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 [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]

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Erwin Dog
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MessageSujet: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Mar 25 Fév - 9:36



Katia pense.

Ça aurait pu être une de ces journées normales, banales, où le vent souffle un peu fort et où les bateaux restent coincés au port pour éviter de rencontrer quelque mystérieuse tempête inconstante et dangereuse. Mais ce n’était pas une journée comme les autres. Katia regardait le ciel au-dessus d’elle, apercevant à peine les changements mineurs qui s’y produisaient. La capacité d’Erwin, qu’elle avait rencontré quelques jours plus tôt, l’impressionnait au plus haut point. Il y avait chez lui cette force vitale propre à certains petits hommes, que son père possédait lui-aussi lorsqu’elle avait cinq ans. Erwin s’était empressé de la diriger là où elle le désirait, lui promettant une vie remplie de découvertes. Et elle ne pouvait pas dire qu’elle avait été déçue jusqu’à présent. Des montagnes enneigées aux îles plus désertes qu’un glacier, ses yeux s’étaient remplis de paysages merveilleux, incomparables à ceux présentés dans les livres.

Les deux jeunes hommes qui l’accompagnaient étaient, d’une part, Erwin, un voyageur sans but, mais aussi son ami, un ancien marine devenu civil pour une raison gardée hautement secrète, Hope. Il ne fallait pas oublier Miu, la fidèle mascotte du petit groupe, un animal dont la perspicacité décontenançant obligeait à se poser quelques questions quant à sa véritable nature. Sans oublier que son espèce plutôt rare semblait être en voie d’extinction sur l’île où le rouquin l’avait trouvé.

Le temps d’un trajet avec Erwin semblait varier de quelques minutes selon la distance, il pouvait parcourir une distance d’environ trois-cent kilomètres d’une traite sans prendre en compte le temps qu’il aurait fallu pour l’atteindre à l’origine. Katia n’avait pas hésité à trouver un nom à ce pouvoir tiré des célèbres fruits du démon : le Shun Shun no Mi. C’était exactement l’appellation couramment utilisée par son possesseur. Cette capacité que Katia avait à comprendre et interpréter les choses plus rapidement que les autres êtres humains s’était révélée dès son plus jeune âge. Et c’était sans compter sur sa mémoire photographique qui facilitait les divers liens qu’elle faisait entre les nombreuses informations emmagasinées dans son esprit. Pour la plupart, il s’agissait de plans d’armes en tout genre.

L’arrivée sur une île de West Blue fut assez aisée, malgré les nombreux vents qu’Erwin persistait à ignorer. Les bateaux bloqués au port enviaient certainement les extraordinaires capacités du jeune homme. Katia elle-même était un peu jalouse, malgré sa phobie de l’eau due à sa propre malédiction qu’elle tentait de garder temporairement secrète. Son pouvoir était certainement l’un des plus étrange et inutile pour une petite fille de dix ans, et pourtant l’un des plus rares. Le pouvoir d’un mythe, d’un Zoan Mythique.

Pour éviter d’attirer l’attention, le petit groupe atterrit dans la forêt, au milieu d’une clairière vierge de vie humaine. Si l’île n’était pas munie d’un système de surveillance très sophistiqué, leur arrivée par les bois ne serait pas remarquée outre mesure. Pour cette raison, le regard de la jeune fille se baladait dans les coins les plus aptes à accueillir un escaméra. Rien. Pas une trace de ces fichus engins qui rendaient la vie un peu plus dure aux voleurs. Peut-être n’était-ce donc qu’une île de transition de plus. La ville, située à l’orée de la forêt, côté mer, semblait principalement portuaire, et la majorité de la population vivait de la pêche. En passant à travers les rues pavées, Katia se mit à observer ses nouveaux amis. Erwin avait l’air pensif. Il n’avait pas décroché un mot au groupe depuis leur arrivée. Hope restait fidèle à lui-même, un sourire béat sur les lèvres et Miu tenu comme un peluche entre ses longs bras musclés.

Elle les enviait. Ils étaient plus grands et leurs mots semblaient avoir plus de poids que les siens. Pourtant Erwin, depuis qu’elle l’avait rencontré, n’avait jamais mis sa parole en doute ne serait-ce qu’une seule fois. Elle appréciait ça chez lui, cette confiance aveugle qu’il avait envers elle. Continuant à marcher sans s’arrêter devant les boutiques, Katia continua à observer ses amis.


Dernière édition par Erwin Dog le Mer 26 Fév - 21:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Mar 25 Fév - 14:47



Je suis belle et alors?

Le Cornellia faisait une pause sur une ville portuaire de West Blue pour se ravitailler en nourritures et autres. Cloé quittait le bateau, elle s'était disputée plus tôt avec le capitaine. La raison de leur dispute était simple, la belle demoiselle voulait que le nouveau membre devienne un membre définitif du navire, mais le capitaine avait passé un marché avec l'homme et il tait clair. Elle décidait de se changer les idées en marchant durant quelques heures.

Au début elle n'allait pas directement en ville, elle longeait le port, les embruns des vagues foutaient le visage de la belle. Elle portait un jean classique, une casquette cachant ses cheveux et un sous-pull sans manches. Elle shootait dans des cailloux qui roulaient plus loin devant elle, elle regardait ses pieds. Elle était un peu agacée, mais elle savait que le capitaine avait raison. Elle ne pouvait rien faire, sur Est Blue le beau Keld quittera son univers. Ce sentiment triste pinçait la poitrine de la douce. Elle commençait à éprouver des sentiments à son égard, elle ne savait pas si c'était réciproque. Elle secouait la tête de gauche à droite pour effacer de son esprit les mauvaises pensées qui l'envahissaient. Elle mit ses mains dans les poches et elle sentait une grosseur sur sa cuisse. Elle retira la chose, c'était une petite bourse. le capitaine avait glissé un petit mot à l'intérieur : 
"Ma douce, je regrette notre dispute... Tu as rejeté mon câlin toute à l'heure par colère, je le sais. Alors j'en ai profité pour mettre cette bourse. Rey "

