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 Goatunheim

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MessageSujet: Goatunheim   Ven 14 Juin - 2:05


 

Goatunheim
11 ans auparavant
 
Merveille. Une île qui porte bien son nom.
Le lieu rêvé pour ceux qui veulent voir du pays : avec ses forêts denses, ses lacs faramineux, ses collines, ses cascades époustouflantes, ses canyons hauts en couleurs, ses prairies tapies de fleurs par milliers, ses plaines enneigées, Merveille est bien l’un des lieux les plus uniques qui soient. C’est un lieu bien choisi pour s’évader, échapper au monde, se remettre en contact avec la nature…  d’apparence seulement. Vous allez bientôt comprendre pourquoi.
Sur la petite baie de l’ouest, fatigué comme jamais, rampant tel un chien affamé, le ventre gargouillant, la langue sortie et pendante, Jo peinait à avancer dans le sable pourtant moindre. Le soleil semblait le faire rôtir, déjà, il sentait des odeurs de poisson cuit émaner de son propre corps. Fier d’être un homme-poisson, mais quand on est aussi poisseux, quel désavantage !
Il devait se rendre à Water Seven grâce à un Eternal Pos. Pour ce faire, il avait décidé de nager jusqu’à sa destination, chose qu’on lui avait fortement déconseillée au départ à cause de la dangerosité de Grand Line. Mais vous connaissez Jo et sa légendaire confiance en lui…
… cette surestime de lui-même l’avait mené ici à Merveille. Il avait été obligé d’accoster ici à cause d’un groupe de Rois des Mers anguilles qui ne semblaient pas vouloir le lâcher d’une semelle. Et le voilà maintenant avachi au soleil sur une plage de sable blanc, exténué par l’effort surhumain qu’il venait d’accomplir.
 
Aaaah… je crois que… je crois que c’est la dernière fois que je change d’île en nageant… j’ai failli y passer, t’y penses... en plus j’ai une de ces dalles…
 
Il trouva alors un rocher assez haut en plein milieu de son chemin. Il l’escalada, non sans peine, pour pouvoir savoir où il était exactement puisqu’évidemment, môssieur n’avait  aucune idée d’où il pouvait être.
Du haut du rocher, il couvrit ses yeux avec sa paume pour éviter d’être ébloui par les rayons de soleil. L’anémone cherchait un quelconque signe de vie dans ce qu’il entourait, mais rien. Seulement une simple forêt de frênes et de sapins hauts qui semblait entourer de toute son envergure la baie. Il fut également surpris de ceci : à des dizaines et des dizaines de kilomètres, non loin d’un flanc montagneux et de hauts plateaux, une gigantesque colonne de pierre gisait et se mouvait jusqu’au ciel, par-dessus les nuages. Une véritable tour de Babel au naturel.
Cependant ça n’aidait pas beaucoup l’anémone qui, dans sa quête de renseignements et de recherche de nourriture, avait en plus son ventre qui gargouillait de plus en plus.
Mais enfin, alors qu’il tournait la tête vers la droite, il vit l’impensable…
 
Je rêve ou… une prairie ?! Avec de l’herbe ?!
 
Non il ne rêvait pas, et vous ne rêvez pas non plus. Vous avez tout intérêt à me croire lorsque je vous dis que Jo accourut vers la prairie qui se situait à gauche, au bout d’un sentier de la forêt. Effectivement, c’était une belle prairie, encadrée par une multitude de sapins hauts. Avec des brins d’herbe comme Jo les aimes : frais, longs et tout juste cueillis au soleil de midi. Je vous dis que vous ne rêvez pas ! Regardez par vous-même : c’est lui qui la mange, là ! Comme une véritable chèvre… ah ben tiens, en parlant de chèvres…
Alors qu’il se délectait de toute la saveur du pâturage tel une brebis affamée, un groupe de chèvres s’amenaient par ici. Une vingtaine ou une trentaine… enfin toujours est-il que Jo n’avait toujours pas remarqué qu’il avait de la visite.
Ces chèvres étaient particulièrement… bizarres. En effet, elles étaient toutes habillées comme des humains, se traînaient sur deux pattes et portaient toutes des lunettes de soleil.
L’une d’entre-elles, la plus grande, la plus baraquée, celle qui semblait être la chèvre en chef, s’approcha du petit incongru qui ne l’avait toujours pas remarqué.
 
Hêêêê toi… t’as pas vu quêêêê cêêêê pâturage est sous lêêgislation chêêvrone ?
 

