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 [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)

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MessageSujet: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Dim 29 Déc - 18:43


Réveil


Feat Noburo ~





Souvent après une fête un peu trop arrosée, certaines personnes finissent la tête dans un lac et se réveillent le lendemain à moitié nu avec un mal de crâne des plus ignobles. C'est dans ce genre de situation que les gens perdent des choses plus ou moins précieuses ou observent avec dégoût le conjoint avec qui ils se sont marier la veille. Cependant, il arrive que dans de rares cas cet état ne soit pas provoqué par un alcoolisme trop appuyé...

Je me sentais bien, reposant probablement sur une verdure douillette quand un petit filet d'eau vint effleurer le bout de mes jambes. Un petit spasme tenta de rapatrier mon membre pour profiter encore un peu de ce paradis, sans réussite. Mes sens se réveillèrent petit à petit comme une crèche, où chaque enfant réveille le précédent par son cri. D'abord l'ouïe, le bruit de nombreux insectes et d'oiseaux chantant et virevoltant me chatouilla les oreilles, puis une légère brise qui remua les arbres balançant délicatement leurs branches. J'ouvrais alors les yeux. On aurait pu s'attendre à une écrasante lumière qui agresserait mes pupilles mais non, le ciel reflétait un bleu légèrement sombre indiquant une fin d'après midi ou peut-être plus. A l'aide de mes bras je m'appuyai sur le sol afin de me relever sortant au passage mon pied de l'eau. Elle parcourait la verdure tout doucement, créant de petites flaques jusqu'à ce qu'elles se remplissent et s'écoulent dans une nouvelle. Je pris soin d'enlever les quelques feuillent qui s'étaient agglutinées sur mon hakama avant de poser mes mains sur mes hanches observant la scène qui s'étendait devant moi.

Une forêt dense avec des arbres plutôt communs et bien verts, signant une bonne croissance. A priori rien d'exotique malgré un climat humide et chaud. Un problème vint s'ajouter à cette "journée" qui ne démarrait pourtant pas trop mal. Sans y avoir réellement fais attention depuis mon réveil, je sentais une douleur aiguë dans la partie inférieure de ma tête. Rien de bien gênant mais j'étais surtout inquiété par mon amnésie partielle liée à cette blessure ainsi qu'à ma présence ici. Je ne connaissais pas cette île et vraisemblablement, je n'étais pas venu en barque ou autre car il n'y avait aucun signe d'un quelconque moyen de locomotion sur la rive. Je me mis en marche vers l'intérieur de la sylve. Par chance, ma lame siégeait encore à ma taille tenue fermement par une lanière de cuir, si les bois étaient remplis d'animaux sauvages elle servirait très certainement. Mes déplacements furent de plus en plus difficiles tant la flore recouvrait peu à peu la terre ne me laissant aucune vision pour positionner mes appuis. Parfois quelques bestioles me frôlaient, courant à toute vitesse en remuant l'herbe.
J'arrivais finalement face à un précipice, pas très profond ni très large mais suffisamment pour m'empêcher de le dépasser en sautant. Par ailleurs le contourner me prendrait pas mal de temps et je voulais éviter d'avoir à passer la nuit dans un endroit totalement inconnu et possiblement hostile. La roche qui composait la façade du trou semblait bien solide et cornue, l'escalader me paraissait tout à fait acceptable. Je m'empressai alors de la descendre. Il faut toujours garder trois prises sûres et se servir de la quatrième pour se déplacer. La chute ici ne serait certainement pas mortelle mais pouvait infliger des blessures dont je me passerais bien. Une fois arrivé en bas, rebelote pour remonter. De l'autre côté du ravin, je regardais la fosse que je venais de traverser en frottant mes mains pour enlever la poussière accumulées sur celles-ci. Tout à coup, une odeur de bois fumant vint traverser mes narines: quelqu'un faisait un feu de camp pas loin. A l'aide de mon doigt que je vins frotter contre une végétation mouillée, je déterminai le sens du vent. Il ne restait alors qu'à le suivre pour atteindre ma destination, ce que je fis bien entendu. Le vent étant plutôt faible, pour que je sente cette fumée il fallait que la source soit relativement proche et tant mieux attendre pendant des heures d'atteindre une quelconque civilisation peut se révéler assez ennuyant. Par chance, quelques minutes plus tard je retrouvai un chemin stable et bien dégagé qui facilita ma marche. En le suivant je parvins finalement à une maison. De son toit, on voyait se dégager le nuage grisâtre que j'avais repéré à quelques centaines de mètres. Tandis que je me rapprochai de plus en plus, je vis alors un homme adossé contre une paroi du taudis qui n'avait pas l'air en forme. J'allais peut-être enfin pouvoir savoir où je suis.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Mar 31 Déc - 1:58




LOST





Où diable étais-je, au juste ? Je n'en avais pas la foutre idée. Je m'étais réveillé ainsi, au milieu de nul part, sur une plage au sable fin. Fort heureusement, mon masque était toujours solidement ficelé à mon visage, et mon naginata était planté non loin de moi, également sur la plage. Sans ces deux objets, qui étaient devenus une partie de moi, je me sentais nu comme un ver... Mais là situation n'était pas si désespérée qu'elle n'y paraissait. Je savais déjà que j'étais dans North Blue, c'était tout du moins la logique conclusion que j'avais tiré de l'environnement, du climat mais aussi et surtout de mon trajet passé. A moins que je ne me sois baladé sur des mers entières sans en avoir la moindre conscience, il était logique que je sois dans l'océan nordique... Autrement dit, l'une des Seas Blues. Pour un homme-cornu tel que moi, qui était né dans le Nouveau Monde et qui avait passé ses dernières années à Shabondy, ce n'était pas vraiment un endroit dangereux... Ceci étant, je devais avant tout trouver un moyen de locomotion afin de quitter cet endroit au plus vite. Je n'avais pas envie de m'y attarder, et il devait forcément y avoir un groupe d'hommes installés par là à qui je pourrais dérober discrètement une barque s'ils n'acceptaient pas de m'en donner une. Et dans le pire des cas, je n'aurais qu'à m'en fabriquer une grâce à mon arme et aux différents arbres que je voyais par là... N'étant pas encore maudit à cette époque, je ne redoutais pas de devoir nager sur quelques centaines de mètres, du moment que je faisais le plus long du trajet sur un rondin. Encore faudrait-il que je trouve une île en m'aventurant sur les flots aux hasards, mais à cela je préférais ne pas y songer pour le moment : cela n'aurait fait que m'angoisser sans me permettre de progresser.

Après avoir pris la lourde décision de m'aventurer dans la forêt locale, je pris le chemin en avançant calmement. J'aurais bien évidemment pu me mettre à courir pour slalomer entre les troncs et sauter de branche en branche, étant donné que l'agilité était l'un de mes points forts, mais à quoi bon ? Je ne savais absolument pas où aller, alors m'épuiser ne serais pas non plus une excellente idée. Parcourant tranquillement les bois, tout en gardant mon naginata dans ma main droite dans la prévision d'un danger quelconque, je remarquai soudainement des traces de pas non loin de moi. L'île était donc habitée, ou tout du moins un autre être vivant bipède et pourvu de pieds s'y trouvait... J'allais pouvoir me renseigner un petit peu, en suivant ces traces encore très fraîches. Quelques minutes plus tard, je me retrouvai donc face à un précipice assez incroyable, que je n'aurais pas pensé pouvoir trouver sur une île des Seas. Cela laissait penser qu'il y avait quelques tremblements de terres, aussi peu puissants soient-ils, puisque l'érosion de l'eau ne semblait pas avoir éreinté particulièrement les pierres... Poussant un soupir, je décidai de laisser les conclusions scientifiques de côté et m'approchai du vide, remarquant que les traces de pas continuaient de l'autre côté. Ce type avait décidé de tout descendre pour remonter de l'autre côté ? Pas commun, le bonhomme. Mais bien trop patient. Je n'allais assurément pas utiliser la même méthode que lui... Je tournais les talons et repris la marche en direction des bois avant de me tourner à nouveau pour courir droit en direction du précipice. Ma grande taille et ma musculature hors norme me permirent de me propulser efficacement au bon moment, et je m'accrochais au bord du ravin sans difficulté, de la seule main gauche. De ma main droite, je balançai mon naginata pour me précéder, à l'aveugle, et je remontai tranquillement en me hissant. Rien de bien sérieux, un petit échauffement en somme.

Après ce petit saut bien calculé, je repris mon chemin. Puis, un peu plus tard, j'apercevais enfin celui qui était vraisemblablement celui qui j'avais poursuivi, ainsi qu'un autre homme adossé à un taudis non loin. Légèrement attiré par la curiosité, je me mis à marcher dans leur direction avec la discrétion d'un lynx, malgré ma taille imposante. De loin, je remarquais que l'homme que j'avais poursuivi était bien bâti pour un humain... Mais je devais certainement le dépasser d'une tête ou deux malgré tout. Et plutôt aisément. J'espérais que ma taille pourrait me sauver dans le cas où ce type serait un fou... J'aurais de toute manière bien l'occasion d'en juger.




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Mar 31 Déc - 14:48


Un Indice


Feat Noburo ~





Cette histoire me torturait l'esprit. Je n'avais strictement aucun souvenir de mon arrivée ici. Une expérience encore inédite dans ma vie. Même s'il est vrai que depuis... mon accident j'ai développé un certain intérêt pour le voyage au contraire de mon ancienne vie de sédentaire. Le plus étrange était certainement le fait que je m'étais réveillé au beau milieu de nulle part, cela ressemblait de plus en plus à un naufrage, mais dans ce cas où était le bateau ?

Tout en frottant le derrière de mon crane, je laissais ce problème de côté pour le moment car un nouvel élément était arrivé. L'homme semblait ordinaire, entre deux âges malgré une barbe hirsute qui partait dans des tons poivre et sel. Sa tête était totalement dénuée de chevelure et il portait une sorte de cotte de maille, recouverte par un plastron métallique. Le tout lui donnait un air de soldat bien résistant et pourtant il avait l'air bien entaillé. Sur son flanc droit, une coupure de la taille d'un bon avant bras s'était dessinée d'où le sang s'écoulait lentement avant de se mélanger à la terre. En pressant le pas je m'approchai de lui et je vins poser un genou à terre pour l'avoir bien en face.

- Ça va aller ? Vous voulez un coup de main ? C'est une sérieuse blessure que vous avez là.


L'estropié qui jusque là semblait un peu ailleurs et la tête retombant avec une souplesse cadavérique  se réveilla d'un coup sec avant de prendre la parole.