Elle souriait, le capitaine n'arrivait jamais à bouder plus de cinq minutes la demoiselle et c'était également le cas de Cloé. Mais elle profitait de cette somme en main pour faire un peu de shopping comme toujours. Elle s'engagea dans une ruelle en direction des commerces situés en ville. Au bout de quelques minutes de marche, elle atteignait les ruelles qui étaient bondés de monde. Elle marchait normalement parmi la foule, certains se retournaient pour continuer à contempler la belle et ses formes. Elle n’avait pas assez d'argent pour acheter ce qu'elle souhaitait. Elle décidait de jouer avec ses atouts, elle retira la casquette. Elle faisait mouvoir sa chevelure, esquissait un sourire et c'était gagné. La belle avec des prétendants prêts à tout pour satisfaire la jeune femme, continuant à s'arrêtaient de boutique en boutique. Elle dépassa une boutique de ventes d'ouvrages artistiques et en tout genre. Devant il y avait un petit groupe de jeunes. Elle ne les remarquaient même pas, les prétendants encerclaient la belle comme pour former un mur de protection. Sa chevelure rose flottait dans les airs, elle était comme une idole parmi ces gens. Elle n'aimait pas jouer avec son charme mais de temps à autre, elle en profitait. Les paquets s'ajoutaient au fil de la balade dans les ruelles.
Cependant, l'un des homme en voulaient plus. Il interpella Cloé.

-Je veux ton amour! Aime-moi! Je te donnerais ma fortune!

Elle lui donna un baiser sur sa joue, c'était le moment pour elle de quitter ses prétendants. Ni une ni deux, elle empocha les sacs et utilisait ses capacités de maudit pour dévalait la rue à contre sens.
Sur son passage éclair, elle cogna une petite fille. elle se retourna et la salua en continuant sa course folle.
Cloé se cachait entre deux rues sombres, le groupe d'hommes passaient devant elle.

-Ouf! Ils sont partis.

Elle sortait de sa cachette et changea de vêtements, elle se dirigea vers un café.

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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Jeu 27 Fév - 9:16



Hope observe.

Les yeux de Hope se portèrent sur les épices présentes dans une vitrine sur le bord de la route. Il tourna Erwin vers celle-ci au moment où un groupe de jeunes hommes fringants passèrent, amassés les uns contre les autres pour faire la cour à un centre d’attention invisible depuis l’extérieur. Miu semblait agacé par tous ces changements, la petite créature se débattait parfois dans ces bras musclés qui le portaient pour prouver qu’elle avait son mot à dire. Le problème de Hope en ce moment était de distraire son compagnon de voyage pour éviter qu’il ne se prenne d’intérêt pour quelqu’un. La dernière fois, il avait gagné deux compagnons qu’il téléportait de mers en mers impunément en ne respectant aucun passage privilégié de taxations communes. C’était bien sûr dangereux d’agir comme ça, et si la marine commençait à remarquer ses déplacements un peu trop rapides, elle finirait par lui mettre la main dessus en prévention de futures actions. Heureusement, l’attention de leurs principaux dirigeants était relâchée à cause des Decima, cette ‘organisation’ criminelle qui cherchait à conquérir Grande Line.

Le garçon aux cheveux châtains se mit à observer Erwin, lui-même captivé par les différentes épices qu’il commentait une à une, le temps n’étant pas un problème. Même s’il avait un pouvoir extraordinaire, il savait s’arrêter pour savourer les petits plaisirs de la vie, c’était ce que Hope appréciait le plus chez lui. Katia cria lorsqu’elle se fit bousculer, Hope se retourna immédiatement pour apercevoir une chevelure rousse disparaître dans la foule. Impressionnant. Il était épaté de la négligence de certaines personnes envers leurs congénères. Calmant les plaintes énervées de la jeune fille, il prit celle-ci sur son dos tandis que Miu sautait sur l’épaule d’Erwin, apparemment soulagé de ne plus être étouffé par la pression de l’ancien marine.

« - Est-ce que ça va, Katia ? Lança une sixième fois Erwin en dirigeant le petit groupe dans la ville qu’il semblait plus ou moins connaître. »

La gamine acquiesça doucement, rendant Hope légèrement étonné par sa réaction réservée. Elle semblait être comme ça pourtant, réservée, mais son intelligence la faisait sembler forte. Il ne fallait pas oublier qu’elle n’avait que dix ans. Arrivant jusqu’à un café dont la terrasse était remplie de garçons en rut bavant sur une merveilleuse jeune fille aux cheveux roux que seul le défenseur de la justice à la retraire pouvait voir, de par sa taille et son attention. Erwin ne semblait pas s’y intéresser et se posa sur à une table en intérieur, se mettant sur une banquette, dos au groupe de l’extérieur. Il commanda deux diabolos et une bière qu’on lui apporta tandis que Katia avait commencé à lui enseigner à nouveau l’utilisation des armes à feu depuis les bases. Elle répétait sans cesse que : « La seule façon d’apprendre est de pratiquer dès qu’on a un moment de libre. ». Paroles très sages qui, venues d’une enfant, semblaient légèrement suspectes. On aurait dit que ses connaissances n’appartenaient qu’au domaine militaire. Etrange façon d’être élevée.

La discussion allant bon train entre les deux benjamins du groupe, Hope commença à détailler la salle autour de lui, évitant de regarder derrière Erwin où le groupe de fans en chaleur ne semblait pas vouloir quitter la terrasse. L’intérieur était légèrement vieillot, il y avait un vieux bar en bois de chêne marqué par les brûlures de cigarette et décoloré par l’alcool renversé dessus. Les sièges rembourrés semblaient être là depuis plusieurs décennies, et les fausses poutres qui semblaient maintenir le plafond donnaient à la salle un charme d’antan. Hope commanda une seconde bière en évitant de prendre part au débat qui venait de s’engager quant à la position qu’il fallait prendre pour tirer, les deux jeunots sortant leurs doigts en forme de pistolets pour éviter d’affoler la population avec de vraies armes. Ça risquait de finir par être sans fin. Une jeune serveuse maladroite arriva avec l’instant de détente de l’ancien marine. Au dernier moment, elle trébucha, faisant tomber son plateau et son contenu sur le tee-shirt du jeune homme.

