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 Retour sur ses pas et histoire d'ivrognes [FB Individuel]

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Tenshi Taya
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MessageSujet: Retour sur ses pas et histoire d'ivrognes [FB Individuel]   Retour sur ses pas et histoire d'ivrognes [FB Individuel] Icon_minitimeLun 2 Sep - 16:19



      Retour sur ses pas et histoire d'ivrognes
      Ce n’était pas la première fois que j’apercevais à l’horizon cette terre qui se dessinait. En vérité, cette île fut la première que je découvris, en dehors de celle où ma naissance vit le jour.. Autant vous dire que cet endroit m’avait laissé un assez mauvais souvenir. Je n’avais alors qu’une quinzaine d’année et était en plein milieu de l’adolescence, en plein milieu de ce que l’on nommait l’âge bête. Cet endroit, jamais je ne l’oublierais. Je m’y revois encore.

      J’étais alors installée en hauteur sur le bateau, tentant d’échapper à l’équipage sanguinaire de mon géniteur. À cet endroit, les forbans me dérangeaient moins souvent qu’à l’accoutumé. La terre était alors apparue, derrière l’émerveillement de cette découverte se cachait ma grande solitude. J’avais alors regardé en dessous de moi pour guetter les réactions des bandits. Ils vaquaient tous à leurs occupations sans plus se soucier de cette île. Tous sauf un. Toujours le même qui me fixait. Mon frère. Du moins, ce qu’il en restait. Il me regardait d’un air supérieur et plein de haine. Il finit par détourner le regard, une expression pleine de dédain au visage. Je m’interrogeais sur les raisons qui le poussaient à me fixer de la sorte.

      Désormais, je ne me préoccupais plus autant de la forme de l’endroit qui se dessinait au fur et à mesure. Lorsque je parvins enfin sur l’île que l’on nommait Micqueot, j’accueillis la nouvelle avec peu d’enthousiasme, une réaction bien différente de celle éprouvée la première fois. Je me souviens encore de l’excitation que j’avais ressentie malgré une peur certaine. Je frissonnai comme une feuille morte et celui qui avait permis ma naissance avait posé sa main sur mon épaule avec force, me poussant à avancer, ou plutôt m’obligeant. Les jambes tremblotantes et avec la chair de poule, j’avais finis par marcher plus ou moins naturellement. Bousculée par les brusqueries des pirates, j’étais tout de même parvenue au bout de la route sans une encombre. Néanmoins, cela ne tarda pas et, poussée par une personne un peu trop violente, je m’étais mollement écrasée au sol, me faisant piétiner au passage par toutes les personnes à l’arrière avant qu’une âme charitable me saisisse les cheveux pour m’aider à me relever, m’en arrachant au passage. Je m’apprêtais alors à le remercier, mais celui-ci continua à me tirer par ma tignasse rouge pour me faire avancer, ne se souciant pas des moments où je trébuchais et me blessais. Après plusieurs minutes de marche qui me parurent bien plus longues, le forban me relâcha enfin et la troupe se stoppa devant ce qui ressemblait à un bistrot.

      Cette fois-ci, je me savais bien plus confiante et sûre de moi. Je marchais dans les rues avec assurance, je savais bien que cette île grouillait de pirates de la pire espèce et d’ivrognes. Mais je ne craignais ni les uns, ni les autres. Plus maintenant. Finalement, à force de marcher, je me retrouvai assez vite devant ce fameux bar. Il n’avait pas encore changé, il était toujours d’aspect misérable. De l’extérieur ce bâtiment était plus une ruine qu’un endroit où il était possible de s’hydrater.