- Ah quelqu'un, et moi qui pensais que personne ne passerait dans le coin. Vous vous y connaissez en botanique ? Peu importe, j'ai pas vraiment le temps, il y a une plante dans le coin nommée la Véliroine, elle apaise et pourrait stopper hémorragie pour un moment si vous m'en rapportez, j'ai pas mal d'informations qui pourraient vous intéresser. Elle ressemble à une sorte de tulipe d'un vert-bleu bien défini qui se camoufle dans l'herbe.


Trois crocs de goule, une toile d'araignée et de la morve de dragon aussi ? On se croirait dans un livre fantaisiste ! Il ne pensait pas à mal, du moins je l'espère, mais je ne suis pas le genre de personne qu'il faut appâter avec une réponse pour recevoir de l'aide. Il avait bien fait d'expliquer en détail le physique de la plante car pour lui répondre, je ne connaissais strictement rien en botanique, si ce n'est les rares mauvaises herbes qui pouvaient ralentir une infection. Je retirais mon manteau de rose avant de lui donner en indiquant de faire pression sur sa blessure.
Pour trouver son herbe miracle j'aurai certainement plus de chance en retournant sur mes pas, c'est là-bas que la végétation était des plus riches. Sans perdre de temps, je tournai les talons avant de trottiner en direction des bois. C'est à ce moment que j'eus un étrange sentiment. En regardant d'où je venais, je trouvais que quelque chose avait changé. Des hautes herbes ! Certaines n'étaient plus dans le sens où je les avais laissées après mon passage. Qui plus est, le léger vent que j'avais senti sur la plage ne pouvait pas atteindre aussi profondément la forêt. Je suis sûrement paranoïaque, un animal sauvage a dû vagabonder dans le coin et remuer la flore. Je marchai délicatement à partir de là, en observant avec précision le sol qui m'entourait, je ne voulais pas écraser la plante... ou la fleur, je n'avais pas très bien compris. Jamais vraiment été un expert dans ce qui requérait de la finesse, à l’exception du combat sans aucun doute. Faire ce que je pouvais avec ce que j'avais était l'enjeu de la situation actuelle.. Je retournais une petite zone de fond en comble pour trouver l'objet de sa guérison mais rien n'y fait. Un sanglier m'a chargé un moment pour marquer son territoire. En temps normal je l'aurais ignoré. Malheureusement pour lui je me devais de me dépêcher, d'un coup sec du tranchant de la main je vins frapper derrière son cou et la bête s'étendit par terre sans demander son reste. J'étais un peu déçu de ne pas mettre la main sur quelque chose de si important. Pourtant, il valait mieux que je retourne le voir plutôt que de chercher aveuglément sans résultat. Mes jambes s'activèrent pour revenir au niveau de la hutte le plus rapidement possible, mais une mauvaise surprise m'attendait. Tandis que je m'approchai de lui, je voyais sa main qui tenait une lettre. Après avoir pris son poux je compris qu'il avait quitté ce monde, paix à son âme. Je ramassai le papier et utilisai le manteau à fleurs pour recouvrir son corps.

- Désolé l'ami.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Jeu 2 Jan - 13:44




LOST





-Il aurait mieux fait de mourir l'arme à la main... Non ?

J'étais assis en tailleur sur le toit de la hutte et je regardais l'horizon calmement, le vent faisant virevolter la chevelure blanchâtre de mon masque d'un rouge ardent. J'étais venu me poser là après que l'homme bien bâti dont j'ignorais encore le nom soit allé chercher une étrange fleur, dont le cadavre avait fait la description quelques instants plus tôt. Sa blessure avait évidemment eu raison de lui, et vu la gravité de celle-ci ça n'était pas franchement étonnant. Restait désormais à savoir si celui qui la lui avait infligé était animé de pulsions malsaines et menaçantes, ou s'il avait été celui qui avait généré son propre décès. Quoi qu'il en fut, j'avais tout naturellement décidé de me manifester auprès de l'inconnu que j'avais pisté depuis la plage, étant donné qu'il semblait être dans la même situation que moi : il avait pris une direction totalement aléatoire quand l'autre avait fait la description de la fleur, et n'avait même pas su la trouver. Je décidais donc d'en tirer la conclusion, certes un peu rapide, du fait que lui aussi n'était que de passage et peut-être dans le même cas que moi. Dans ce cas de figure, nous pourrions nous entraider... Mais une chose demeurait certaine. Maintenant que j'avais vu de mes propres yeux le corps gisait du soldat contre la hutte, je comprenais que nous n'étions pas seuls sur cette île. J'allais même peut-être devoir me battre, qui sait ? En tout cas, le brun en bas n'avait pas intérêt à esquisser le moindre geste dangereux dans ma direction car il risquait de rapidement le regretter. Mon naginata, planté dans le toit du minuscule bâtiment, était là pour le lui rappeler. Chercher un homme-cornu était la dernière des choses à faire, et même si mes congénères étaient plutôt rares sur les Seas Blues, j'espérais bien que cet inconnu le comprenne dès le premier coup d’œil. Le cogner ne me plaisait pas outre mesure, mais s'il fallait que je le fasse, j'allais me salir les mains sans le moindre regret, c'était certain.

De toute manière, je restais tranquillement assis à ma place, sur le toit misérable. J'attendais tout simplement une réaction de la part de l'humain, qui semblait fort heureusement moins agressif que certains des autres hommes. En effet, il avait tout de même tenté de porter secours à un soldat parfaitement inconnu, en allant chercher une plante qu'il n'allait sans doute pas trouver, et qui n'était peut-être même pas présente dans les environs... Cela me suffisait pour conclure qu'il était sans danger de me manifester à son égard. Toutefois, bien sûr, j'allais dans un premier temps rester distant, silencieux et extrêmement méfiant, a fortiori si nous devions prendre la route ensemble. Il n'aurait aucune difficulté à me porter un coup mortel si je me détendais trop, alors j'allais le surveiller plus qu'attentivement. Mourir sur une île dont j'ignorais tout, au fin fond de North Blue, ne m'intéressait pas tellement, pour le coup...





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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Jeu 2 Jan - 23:35


Rencontre


Feat Noburo ~





- Il aurait mieux fait de mourir l'arme à la main... Non ?

Cette voix provenait d'un homme assis sur le toit. Enfin, le mot « homme » n'était peut-être pas tout à fait approprier à vrai dire car il portait un masque carmin recouvrant la totalité de son visage. Cela lui donnait une allure un peu grossière en particulier cet énorme nez et ces dents particulièrement longues le rapprochant d'un sanglier. A vrai dire elles ont l'air de faire partie de cette mascarade mais si ce n'est pas le cas, ce type n'est clairement pas humain. Ajoutons à ça une très longue et grande chevelure grisâtre additionnées de deux mèches noires retombant respectivement d'un côté et de l'autre de sa tête et on se retrouve devant un individu des plus incongru. Je ne manquerais pas non plus de remarquer sa taille exceptionnellement grande : il devait bien mesurer deux bons mètres, si ce n'est plus. Ses vêtements a contrario semblaient assez simples et lui moulaient son corps particulièrement musclé.

Avant de répondre à sa question je vins lever mon index en direction de la main gauche du malheureux défunt. A son annulaire, on pouvait observer une bague cerclée d'argent, signe d'une vie heureuse pour la plupart ou tout du moins d'une preuve que quelqu'un attend notre retour.

- Il aurait dû vivre. Peu importe nos actes, personne ne mérite de mourir seul et personne ne devrait avoir à souffrir de la perte d'un proche.


Tout en inclinant légèrement mon chapeau de paille vers le bas, je continuai la conversation avec cet inconnu.

- C'est une arme de belle taille que tu as là, trop grande pour l'entaille de ce pauvre bougre. Je suppose que tu me suivais ? Je reconnais l'herbe sous tes ses semelles. Que puis-je pour toi ?


Je ne lui dirais pas, mais j'avais remarqué à mon retour quelques indices d'un passage récent ci et là. A n'en pas douté, il avait également déplacé les hautes herbes. En résumé, un type masquant son visage et portant une sorte de fine hallebarde me suivait. Ne le connaissant pas je redoutais un peu la raison qui l'avait poussé à faire tout cela. Mais jusqu'à présent il est le seul signe de « civilisation » qui soit apparu à l'exception de feu le blessé et sa maison. Une petite rafale de vent fouetta le papier que je tenais fermement le faisant virevolter et claquer sur ma main. Tout en écoutant avec attention mon interlocuteur j'ouvris délicatement la lettre. A l'intérieur il y avait un document jauni et ébréché que je saisis avant de jeter l'enveloppe. « Invitation à l'arène des Grumegueules » le titre lui-même commençait déjà à m'exaspérer, encore et toujours des combats. En lisant dans ma tête je découvris l'intérêt de ce chiffon :

« Voyageuses, Voyageurs,

Si vous tenez ceci, c'est que vous avez prouvé votre valeur et votre puissance sur cette île. Aussi nous vous offrons la possibilité de démontrer votre talent dans l'arène des Grumegueules. N'attendez plus, nombreuses sont les récompenses dont la plus conséquente serait un moyen de quitter cet endroit. Mais qui sait peut-être que le sang et la sueur sont tout ce qui vous suffit, vous pourriez vous plaire ici...
Nous vous attendrons à l'aube. »

Dans le coin inférieur droit était inscrit un sceau : un G croisé par deux épées. Il semblerait que ce ne soit pas totalement dénué d'intérêt en fin de compte. Le seul soucis étant que j'ignorais totalement la direction de cette arène. J'en oubliais presque le mastodonte qui siégeait comme un dragon protégeant son butin sur le toit de la baraque. Mais tant que je n'en savais pas davantage à son sujet je préférais rester discret et garder ma découverte pour moi. Je n'allais en effet pas gaspiller les informations que l'homme décédé m'avait donné. C'est dingue, il ne me connaissait même pas et pourtant il m'offre la liberté. Ah si seulement les gens pouvaient être aussi bon... Je m'apprêtais à sauter pour parler de façon plus conviviale avec celui dont je ne connaissais pas le nom. Mais je fus stoppé bien promptement dans mon élan.