Celui-ci l’excusa rapidement, n’ayant pas envie de provoquer un scandale qui pourrait faire virer une si charmante créature. Erwin et Katia, accompagné par un son plus aigu qui devait provenir de Miu, éclatèrent de rire après coup. Il n’y avait pas de mal mais à présent trempé sur son tee-shirt blanc et une partie de son pantalon, il fallait qu’il nettoie tout ça. Vexé, il se retourna d’un coup et se dirigea vers les toilettes à disposition des clients, droit très rare puisqu’en général ces derniers pissaient dehors. Après quelques minutes à essayer de détacher son tee-shirt en vain, Hope se résigna à l’enlever, dévoilant son torse musclé, ses épaules plutôt larges mais sa taille relativement svelte. Il n’avait rien d’autre à se mettre dans l’état actuel des choses, il faudrait donc retraverser la salle pour prendre des affaires de rechange dans le sac qu’il transportait jusqu’à présent. Tout à coup Erwin entra dans les toilettes, le regard amusé, admirant un instant le corps de son ami, avant de lui passer un pantalon et une chemise en coton blanc.

« - J’ai pensé que tu aurais eu envie de t’habiller avec des habits secs, dit-il, fixant à présent le miroir dans lequel se reflétait leurs deux images, l’une bien plus petite que l’autre. »

Hope acquiesça puis se déshabilla presque entièrement avant de remettre des habits neufs. Il repartit dans la salle principale où Katia les attendait
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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Ven 28 Fév - 13:38



Une charmante petite fille

Cloé s'était arrêtée dans un café pour pouvoir souffler un peu, elle était en terrasse. La vue était magnifique, elle donnait sur un jardin verdoyant avec une marre. Dans cette marre il y avait un couple de cygnes d'un blanc immaculé. Elle passait de l'agitation à un calme presque éternel. Elle levait la main, un serveur très mignon et très poli venait prendre la commande de la belle. Elle prit une tartelette à la fraise et une limonade. Elle esquissait un sourire au serviteur qui était maintenant sous le charme de la douce créature. Elle était positionnée dos à la salle, la seule chose qu'on pouvait apercevoir était sa chevelure rose et longue qui recouvrait le dossier. Avant de venir dans ce café, elle s'était changée. Elle avait revêtit une robe blanche avec un chapeau et des sandales blanches également. Tout en légèreté et en grâce, la couleur blanche soulignait le teint de la demoiselle et sa chevelure. Au bout de deux minutes top chronos, le serveur revenait avec la commande de Cloé. La belle et charmante créature se relevait pour donner un doux baiser pour la joue de ce dernier, il oublia de donner la note.
Au même moment, à la fenêtre se tenait le regard d'une petite fille. C'était la gamine de la ruelle, celle qu'elle avait malheureusement cogné dans sa course foule. Cloé lui faisait signe et quitta sa place pour la rejoindre. Elle rentrait dans la salle et les clients commençaient à avoir des étoiles dans les yeux. Son charme ne passait pas inaperçu comme toujours. Elle se rapprochait de l'enfant quand celle-ci lui montrait une certaine agressivité. Elle prit un siège libre à la table de l'enfant et engagea la conservation.

-Je te revois enfin! Je voulais te retrouver pour m'excuser en personne.

Elle voyait qu'elle n'était pas la bienvenue, la fillette était vraiment en rogne. Sur la table Cloé aperçut trois verres.

-Je vois que tu n'es pas toute seule. Tu as faim? Je te l'offre avec plaisir et pour me faire pardonner.

La belle relevait sa main et un autre serveur se pointa aussitôt. Elle lui commanda une coupe de glaces avec tous les parfums de la carte. Ce fut une nouvelle fois un service express, la commande était déjà là. Elle regardait l'enfant et lui donna la coupe de glaces.

-Je ne connais pas tes goûts, alors j'en tout pris!

Elle regardait l'enfant mangeait délicatement son mets. Tout en parlant de tout et n'importe quoi, Cloé commençait à parler de sa mère.

-Tu ressembles beaucoup à ma mère. Sur sa commode de nuit,  elle avait mis une photo d'elle à ton âge, tu es son portrait craché!

Sur le visage de la douce, un peu de tristesse l'envahissait.

-Elle me manques beaucoup... Je ne dis pas ça comme si elle était morte! C'est que je l'ai quitté pour vivre d'autres aventures.

Elle eut l'espace d'un instant une larme sur la joue qui tombait sur sa main qui soutenait sa tête. Elle l'essuya dans le revers de sa main.

-Bon je vais te laisser, tes amis vont revenir.

Elle caressa la tête de l'enfant avant de quitter la table, elle se retrouna pour lui faire une dernière fois signe et lui dire son nom.

-Au fait, c'est Cloé. Cloé Bellavi!!!

A peine sortie du café, elle slidait tranquillement en direction du port. Elle quittait ce café, elle tournait la tête et de loin et elle pensait voir la petite boule de poil Miu. Elle secouait la tête, car c'était sûrement son imagination qui lui jouait des tours.

Elle se baladait autour du port et elle regardait le brigantin à l'arrêt. Elle n'avait jamais pris le temps d'observer le Cornellia. Il paraissait en bon état et il avait du vécu. Sur la coque du navire sur l'avant son nom en grosse lettre, comme désignant un géant des mers. Une peinture écaillait par l'eau de mer et les tumultes des océans. Elle se souvenait de son arrivée, ses premiers pas en tant que navigatrice, les voyageurs qui avaient partagé durant un moment la vie du navire.
Sa poitrine battait chaleureusement, c'était des amis, des vrais. Elle pourrait compter sur eux le jour venu. Elle se rappelait le sourire d'Erwin et de son compagnon, Ren Tao à ce concours de beauté et son nez qui pissait le sang, de Fukashi Eiketsu et son goût prononcé pour les piments, de la petite Marine Celia Arrior avec une dextérité exceptionnelle, de Kabayochi.M.Kiru un révolutionnaire peut ordinaire et puis une pensée pour Keld Rigell. Il était encore avec elle pour un moment. A cette idée, le monde lui parut plus beau et remplit d'amour autour d'elle. Elle ne voulait pas le voir partir, elle voulait découvrir les mystères de l'amour et se sentir plus vivante que jamais. Elle voyait le beau Keld dans sa tête, celui-ci remplit son coeur par un sentiment intense et inconditionnel. Puis vaguement, à l'intérieur d'elle, le flou qu'elle avait eut du jour au lendemain s'estompa. Elle avait des brides de souvenirs qui envahissaient son esprit. Elle se rappelait le prince des cieux, c'était un homme/oiseau blond avec un bec d'oiseau et des ailes bleues, c'était ce qu'elle se rappelait pour le moment.