      Sans attendre, je poussai la porte de l’endroit, ne cherchant pas à réfléchir plus longtemps. La première fois que j’y étais allée, poussée par les bandits, je m’étais faite bien discrète dans un premier temps, m’asseyant dans un coin en silence. Je me contentais alors de regarder les forbans boire jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus tenir leur bouteille et qu’ils tombent de leur chaise. Au début, cela m’amusa un peu, mais il me fallut bien revenir à la réalité et, à ce moment-là, je ne trouvais plus du tout cela divertissant, je ne pensais plus qu’à une chose. Fuir. Au plus vite. Partir d’ici. M’éloigner de ces hommes qui avaient déjà tout raté. Sans vraiment m'en rendre compte, des larmes s'étaient mises à couler silencieusement le long de mes joues. Pour la première fois, je me rendais compte de la bêtise que j'avais faite. J'avais souhaité jouer l'héroïne et je me retrouvais à présent dans une impasse. Je voyais déjà mon avenir. J'étais alors persuadée que je ne serais plus la même après cette sombre aventure. Que ma vie allait se résumer à des choses rudimentaires, primitives. À des envies bestiales comme tous ces pauvres gens. Je m'imaginais déjà me nourrissant de la mort d'êtres humains, m'hydratant du sang de ces derniers et vivant de tous les plaisirs interdits qu'offraient la vie.

      Ma vision était alors plus ou moins correcte et ce fut la première fois que je prenais conscience de mon imprudence. En acceptant de rejoindre cet équipage de sanguinaires j'avais, dors et déjà, condamné mon âme. Ce fut sur cette pensée que s'éteignirent mes souvenirs. Je ne me souviendrais jamais de cette nuit durant laquelle j'avais probablement plongé dans l'ivresse.

      Le lendemain, je m'étais éveillée sur le parquet du bar. L'odeur qui régnait dans la pièce était putride.

      À présent, en entrant une nouvelle fois dans ce bar, l'odeur qui y régnait était encore plus pestilentiel.  Plusieurs ivrognes étaient déjà en train de goûter au plancher, d'autres peinaient à faire deux pas sans chuter misérablement. Les plus sobres étaient encore ceux assis à leur table et qui n'en étaient qu'à leur première bouteille de vin. Et encore, certains d'entre eux avaient déjà une démarche branlante. Je m'étais tranquillement dirigée vers le comptoir, ignorant le fait que la plupart des Pirates présents me lorgnaient. Il faut bien préciser que je l'avais un peu cherché en m'habillant de façon quelque peu provocante. Moi ? Chercher la bagarre ? Ce serait mal me connaître, voyons. Je ne cherchais jamais la bagarre. N'importe qui me connaissant un tant soit peu pourrait vous l'affirmer.

      En arrivant devant celui qui se chargeait de servir les boissons, je lui ordonnais de me donner un verre de vin qui fut vite servi et tout aussi vite bu. En vérité, je n'avais pas envie de demeurer sur ces lieux, j'avais envie d'aller autre part. En déposant quelques pièces sur le bar, je ne fus pas surprise de voir une lueur d'étonnement briller dans les yeux du gérant qui ne devait pas être payés régulièrement. Il se dépêcha de saisir les piécettes, mais je savais, en vérité, qu'elles seraient bientôt volés par quelques truands demeurant dans ces lieux. D'ici une pincée de minutes, une bagarre éclatera pour ces quelques berrys et je n'aurais besoin de rien faire pour que ces forbans se détruisent. Je n'aurais alors qu'à revenir sur les lieux d'ici une heure et d'achever le bétail survivant, si je le souhaitais.

      En me voyant quitter les lieux aussi rapidement, certains des vilains voulurent me suivre, aucun n'y parvint. Trop soûl pour poser un pied devant l'autre. Je sortis donc de l'endroit sans difficulté et me délectais du parfum de l'extérieur, bien plus agréable que le précédent.