- Hola messire, c'est gentil d'avoir récupéré cette invitation pour nous, ça te dérangerait de nous la prêter ? Enfin, ne crois pas que tu as le choix.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Sam 4 Jan - 19:37




LOST





L'homme, dans un premier temps, leva le regard dans ma direction. Même s'il n'avait nullement l'air impressionné de voir apparaître un homme-cornu de mon gabarit au milieu de nulle part, il ne semblait pas m'avoir repéré auparavant. C'était une bonne chose, quelque part, plutôt rassurante pour moi : je ne perdais pas de mes qualités de discrétion et d'agilité, quand bien même ce climat m’accommodait peu. Quoi qu'il en soit, après un petit moment durant lequel le brun me détailla de haut en bas, il prit la parole en tendant un doigt, en direction du cadavre du défunt et plus précisément de sa main. Il déclara que personne ne méritait de mourir, et que personne ne méritait de connaître cette souffrance de perdre un proche : je me gardais bien de répondre, de préciser que j'étais moi-même un mercenaire ayant souvent fricoté avec la mort, la répandant au gré des contrats et des berrys. Je n'avais de toute façon que faire de son avis, et même si je regrettais toujours la mort de parfaits innocents, je n'avais plus aucun scrupule à tuer des criminels ou des combattants de toutes sortes. Plus depuis belle lurette. Il continua sa prise de parole en changeant brusquement de sujet, désignant désormais mon naginata et déclarant que sa lame était trop grande pour avoir été l'arme du crime. Il était plutôt doué en analyse, le bougre, et risquait même d'être bien plus redoutable qu'il n'en avait pourtant l'air au premier abord. Mais comme cet homme n'avait pas l'air menaçant ou agressif, je ne m'inquiétais pas plus à ce sujet et me concentrais plutôt sur ses mots. Et pendant que je prenais la peine de lui répondre, il se mit à lire un papier auquel je ne prêtais pas plus d'importance :

-Et bien, aussi étrange cela puisse-t-il paraître, je ne te veux aucun mal, petit homme. Je souhaiterais tout simplement retrouver mon chemin, puisque j'ai bien peur de n'être nul autre qu'un voyageur égaré.

Mais j'avais à peine eut le temps de finir de parler que quelques autres personnages vinrent se joindre à nous, clairement plus menaçants et dangereux que celui qui me faisait jusque là face. Ils dégageaient une aura malsaine, celle des gens pourris que je prenais un malin plaisir à décapiter lorsque j'en avais l'occasion. Ceci étant, ce n'était pas moi qu'ils ciblaient, mais bien l'autre homme qui tenait une lettre. Et d'ailleurs, ils en voulaient apparemment à ladite lettre, que l'un des trois définit comme étant une invitation. Une invitation à quoi ? C'est la première question qui me vint à l'esprit, et je pesais rapidement le pour et le contre de la situation : un choix s'offrait à moi, et il tenait plus du dilemme cornélien que du pile ou face. Mon devoir de combattant m'obligeait à passer à l'assaut pour aider mon cher ami, si toutefois la situation dégénérait : seul, il était en infériorité numérique claire et aurait peut-être du mal à s'en sortir. En revanche, je n'avais pas la moindre envie de combattre aux côtés d'un parfait inconnu, dont j'ignorais tout, pour une cause qui ne m'intéressait pas le moins du Monde. D'autant plus que les deux gars en armure étaient lourdement armés, et que je risquais de devoir user de mon naginata pour avoir la moindre chance de ne pas finir démembré... Dans le pire des cas, bien évidemment. Si ces gars n'étaient que des types de la plèbe, je n'aurais qu'à leur coller un coup de poing bien placé pour les faire décoller sur quelques mètres, et l'affrontement risquerait de ce fait d'être beaucoup moins glorieux.

Après un court instant, je poussais un soupir d'exaspération et attrapais mon naginata de ma main droite. Je me redressais alors sur le toit, dominant de toute ma taille les avortons qui nous faisaient face. Nous, oui, puisque j'avais pris la lourde décision de combattre aux côtés de mon ami si la situation l'exigeait. Mon honneur et ma fierté risquait de m'emmener tôt ou tard à ma mort, et j'en avais pleinement conscience, mais je ne pouvais pour le moment pas faire autrement. Je posais le bout du bâton de mon arme sur le toit, le tenant à la vertical. Ma voix rocailleuse s'éleva alors, calme et aussi froide que l'eau de cet océan :

-J'apprécierais tout particulièrement que vous fichiez le camp. Je n'aime pas qu'on me dérange en pleine discussion.




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Sam 4 Jan - 22:46


Affrontement


Feat Noburo ~





Trois nouveaux arrivants s'étaient invités à notre petite conversation, les armes dans les mains pour deux d'entre eux. A vrai dire je les avais déjà repérés pendant que je lisais la lettre tellement leur discrétion laissait à désirer au contraire de l'homme masqué qui a su totalement cacher sa présence au moment nécessaire. A travers leur démarche nonchalante et à la rugosité de leur propos, je percevais déjà leur but. Cette invitation semblait être un moyen si ce n'est le seul de sortir de cette île. Je pensais essayer de régler ça à l'amiable, essayer de les convaincre de me laisser en paix mais c'était sans compter sur le guerrier derrière moi. Oui il en avait décidé tout autrement en se levant et  le manche de son arme posé sur le toit. Les mots tombèrent tel un torrent de gravier :

-J'apprécierais tout particulièrement que vous fichiez le camp. Je n'aime pas qu'on me dérange en pleine discussion.

D'un côté il avait totalement raison la politesse voudrait qu'on nous laisse terminer notre conversation mais je doutais, en tout humble avis, que ces trois vagabonds aux armures originales aient la moindre connaissance en savoir vivre. Enfin ils m'avaient salué, un bon début si je puis dire. Bref j'allais tenter de détendre l'atmosphère  au moment où le chef, qui se désignait simplement par celui ayant pris la parole au-devant du groupe, repris la parole avec un léger rictus dessiné sur son visage.

- Occupez-vous de l'autre.

Ah effectivement, là c'était le moment d'engager les négociations musclées. Rien qu'à l'intonation de sa voix, on sentait qu'il ne rigolait pas et ses servants comprirent le message de la même manière. Je savais que le pseudo géant siégeant sur la baraque n'allait pas du tout apprécier cette offensive, sa posture et l'intonation dans son injonction précédente en disait long. Et pourtant il était si facile de déterminer la différence de puissance entre eux...

- Bon écoutez, je suis désolé pour vos amis, mais on pourrait s'arranger et si vous repartiez simplement ?

L'homme se mit à ricaner à outrance sans se gêner. Après quelques secondes il se mit à me dévisager quand il vit que je restais totalement sérieux. Imaginez vous la situation, lui, l'intello, le directeur, celui qui ordonne et envoie ses troupes, les deux soldats bien entraînés pour réagir aux consignes et un homme qui vous demande tout simplement de vous en aller une fois vos troupes engagés dans la lutte. Alors oui cela n'avait rien d'intelligent de ma part, mais s'il voulait repartir en un seul morceau c'était sa seule chance.

- On va en reparler quand mes hommes seront revenus d'accord ?
- Non monsieur, vos hommes sont déjà morts.

La phrase de trop à mes yeux et c'était pourtant une réalité que je ne pouvais empêcher quel que soit ma force ou ma rapidité. Une réalité qui le fit réagir au quart de tour il déplaça un pied baissa légèrement son centre de gravité pour entrer dans une sorte de garde et déjà les ouvertures flambaient à foison. Il vint chercher derrière son long manteau gris une sorte de petite dague vraisemblablement. La situation que je voulais éviter, en claire. En un éclair j’élançai la garde de mon sabre dans sa gorge, écrasant sa trachée et l'empêchant de respirer. Non sans lui provoquer bien sûr un réflexe le forçant à lâcher son armer et à placer ses mains autour du cou. Je suivis promptement par un rapide déplacement en arrière et enfin je sortis mon fourreau qui fit un tour vers le haut avant de s'écraser magistralement sur sa tête. L'effet fut instantané et l'homme s'écroula lourdement sur le sol en se brisant certainement le nez à l'impact. Je m'apprêtais à me retourner pour observer un désastre qui selon moi était inévitable. Mais le kabuki m'avait sûrement évité des ennuis en se conduisant de la sorte. M'ayant dit qu'il était également un voyageur perdu et vu l'inscription de l'invitation, on pourrait éventuellement former un duo, temporairement bien entendu mais qui sait, des liens peuvent se créer.

Spoiler:
 

© Len Kagamine - PL:R



Donc sachant que c'est des PNJ totalement inventés dans tous les sens, tu peux les tuer et PNJiser comme il te plaît, sachant qu'ils ne sont pas grand chose par rapport à toi même si ils sont au dessus de leur chef (physiquement parlant).
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Ven 10 Jan - 21:24




LOST





Malgré ma taille et ma corpulence pour le moins imposantes, ainsi que la lame de mon naginata fraîchement aiguisée qui aurait pourtant du apprendre à cet étrange trio ce qui risquait d'avoir lieu s'ils tentaient quoi que ce soit à notre encontre, celui qui devait être le boss prit la parole en rejetant toutes les possibles voies passives que nous aurions pu emprunter pour régler ce malencontreux différent. Alors certes, je n'y étais sans doute pas pour rien et j'avais probablement vexé son ego de pathétique humain, mais je ne songeais à cet instant qu'à une seule chose : si ces types m'attaquaient de leur propre chef, je n'aurais absolument aucun regret à devoir réduire leur existence à néant. Aussi, même quand l'homme brun aux côtés de qui j'allais sûrement me battre tenta de calmer le jeu, je restais passablement sur mes gardes, et j'eus vraisemblablement raison de rester aussi méfiant : ces deux gars ne tardèrent pas à passer à l'action, se propulsant dans ma direction d'une formidable impulsion. Ils n'étais pas normaux, ces deux gars... Mais c'était une chance pour moi, puisque je ne l'étais pas non plus : l'affrontement risquait d'être un peu plus intéressant que les autres luttes dont disposait North Blue. C'est cependant ce que mon optimisme m'avait chuchoté, et je fus bien déçu en voyant l'épéiste fondre dans ma direction depuis les cieux en tentant de m'asséner un simple coup du tranchant de sa lame, aussi vertical et simplet que le premier des arbustes. Je le bloquais ainsi sans grande difficulté et, d'une force qu'il ne soupçonnait jusqu'alors pas du tout, je le repoussais violemment. Pendant ce temps, le piquier décida de tenter sa chance et, en sautant également dans ma direction, essaya de me transpercer de sa lame. Pauvre de lui, il serait le premier à trépasser...