Cependant, un sourire malicieux se dessinait sur le visage de la belle.

-Mes amis, on se reverra!

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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Sam 1 Mar - 9:40

Erwin vit.

En revenant dans la salle principale du snack, je ne pus m’empêcher de noter que Katia se trouvait devant une petite coupe, certainement le dernier refuge d’une glace dont quelques fragments coulaient le long des parois transparentes. Je me mis à réfléchir quelques secondes à son air légèrement perdu puis la quittai des yeux. Non, il valait mieux que je ne pose aucune question, ça risquerait de me perturber. Hope se mit à la place qu’il avait laissé en prenant le petit sac servant à transporter nos vêtements où il rangea ses fringues mouillées. Génial, tout allait être trempé du coup. Parfois, quand il semblait perturbé, ses actions étaient totalement incohérentes avec ses véritables capacités de réflexion. D’un geste simple, je sortis ses affaires et les mis dans un sac à part, de sorte à pouvoir les laver plus tard. Il devait bien y avoir un endroit où on pouvait utiliser une laverie quelque part.

On sortit du restaurant quelques minutes plus tard, je passai dans les rues commerçantes en me demandant ce qu’on pourrait faire ici ensuite. C’était aisé de prendre ses marques ici. Il n’y avait qu’une seule boulangerie, qu’un seul commerce de vente générale. Au moins les ravitaillements devaient tous se faire au même endroit. Je souris en voyant la place publique pour laver la lessive. Je retroussai mes manches, m’agenouillai et plongeai les habits de Hope dans l’eau. Katia alla me chercher un peu de savon et je me mis à tenter d’éclipser la tâche causée par la maladroite serveuse. Miu s’était mis à observer toutes les personnes à côté de moi, pour la majorité des femmes.

Une fois les habits totalement nettoyés, je me levai et essayai de trouver un endroit où les faire sécher. Apparemment, à l’orée de la forêt, de là où on venait, se trouvait un endroit où les étrangers avaient l’habitude d’étendre leur linge pour le faire sécher. Une chance, aujourd’hui était une journée particulièrement ensoleillée et chaude.

« - Erwin, combien de temps veux-tu rester sur cette île ? Me demanda Katia avec un regard circonspect.

- Autant de temps qu’il le faudra, soupirai-je en lui ébouriffant ses cheveux, ce qui sembla l’énerver. »

En arrivant sur les lieux, un fil à linge était déjà tendu d’un arbre à un autre avec une pancarte indiquant que c’était un lieu public au service de la communauté des vagabonds. Vagabonds… Cela me fit sourire à nouveau, et je m’installai au pied d’un arbre en laissant Hope étendre maladroitement son linge. Katia m’avait rejoint et assise avec milles précautions sur un rocher mousseux à ses côtés. Elle semblait observer un bateau que je ne pouvais pas distinguer de ma position. Le soleil, haut dans le ciel, m’apaisait et semblait m’ordonner de piquer un somme. Quand Hope arriva, son regard me fixant, j’avais déjà l’impression de plonger.

Un sursaut me prit quand Miu s’élança sur mon ventre, faisant naître à cet endroit une légère douleur qui m’arracha une grimace apparemment comique puisque mes compagnons se mirent à rire. J’essuyai la bave sur le côté de ma bouche. Horrible. Est-ce que j’avais dormi un peu ou était-ce parce que j’avais craché lors du franc contact entre la petite boule de poils et moi ? En regardant le linge je pus tout de même dire que ça avait été très court. Il était toujours trempé.
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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Sam 1 Mar - 18:13



Un coup d'éclat pour le Cornellia

Après ce tourbillon de souvenirs chez la jeune femme, elle avait son cours qui battait de plus en plus vite. Toutes ses émotions avaient ravivé de la joie et de la bonne humeur. Elle observait la Cornelia avec respect. Ce navire était en bon état, mais il avait besoin d'un coup de jeune. Dans chaque port généralement, il y avait une chambre du commerce pour marchand ambulant sur les mers. Ce lieu réunissait des demandes de particuliers, le nombre de marchands en activité, des contrôleurs de marchandises et un hangar. Sur ce port, la chambre avait tous les équipements pour donner un coup de fraîcheur au bateau de Rey. Cloé se sentait investi d'une mission, elle devait convaincre Rey de faire changer le bateau du dock. Elle se levait avec conviction, elle était bien décidé, la belle voulait redonner une apparence digne à ce brigantin. Elle allait vers la chambre du commerce pour les prévenir de l'arrivée du navire pour réparation. Le responsable des lieux était plus que ravi de voir une jeune femme et n'accepta sa requête. Mais il y avait un hic, il fallait une bonne raison pour faire bouger un bâtiment de son dock

-Mais je fais comment pour convaincre le capitaine ? Faire bouger comme cela le navire sans aucune raison... Il ne voudra pas.

Le réceptionniste se grattait le menton et puis d'une voix très rauque il répondit à Cloé.

-J'ai mon idée ! Je vais envoyer mon fils, il est contrôleur ici. Il va donner un ordre de dépôt au hangar à ton capitaine
-Et il est obligé de suivre l'ordre ?
-Ne t'en fais ! Restent au hangar d'il quelques heures ton navire sera entre de bonnes mains.

