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 jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]

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MessageSujet: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Dim 16 Déc - 18:58

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"Viens te rassasier..."




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Des galeries ? Allons, qu’étais-je venu faire ici ? J’avais soif, irrémédiablement soif, et le risque de boire au cou de Suji était trop grand, portant mon enfant. Je devais me nourrir, je n’avais pas vraiment le choix en cette nuit de pleine lune. Nakata l’avait vu à bord du navire, il l’avait compris en me voyant partir précipitamment. Il ne me dit rien, mais je saisissais parfaitement ce qu’il pouvait penser à ce moment-là. Une chose du genre ‘Ne fais rien que tu pourrais regretter’ ou encore ‘n’ai pas de remords en revenant ou je te tue.’ Oui. C’était surement cela. Je marchais, dans les rues sombres et sinueuse, caverneuse, m’enfonçant un peu plus en profondeur. Je n’avais pas oublié les événements de la veille, cette manière dont je m’étais retrouvé inconscient au sol face à cette femme ayant éveillée en moi un nouvel être. Une fois de plus, je m’étais sortie grandi d’une situation de dépravation et de vices sans appel. Il ne semblait pas y avoir âme qui vive dans le coin, du moins pas avant quelques kilomètres. Mais bordel que foutions-nous aussi loin de la ville ? Mais je savais ne pas être totalement seul. Cette Méliandre, irrattrapable Méliandre, elle me suivait à la trace depuis mon départ mais j’allais faire comme ci de rien n’était. Sa voix, il serait temps qu’elle apprenne à la taire si elle souhaite effectuer de meilleures filatures sur grand line.

J’errai sans destination, direction les hommes, la civilisation. Ils ont sû ce faire coriace, avec le temps. Ils ont apprivoisé leurs instincts primitifs, adopté une attitude noble. Mais l’instinct de survie, l’envie de sang, de se nourrir, est toujours au dessus de tous, au dessus du lot. Je suis la proie de mes envies, le prédateur du monde humain. Mais bordel, ouvrez-vous à l’universalité, acceptez les différences qui existent entre nous, venez à moi en offrande, ouvrez-vous les veines dans le calice que forme le creux de mes mains, jouissez du mal qui fait du bien, de mes dents dans votre cou, de mon être en vous, de mon regard sulfureux brûlant votre âme, vous maudissant sur des générations jusqu’à l’Extinction de votre souffle ! Venez à moi ! Obnubilé par la soif, j’en avais oublié de m’occuper du cas Méliandre, elle n’était absolument plus une priorité pour moi. Vie, animation, ça grouillait non loin de là, combien de temps était passé depuis mon départ du navire ? Quatre heures ? Peut-être même cinq. J’avais de plus en plus faim, soif, cette envie irrésistible de ce liquide carmin, chaud, liquoreux. Enfin, j’allais retrouver la pleine possession de mes moyens, de mes pouvoirs. C’était ça, oui ! C’était surement pour cela que j’étais tombé face à l’autre femme ! J’étais juste trop faible ! Je n’ai pas bu de sang depuis Reverse Mountain ! Mais oui ! Voilà ma solution ! La population, leur dégustation !

Arrivant en ville, je mis ma grande capuche noire sur ma tête, me mêlant parmi la populas, j’allais choisir ma proie. Entre érotisme et cannibalisme; l'envie qui nous mange. Mais qui ? Une jeune demoiselle, pour ravir mon palais d’un jeune cru ? Un plus âgé pour me ravir de cette amertume de vie passée ! Un fou puceau, innocent et au combien sensible à ma morsure. Oui, toi, ce sera toi, jeune demoiselle au teint blafard, semblant porter la misère de la fin du monde sur les épaules. Viens avec moi, suis moi dans mon monde d’obscurité, dans cette ruelle, ou nous serons seuls et au combien amant, je te couvrirai de baiser, avant de t’arracher à la vie, et au combien ton corps frissonnera ? Au moins jusqu’à ce que sonne le glas ! Le trépas ! Celui de ton amas de vie de vice et de lésine ! Les sens-tu maintenant ? Ce sont mes dents, mes canines qui se jouent de ton échine, laissant ton souffle de vie envahir l’air pendant que je prends plaisir à jouer de ta jugulaire. Mes mains dansent sur ton corps, emplit de luxure, je me laisse aller à jouer de tout ton être, t’arrachant des susurres de plaisir, bien que tu vives le pire. Finalement vidée, je te laisse tomber, inerte, morte, tu n’es plus qu’un amas de chair. Mon regard rougeâtre se posa alors sur toi, Méliandre, veux-tu vivre toi aussi ce moment d’érotisme avec moi, où tu préfères être de mon côté de la barrière… ?