C'est sans la moindre difficulté que j'attrapais, de ma main libre, le bâton de la lance avant que la lame de celle-ci ne puisse m'atteindre. Avoir de longs bras était sans conteste un grand atout dans ce genre de combats, mais c'était surtout mes réflexes innés que je pouvais remercier. Mon ennemi ne pouvait qu'écarquiller les yeux, et si le moindre son avait pu franchir ses lèvres, nul doute qu'il aurait prononcé un bégaiement incompréhensible. Sans lui laisser le temps de se remettre de ses émotions, je tirais fermement sur son arme, l'attirant dans ma direction. Le pauvre n'eut pas la moindre chance, et mon pied frappa son abdomen dans un coup ascendant et effroyablement puissant, l'envoyant dans les airs férocement. C'était à ce moment-là que le bretteur retombait sur le toit, non loin de là, et j'utilisais mon Dikaíoma gántzo pour lui apprendre la vie. Mon crochet du droit fut tellement brutal et vif que l'adversaire n'eut pas même le temps de se pencher pour amorcer une esquive, et il fut balancé avec la force inconsidérée qui m'était propre en direction d'un arbre qu'il percuta de plein fouet, non loin de là. Le piquier, à son tour, retomba derrière moi, sur le toit. Mais son corps était déjà désarticulé et il rebondit lourdement, telle une poupée de chiffon, avant de glisser sur le sol dans une mare de sang. Son estomac ou ses côtes, je n'en avais pas la moindre idée : le coup avait été tellement violent que je n'avais rien senti qui ait pu perturber mon offensive. Bref récapitulatif : en dix secondes tout au plus, un homme avec le crâne réduit en miettes encastré dans un chêne et un autre avec l'intérieur abdominal en tout aussi mauvais état, gisant dans son propre fluide vital. Le premier était mort, le second sans doute mourant.

Je me tournais alors vers l'humain brun bien bâti, qui avait eu tout loisir pour terrasser le piètre chef de cette toute aussi pitoyable unité de combattants. Debout, le naginata posté comme auparavant et mon corps n'exaltant aucune blessure, la chevelure de mon masque ballottée par les vents, je le dominais plus fièrement que jamais. Je pris à nouveau la parole, d'une voix toujours aussi grave que précédemment, et qui n'avait à souffrir d'aucun essoufflement :

-Que personne ne doive mourir, je n'y crois pas. Le Monde est ainsi fait, petit homme, pour que chacun y souffre différemment. Et quand il faut que ce soit moi qui appose un coup final, je le fais sans le moindre scrupule. N'est-ce pas le cours de la vie que de tuer des crapules ?




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Dim 12 Jan - 13:41


Une Équipe


Feat Noburo ~





Mon instinct ne m'avait absolument pas trompé. M'étant retourné, je découvris une scène de violence et de sang. Les deux subordonnés gisaient chacun d'un côté de la maison totalement détruits par « l'homme » qui n'avait même pas l'air d'avoir bougé. En réalité, c'était totalement impossible de savoir qu'il s'était battu tant sa posture renvoyait une totale sérénité physique démontrant sa maîtrise de l'affrontement mais aussi et surtout la différence de puissance les séparant. Dans l'apogée de sa victoire il s'adressa de nouveau à moi avec cette rugosité dans la voix qui lui semblait caractéristique :

- Que personne ne doive mourir, je n'y crois pas. Le Monde est ainsi fait, petit homme, pour que chacun y souffre différemment. Et quand il faut que ce soit moi qui appose un coup final, je le fais sans le moindre scrupule. N'est-ce pas le cours de la vie que de tuer des crapules ?

Je m'attendais à ce genre de réflexion de sa part. Un caractère explosif, mêlé à un profond sens de combattant caractérisé par sa première réponse. Mourir au combat. J'avais l'impression de me voir il y a quelques années, les cheveux en moins. Répondre à son interrogation pouvait paraître simple, mais loin de là. C'était quelque chose qu'il fallait apprendre par soi-même. Ma voix s'éleva alors avec une certaine déchéance :

- Tuer ou être tué, hein ? J'ai découvert autre chose et c'est dans cette perspective que je préfère m'avancer.

Jusqu'à quel point pouvait-il comprendre le sens de ma phrase ? Je l'ignorais, bien qu'il semblait avoir déjà réfléchi sur la question. Enfin, cela importait peu car le combat était bel et bien terminé vu la situation dans laquelle ces bandits se trouvaient actuellement.  A présent, c'était surtout cette histoire d'arène qui m'intéressait. Bien que nous ne nous connaissions pas, le masqué n'a pas hésité à combattre à mes côtés. Les raisons qui l'avaient poussé à un tel comportement étaient certainement diverses et variées mais dans tous les cas sa condition de « voyageur égaré » comme il le disait si bien ne pouvait que nous rapprocher. Alors, je sortais l'invitation de mon hakama avant de la lui présenter en levant le bras :

- Si tu cherches également à quitter cette île, j'ai ici un passe pour une arène qui se trouverait sur cette île. Une des récompenses est un moyen d'arriver à ce dessein. Ça te dirait de tenter l'expérience à deux ?

L'arène était ma prochaine destination, avec ou sans lui! Elle pouvait se révéler être un piège alors deux combattants ne serait pas de trop ! Dans la précipitation j'en avais complètement oublié mes manières. En effet, pour coopérer, connaître nos noms respectifs constituait une étape indispensable.

- Toutes mes excuses, je ne me suis pas présenté : Tu peux m'appeler Halfken. Quelle que soit ta réponse, pourrais-je savoir le nom de la personne qui a combattu à mes côtés ?

Le temps passait et à travers les feuillages qui éclipsaient les quelques rayons de lumière, on pouvait observer le soleil qui s'acheminait vers la fin de sa course. Bientôt la température se refroidirait rapidement et l'île se plongerait dans une obscurité profonde. Il restait donc peu de temps pour se rapprocher de la fameuse arène. Dans le pire des cas dormir à la belle étoile n'a jamais été un problème pour moi. Souvent j'allais m'occuper des bêtes à la ferme le soir quand l'insomnie me guettait d'un regard avide. De plus je ne manquais pas de sommeil en dormant peu et j'avais cette facilité à plonger dans le monde des rêves en toute circonstance pour grappiller un peu de repos. Avant de m'élancer en suivant le chemin  au sol, j'attendais la réponse du kabuki.



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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Dim 19 Jan - 0:39




LOST





Sage, c'était le mot parfait pour définir cet humain face à moi. Il devait être caractérisé par une profonde sagesse qui lui permettait non seulement de comprendre et de compatir avec les points de vue de chacun mais également d'en tirer des leçons pour améliorer sa propre vie. Il n'avait peut-être vécu guère davantage que dix ans de plus que moi, mais je comprenais directement le fossé qui nous séparait : si en terme de force physique et peut-être de capacités offensives totales, je devais largement le mener, il semblait bien plus aboutit mentalement. Ceux qui refusaient de suivre la loi du plus fort étaient nombreux, mais rares étaient ceux qui ne se prostraient pas dans une vision utopique et déplacée du monde dans lequel nous vivions. Cet homme, s'il semblait à première vue aussi optimiste que pouvaient l'être les humains, ne dégageait pas cette aura agaçante de celui qui croit tout savoir et qui s'arrange pour penser le Monde comme il souhaitait le penser. Non, j'avais l'impression d'un guerrier aguerri, qui s'était forgé sa propre opinion suite à de nombreuses expériences. Quoi qu'il en fut, je décidais de ne pas lui répondre : même si je pensais avoir cerné celui qui se tenait face à moi, il restait évidemment énigmatique sur bien des points. D'ailleurs, lui-même avait terrassé le chef du trio qui avait tenté de nous gêner dans notre courtoise discussion un peu plus tôt, et cela prouvait bien qu'il n'était pas à prendre à la légère. C'est dans cette optique que je descendais du toit pour me rapprocher de lui, espérant que la force physique pourrait me sortir d'une situation dangereuse si ce type avait la folie de vouloir s'en prendre à moi. Par la suite, le brun sortit le papier de son habit en prenant la parole. Était-ce ce qu'étaient venus les hommes désormais morts ou blessés ? Sans nul doute. Selon l'homme, il s'agissait d'un passe pour une arène, et il me conviait de le rejoindre pour y aller à deux. La logique était simple : l'union fait la force. L'adage populaire ne serait jamais plus vrai que si un autre groupe de types nous tombaient dessus...

Après m'avoir invité à le rejoindre, il poursuivit rapidement en s'excusant et en déclinant son identité. Halfken. Soit. Ce nom, j'allais le graver au fond de moi, aussi profondément et ardemment que possible, car il était bien l'un des rares hommes à donner un tant soit peu d'intérêt à cette faible race. De ma voix lourde et aussi grave qu'à l'accoutumée, je lui répondis :

-Noburo.

Un seul prénom. Il n'y avait guère besoin de dire plus, de toute manière, et je n'étais dans mon être pas un homme de parole mais bien un homme d'action. Je ne prenais pas la peine de le laisser répondre et enchaînais un court instant plus tard :

-Si cela peut m'aider à m'enfuir de cette île, j'accepte de t'accompagner jusqu'à l'arène.

Puis à nouveau, je décidais de me taire pour le laisser ajouter ce qu'il voudrait. Mon visage, ou tout du moins le masque rougeâtre que je portais par dessus celui-ci se tourna en direction du soleil, qui commençait dangereusement à baisser. Je n'étais pas effrayé à la perspective de passer la nuit dehors, mais bien de le faire alors que d'autres inconnus risquaient d'arriver à tout moment pour faucher nos vies. Après tout, trois parfaits étrangers avaient essayé de nous soustraire ce qui était vraisemblablement une invitation quelques minutes plus tôt, il était logique que je craigne l'arrivée d'autres combattants... Et s'ils ne me poseraient sans doute aucun problème tant que je serais réveillé, ce ne serait sûrement pas le cas si j'en venais à m'assoupir. Prudence et méfiance demeuraient et risquaient de demeurer longtemps maîtres mots...




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Mar 21 Jan - 22:42


Une Destination


Feat Noburo ~





Noburo. Simple, concis, tel était son nom. Efficace serait le mot le plus approprié pour définir celui qui allait être mon futur coéquipier. Il n'avait en aucun cas précisé s'il s'agissait de son nom, ou de son prénom, ou d'un surnom, mais après tout je ne l'avais pas fait non plus. Cela permettait tout simplement de pouvoir se reconnaître, de graver une identité sur un visage, ou dans le cas présent, sur un masque. Il se dissimulait. En vérité depuis notre rencontre, il semblait constamment sur ses gardes, méfiant, la main toujours prête à arracher son arme pour annihiler quiconque oserait s'opposer à lui. Sa mascarade était telle qu'on ne pouvait pas lire ses mouvements sur son visage. Heureusement, ou malheureusement, tout dépendant de quel côté de la lame on se place, ses yeux carmins laissaient entrevoir ses actions. Ce sont toujours les yeux qui donnent l'intention d'une offensive, toujours. Arriver à ne laisser aucun appel, aucun indice relève pratiquement du divin, seul quelques rares combattants atteignent un tel niveau de maîtrise et de perfection.
Il reprit ensuite en ajoutant que si l'arène l'aidait à s'échapper d'ici, mon invitation était acceptable. Enfin, à vrai dire il ne parlait que d'accompagner et pas de combattre. Je ne connaissais encore rien de lui – et réciproquement – mais au vu de son comportement j'avais décidé de lui accorder une certaine confiance aveugle, un pari face au destin en quelque sorte.