Le réceptionniste appelait son fils, un beau jeune homme sortait d'un rideau à perles. Il avait une chemise blanche et pantalon noir. On aurait dit un mannequin avec sa taille et son corps svelte. La demoiselle croisait le regard du jeune contrôleur, ces deux êtres pouvaient former un couple parfait tellement qu'ils étaient assorti l'un à l'autre. Les deux êtres séraphiques se regardaient, le temps n'avait plus d'emprises sur eux. Cloé et le jeune homme dégageaient une aura unique, mais le réceptionniste brisa ce lien en poussant son fils vers l'extérieur. Le garçon faisait signe à la demoiselle et quittait le champ de vision de la douce.

-Tu peux rejoindre le hangar en traversant la boutique.

Elle était toute seule dan cette boutique, au début elle ne savait pas si elle devait ou non traverser le magasin. Puis elle se décida et dépassa le rideau à perles. Derrière c'était un petit appartement, sûrement celui du réceptionniste et de son fils. On pouvait ressentir une ambiance masculine dans l'air. Un long couloir desservait des petites pièces et menait à l'extérieur de l'autre côté de l'immeuble. L'éclat du soleil aveuglait la jeune femme, avec son bras elle se cachait des rayons puissants. La chaleur était supportable et pour Cloé elle était agréable. Elle avançait et observait autour d'elle, des hommes bien musclés et baraqués réparés des petits bateaux de pêches. Ce petit monde s'arrêtait à la vue de la charmante créature, ils saluent la belle et reprenaient le travail. Elle sentait les effluves de bois, l'odeur du métal chaud et de la peinture fraîche. Elle se trouvait bien dans un hangar de rénovation. Elle avait les yeux qui brillaient, son coeur palpitait et une certaine excitation l'envahissait. Elle faisait des va et viens entre chaque artisan pour observer leur art. C'était exceptionnel, elle était comme une enfant dans un magasin de jouets. Cependant, son élan fut arrêté par le chef du chantier. Un homme avec une pipe fumante et des lunettes noires sur le visage, il faisait froid dans le dos. Il se tenait devant elle, les bras croisés, sans dire un mot. Il lui crache de la fumée en pleine tronche et commença à émettre un son

-C'est pour ?
-Le navire aurait besoin d'un coup de jeune... Et le réceptionniste m'a dit que vous êtes les meilleurs, alors je.....
-Tu voudrais qu'on t'aide? Mais il ya un prix à payer. C'est quoi comme navire.
-Un brigantin.

Le chef arrêtait les artisans et annonça la nouvelle. Un brigantin était assez rare surtout encore en bon état. Cloé avait fait la liste avec le chef des problèmes qu'elle avait pu observer. Elle expliquait plus ou moins son arrivée sur le navire et son souhait. Elle voulait redonner de l'éclat à ce magnifique bâtiment. En quelques heures, les lieux étaient vidés pour faire place nette au brigantin. Le chef du chantier expulsa la demoiselle, il voulait faire la surprise à la belle. Comme par un coup de pied dans le cul, elle fut éjecté du hangard

-Ok... Que vais-je faire maintenant ?

Elle était à nouveau livrée à elle-même dans cette ville portuaire. Elle décida de prendre un chemin forestier et se balader le temps des rénovations.
Elle rentrait dans une forêt très féerique, des papillons volaient, des embruns parfums également. Une sérénité était maîtresse de ce lieu peu commun. Au détour, une clairière avec du linge qui séchait. Elle observait la scène en retrait, il y avait du monde. C'étaient tous des voyageurs. Elle y aperçut la petite fille avec un homme très grand et très beau. Elle était soulagée et heureuse pour elle. Elle continua son chemin et plus loin après plusieurs minutes de marche, il y avait une cascade. L'eau était chaude, c'était une source thermale naturelle. Sous les vêtements de la belle, elle portait toujours un Bikini. Elle retirait ses vêtements et les déposa sur un rocher sec non loin de la chute d'eau. Elle n'y plongea que les pieds et cela suffisait pour retirer toute son énergie. Durant un instant elle avait oublié sa malédiction. Après un effort surhumain, elle enleva ses petits pieds de l'eau. Elle s'installa sur un rocher qui était en plein soleil, comme un lézard elle se faisait dorer la pilule. Elle s'endormait lentement laissant place à la fin d'après-midi à son réveil.

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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Dim 2 Mar - 18:22



Katia, effrayée.

S’il y avait bien quelque chose que Katia avait appris avec le temps, c’était à faire attention aux étrangers. Ainsi, quand elle aperçut pour la seconde fois la charmante créature qui l’avait bousculé puis était venue s’excuser auprès d’elle, une irrésistible curiosité la prit. S’excusant sans élégance auprès des garçons pour un besoin pressant, elle s’incrusta dans la forêt, se déshabilla entièrement et pris la forme féline d’un chat noir au poil soyeux. Son fruit du démon lui permettait bien des caprices, même si, quand elle l’avait mangé, la malédiction lui avait parue insurmontable… Dans un premier temps. Puis elle avait appris, comme chaque maudit, à vivre avec. Et c’était devenu un réflexe que d’utiliser ses pouvoirs pour débloquer une situation. Ses petites pattes recouvertes de coussinets la portaient avec une grâce digne des plus agiles félins. Et si quelqu’un était blessé, elle pouvait poser ses mains sur lui pour le soigner. En forme hybride, son corps humain recouvert de poils lui donnait des capacités surprenantes et lors des rares batailles qu’elle avait eu à mener, cela lui avait sauvé la vie en prenant celle de ses ennemis.