Jo, la bouche pleine, avait fini par lever la tête vers le mastodonte cornu. Il n’avait pas compris comment il avait fait pour se retrouver encerclé par une bande de chèvres zinzins en une fraction de secondes.
Quel embarras ! Même si Jo n’avait pas vraiment peur, il se demandait comment il allait sortir de ce pétrin…
C’est alors qu’il vit, en dessous de la cime d’un sapin, une petite silhouette enfantine qui regardait la scène en retrait.
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Lilianna Windspell
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MessageSujet: Re: Goatunheim   Ven 21 Juin - 19:11

With Krustass Jo




Goatunheim


" Qui a dit que les différences ne faisaient pas les bons amis ?
Devenir amis, c'est une chose si naturelle... "


Intenable. C’était exaltant. Une attente comblée. Une nouvelle qui fit naître un large sourire sur les lèvres de la petite fille. Elle et ses parents partaient pour quelques jours de vacances en direction de Merveille. Ils avaient pris des jours de repos durant lesquels la boutique serait fermée. Eric, le père de Lilianna n’avait pas encore d’apprenti ou autre personne qualifier à qui il pourrait confier le commerce. Aussi, ils ne prenaient pas souvent de vacances. Raison pour laquelle, cette annonce n’en était que plus exquise. Et qui plus est Merveille ! Depuis le temps que la demoiselle rêvait d’aller visiter cet endroit. Une île de rêve d’après ce qu’elle en savait. Mais à quel point les rumeurs étaient-elles vraies ? Telle était la véritable question. Et même si les rumeurs l’étaient, rien et je dis bien rien, ne pouvait égaler la réalité. Seuls les poètes de ce monde seraient aptes à chanter les louanges en l’honneur de ce petit coin de paradis et ainsi espérer en dépeindre au mieux toutes ses splendeurs.

Déception ? Terme à bannir de l’éventail d’émotions qu’éprouva notre héroïne en posant pour la première fois, son petit pied sur les terres des rêves. Mère Nature pouvait être fière de sa création. La fille d’Eric et Cynthia allait d’ailleurs faire honneur à cette création. Elle n’avait que quelques jours mais ils seraient mis à profit lors d’une exploration entière de l’île. Assise sur une chaise à se prélasser à longueur de journée ? Programme intéressant et certes, c’est ainsi que certaines personnes profitaient pleinement. Mais non. Au contraire ! Elle allait s’épuiser jour et nuit et s’amuser autant que possible ! Elle n’avait pas encore d’autres soucis en tête. Ce n’était qu’une enfant. Une enfant ! Sérieuse oui. Appliquée, nous ne dirons pas le contraire. Toutefois renfermée ? Ce serait mentir ! A l’instar de tous ceux de son âge, elle avait besoin de libérer ce surplus d’énergie et de s’émerveiller pour un rien. Les joies de l’enfance pour faire simple.


- Maman ? Je peux aller me promener ? S’il te plaaaaaaaaît ?

- Mais on vient tout juste d’arriver. Tu ne veux pas te reposer un peu du voyage ?

- Non non non ! J’aurais bien le temps de me reposer ce soir. Allez, dis oui. Je vais nous découvrir le plus bel endroit de l’île et je vous le montrerai à Papa et toi !

- Ha ha ! Petite puce infatigable ! Tu as ma permission. Mais reviens avant qu’il ne fasse nuit et ne t’éloigne pas trop surtout.

Après avoir écouté les conseils de sa mère, Lilianna s’en alla en quête d’aventure. Lorsque l’on dit aventure, entendez par là que la petite exploratrice s’arrêtait à chaque phénomène attisant un tant soit peu son intérêt. Une plante qu’elle tenterait tant bien que mal d’identifier jouant les botanistes. Un étrange petit animal, herbivore ou insectivore ? Elle l’observait d’un œil attentif durant plusieurs minutes. L’incroyable biodiversité qu’offrait cette île. La nature était devenue son terrain de jeu. Notre jeune pousse évoluait lentement au travers du sous-bois lorsqu’elle entendit le bruit de sabots. Des chevaux peut-être ? Non… l’allure était toute autre. Les sons s’amplifiaient. Quel que soit cet animal, il n’était pas seul. La petite aventurière sauta dans un buisson afin de se cacher et attendit. Elle observait. Elle guettait. L’objet de sa curiosité n’allait pas tarder à se montrer. Effectivement, quelques minutes plus tard, un… groupe ? Un troupeau ? Difficile à dire… puisque ce n’étaient ni entièrement des hommes. Ni entièrement… des chèvres ? Oui, des chèvres ! Quoiqu’il en soit, ces étranges individus sortir des sous-bois. Veillant à ne pas faire de bruit, elle les observa dissimulée.