Avant de partir, je jetais un dernier coup d’œil à l'homme qui eût peut-être rendu mon évasion possible avant de lui tourner le dos, à jamais. Le chemin de terre devenait de plus en plus mou, se transformant en une boue difforme. La marche devenait moins agréable, mes pieds s'enfonçant légèrement dans le sol et restant collés à chaque pas.
A travers quelques brises qui sifflaient la verdure environnante, des battements irréguliers dans l'air se faisaient ouïr. Peu à peu, on reconnaissait le son particulier d'ailes fouettant le ciel et elles étaient nombreuses. C'est à ce moment que je les vis, une nuée de nécrophages volants, des charognards primitifs ne recherchant rien d'autre que des morceaux de cadavres : des vautours. Une trentaine, une cinquantaine ? Impossible d'être précis. C'était d'autant plus impressionnant qu'ils ne pondent généralement qu'un seul œuf par saison de reproduction, pour avoir atteint une telle quantité, ils devaient être extrêmement bien nourris... Le rapprochement avec l'arène clignota tout naturellement dans mon esprit : les carcasses devaient pleuvoir sur cette île, et pas seulement celles d'animaux. Grâce à leur vue perçante et à leur odorat développé, rare chez les volatiles, ils indiquaient le chemin de cette « Grumegueule ». La route devenant de moins en moins visible, cette information se révélait des plus utiles. Je ne prêtais pas beaucoup attention à Noburo, mais je ne doutais pas en ses capacités pour me suivre. Après tout, il m'avait pisté sans faire le moins de bruit et en ne laissant pratiquement aucune trace tout à l'heure, étonnant d'ailleurs vu sa corpulence difficile à cacher.

Comme prévu, un froid mordant s'étendit sur l'île. La plupart des animaux commençaient tout doucement à repartir vers leur foyer, seul quelques bêtes nocturnes se déplaçaient, après une nuit de sommeil bien remplie. Heureusement nous arrivâmes devant notre salut. A une allure rapide, il ne nous fallut pas moins d'une trentains de minutes pour l'atteindre. Je m'attendais à une bâtisse extrêmement large mais finalement, on restait dans des dimensions raisonnables. La porte mesurait dans les cinq mètres, peut-être plus. Les pierres qui composaient le mur demeuraient noires, salies par le temps et fissurées à certains endroits. Impossible de voir davantage d'installation, la hauteur de la muraille limitant mon champ de vision. J'étais là, inerte, aucun garde ne semblait surveiller. Une grille rouillée restreignait l'accès à l'entrée. Je tentai d'avertir quelqu'un en frappant quelques fois sur la grille. Un homme vêtu d'un pourpoint de cuir tâché et à la barbe mal rasée vint nous observer, une lanterne à la main.

- Dégagez d'ici, hurla-t-il.
- J'ai une invitation, rétorquais-je en sortant le papier de ma tenue.
- Jm'en tamponne le fion, il fait nuit décarrez d'ici et revenez à l'aube.

J'avais rencontré plus poli et accueillant. Pour couronner le tout, le ciel gronda et des nuages recrachèrent une pluie. Pas un crachin, ni un torrent, le juste milieu. Je soupirais longuement tandis la vigie partit en marmonnant plusieurs insultes plus ou moins flatteuses. Je déposa mes genoux au sol, m'asseyant comme pour une prière.. Ma main gauche se déposa sur la garde de mon sabre, et ma main droite se reposa sur ma cuisse. Faisant abstraction de tout élément extérieur, je me plongeai dans un semi-repos, certains de mes sens restant actif pour me protéger d'une éventuelle agression.


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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Dim 26 Jan - 13:31




LOST





Une fois que j'eus répondu à cet homme face à moi, manifestant le souhait de quitter l'île en lui offrant mon aide, nous primes le chemin en direction de ce qui devait être une arène, et peut-être même notre seul moyen de nous enfuir de cet enfer isolé de tout. Je n'aimais pas vraiment North Blue et je redoutais d'ailleurs pleinement la chute de température une fois que la nuit allait tomber... Mais nous n'avions pas le choix, pour le coup : il fallait avancer en jouant le jeu des organisateurs des combats, car c'était certainement notre seul moyen de retrouver nos foyers respectifs. D'ailleurs, nous n'aurions même pas pu retourner vers la rive pour créer un radeau avec les arbres et les lianes de la forêt, puisque les mers risqueraient alors de nous être mortelles... Toute cette histoire commençait peu-à-peu à me fatiguer et à me consterner, mais je n'avais d'autre choix que de rester détendu pour le moment. La bout dans laquelle nous allions nous empêtrer un peu plus tard et les charognards tournoyant dans les cieux en quête d'un cadavre frais ne parvinrent d'ailleurs pas à me remonter le moral et je commençais lentement à m'énerver. Pourquoi cette folle épopée devait forcément tomber sur moi ? Il me tardait de retourner dans un lieu un peu plus hospitalier comme, ironiquement, cette chère Shabondy qui voyait passer tant de futurs grands noms et se perpétuer des massacres et des pillages sous l'impuissance totale de la marine locale. En bref, tout ça commençait à me taper sur le système, et heureusement que le type brun partageait mon désarroi, sans quoi j'aurais certainement déjà tout envoyé valser.

Alors imaginez seulement mon état quand, quelques instants plus tard, ce type refusa de nous laisser entrer en nous demandant de patienter dehors, jusqu'à l'aube ! Imaginez à quel point je fulminais quand le climat lui-même sembla vouloir se jouer de nous, au point de nous envoyer son crachat céleste ! Mon sang ne fit qu'un tour et je plantais mon naginata dans la terre avant de m'approcher des barreaux. J'en attrapais deux d'entre eux, et le pseudo garde n'eut pas le temps de se retourner pour m'ordonner de cesser cette folie que je les écartais déjà comme deux vulgaires lianes, ouvrant la grille suffisamment large pour que mon compère et moi-même puissions nous y faufiler. Bien évidemment, le bruit avait attiré l'attention de notre cher gardien qui, avec effroi et stupeur, se mit à courir en direction d'une autre porte non loin de là. J'ignorais ce qu'il comptait faire, s'il voulait appeler des alliés ou tout simplement se planquer pour éviter que je ne lui file une rouste encore plus violente que celle que j'avais infligé à la grille, mais je le laissais faire. J'attrapais simplement mon arme avant de prononcer quelques mots à l'intention de mon collègue :

-Je n'ai pas l'intention de moisir ici. Alors si tu veux bien, petit homme, continuons.

J'attendais tout de même sa réponse avant de pénétrer dans l'arène.





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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Dim 26 Jan - 19:46


Action


Feat Noburo ~





Noburo grinça des dents, mais finit par s'asseoir contre un arbre, le protégeant plus ou moins de la pluie ambiante. Nous attendîmes l'aube avec une certaine impatience, surtout mon coéquipier pour être totalement honnête. Une fois l'heure arrivée nous nous relevâmes, l'esprit et le corps reposé. D'une voix forte mais respectueuse j'appelai le garde :

- Hola l'ami, pouvons-nous entrer ?

Suivie par l'homme masqué, d'un ton un peu plus âpre...

- Magne toi le cul, et vite.

Avec une certaine flemme, le garde vient nous reluquer à nouveau et nous laissa entrer. Accompagnés par de nombreux gardes, nous fûmes jetés dans l'arène parmi d'autres participants, pas tous volontaires. Des bêtes furent ajoutées pour pimenter le plaisir du public. Du sang, des dents, des poils, des griffes, des membres et très certainement de l'orgueil explosèrent un peu partout. Après un terrible carnage, un champ de bataille sans pitié, seul Noburo et moi étions encore debout. Ceci nous valut la reconnaissance des Grumegueules, un clan d'homme amère et sans pitié. Notre récompense fut un bateau de bois, relativement petit, caché sous une végétation dense sur les côtes de l'île. Nous l'utilisâmes pour quitter à jamais celle-ci, un chapitre de notre vie laissé derrière nous.

C'était du moins ce que je pensais qu'il allait arriver, en peut-être un peu imagé. Cependant, je sous estimais mon allié temporaire ou plus exactement sa patience. Le climat demeurait électrique après le refus catégorique de la vigie, pourtant je ne l'avais pas remarqué. Il suffisait d'un coup d’œil pour comprendre que Noburo enrageait, même ce mot étant trop faible pour le décrire  Pour une raison ou une autre, cette petite escapade et la répartie du sous-fifre sur la muraille plaçaient Noburo dans un état second, leur plus grande erreur. D'une force exemplaire il plaqua son arme dans le sol, l'onde se ressentant jusque sous mes pieds. En effet, j'avais quitté ma méditation pour observer sa réaction. De ses deux mains puissantes, il saisit deux barreaux protégeant l'entrée. Ses biceps grossirent pour atteindre une bonne taille, celle de base étant déjà impressionnante. En un instant le métal fléchit et se tordit comme un vulgaire brindille de bois. L'action modifiait légèrement la donne actuelle,  on pouvait considérer cette effraction comme une agression pure et simple. La garde de l'arène ne montrerait aucune pitié et attaquerait à vue les assaillants,  nous en l’occurrence. Après son petit tour de force, Noburo ramassa son arme et m'invita à franchir la nouvelle « entrée ».

- Je n'ai pas l'intention de moisir ici. Alors si tu veux bien, petit homme, continuons.

Si les conditions avaient été différentes, si l'arène n'appartenait pas à de sanguinaires inconnus, je pense que ma réaction n'aurait pu en rien être qualifiée de sympathique. Mais là, je me contentais simplement de rire.

- Eh bien, entrons dans ce cas.