« Joue avec moi… Je te montrerai le vrai plaisir… »





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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Dim 16 Déc - 21:21

« Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. »
Hato & Méliandre



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Cette île était ma foi fort étrange, des galeries, tout un tas de galeries à n'en plus finir ! J'avais l'impression de m'enfoncer au fin fond des boyaux de la Terre, plongeant dans les abysses, au cœur même de l'enfer... Ce n'étaient que des rues, mais tout autour de moi me semblait pesant, il y a bien des années j'avais ressenti la même chose, l'odeur âcre du sang qui allait d'ici peu couler, j'avais vu son regard, ce regard je ne le connaissais que trop... Je l'avais déjà vu tant de fois.
Il était parti si précipitamment, comme un voleur, sans un mot. Nakata, ni aucun autre n'avaient bougé. C'était leur choix, pas le mien, je ne le laisserai pas seul, quitte à ce qu'il m'intime de retourner sur le champ au navire, quitte à ce que nous nous affrontions, même si je n'aurai pas la moindre de chance de m'en sortir face à lui, je serai son ombre, derrière chacun de ses pas, qu'il se jette sur moi, que ses crocs se plantent dans la chair tendre de mon cou, peu m'importait, douleur ou plaisir, je n'aurai su le dire.
Je n'étais pas d'une grande discrétion, je le savais pertinemment, la filature, ça n'avait jamais été mon fort, il avait dû me repérer depuis bien longtemps mais pourtant il ne semblait pas faire cas de ma présence, je n'existai pas pour lui, seule la traque, seule sa soif le guidait dans ces moments là... J'avais peur, oui je ne pouvais le cacher, peur pour lui, non pas pour moi, je ne connaissais pas cette île, je n'y avais jamais mis les pieds... Il n'en était pas à sa première traque, mais nous ne pouvions pas prévoir la réaction des gens lorsqu'ils se rendraient compte de ce qui se tramait ici bas. Le genre humain était d'une bêtise... Incapable de comprendre, incapable de pouvoir tolérer la moindre chose, la moindre personne ayant ne serait ce qu'une infime divergence avec les préceptes fixés par notre merveilleuse humanité... Il ne voyait pas ce qu'il était, il ne voyait pas la beauté d'âme qui se cachait en lui, la voyait-il lui même ? Rien n'était moins sûr...

Le trajet m'avait paru interminable, comme si au fond Nakata avait pressenti le sentiment qui allait naitre en Hato, loin de toute civilisation, mais cela ne servirait à rien, le capitaine le savait probablement mais la nature humaine nous fait parfois faire des choses bien étranges... Lorsque la civilisation finit par se dessiner devant mes yeux carmin et que je le vis avancer d'un pas toujours plus décidé mon cœur se mit à battre à une vitesse folle dans mes tympans. Il ne ferait pas marche arrière, la machine était lancée, aucun retour possible, aucune échappatoire. Et ce besoin irrépressible de le suivre, cet étrange instinct me hurlant d'être là, de le protéger comme il l'avait fait pour moi auparavant, même si lui contrairement à moi n'avait pas besoin que je sois là... Même si ELLE était là, même si elle était entre nous, rien ne changeait, il y avait toujours ce sentiment étrange et complexe qui m'attirait inexorablement vers lui, et ce même si je devais finir par me brûler les ailes tel Icare qui avait voulu toucher du doigt son rêve, la chute serait dure, longue et brutale...
Alors qu'il se mêlait à la foule je le perdis un instant des yeux. La gorge nouée je le cherchais un air légèrement inquiet et apeuré peint sur le visage. Où était-il ? Avait-il une fois de plus profité de mon inattention pour fuir ? Avait-il fait en sorte que je ne vienne pas troubler son moment d'extase ? Je me mis à courir au hasard, fendant la foule, poussant les gens ne me laissant pas passer. Peur, affolement, je cédais une fois de plus à tous ces sentiments qui finiraient à me perdre comme dans le passé.