Qu’est-ce qui l’empêchait de se dévoiler face à eux ? Rien n’assurait pourtant qu’ils soient méchants et lui voulaient du mal. Méchants ? Elle ne savait pas. Qu’ils lui voulaient du mal ? Elle avait un peu plus à craindre. Comment l’auriez-vous pris si vous veniez d’entendre qu’il y avait un intrus sur leur territoire et qu’il fallait donc le trouver ? Elle n’avait pas hésité longtemps avant de prendre sa décision. Mieux valait être trop prudente que pas assez. C’était là un signe de sagesse déjà à cet âge de la petite blondinette déjà débrouillarde. Heureusement pour l’intéressée, ce n’était pas elle qu’ils semblaient chercher. Malheureusement pour quelqu’un d’autre donc. Ecoutant les hommes-chèvres, elle décida de les suivre. Inconscience de l’enfance ? Allez savoir. Toutefois, quelqu’un allait peut-être avoir besoin d’aide. Après les aventurières, les justicières ? L’enfant en avait pour tous les goûts aujourd’hui. Faisant attention à ne pas se faire repérer, elle les suivit, longeant les buissons et se cachant derrière de gros arbres, aidée par sa taille d’enfant. Finalement, elle arriva de cette façon à une prairie, la présence d’arbre se faisant plus rare au fur et à mesure qu’elle avançait. Ne se montrant pas encore, elle resta sous l’arbre le plus proche de la scène qu’elle put et qui se trouvait être un sapin, observant les hommes chèvres qui accostaient… une autre chèvre ? Non… Ca n’y ressemblait pas. Une vache ? Encore moins… Un animal mangeant de l’herbe. Aucun qui correspondait à la description ne lui vint en tête.

Se concentrant d’abord sur le visage des mi-hommes mi-animals, la jeune fille y vit de l’animosité. Ces créatures semblaient être rigoureuses sur l’appartenance d’un territoire. D’un autre côté, elle ne voulait pas qu’il arrive du mal à l’intrus alors qu’elle aurait pu y faire quelque chose. C’est ce qui la décida finalement à intervenir. Le cœur battant, elle sortit de sa cachette. Elle n’était pas entièrement sans crainte, ne sachant pas s’ils allaient la laisser parler mais ne laissait aucune émotion transparaître, allant jusqu’à esquisser un sourire. Elle se basait sur le fait que s’ils n’étaient que des brutes, ils auraient attaqués l’individu sans même entamer la conversation. C’est pourquoi, elle décida de jouer sur la diplomatie. Oui, ça devrait aller… Du moins, c’est ce dont elle essayait de se convaincre.


- Chers Messieurs, pardonnez-moi de troubler votre pâturage. Cette personne que vous voyez là est un ami à moi. Nous sommes vacanciers sur cette belle île. Mais il a parfois quelques problèmes de compréhension voyez-vous. Je vous prie de l’excuser. Je lui ai pourtant expliqué je-ne-sais combien de fois de ne pas s’aventurer sur vos terres, mais il semble que ça n’ait pas été suffisant.

Elle arriva à leur niveau, se plaçant aux côtés de l’homme poisson, ne sachant pas encore qu’il en était un. Lui tapotant sur la tête, profitant du fait qu’il était encore au sol, elle le réprimanda.

- Allons Dodo, quelle idée en plus de manger de l’herbe. Je vois que ça ne va vraiment plus… Est-ce le voyage qui t’a épuisé ? Certainement…  Mais tu sais pourtant, je te l’ai déjà dit. Il ne faut pas se rendre chez les gens comme ça… Tu aimerais que quelqu’un entre dans ta maison et fasse ce qu’il veut ?

Son cœur se mit à battre plus vite. Elle souriait toujours extérieurement, regardant « l’envahisseur des pâturages sous lêêgislation chêêvrone ». Oser les regarder ? Elle craignait que sa peur ne finisse par la trahir. Mais elle finirait par le devoir le faire. Ca paraîtrait étrange dans le cas contraire. Se retournant donc lentement, elle fit fasse, sans se départir de son expression, qui, elle l’espérait, ne faisait pas trop fausse. D’ailleurs… elle se serait reproché de mentir si ça n’avait pas été pour aider quelqu’un. Cas de force majeure comme on dit ! Gardant les bras dans son dos, elle adressa un sourire aux hommes chèvres, essayant de réfléchir à un éventuel plan B, si le premier échouait. Notre blondinette priait pour que le premier fonctionne car rien ne lui venait à l’esprit sinon. Si. Peut-être juste courir. S’ils y arrivaient… Restant tranquille, elle attendit donc le verdict de ses interlocuteurs. Quel début de vacances !







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