Hel, pardonne moi de tuer ainsi mais cette abomination doit être détruite.


La succube commença à se tortiller en hurlant des imprécations si ignobles que j'en fus ébranlé.La seconde d'après, Archenemy vint transpercer son cœur. La démone s'évapora dans un hurlement discordant de déconvenue, laissant derrière elle l'odeur immonde de pourriture et de déliquescence.



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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Mar 6 Mai - 15:38

« Rumeurs d'un charme démoniaque ♪ »



Tout droit sortie des Enfers, la créature de charme devient au fur et à mesure qu’elle avance une créature démoniaque. Toujours se dirigeant vers Halfken, drôle de nom soit dit en passant, ses épaules s’élargissent, ses jambes grossissent et s’allongent et son visage se fait de plus en plus gros aussi. Sans oublier la queue digne des démons ainsi que des poils qui poussent. Seulement, l’homme au chapeau de paille lui offre un vent phénoménal. En fait, il a entendu quelqu’un avec une voix masculine provenant du haut des escaliers. Je le regarde monter les marches et partir, restant seul en bas avec le monstre.

-C’est entre toi et moi à présent mon mignon !

Je plisse les yeux, hors de question de cette chose me touche ! Reculant doucement, je vois le gamin qui m’a mené ici arriver depuis le haut de l’escalier. Il semble heureux puisqu’il a un grand sourire sur le visage et qu’il est en train de rire. Il n’a pas dû croiser Halfken je crois, ou alors celui-ci n’a pas dû croire qu’il était un danger et l’a laissé. Je fronce des sourcils cette fois, toujours en train de reculer pour garder une distance plutôt correcte avec le monstre, regrettant un peu de ne pas être monté avec le gars au chapeau de paille il y a quelques secondes. D’ailleurs, je n’ai même pas pu le remercier pour m’avoir rendu mes gants, je le ferai plus tard, pour le moment, la distraction en face de moi commence à s’agiter, me faisant penser à autre chose.

-Tu vas voir, bientôt tu regretteras de ne plus être sous mon emprise !

Je plonge mes gants dans ma poche, me préparant à attaquer si nécessaire. Je ne sais pas réellement pourquoi mais voir un gamin et penser que cette créature démoniaque était une femme il y a quelques instants me perturbe, je ne veux pas prendre le risque de les blesser. Le gamin passe derrière le meuble, il marche juste mais ceci lui permet de devenir un monstre presque aussi hideux que la créature là-bas.

-Je n’ai pas peur !

L’ancienne femme sensuelle se jette sur moi tel un ours qui va pour manger sa proie, ses deux mains énormes et pourvues de griffes semblent aussi grandes que mon buste, celles-ci se dirigent vers moi, chacune d’un côté différent, me prenant en sandwich. Je fais une roulade en arrière, évitant ainsi l’écrasement entre les deux énormes mains massives. A genoux, je fixe les deux monstres tour à tour, fronçant des sourcils et souriant en coin.

-En fait, vous n’avez rien d’humains … Vous n’êtes que des monstres ?

La question est dite sur le même ton qu’une affirmation. Seulement, je n’attends pas de réponse, ils veulent jouer, on va jouer. Il est vrai que je n’ai pas l’habitude de me battre et que je ne suis pas quelqu’un de ce genre, mais je débute enfin mon voyage sur les mers, j’ai enfin commencé ! Je ne vais pas laisser quiconque m’arrêter maintenant ! Si je dois me battre je vais me battre ! M’accroupissant tel un sumo, je prépare une volée de bulle d’air, hurlant pour le coup, exprimant ainsi une sorte de rage envers le fait de penser à quelqu’un qui m’arrête à peine mon aventure commencée.

-Close-combat !

Continuant à hurler la dernière syllabe. Je vise les monstres chacun leur tours, laissant apparaître un énorme nuage de fumée dans la pièce qui reste quelques instants. Là je les ai eus, j’en suis sûr et certain ! Souriant, fier de moi et respirant plutôt rapidement, essoufflé par les gestes que je viens de faire pour attaquer rapidement les créatures diaboliques, je me relève, quittant ma forme de sumo, commençant à rire. Lorsque le nuage de poussière se dissipe enfin, il n’y a plus personne dans la pièce, juste moi, uniquement moi. Je reprends doucement ma respiration, remettant mes gants et regardant un peu partout au cas où le samouraï serait à portée de vue.