Un éclat étrangement familier attira mon regard, ça n'avait été qu'un bref éclat, lueur éphémère... Ses crocs luisant sous la clarté de la lune. Je coupais net ma course folle et repris peu à peu mon souffle, ne faisant pas attention aux personnes me fixant comme si j'étais un immondice et me précipitais dans la ruelle où il se trouvait, mes talons claquant sur les pavés de la rue dans un rythme régulier.
Même encapuchonné parmi une foule entière je l'aurai reconnu, sa façon de se tenir au dessus de sa victime, ses mèches d'ébène tombant sur son front, un frisson me parcouru lorsque je le vis jouer avec la vie d'une jeune demoiselle, sa peau blanchâtre aurait bel et bien pu être la mienne, je voyais ses mains courir, jouer avec son cœur. Mesurait-elle seulement la chance qu'elle avait ? Mesurait-elle seulement combien cette danse macabre que cet être de la nuit lui offrait était belle ? Combien je désirais être à sa place même si cela signait la fin de mon fou périple à tes côtés ? Elle laissait échapper de légers soupirs de plaisir, ma peau se couvrait de frissons et ma respiration s'accéléra légèrement lorsqu'il laissa retomber le corps inerte de cette jeune demoiselle à qui je n'adressais pas le moindre regard. Mes yeux étaient figeaient par lui et seulement lui, était-ce dû à sa condition vampirique ou contrairement à toutes les autres avais-je réussi à passer au delà de cette macabre attraction qu'Hato produisait sur la race humaine, je n'en savais rien, je m'en fichais éperdument, je sentais mon être vibrer, je le sentais hurler son envie, son envie de se retrouver entre ses bras, de le sentir se repaitre de mon être ou de mon âme, sentir ses canines m'effleurer, je voulais danser à mon tour, je voulais qu'il me montre cet Eden dans lequel il les menait toute avant leur trépas...

Ses yeux aussi rougeoyants que les miens vinrent enfin se poser sur moi, j'avalais bruyamment ma salive, aucune peur pourtant ne m'animait, seulement une envie, je voulais savoir ce qu'il ressentait, je voulais toucher du bout des doigts ce qu'il vivait, je voulais moi aussi ressentir ce grand frisson quel qu'en soit le prix à payer. Je voulais vivre en lui, je voulais le sentir en moi, je le voulais entièrement... Pouvait-il le sentir, pouvait-il entendre ce que mon corps et mon cœur hurlaient ?
Ses lèvres finirent par s'entre ouvrirent et laissèrent échapper ces quelques mots.

« Joue avec moi… Je te montrerai le vrai plaisir… »

Je vins légèrement mordiller ma lèvre inférieure l'air hésitante. Était-ce réellement ce que je pensais ? Quel genre d'invitation était-ce ? Serais-je à mon tour proie ou chasseur ? Que cachait-il derrière le mot jouer ? Trop de questions se bousculaient dans mon esprit, trop de questions inutiles...
Mordant un peu plus profondément ma lèvre je laissais en perler quelques goûtes de sang et m'approchais lentement du vampire, d'un pas lent certes mais déterminé, je m'arrêtais lorsque je ne fus plus qu'à quelques centimètres de son visage et murmurais dans un souffle avant de venir mordre doucement ses lèvres, laissant mon être s'abandonner dans la douce noirceur de cette ruelle.

« Montres-moi Hato... Dis moi... qu'est-ce-que le véritable plaisir ? »



« Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile. »
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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Lun 17 Déc - 7:47