La forêt, emprunte de nombreuses parfums dont ceux de la sève dégoulinante le long des arbres, vivait au rythme des pas de la féline. Celle-ci, heureuse de partager ce lien privilégié avec la mère de la vie, se perdait dans ses pensées en écoutant d’une oreille vagabonde les clapotis de l’eau contre les rochers. En arrivant près de la petite cascade, Katia observa, à l’abri des regards, ses yeux couleur ambre perçant la menue obscurité des buissons, la rouquine s’introduire dans l’eau et perdre toutes ses forces. Deux solutions, soit elle était allergique à l’eau, soit elle avait mangé un fruit du démon. L’immersion… Le plus grand ennemi des maudits. Plus ils pénétraient dans l’eau, plus leurs forces déclinaient. Totalement immergés, la mort les attendait, sa faux prête à couper le fil rouge de leur vie si personne ne venait les sauver. C’était en cela aussi que le pouvoir d’Erwin était effrayant. Il pouvait, à son bon vouloir, envoyer quelqu’un au milieu de l’océan sans possibilité de retour en arrière. La nature même de la mort était contenue dans les pouvoirs des utilisateurs de fruit du démon.

Lorsque la charmante femelle sortit son pied de l’eau et se dirigea vers un rocher, la féline eut un mouvement de recul. Elle se demandait si elle devait rebrousser chemin, mais la curiosité était trop forte. Omniprésente. Obsédante. Patientant encore quelques instants, elle aperçut la jeune femme s’endormit sur le rocher qui lui servait de transat. Les pattes de la petite créature semblèrent alors bouger d’elles-mêmes, la portant vers l’ensommeillée. Le soleil tapait fort, pourtant monter à côté de la demoiselle ne demanda aucun effort à Katia grâce à la flexibilité de ses articulations. Elle observa alors la jeune fille de près, évitant de la toucher avec ses petites moustaches. C’était sûrement la plus belle personne qui lui ait été amené à rencontrer, et elle doutait qu’elle puisse en rencontrer une plus belle. C’était étonnant, inquiétant, enivrant. Sa langue rappeuse faillit, à plusieurs reprises, se poser sur la peau de la charmante demoiselle. Cependant de par son humanité, elle s’empêchait ce geste désobligeant.

L’attrait fut tel, à un moment, qu’elle décida de s’éloigner. A contrecœur, elle se dirigea vers ses compagnons. Ils devaient commencer à se demander ce qu’elle faisait, mais après tout peut-être pensaient-ils que les filles prenaient toujours autant de temps pour faire leurs besoins. L’image de l’imbécilité qu’elle leur attribuait la faisait sourire. Le visage de chat, les formes félines, laissèrent place à une petite humaine d’une dizaine d’année lorsqu’elle atteint ses vêtements et commença à se rhabiller. Le bruissement des arbres l’alerta alors quand elle vit quelqu’un se diriger vers elle, elle prit peur. Un petit cri aigu, résonant dans une partie de la forêt, sûrement jusqu’aux chutes d’eau, s’échappa de sa bouche. Alors un homme apparut, vieux, sale, barbu. Il venait à peine d’arriver, c’était une certitude, l’odeur qu’il dégageait ayant envahie les lieux en un rien de temps. Quelques larmes montèrent aux yeux de Katia. Elle recula d’un pas et tomba, les pieds pris dans une racine qu’elle n’avait pas vue. Au moment d’atteindre le sol, des bras fins mais musclés, solides mais doux, la rattrapèrent.

Il était là, avec une expression sérieuse sur le visage. Depuis qu’ils s’étaient rencontrés, cette expression n’était apparue qu’une seule fois. Il la posa à terre et s’interposa entre l’ermite, parce qu’il ne pouvait pas s’agir de quelque chose d’autre, et elle. La jeune fille essuya ses larmes et essaya de contrôler ses tremblements. Elle aurait pu se défendre, mais parfois des réactions enfantines reprenaient le dessus. C’était pour cette raison que sa mère ne l’avait jamais emmené dans de dangereuses missions. A cause de son âge.

« - Que lui avez-vous fait ? Hurla Erwin, la colère dans sa voix provoquant chez l’autre un frisson visible.

- Je vous promets que je n’ai rien fait ! S’exclama-t-il en reculant à son tour, son regard déjà à la recherche d’une échappatoire. C’est pour ça que je ne veux pas vivre avec les hommes… »

Il semblait sincère, et peu importe son histoire, celle-ci avait sûrement une importance majeure. Katia tira la manche de son compagnon de voyage tandis que Hope débarquait, Miu sur l’épaule, lui aussi le regard affolé. Il se dirigea vers la féline et la prit un instant dans ses bras, acte qui parut incongru à l’enfant. Elle n’avait pas l’habitude qu’on s’inquiète autant pour elle. Ses bras flageolants se remirent à trembler, de joie cette fois-ci. Elle se savait en sécurité. L’ermite, affolé par la situation, commença à courir en direction de la cascade. Katia retint Hope et Erwin qui s’apprêtaient à se mettre à la poursuite de celui qu’ils pensaient sûrement être un monstre, mais qui n’avait rien attenté. S’il n’avait pas de mauvaises intentions, c’était le jouet d’un destin farceur. D’un quiproquo.

« - Il ne t’a rien fait, n’est-ce pas ?! S’inquiéta alors le rouquin du groupe en s’agenouillant devant la jeune fille.

- Non, j’ai juste eu peur et j’ai crié… Je suis désolé, s’excusa-t-elle alors, ses bras enlaçant le cou de son ami en mettant sa tête sur son épaule, le regard fixé sur un buisson. »
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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Lun 3 Mar - 14:47



L'ermite et ses sorts

La belle endormie sortait du monde des songes, elle avait le visage en fariné par la sieste. Elle se redressa sur le rocher en appuyant à l'aide de son bras gauche, elle avait le torse relevé et elle observait autour d'elle. Le paysage commençait à se terrer dans la pénombre de la fin journée. Le soleil commençait à revêtir une autre robe, celle du crépuscule. Des couleurs allant du rose et aux oranges submergeaient le ciel et les nuages nuançaient ce tableau pour apporter de la clarté. Elle se frottait la nuque et se dirigea vers le tas de vêtements au pied du rocher. Ils étaient sur la roche à la base, elle semblait songeuse, mais après réflexion elle ne se posa plus de question autour de ses haillons. Elle mettait ses vêtements, elle avait la tête baissée à regarder ce qu'elle faisait pour ne pas finir le cul par terre. Soudainement, un homme bizarre apparut des buissons comme un sauvage. Elle se reculait et resta sur la défensive. Elle était en position de garde avec les poings en avant. L'homme était vêtu d'une drôle de façon, il gesticulait laissant une odeur très spéciale parfumer les environs, la belle eut un aperçu de l'immondice et elle était à deux doigts de vomir. L'odeur était un mélange d’excrément divers et d'odeur corporelle humaine, un mélange vraiment désagréable. Cloé se reculait de plus en plut, elle se rapprochait dangereusement de l'étendue d'eau. L'homme lui expliquait qu'il était devenu un ermite pour mieux comprend la nature et la protéger, il avançait vers la demoiselle pour la rassurer mais son odeur faisait fuir la belle. Elle manqua de tomber dans le petit lac, l'ermite empoigna le bras de Cloé et celle-ci répliqua.