L'intérieur s'avérait encore plus miteux que l'extérieur. Des rats traversaient furtivement le couloir tâché de sang et de fluides divers. Un passage menait clairement à l'arène de par l'architecture de l'endroit. A notre droite en revanche, deux hommes siégeaient devant une porte. Ils nous avaient repérés et s'élançaient vers nous. Ils possédaient une cotte de maille légère et un pantalon en cuir et brandissaient chacun une lance et un bouclier. Délaissant Noburo, je me mis moi aussi à courir à leur rencontre. Le couloir de par sa forme étroite leur donnait un avantage, les grands boucliers pouvant protéger une bonne partie de leur corps et leur épieu permettant de nous transpercer à distance. A l'aide de plusieurs acrobaties, je sautai d'un mur à l'autre pour au final passer au-dessus de leur têtes. Pris de vitesse, le premier n'eût pas le temps d'éviter le violent coup de pied qui s'écrasa au niveau de sa nuque. J'espérais que l'homme masqué s'occupe de l'autre, et pour cause je ne stoppai pas ma course. Défonçant la porte en bois, pour gagner du temps, j'arrivai alors dans une nouvelle salle. Si celle-ci se révélait plus spacieuse et luxueuse, elle n'en restait pas moins inamicale. A présent dix soldats m'attendaient de pied ferme.

- Tuez le ! Hurla celui qui a priori, commandait la troupe.

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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Lun 3 Fév - 21:33




LOST





Visiblement, mon collègue avait plutôt bien pris mon idée musclée afin de rentrer dans le bâtiment tant convoité, puisqu'il se mit à rire en constatant que le passage était suffisamment gros pour que l'on puisse s'y glisser. Il prit la parole en acquiesçant et se glissa le premier dans le bâtiment, avant que je ne le suive arme bien en main et prête à trancher quiconque tenterait de se dresser sur notre chemin. J'étais à ce moment précis bien décidé à trouver le responsable de l'endroit pour m'expliquer brièvement avec lui, car tout cet endroit me répugnait bien plus que je ne l'aurais cru. Non pas que les divers rongeurs de grosses tailles qui arpentaient constamment les couloirs en quête de nourriture me dégoûtaient, non, mais bien que la largeur des couloirs pourrait rapidement donner l'avantage à nos ennemis qui pourraient, de ce fait, nous encercler avec facilité. Toutefois, je ne m'inquiétais pas trop à ce sujet non plus : à condition qu'ils ne soient pas plus forts que ceux que j'avais affronté quelques minutes plus tôt, il suffirait que mon compère se charge de l'avant et moi de l'arrière, ou inversement. De cette façon, nous ne pourrions pas être pris par surprise et attaqué par lâcheté ou fourberie, et aurions même tout loisir à déboîter des mâchoires et éclater des os sans risquer notre peau... La tâche risquait de se relever plus ardue en revanche si les gardes de l'arène se montraient autrement plus habiles que notre cher trio... Mais cela, nous avions largement le temps de le constater, et la première tâche qui nous incombait était de trouver le responsable de tout cela afin de s'exprimer... Avec courtoisie, bien évidemment. La courtoisie des hommes-cornus, du moins.

Quoi qu'il en soit, deux de ses larbins arrivèrent depuis notre droite. Ceux-là aussi étaient bien armés, quoi que clairement moins que les deux guerriers que j'avais écrasé un peu plus tôt : si leur côte de maille risquait de gêner le tranchant de la lame d'un débutant, la mienne aurait sans doute pu les traverser à la suite sans aucune difficulté. Je me méfiais en revanche bien plus de leurs boucliers et de leurs lances : même si l'allonge restait clairement mon atout, la protection était de ce fait le leur... Je me demandai comment entamer les présentations quand Halfken me prit de vitesse, se précipitant dans leur direction en réalisant une suite d'acrobaties particulièrement réussies. Définitivement, j'avais bien fait de m'allier avec ce gars-là : il commençait à me plaire, de plus en plus. Je décidai soudainement de le suivre, et j'avais à peine parcouru la moitié du trajet quand il parvint à vaincre le premier de nos assaillants sans que ce dernier n'ait la moindre seconde pour mettre à profit la résistance de son bouclier. J'étais plutôt soulagé, pour le coup : l'arme ne fait pas le guerrier, et manifestement, ceux-là auraient pu tenir une dague rouillée qu'ils n'auraient pas été plus doués. La preuve m'en fut donnée quand le second des gardes se tourna en direction de mon acolyte et se prépara à s'élancer à sa suite : il m'oublia immédiatement et ne put rien faire contre mon poing qui, lancé à toute vitesse, percuta sa nuque avec un craquement sonore. J'ignorai si le pauvre type allait en mourir ou serait tout simplement grièvement blessé, mais je m'en fichai bien. Je poursuivais alors mon chemin en direction de la porte ouverte pour comprendre pourquoi mon allié s'était arrêté : dix soldats à l'air peu commode se préparaient, voulant visiblement nous pourfendre dans la seconde, pendant que leur chef leur hurlait des ordres. Une fois de plus, j'allais avoir la chance de me défouler un peu.

Cette fois-ci, je ne laissais pas le loisir à Halfken de me passer devant : il avait eu le privilège de se défouler en premier dans le couloir, je comptais bien passer premier dans la salle. J'entrai donc et envoyai avec force et précision mon naginata en direction d'un soldat, qui fut empalé au niveau de l'abdomen sur le coup. Il lâcha sa propre arme sous l'horreur et tomba lentement en arrière tandis que je faisais craquer la jointure de mes doigts sous le regard incompréhensible de ses coéquipiers. Une fois qu'ils saisirent le fait que leur compagnon était désormais décédé, la peur les saisit et les envoyèrent dans ma direction dans un brouhaha de hurlements désespérés. Le premier tenta de m'attaquer avec une pique, d'un simple coup d'estoc : j'attrapai celle-ci et la retournait contre mon ennemi, la lui arrachant des mains avant d'utiliser le bâton pour le fracasser sur son crâne et l'envoyer tout droit dans l'inconscience. Son corps inanimé n'eut pas le temps de giser que je le frappai déjà d'un coup de pied, l'envoyant sur l'un de ses amis pour l'occuper quelques secondes. Puis, alors qu'une lame tentait de me couper le bras depuis ma gauche, je faisais pivoter la lance dans mes mains pour parer ladite lame de celle qui m'appartenait désormais. L'épéiste, surprit d'une telle réactivité, n'eut même pas le temps de se baisser que mon pied gauche frappait déjà sa gorge, l'envoyant au sol quelques mètres plus loin. Puis, comme précédemment, je balançai l'arme d'hast sur un autre guerrier, le transperçant cette fois-ci en pleine tête. Tout c'était passé assez rapidement, et cela avait vraisemblablement suffit à calmer les ardeurs des gardes, qui reculèrent un moment en se demandant comment aborder la situation...




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Mer 5 Fév - 14:29


Action


Feat Noburo ~





Les gardes me fixaient avec des expressions terrifiantes, chacun d'entre eux pointant leurs armes en ma direction. Si j'attaquais, je pourrais probablement en emporter pas mal, mais  vu la portée des lances, je finirai par être blessé. Non, suite à l'intrusion peu discrète de mon ami il était probable que de nombreux ennemis nous attendraient et il serait idiot de se faire blesser à peine arrivé. Quelques secondes plus tard, j'entendis un bruit sourd puis un brouhaha caractéristique du cliquetis de l'armure en métal tombant violemment sur le sol. C'est à ce moment que je vis mon coéquipier de  fortune s'élancer dans la salle avec rage. Les soldats tournèrent tous leur attention en direction de ce  dernier, en particulier après que l'un d'entre eux se soit fait empaler par la sorte de hallebarde qu'il possédait. Il enchaîna, et blessa violemment plusieurs adversaires. De mon côté, pas le temps d'admirer la scène, il venait de me procurer une diversion et je comptais bien en profiter.  Je penchais mon torse, adaptant une position plus proche du sol. Contre autant d'ennemis, mieux valait garder un centre de gravité assez bas, car une fois à terre la partie était terminée.

Tout en empoignant la garde de mon fourreau d'une main je bondis sur mon premier opposant et frappa avec le tranchant de la main restante au niveau de la nuque. Il semblait totalement absorbé par le combat, alors le toucher n'aurait dû être qu'une trivialité. Pourtant, en un instant, sa tête partit brutalement en avant et son corps s'abaissa, esquivant la frappe surprise avec brio. Absolument pas désorienté, je repris ma distance pour éviter une contre-attaque mais il était trop tard. Deux autres vinrent frapper simultanément avec leurs poings dans mon abdomen. Au moment de l'impact, je contractai les muscles de mon torse, mieux valait limiter les dégâts. La force fut tout de même suffisante pour me projeter contre le mur, le fissurant très légèrement. Ces trois-là, n'avaient rien en commun avec les légumes dans le couloir. De bons réflexes, rapides et surtout avec une puissance impressionnante.

- Le conseil des prescients, je vous laisse celui-là. Tout le reste, avec moi, on se fait la bête à cornes.

A nouveau, le chef avait donné les directives à suivre et les sujets obéirent sans réflexions aucunes. En entrant dans la salle, tout à l'heure, un détail m'avait échappé. Ce trio possédait un physique totalement différent du reste. A vrai dire, n'importe qui les qualifierait de barbares. Leurs muscles imposants contrastaient avec des peaux d'animaux servant d'habits à quelques endroits de leurs corps. Sur l'épaule, chacun d'entre eux avait une cicatrice représentant une griffure animale. Ils me regardèrent telle une proie tandis qu'ils équipaient leurs armes. L'un avait une sorte de poing américain couvert de piques, un autre un fléau et le dernier une gigantesque épée à deux mains, tranchante d'un seul côté.

On passait à l'étape supérieure, et je dégainais pour la première fois depuis longtemps mon sabre. En infériorité numérique, l'attaque passait toujours avant la défense. Se débarrasser du maximum d'ennemis pour se retrouver en situation favorable restait la priorité. Ainsi, je m'étais avancé jusqu'à avoir mon premier adversaire à portée. La rapidité du dégainage avait pour but de surprendre l'adversaire en une technique foudroyante.

- Aka INAZUMA! Criais-je.

Mais déjà, son épée large avait intercepté l'attaque. Il perdit ses appuis et recula de trois bons mètres tout en se servant du tranchant de l'arme pour se ralentir. Comment arrivaient-ils à prévoir mes offensives ? Je l'ignorais et cela risquait de poser problème. Car bien évidemment  les deux autres en profitèrent pour me prendre à partie. Chacun venant d'un angle en diagonal, impossible de reculer ou avancer et c'est pourquoi je tordis mon corps en arrière laissant s'entrechoquer les deux armes. De fines étincelles éclatèrent au moment du contact.