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Pourquoi attendre plus longtemps quand l’invitation est si probante ? Elle venait de s’avancer vers moi, des gouttes de sang perlant de sa lèvre inférieur. Il n’en fallait pas plus pour venir me faire perdre raison. Elle vint me mordre la lèvre avant que, dans un mouvement souple, je la décolle de moi en venant la coller au mur, d’une manière aux premiers abords violente, mais il n’en était rien pour des gens de notre acabit. Mes lèvres se jouaient des siennes, ma langue glissait sur son sang, formé à ma commissure de ses lipses, rejoignant ensuite sa langue en une danse macabre pour lui faire découvrir le goût du sang, et de quelle manière le lier au plaisir. Mais elle ne pourrait vraiment pas savoir, pas avant de n’être comme moi, de n’être moi. Mais étais-ce là ce que tu voulais, Méliandre ? Ma main glissant dans son cou, je découvris ce dernier, plongeant mon regard dans le sien en soupirant d’envie. Je désirai ardemment lui apposer mon baiser, ma blessure, ma marque, la faire mienne le temps d’un soir, la tuer ? Non, juste m’amuser, jouer de vices, de luxure à l’état pure. Te saisir par la taille, jouer de ton corps et de ton âme jusqu’au matin. Vois-tu, Méliandre, dans quel état tu me mets ? Tu me pousse un peu plus au vice, chaque jour. Finalement, mes lèvres quittèrent les tiennes, joignant ton cou après t’avoir lancé un sourire des plus envieux.

« Je vais donc te le montrer, mon plaisir, mon opium… »

Je t’aime de mon amour borgne, fille aussi blanche qu’un arum. Je veux tes paupières de bistre, Et ta voix plus lente qu’un sistre ; Je t’aime de mon œil sinistre où luit la colère du rhum. Ce soir, je Chante l'opium, l'opium illimité, l'opium immense. Dans mon cerveau, sa fumée danse, me faisant oublier l'homme... Je regarde le fantôme enivré; je suis ses voiles impondérables, et j'écoute sa voix qui promet des extases. Et j'entre dans les pagodes parfumées de jasmins où brûlent des bâtonnets aux ancêtres. Ce jardin d’Eden, ma vie, mon seul amour, Méliandre. Je semblai avoir perdu la tête quelques secondes, ce sang ayant véritablement l’effet de drogue sur mon organisme, un aphrodisiaque, une croissance de force, de pouvoir. Ma main dansait elle aussi sur son cœur, joignant son cœur avec force et envie, venant quérir de nouveau ses lipses, l’embrassant d’un baiser ensanglanté. Et je veux, rituellement, faire les révérences aux esprits des vieux fumeurs. Conduisez donc mon pauvre cœur à travers les splendides palais funéraires, là je vivrai. Là je prierai, gardé par les taciturnes colosses de pierre dont le rire hallucine aux mornes nuits d'opium ! Dieu mystérieux des parfums et des formes, régnant par la douceur sur l'âpre solitude, accorde moi le calme, et fais que ce soit moins rude. Le dédain de la vie à l'âme du rêveur. Puisqu'à présent, pour moi, la jeunesse s'enfuit, jour par jour, un peu plus, comme un vent impalpable. Permets que l'illusion me jette dans la nuit, des grains d'or pur parmi le sable. Je veux penser que me voilà petit enfant comme jadis. Je veux mon cœur aussi confiant et mon âme aussi ingénue. Je regarderai les nuages, dans les nues, comme avant... Mains glissantes sur tes épaules, te voici à demi découverte, Méliandre, vulnérable, si vulnérable. Mes lèvres crient d’envie de courir sur ton cœur, mais que fais-tu, quelle est ta réaction sous ma morsure ?




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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Mar 18 Déc - 0:36

« Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. »
Hato & Méliandre



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Ma respiration s'accéléra lorsque je le senti me décoller de son corps, mes yeux se plongèrent dans les siens et un petit rictus provocateur se dessina peu à peu sur mon visage. Vas y mon doux rêve, mon amer cauchemar, maintenant que je suis là, maintenant que je m'offre à toi sans retenue aucune, aurais tu peur ? Oseras tu ?
Je ne bronchais pas lorsque mon dos vint heurter de manière violente le mur glacé et laissais même échapper un petit rire. Quoi c'était tout ? C'est là toute la force, toute l'animalité d'un vampire ? Allons mon amour, tu peux faire mieux, beaucoup mieux, transportes moi, je l'ai vu dans tes yeux, je sais ce qu'il te fait, je sais l'envie qu'il fait naitre en toi... Montres-moi.
Lorsque sa langue vint se mêler à la mienne, me laissant découvrir ce goût amer qui le rendait fou, une envie irrépressible s'empara de moi, je goûtais à mon sang, mais c'est le sien que j'aurai voulu, j'aurai voulu savoir s'il avait un goût aussi exécrable que le mien, il me rappelait l'amertume qui avait rythmé ma vie jusqu'à aujourd'hui... Mes mains vinrent se poser sur son visage, le griffant légèrement au travers de mes gants, il jouait avec mes nerfs, mon pouls s'envola, arrêtes de te jouer de moi, arrêtes d'être sage, ne t'as-t-on jamais dit qu'on ne jouait pas avec la nourriture ? Effeuilles moi, dévores moi, laisses tes crocs courir sur moi, fais abstraction de tous tes doutes et laisses toi guider par ton envie, abandonnes toi, aimes moi...