-Oh mon dieu!!!!!

L'homme la balança vers la terre ferme et engagea la conversation.

-Tu ne peux pas aller dans l'eau avec ta malédiction.

Cloé s’interrogeait : comment il pouvait savoir pour la malédiction et qui est il. Elle changeait d'attitude et commençait à lui lancer ses bracelets. L'homme les esquivait avec facilité, il ne voulait pas lui faire du mal, mais la jeune femme ne voulait rien entendre et était trop perturbée pour avoir un raisonnement logique. En vérité, l'homme avait connu des maudits dans sa vie et plus tôt dans la journée il avait observé la belle qui plongeait ses pieds dans le lac. C'était comme cela qu'il n'en avait dédit qu'elle était sûrement une maudite. Il avait épousé une femme avait des capacités très rares, le village avait condamné la femme à mort et l'homme à déambuler dans l'île comme une bête. Malgré toutes les explications, la demoiselle commençait à vraiment menacer l'homme. Dans la tête de Cloé, la peur avait pris le contrôle, les maudits étaient très mal traités par la population et ils finissaient généralement en prison ou mort sur la place public. Une petite voix lui disait de faire taire lui en face d'elle. L'ermite avait quelques tours de passe-passe avec lui. Il devait calmer la jeune femme. Il lui lança une poudre jaune qui puait affreusement. Vivre dans une forêt permettait à l'ermite de concevoir des médicaments et des moyens de défense avec les herbes et autres. En effet, la belle respirait un peu de cette poudre et se calmait assez rapidement. Elle reprit ses esprits en secouant la tête

-Que me voulez-vous?
-Je ne te veux aucun mal. Je voulais un peu de compagnie et voir une si charmante demoiselle me réchaufferait le coeur.

L'homme tenait des propos très suspects, il avait un regard de pervers comme celui des clients de sa mère. Elle sentait un grand frisson parcourir son corps, elle devait trouver un moyen de fuir de cet être étrange et malodorant. Elle trouvait une faille sur la droite de l'homme. Elle récupéra les bracelets qui étaient à quelques centimètres de l'homme et glisser aussi vite qu'elle pouvait. Mais l'ermite lui balança une substance visqueuse sur la chevelure de la demoiselle. Comme de l'eau la substance n'eut aucun effet sur Cloé enfin c'était ce qu'elle pensait en voyant le liquide vert au sol. Elle avait réussi à s'enfuir de cet homme vraiment dérangé mentalement. Elle se dirigeait à toute vitesse vers le hangar pour retrouver ses compagnons et voire si le Cornellia était rénové. Elle arrivait aux portes de la ville, elle devait être plus prudente et décida de continuer à pied. Les gens dans la rue s'écartaient de la belle et se bouchaient le nez. Au début elle ne faisait pas attention à eux, elle arrivait devant la chambre de commerce et s'adressa au réceptionniste.

-C'est la demoiselle de ce matin! Je viens voir la rénovation.

Le vieil homme regardait Cloé comme si c'était une étrangère. Il ne dédaignait même pas de répondre à la jeune femme et repartir vers l'arrière-boutique. En réalité, le réceptionniste avait reconnu la belle, mais il allait chercher le capitaine du Cornellia. Elle se regardait les membres et ne voyait aucun changement. Puis du coin de l’œil elle apercevait son reflet dans un petit miroir.

-Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Mes cheveux!!!!!!!!!!!!!!!!

Elle se tirait les cheveux face au miroir, sa chevelure avait une autre couleur. Elle était devenue verte, mais d'une couleur peu charmante. Elle commençait à pleurer et à crier comme une folle. Au même moment, Rey sortait avec le réceptionniste. Il aperçut la petite fleur et riait fortement.

-Alors là! C'est la meilleure! Ma pauvre Cloé.
-Ne rigole pas!!! C'est horrible.... Je suis redevenue une horrible petite chose. Et puis je pue comme un putois...

Elle se recroquevillait sur elle-même pour se cacher. Le capitaine de rapprochait pour en savoir plus.

-Qui a jeté ce sort?
-C... C'est l'ermiiiiiiiiiite!

Le réceptionniste se grattait la tête et se mit à rire également.

-C'est Grindt l'ermite. Il a du lui jeter l'une de ces mixtures. Cela partira dans quelques heures.

La jeune femme était un peu rassurée d'entendre que ce n'était pas définitif. Mais elle sentait vraiment mauvais et tous ses amis et les artisans se moquaient de la jeune femme avec sa chevelure et son odeur.
La rénovation du navire n'était pas encore terminé, il fallait encore quelques jours de travail. Mais les artisans mettaient toute leur cœur pour offrir un second souffle à ce brigantin. Les travaux autour du Cornelia prenaient forme peu à peu, le chef avait fait appel à d'autres artisans pour avancer un peu plus vite.
Tout l'équipage donnait un coup de main également, sauf Cloé. Elle sentait trop mauvais avec sa chevelure. La jeune femme était dans son coin à bouder comme une gamine privait de dessert. La nuit était tombée, l'activité battait son plein encore et la douce s'endormait près d'un feu. Le réceptionniste lui couvrit le corps avec un plaid. Le chantier allait se poursuivre dans la nuit et jus'qu'au que au matin.