Esther Jondar. Un nom qui sur cette île résonnait aussi dangereusement que le battement d'un roi des mers dans l'eau. Avec deux autres gardes, il se rapprochait du deuxième individu qui s'était introduit dans l'arène Grumegueule. Il allait s'en occuper pour de bon et était confiant sur ce point : personne n'a jamais égalé sa vitesse. Combinée à ses dagues en acier renforcé, nul doute que le kabuki passerait un mauvais quart d'heure.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Mar 11 Fév - 21:48




LOST





Je venais tout juste d'achever mon petit enchaînement en me préparant à devoir combattre au corps-à-corps pour les minutes à venir lorsque Halfken décida à son tour de passer à l'action, histoire de voir ce que valaient vraiment nos ennemis à ce moment-là. Mais tout cela ne dura pas longtemps, puisque celui qui semblait être le chef des hommes dans la salle donna quelques directives, souhaitant vraisemblablement se débarrasser aussi rapidement que possible de notre présence. Ce manque de courtoisie aurait pu me fâche si je n'étais pas entré en défonçant la grille et quelques os... Pour le coup, il était clair que je n'avais absolument pas à lui en vouloir. Ceci étant, il avait sa part de responsabilité dans les malencontreux événements survenus un peu plus tôt : s'il avait eu des gardes un peu plus polis et compréhensifs, sans doute n'aurais-je pas agi avec ce qui s'apparentait très clairement, et je l'assume amplement, à un léger emportement. Mais il était de toute manière trop tard pour regretter ce qui avait eu lieu un peu plus tôt, et mon ami et moi allions devoir combattre trois combattants chacun. Et j'avais le boss pour moi... C'était une aubaine, pour moi : j'allais avoir de quoi me dépenser réellement, puisqu'il avait l'air de quelqu'un de sûr... J'espérais juste qu'il ne soit pas totalement décevant. Dans le cas contraire, ses deux potes subiraient sans plus attendre mon ire... Mais je compris bien rapidement que cela allait être l'opposé qui allait advenir. En effet, ce n'était pas lui qui allait me décevoir... Mais bien moi.

Je n'avais pas eu le temps de bouger qu'il était passé déjà une dizaine de fois sur ma position, me lacérant efficacement de ses deux dagues qui me semblaient, proportionnellement à ma propre taille, pourtant bien minuscules. Dans un réflexe inouï et inné, j'avais placé mes avants-bras devant mon torse et mon abdomen pour éviter de subir de trop dangereuses blessures. Quoi qu'il en fut, cela ne suffisait pas à effrayer ou même à déconcerter mon adversaire qui me tailladait là où il le pouvait, c'est à dire sur les bras et le dos. Mon sang coulait bien plus abondamment qu'il ne coulait durant les petites rixes que je livrais en général, et je commençais à me demander si j'avais bien fait d'entrer aussi brutalement... Ou tout du moins, j'aurais sûrement mieux fait de m'occuper de lui en premier. Ses potes n'étaient pas un problème du tout, même préparés... Tandis que lui, sans l'effet de surprise, semblait être une véritable épine qui s'était plantée dans mon pied et ne voulait pas s'en retirer. Après quelques offensives, il s'arrêta sur ma droite avec un sourire mesquin, agitant ses couteaux avec un air altier. Je décidai de lui arracher cette expression désagréable et tendais ma main droite dans sa direction, dans le but d'attraper sa petite tête... Mais il perçut cela comme une faille dans ma défense et se propulsa une fois de plus, disparaissant et laissant une entaille profonde au niveau de mes côtes. Je grognai de douleur et portai ma main à ma plaie en essayant de reprendre mes esprits. Dans la situation actuelle, je n'allais pas durer bien longtemps... Par conséquent, il fallait que tout cela change et que je trouve un moyen de l'atteindre...

Malheureusement, je n'en eus pas le temps, pas dans l'immédiat en tout cas. Ses deux potes, armés de lances, plantèrent leurs armes au niveau de mes épaules avec un sourire féroce, et leur chef ne put s'empêcher de ricaner pendant que je levais la tête en direction du plafond. Là, c'était vraiment très mal parti...




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Jeu 13 Fév - 20:44


Sacrifice


Feat Noburo ~





Entre deux esquives, je regardais brièvement comment s'en sortait Noburo. Pas spécialement bien je dois dire. Lui aussi semblait affronter de la haute pointure. Quant à moi, et bien je tournais en rond. Le schéma se répétait indéfiniment, ils pouvaient prédire la totalité de mes attaques, et je devais constamment courir pour ne pas avoir l'un d'eux qui viserait un angle mort. Le problème étant que je me fatiguais beaucoup plus rapidement qu'eux, et à ce rythme je finirais probablement par me faire empaler. Pourtant, d'un point de vue physique, ils m'étaient clairement inférieurs. Mais cette habileté qu'ils possédaient tous rendaient le combat bien plus qu'éprouvant.

Une idée avait germé dans mon esprit. Je n'étais en rien certain de sa réussite mais je n'avais pas mieux pour le moment. Comme toute tactique créée sur le moment, elle comportait des risques et pas des moindre. Le principe étant que, peu importe qu'ils connaissent ou pas mes prochains mouvements s'ils ne peuvent pas l'éviter. Avant de démarrer mon offensive, je rengainais mon sabre pour pouvoir utiliser le fourreau.  Je pris pour cible celui doté d'un fléau qui possédait l'arme la plus difficile à bloquer. Cette dernière avait d'ailleurs un autre point positif : elle ne pouvait pas servir pour parer ou se défendre d'une quelconque manière. A peine commençais-je à me déplacer que je pouvais déjà voir dans son regard qu'il connaissait mes prochains mouvements. Il fit donc simplement un bond en arrière au moment de ma frappe pour se mettre hors de portée. Les deux autres s’apprêtèrent alors à en finir. Leur stratégie avait légèrement évoluée cette fois, on ne pouvait absolument pas s'évader des deux frappes. Heureusement pour moi, je n'en demandais pas tant. L'estramaçon de l'un vint s'écraser sur le sol, le brisant sévèrement au passage. Tel un serpent, je m'étais déjà faufilé en direction du dernier. Son poing gantelé vint broyer mon bras droit dont je me servis pour encaisser l'attaque. Je pus alors resserrer mon étreinte en attrapant fermement son poignet avec la main du même côté. Ses yeux s'écarquillèrent en grand quand il comprit le stratagème. Le fourreau doté d'une résistance incroyable s’aplatit en diagonal sur le torse de mon adversaire qui laissa s'échapper quelques gouttes de sang au moment de l'impact. Son corps entier fut alors projeté à une vitesse extrême. Par un coup de chance inouïe, sa trajectoire se trouvait dans la ligne de mire exacte des deux lanciers qui transperçaient mon coéquipier. Le poids de la bête de muscle additionnée à son accélération devait être à peine moins dangereux qu'un boulet de canon. Une fois encastré dans le mur, les trois « ex » combattants devaient à présent se reposer dans un profond sommeil. Le coup n'était clairement pas mortel, ils seraient probablement assommés plusieurs heures avec des fractures multiples en cadeau.

Quand mon regard se porta à nouveau sur ce « conseil des prescients », les deux brutes manifestèrent un tout nouveau faciès. Des gouttes de sueur dégoulinaient de leur front et la confiance dont ils avaient fait preuve jusqu'à présent s'était évaporée entièrement pour laisser place à une certaine angoisse. Cela m'a coûté mon bras pour en retirer un de la course mais vu l'état psychologique dans lequel ils ont été plongé, je ne regrette rien. Le combat allait devenir bien plus aisé pour moi. Une chance pour Noburo, il paraissait en très mauvaise posture et peut-être aurait-il besoin d'aide. Bien que, du peu que j'ai pu connaître à son propos,  il ne me laisserait pas intervenir dans son affrontement. J'ignore si parler d'honneur serait le mot exacte en revanche il possédait un certain sens moral du guerrier.

Tout en prenant mon air le plus terrifiant, je susurrais quelques paroles qui leur laissaient une sortie :

- Un de moins. Cela ne tient qu'à vous de stopper ce massacre, il est encore temps


Je connaissais certainement la réponse sans la poser, mais je préférais en être sûr. Si ces deux-là étaient un minimum raisonnable, ils comprendraient la différence de niveau nous séparant.


© Len Kagamine - PL:R
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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Mar 18 Fév - 21:30




LOST





Il aurait été plutôt peu dire que de remarquer que je me trouvais, dès lors que mon corps avait été planté par ces deux lances impitoyables, en très mauvaise posture. A vrai dire, si je n'avais pas eu une résistance innée à la douleur, amplifiée par des années de combats en tout genre, j'aurais certainement été tenté de m'effondrer à même le sol en hurlant de douleur et en gisant dans mon propre sang. Chose que je ne fis pas, par respect pour mon propre être et mes convictions. J'étais quelqu'un de particulièrement fier, et même si je devais passer l'arme à gauche en ce jour bien sombre, aux côtés de mon allié du jour, je n'aurais pas satisfait mes ennemis au point de leur montrer une vision particulièrement désavantageuse de ma personne. Entre autre, même si j'avais mal à en crever, je n'allais pas baisser les bras bêtement, et j'avais d'ailleurs déjà une petite idée de la punition à leur infliger pour les récompenser de leur bravoure inconsciente... Mais je n'eus pas le temps d'agir comme je le souhaitais, en voulant attraper le crâne de mes deux assaillants dans chacune de mes mains pour les fracasser entre eux comme deux œufs au dessus d'une omelette, opération qui aurait été rendue possible par l'extrême allonge que me conféraient d'ailleurs mes bras, que déjà Halfken réagit, tentant manifestement de me soulager d'un léger point. Toutefois, là où il fit fort, et force était de l'admettre, c'était tout simplement qu'il avait utilisé l'un de ses adversaires pour envoyer gicler les deux miens. En gros, en un seul coup du petit homme, les types qui nous faisaient face étaient désormais deux fois moins nombreux. Et, de ce fait, il ne restait de mon côté que le type à la vitesse plutôt emmerdante. Autrement dit, j'allais me faire un plaisir de lui faire ravaler sa fierté... Néanmoins, il fallait en premier lieu que je rende un petit service à l'homme qui m'avait prêté main forte, pour lui témoigner mon affection de la manière qui m'était propre.