-Je pars !

Je n’ai rien compris mais je ne m’attarde pas pour comprendre, je viens de crier au cas où Halfken voudrait partir et maintenant, je sors, poussant la porte et courant vers le village duquel je proviens. Tout ce que je veux maintenant, c’est monter sur le bateau et partir, espérant simplement ne plus jamais mettre les pieds ici …


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [FB] - Rumeurs d'un Charme Démoniaque (pv Mike)   Mar 6 Mai - 17:23


Départ


Feat Mike ~





En remontant les escaliers, Jelal affichait un air apaisé. Pour lui, le cauchemar s'arrêtait et c'est bien normal de penser que la mort de Dame Claudia l'arrangeait, tant pour son confort que pour sa santé physique et morale. Maintenant, il fallait prévenir le comte. Tandis que nous passions à nouveau dans la salle principale, je constatais les dégâts infligés. Les escaliers et certains murs avaient été complètement massacrés, laissant au sol plusieurs morceaux de pierres. Heureusement, la succube n'était plus là. Tout comme ce rouquin d'ailleurs. Il est probable qu'après la mort de cette chose, il n'ait pas demandé son reste pour s'enfuir.

Après quelques pas, nous revînmes dans la bibliothèque où le comte passait son temps à s'instruire. Il était là, une main posée sur son front et l'autre tournant les pages d'un gros livre poussiéreux. Au moment où nous entrâmes il leva brutalement les yeux en notre direction.

- Jelal, Monsieur Lohtbrok, qu'est-ce qui vous amène à moi en cette heure tardive ?


Jelal s'avança, résumant l'histoire à partir du moment où nous avions quitté la pièce. Il expliqua entre autre sa jambe blessée par la chute qu'il reçu. La démone lui avait fait croire qu'un ours se dirigeait vers lui pour le tuer. Je pris le relais en parlant de l'inconnu dans sa maison, du bref combat ainsi que des divers problèmes engendrés dans l'entrée. Je terminais enfin par les détails les moins agréables avec entre autre la mort de sa sœur provoquée par ma lame. Les mains du comte se mirent à trembler et un teint encore plus pâle ressurgit de sa peau :

- Comment est-elle sortie de ce donjon ? Demanda-t-il d'une voix étouffée. Il n'y a qu'une porte et Jelal l'a fermée avec une chaîne, je l'ai vu de mes propres yeux.
- Elle n'est pas sortie, répondis-je avec douceur. Pas en réalité. Le corps de dame Claudia a toujours été enfermé dans le donjon. Ce que nous avons vu n'avait rien d'humain, une sorte de succube immatérielle. C'est cet esprit mélancolique qui a infecté la plupart des serviteurs ainsi que Mike, le jeune homme dont je vous ai parlé. Ils sont tous partis à présent.
- Ce que vous dites est absurde, rétorqua le comte.
- Non maître, Halfken dit la seule et triste vérité.
- Qu'en est-il cette histoire d'infection, le barde va la répandre sur toute l'île que vais-je bien pouvoir faire ?
- Avec la mort de leur maîtresse, il est probable qu'ils errent sans but. De plus l'envoutement est temporaire, mais au cas où vous feriez bien de vous préparer quelques défenses.
- Je recruterai des hommes en armes, déclara le comte. J'ai assez de ressources pour cela et je barricaderai le portail du château. (Il laissa un temps de pause.) Il est bien douloureux d'être en partie réconforté parla mort d'un être cher, Monsieur Lothbrok, mais c'est là ce que je ressens.

Le comte qui avait été attristé davantage qu'il ne l'admettait par la nécessaire exécution de sa sœur baissa les yeux dans un regard profond vers le sol, ces derniers miroitant de larmes.

- Je suis désolé Comte Want. Je ne compte pas vous encombrer plus longtemps, vous avez suffisamment à penser pour le moment. Puissiez-vous retrouver une vie heureuse, un jour.

Il hocha brièvement la tête et Jelal me raccompagna jusqu'à la sortie. Arrivé à la porte, je lui tendais ma main qu'il serra chaleureusement en me remerciant. Une chose était sûre pour moi, je ne pouvais plus dormir là-bas. Aussi j'entamais le chemin retour vers le port en espérant qu'un autre bateau marchand passerait par ici.




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