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MessageSujet: Re: [FB] - Sans jamais se croiser [Pv : Cloé]   Jeu 6 Mar - 19:34

Hope observe.

Le jeune homme aux cheveux châtains avait commencé à observer Erwin pendant son sommeil, quelque temps après qu’ils se soient rencontrés. La raison en était qu’il trouvait reposante l’image de ce rouquin innocent dans les bras de Morphée. C’est tout naturellement qu’il n’empêchait pas son ami de piquer un somme après avoir retrouvé Katia et s’être assuré de sa bonne santé. Quelle frayeur cela avait été lorsqu’ils avaient entendu le cri de la jeune fille déchirer le silence de la forêt ! Dans un même temps, Erwin avait disparu et Hope s’était relevé pour se diriger vers la source du bruit. Puis, après avoir effrayé l’ermite, le petit groupe s’était dirigé à nouveau vers la ville, le regard de l’enfant porté sur les bois tandis qu’ils s’en éloignaient. Les deux hommes furent alors aux petits soins pour Katia, et ils décidèrent de prendre une chambre d’auberge pour se reposer un peu. C’est à ce moment-là que le rouquin s’endormit sur un lit tandis que la jeune fille piqua un somme sur l’autre avec Miu dans ses bras. Le lapin essayait, tant bien que mal, de la réconforter par sa présence. On aurait dit qu’il s’était déjà attaché à elle.

Hope décida d’être plus productif quant à son après-midi et sortit de la chambre, laissant les deux dormeurs profiter d’une sieste. Il reviendrait d’ici quelque temps. En regardant les rues dépeuplées de la ville, il se demanda si c’était toujours le même endroit bondé de personnes qu’il avait pu observer plus tôt. Quelques personnes osaient à peine se montrer tandis qu’une odeur des plus nauséabondes passait, attaché à l’apparence d’une sublime créature aux cheveux verts. Quand elle fut passée, il se mit une main devant ses narines et retint sa respiration en espérant que les désagréables effluves disparaissent en peu de temps. Lorsqu’il inspira à nouveau, l’odeur avait presque disparu, assez en tout cas pour être supportable. Une jeune femme, sûrement une des commères du coin, comme il y en avait un peu partout, s’avança vers lui et commença à déblatérer un amas d’informations sur les blagues qu’un ermite pouvait faire dans la forêt. Etrangement, ça ne le dérangeait pas d’écouter tout en faisant des corrélations avec ce qu’il avait vécu le jour même.

« - Il y a pas mal de légendes sur cette île d’ailleurs ! Me lança-t-elle tout à coup, cherchant à lancer la conversation sur un autre axe. L’une d’entre elles est le fameux ermite qui joue des tours dans la forêt. Mais il y en a six autres ! La première raconte l’histoire d’une jeune fille qui hurlerait le soir, dans le grenier du moulin à l’extérieur de la ville… »

Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle revienne sur la légende de l’ermite. Ce n’était pas le genre de chose qui intéressait Hope, et comme il allait quitter l’île le lendemain matin, il n’avait pas réellement envie de se confronter à des mystères à résoudre. Etant dans la marine, il aurait peut-être cherché la solution, et ainsi peut-être aurait-il fait le lien avec des affaires suspectes dans le coin… Mais à présent, il ne voulait plus se faire remarquer. Effacer les traces. Ainsi les derniers membres de sa famille encore intéressés par lui ne pourraient pas lui demander de venir recueillir l’héritage de son paternel. S’il y avait une chose dont il avait horreur, c’était qu’on le pousse à accepter ce que les morts avaient laissé. D’une certainement manière, ça le faisait se sentir sale. Il ne comprenait pas l’attachement des vivants pour les biens de leurs proches décédés… S’accaparer le fruit de leurs efforts… Bien sûr, on pouvait voir cela comme une marque d’affection, comme une envie de partage, une dernière volonté du défunt. Mais pour Hope, c’était quelque chose dont il ne saisissait pas le principe, peut-être à cause de la distance qui existait entre sa famille et lui.

Il se retourna en laissant le soin à la commère de lancer la discussion avec un autre pauvre et innocent passant qui lui passait sous la main. Parfois, il faut savoir faire des sacrifices pour sa propre santé mentale. Sans se retourner, Hope retourna à l’auberge où il se glissa dans le lit d’Erwin, le ventre vide mais l’esprit agité par les légendes qu’on venait de lui raconter. Il rêva d’un escalier dont une marche disparaissait quand on le descendait, puis d’un fantôme dans le grenier d’un vieux moulin à eau délabré, dont le clapotis de l’eau rappelait le sombre et tragique accident qui avait fauché son bien-aimé. Tout à coup, il se réveilla, le corps couvert de sueur, Erwin ayant les mains sur son torse pour essayer de le réveiller. Un cauchemar. C’était juste un cauchemar.

La matinée était déjà bien engagée lorsque Katia se réveilla à son tour. Après qu’elle se soit lavée, Hope et Erwin prirent la liberté de faire quelques emplettes de première nécessité pour subvenir à leurs besoins. La jeune fille et Miu furent consignés dans la chambre de l’hôtel en attendant que les deux hommes aient le temps de s’occuper de tout ce qu’il fallait. Erwin semblait plutôt content, pour une raison quelconque d’ailleurs, la nuit avait peut-être apaisé ses inquiétudes. Hope le regarda et se demanda s’il faisait le bon choix à le suivre… Ce n’était pas facile, et pourtant il sentait qu’il pourrait vivre quelque chose d’exceptionnel en restant à ses côtés.

Les deux compagnons rentrèrent dans l’auberge où ils avaient logé et réglèrent la note tandis que Katia les attendait d’un pied ferme, Miu aux prises à ses lubies de jeune fille qu’étaient l’essayage de rubans. La petite créature avait à présent deux nœuds parfaitement symétriques, de couleur rose, à ses oreilles. Cela arracha un sourire à Erwin, et Hope le découvrit avec le même émerveillement que la première fois. Il se dirigea avec ses amis vers la porte qui donnait sur l’arrière-cour de l’auberge et, faisant mine de la franchir, le quatuor disparut vers une nouvelle île.
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