J'avais pu remarquer, du coin de l'oeil, que le trio auquel faisait face mon allié semblait capable d'anticiper ses mouvements, sinon de lire dans ses pensées. Je décidai donc de lui prêter main forte en agissant de sorte que l'un de ces deux types ne fasse une grossière erreur. Dans un premier temps, j'arrachai de rage les deux lances plantées dans mon corps et lançait la première aux pieds de l'un des deux gars. Ce dernier sauta, dans un réflexe surprenant, et évita ainsi le projectile... malheureusement pour lui, j'en avais un second à disposition, et je l'envoyai une fois de plus avec rage, en visant cette fois-ci son abdomen. S'il avait été seul, l'offensive aurait fonctionné parfaitement mais c'était sans compter sur son pote, qui bloqua l'attaque de son imposante claymore. Maniement surprenant pour une arme de cette trempe... Cependant, ils ne devaient pas se penser hors de danger pour autant. Mon attaque n'avait pour but que celui d'ouvrir une voie à Halfken, qui, s'il était vraiment un guerrier aguerri, pourrait profiter de l'occasion pour terrasser l'un des deux hommes. Il fallait maintenant que je ne me reconcentre sur mon ennemi, et celui-ci me le fit d'ailleurs douloureusement rappeler en passant vivement dans mon dos, m'infligeant une longue entaille horizontale. Je grognai de douleur et me retournai vivement, espérant l'attraper. Peine perdue : le chien était déjà à plus de cinq mètres, et souriait avec un rictus qui m'était tout à fait insupportable. Il fallait en priorité que je termine celui-ci, car en lui tournant le dos à nouveau, je risquai la mort... C'était clairement la première fois que la sinistre faucheuse s'approchait aussi aisément de ma personne, et cela avait un petit côté terrifiant : d'habitude, c'était moi qui était chargé d'envoyer des hommes divers et variés dans sa direction, pas l'inverse.

Quoi qu'il en fut, j'eus soudainement une idée. Si mon ennemi avait pour le moment attaqué en jouant sur sa vitesse et en visant des failles, c'était tout simplement à mon humble avis parce qu'il me craignait. Il me craignait au point de m'affronter en lâche, au point d'entacher son honneur manifestement déjà bien terni. Autrement dit, il savait pertinemment qu'en corps à corps brut, il n'avait aucune chance... Sa vitesse était un problème ? Soit. Je n'avais plus qu'à l'empêcher de bouger. Je me mis à courir d'un coup sec dans sa direction, levant le poing droit comme pour l'abattre sur son crâne dès que je serais à portée. Avec vigueur, il passa à mes côtés, m'entaillant une fois de plus sans que je ne puisse rien faire. Je me tournai alors brutalement, et tentai de l'attraper, sans succès : la bestiole se pencha à temps pour que ma main ne fasse que le frôle, en profita pour me couper au niveau du bras et se recula à nouveau. Avec un râle de douleur, je tombai à genou en serrant poings et dents... Et ce type en profita. Ou du moins, tenta d'en profiter. Alors qu'il pensait que je m'effondrais de douleur et de lassitude, il fonça dans ma direction et me planta sa dague non pas dans mon cœur, pourtant cible de l'offensive, mais dans mon avant-bras que j'avais interposé avec un réflexe surprenant et saisissant. En réalité, jusque là, le problème n'avait pas été de le suivre, mais bien de bouger au point de le gêner ou de le frapper. Ici, il m'avait cru en position de faiblesse... A son plus grand malheur. De mon autre main, j'attrapai son bras qui avait tenté de me poignarder, pendant qu'il me regardait avec incrédulité. Je me redressai, le dominant de toute ma splendeur, de ma stature guerrière, et mes yeux lui lancèrent un regard plus froid que celui de la mort elle-même. Il sut qu'il était fini. Avec rage, toute cette ire que j'avais accumulé durant l'affrontement, je le levai d'un coup sec dans les cieux avant de le rabattre sur le sol, le fracassant contre la pierre qui se fissure. J'en avais terminé.

-Puisses-tu souffrir plus encore en enfer, crevure...




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MessageSujet: Re: [FLASHBACK] LOST (pv Noburo)   Dim 23 Fév - 15:56

La musique met bien dans l'ambiance !


Achèvement


Feat Noburo ~





Depuis notre entrée dans cette soi-disant arène que nous n'avions toujours pas aperçu, les avantages volaient d'un camp à l'autre. Peu avant, les forces ennemies se faisaient écraser sans aucune possibilité de contre-attaque puis la révélation de certains adversaires changeait à nouveau la donne. Rien ne va plus comme il est coutume de dire dans les casinos. Moi-même ma situation dans ce combat avait rapidement évoluée, en particulier avec ma dernière victime qui brisait le trio presque imparable que j'affrontais. Mon intervention semblait d'ailleurs efficace, car une fois les lanciers hors d'état de nuire Noburo reprit l'ascendant de manière exemplaire. Tout d'abord, ses bras puissants vinrent attraper les deux épieux qui le transperçaient de part en part. A l'aide d'un courage impressionnant et d'une endurance à toute épreuve, il les arracha de son corps avant de se mettre en position de lancer. En retirant leur étreinte, les deux armes émirent des jets de sang salissant le sol déjà assez peu recommandable. Il décida alors de se servir de celles-ci comme de projectiles. La plupart des gens ont besoin d'une certaine préparation pour effectuer des lancers acceptables, pas forcément une grande méditation sur des questions existentielles, mais simplement une jambe en avant, un coup de hanche pour améliorer la force et une prise bien particulière sur le manche. Pourtant, il suffit à cet homme de simplement de les envoyer avec un semblant de force pour en faire de véritables torpilles mortelles. Son objectif ? Le duo restant. Le premier esquiva une des lances par un saut. S'en suivi la deuxième lance. Le problème étant qu'une fois en l'air, nous n'avons aucun moyen de nous déplacer et la parade reste la seule possibilité. Mais encore une fois Noburo fit preuve d'intelligence en visant le possesseur du fléau. Ainsi, le barbare restait en l'air totalement vulnérable à n'importe quelle offensive. La victoire semblait proche, mais c'était sans compter sur son coéquipier qui vint stopper de justesse l'attaque opportuniste. Enfin stopper... il encaissa la violence d'un tel choc tant bien que mal ce qui eut pour effet de l'emporter promptement en direction du sol en glissant sur quelques mètres. L'occasion en or ne se représenterait pas deux fois et je remerciai intérieurement mon ami impatient tandis que je m'élançai vers mon objectif. Quelques mètres à peine nous séparaient, je calculai précisément le nombre de pas nécessaire pour être à une distance de frappe au nombre de trois. Ensuite, je vins prendre appui pour me décoller légèrement du sol, ma cuisse gauche repliée, déjà préparée à frapper. Au moment où mon adversaire retomba sur le sol, je pouvais lire dans ses yeux qu'il savait ce qui l'attendait. Être prisonnier d'un destin que l'on ne peut changer, quelle terrible perspective... La plante de mon pied l'atteignit en plein au niveau du diaphragme. Ce dernier, suite à la pression exercée avait probablement éclaté. Une telle blessure nécessite plusieurs mois de rééducation avant de pouvoir être guérie et encore, sa cicatrice laisse une marque à jamais par rapport aux performances physiques. Il s'écroula alors au sol, ses deux bras se cramponnant autour de sa sangle abdominale en hurlant de douleur. Et ils n'étaient plus que un. Le dernier totalement apeuré lâcha son arme au sol avant de partir en courant. Mon regard se tourna alors tout naturellement vers Noburo pour en terminer avec le sien.

-Puisses-tu souffrir plus encore en enfer, crevure..


Il demeurait là, debout. A ses côtés l'ancien commandant de la garde gisait la tête enfoncée dans le sol ce qui avait provoqué quelques fissures de part et d'autres. Le kabuki avait une dague plantée dans son avant-bras, probablement avait-il dû lui aussi faire un sacrifice pour gagner son combat. Tout en fixant son regard, je vins pencher la tête. Il me répondit de la même façon. Cela correspondait en quelque sorte à un « Tout va bien, on peut continuer. ». Nous commençâmes alors à nous avancer et c'est à ce moment qu'il arriva.

   

- Je crois que vous avez oublié un déchet.

Sa voix résonna à travers la pièce tandis qu'il balançait le fuyard de tout à l'heure, dernier membre du conseil des prescients. Celui qui siégeait devant nous me ressemblait sur de nombreux points : une taille assez grande, un hakama – bien que le sien soit d'un profond vert foncé – et une morphologie plutôt épaisse, entendons par là musclé. Mais il se différenciait sur d'autres, en particulier par rapport à son respect du corps qu'il venait de jeter. Il se mit alors à applaudir lentement. La tension était palpable dans l'air et Noburo semblait bien parti pour un autre affrontement. L'inconnu reprit la parole :

- Bravo, bravo. Trop peu sont les gens qui comme vous tentent des entrées spectaculaire dans cet endroit, la plupart se contentant de suivre à la lettre les indications des gardes. Vous avez du potentiel et c'est pourquoi je vous fais l'honneur de ma présence.


Il sortit de son habit un papier semblable à l'invitation, enroulé de la même manière.

- Il y a là dedans un plan qui vous mènera à un navire un peu plus à l'Est sur la côte. Prenez-le, je ne vous laisserais pas passer de toute façon.

Son discours terminé, nous nous avancions simultanément en sa direction quand cela se passa. En une fraction de secondes, je sentis une sorte d'aura s'étendre tout autour de moi, comme des milliers de petites aiguilles qui venaient piquer mon corps, accompagnées d'une peur intense impossible à surmonter mais aussi une pression énorme, comme si l'air devenait tout à coup lourd comme du plomb et nous enfonçait dans le sol. J'étais incapable d'avancer, et du coin de l’œil je remarquais que Noburo subissait la même chose.

- Partez ! Pour le moment vous êtes comme des bambins nus dans un blizzard se demandant pourquoi il fait froid.

Nous pouvions enfin dire adieu à cette l'île, et même si nous voulions continuer à combattre, cela s'avérait impossible. Je vins saisir le plan et nous quittâmes l'arène en direction de notre moyen de sortie.

------

Tandis que nous montions sur le navire, j'observais la mer qui paraissait si calme et paisible. Je savais que cet endroit m'avait apporté de nombreuses questions, et un jour il leur faudrait des réponses.


©️ Len Kagamine - PL:R



A l'attention des lecteurs:  

Donc ce post marque la fin du RP. J'ai pnjisé Noburo dans cette scène pour un côté pratique et finir en beauté, avec son autorisation bien sûr. Une dernière chose à la phrase " et ils n'étaient plus que un" la faute de français est voulue pour accentuée la signification de la phrase.

Voilà Smile
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[FLASHBACK] LOST (pv Noburo)

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