      Je suivais alors à nouveau les traces du passé, car, après cela, il y a cinq ans de cela, lorsque je m'étais éveillée sans souvenir dans ce fameux bistrot, les pirates m'avaient mené jusqu'à un lieu morbide. Ils s'étaient tous empressés de se rendre devant une pierre tombale qui, d'après mes renseignements, se trouvait être celle de l'ancien capitaine décédé de cet équipage. Ce fut la première fois que je vis sur le visage de ces forbans une expression de tristesse, quelque chose de faible. Quelque chose de plus beau à voir qu'en permanence la colère et la haine. Ce fut la première fois que je me rendis compte qu'eux aussi étaient capable de ressentir quelque chose, qu'ils étaient capables d'aimer quelqu'un. Néanmoins, ce capitaine devait être aussi sanguinaire que son équipage. Il n'était probablement pas une bonne personne. Pourtant, cinq ans plus tard, je ressentais le besoin de voir cette pierre tombale, de m'accrocher à ce petit espoir que tout n'était pas encore pourri.

      En arrivant en face de la tombe, je m'assis et la fixai durant de longues minutes, me remémorant les visages grimaçant des forbans. Me souvenant, comme si c'était hier, de leurs larmes. Cela m'arracha un sourire de plaisir. Je n'étais pas la seule à souffrir, j'avais comme l'impression de ne plus être abandonnée et me rappeler la douleur de ces pirates était très plaisant. Je voulais qu'ils souffrent, c'était un souhait que je ne pouvais nier. Mon sourire se mua assez rapidement en un petit rire mauvais qui ne dura pas longtemps. Cela faisait bien du temps que je n'avais pas ris, même si c'était pour me réjouir du désespoir des autres. M'amuser de cela, c'était vraiment abject. Je me demande bien si le verre de vin ne m'était pas monté à la tête.

      Une fois ma partie de rigolade terminée, je me relevai, toujours face à la tombe. Je pris alors une voix quelque peu solennelle qui ne me correspondait guère pour parler à cette pierre. En effet, la folie n'était pas bien loin, à moins qu'elle ne fut déjà là. Je lui dis donc :

      - Je promets sur ta tombe que j'arracherais moi-même la tête de tous les membres de ton équipage et que je les déposerais, une par une, ici-même, devant toi, de façon à ce que tu puisses méditer les cruautés que tu as engendré.


      Sur ces paroles peu bienveillantes, je tournai les talons. J'espérais que personne ne m'avait aperçu ou entendu, parler à une stèle n'avait rien de très naturel. Lui promettre ce genre de choses l'était encore moins. Je pourrais bien me faire interner pour cela. Je n'avais pas l'intention de finir ma vie dans un asile où, à l'évidence, je n'aurais aucune chance de tenir ma sombre promesse. Même en liberté je n'étais pas sûre d'y parvenir. Les paris étaient lancés !

      M'éloignant de la tombe, je songeais à la prochaine étape de ma promenade de santé. Si mes souvenirs étaient encore bons, il me semblait qu'après cette halte devant la pierre tombale du sanguinaire, qui avait d'ailleurs duré bien deux heures, les truands étaient retournés sur leur navire pour y prendre du repos. Il allait être difficile pour moi de retourner sur ce fameux bateau, probablement pas présent. Néanmoins, je décidai de retourner au port. Je ne ferais peut-être qu'une petite partie du chemin, mais cela suffisait amplement à me remémorer le passé. N'était-ce pas le but de ce voyage ? Ne pas oublier.

      D'un pas plutôt assuré, je repris la direction du fameux port où je ne trouvai pas le navire de mon ancien équipage – si je pouvais le nommer ainsi. Par ici, il n'était pas rare de croiser quelques fanions noirs. Nous nous trouvions effectivement dans un lieu où ne régnait que très peu la loi. Le peu de justiciers présents n'oseraient pas lever le petit doigt, de peur de voir des représailles. Il faudrait bien plus qu'une seule personne pour changer les choses. Je me demandais bien pourquoi personne n'agissait jamais. Après tout, cette mer était infestée. Toutes l'étaient-elles autant ?

      En attendant de découvrir cela, je revoyais très bien la silhouette du navire. Poussant un long soupire lassé, je compris bien vite que le paysage n'avait pas beaucoup changé ces dernières années. Les pavillons des bandits, les hommes éméchés voire complètement ivres et la crasse régnant alentour. Je n'avais même pas besoin d'user de mon imagination pour me dire que rien n'avait changé. Je restais convaincu, qu'un jour, cela viendrait. J'étais persuadée que je serais capable, à moi seule, dans un avenir proche, de régler les conflits qui régnaient dans ces lieux à ma façon. Je ne réalisais encore pas que celle-ci ne pouvait être la meilleure. Pour moi, il n'y avait encore qu'une manière de régler les problèmes : la violence.

      Comme pour illustrer mes paroles, un alcoolique s'accrocha soudainement à ma jambe. Il avait rampé jusqu'ici. Les boissons alcoolisés faisaient vraiment perdre toute dignité à n'importe qui. L'ivrogne tenait dans une de ses mains une bouteille à présent vide. M'accroupissant, je profitais de ma nouvelle position pour voler le récipient à l'homme, dont la résistance fut vaine, et frappa la tête du mécréant avec. Il n'en fallut pas plus pour que celui-ci cesse ses gémissements et s'effondre inerte. Cela ne l'avait probablement pas tué, plutôt assommé assez facilement au vu de son état désolant.

      Ce fut sur cette scène que je quittai le port sans rencontrer plus de problèmes. La plupart des personnes présentes n'avaient pas la force de défendre leur camarade. Après tout, débarrassé cette endroit des hommes de la pire espèce ne devait pas être bien compliqué. Tous plus ivres les uns que les autres, il n'y avait qu'à les pousser du pouce pour qu'ils s'écroulent. Les tuer après ne relevait pas du miracle. Bien au contraire. Pourtant, je n'étais pas venue dans ce but. Le moment n'était pas encore le bon. Il demeurait toujours quelques dangereux criminels sobres et prêts à réagir. C'était cette poignée de flibustiers qui faisait la différence. Les autres n'étaient que des plantes vertes ancrées dans le décor.

      Prenant une profonde inspiration, je poussai doucement la porte d'une taverne. Je n'avais pas l'intention d'y passer ma soirée, seulement d'y prendre quelques bouteilles et de faire en sorte d'avoir, encore une fois, l'occasion d'oublier, pour une nuit, qui j'étais. C'était le moment rêvé pour cela, un dernier instant de répit avant de voguer sur les nouvelles mers, sans pause. Après cela, j'avais l'intention de rester aussi sobre que possible. De ne plus jamais oublier. De me concentrer seulement sur ce que je devais faire.

      Le bistrot dans lequel je pénétrais n'était pas bien rempli. Je n'apercevais qu'une demi-douzaine d'hommes qui buvaient modérément. Ils avaient l'air encore capable de tenir debout. Ce n'était probablement pas les meilleurs personnes à défier sur l'instant. D'ici quelques heures, peut-être. Voyant une personne derrière le comptoir, je pris la direction de celui-ci pour y prendre deux bouteilles d'un alcool assez fort pour m'assurer de n'avoir aucun souvenir, ni même une seule réminiscence le lendemain.

      Une fois sortit de l'endroit encore peu nauséabond, je me trouvai un banc sympathique au milieu d'un petit parc. Du moins, sur un mètre d'herbe entre deux arbres qui semblaient mourir. Ils avaient tous deux l'air affligés par la tristesse des lieux. Ma vision de ce banc n'était pas plus fameuse. Un homme et une femme étaient en train de se battre pour un caillou. La femme remporta ce combat plein de violence. Vous ne devineriez pas ce qu'elle fit ensuite de cette pierre. Elle la posa sur le sol et s'en servit comme d'un coussin avant de s'endormir. Là. L'homme était déjà loin, à la recherche d'un autre oreiller. C'est après cela que je me mis à boire. Ma vision s'éteignit sur le coucher du soleil qui laissait place à la nuit ténébreuse.




_________________
>> Dans la vie, il ne s'agit pas nécessairement d'avoir un beau jeu, mais de bien jouer de mauvaises cartes. <<

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