Je retirais mes mains lorsque je senti la sienne sur moi, ses yeux se plongèrent dans les miens, comme me questionnant, pourquoi me demander une chose si évidente ? Ne t'avais je pas déjà répondu ? Mon corps entier te hurler de me prendre, de faire de moi ta chose, mords moi, joues avec moi, comment faut-il que je fasse pour que tu comprennes à quel point tu m'obsèdes, à quel point tu occupes mon esprit torturé, tu me fais un bien fou tout en me détruisant à petit feu jours après jours, pourquoi le pêché mène-t-il toujours sur une pente aussi glissante, aussi brûlante et déchirante ?
Il ne lui fallu pas longtemps pour comprendre que soutenir mon regard plus longtemps ne servait à rien, perte de temps, viens là, murmures moi les vices qui t'animent, sois mien comme je suis tienne..
Lorsque ses lèvres glacées vinrent se poser au creux de mon cou, je sentis mon corps entier frissonner, mon être entier être possédé par je ne sais quel sentiment, tout était complétement flou, je ne savais plus différencier envie, peur, bien, mal, tu ne devrais pas, on ne devrait pas, mais mon dieu que c'était bon de te sentir à moi, de l'amour plus qu'une envie, plus qu'une lubie, je pouvais l'affirmer à présent, serait-ce la raison pour laquelle tes souvenirs ne m'avaient jamais quitté quoique que je puisse faire pour qu'il en soit autrement...

« Je vais donc te le montrer, mon plaisir, mon opium… »

Je penchais un peu plus la tête, lui offrant un peu plus mon cou, si tu le veux sincèrement alors mords, déchiquètes, repais toi de tout mon être, laisses moi voir à travers tes yeux la beauté de ce monde, dévores le peu d'humanité qu'il reste en moi. Mon corps vibre au son de tes baisers, je suis l'instrument avec lequel tu composeras cette nuit, le jeux de tes mains sur mon corps réveillant peu à peu l'animalité en moi, laissant monter le désir du plus profond de mon âme, mes propres mains se firent pressentes, passant sous le tissus, brûlante envie de sentir ta peau contre la mienne, laisser mes mains découvrir ton corps, dessiner chacun de tes muscles saillants, envie interdite au risque de couper court à ce moment de luxure, ô combien je hais ce jour qui me priva de ce plaisir.. Sentir l'odeur de la mort et du sang que tu dégages, elle me rend folle, dépêches toi, je ne tiens plus, je n'en peux plus, je ne veux plus attendre, déchirant le tissu je découvrais enfin l'objet de ma convoitise, le toucher n'est il pas le plus beau sens que la vie nous ait donné ?
Mon dieu mon amour, te rends tu comptes ce que tu fais de moi ? Te rends tu comptes à quel point tu me désarmes ? Te rends tu comptes que mourir ce soir sous tes caresses pourrait être la plus belle chose qui me soit donnée... Mènes moi à cette petite mort tant désirée...

Tes mains brûlaient ma peau, désir ardant, un soupir de plaisir s'échappa d'entre mes lèvres. Il me semblait que mon cœur allait littéralement imploser, mais qu'attends tu ? Veux tu réellement que je perde pieds, veux tu que je laisse sur les pavés de cette ruelle toute ma raison ? Mords moi qu'attends tu ?!
Un nouveau frisson me parcouru lorsque sous tes mains expertes je perdais peu à peu ce tissu séparant nos deux corps, mes prunelles cherchant les tiennes mon souffle se fit suppliant et dans un murmures presque inaudible je te suppliais de venir...
Je me cambrais brusquement lorsque tes canines vinrent se ficher droit dans ma jugulaire, un petit cri de plaisir s'échappa malgré moi de ma gorge. C'était un sentiment absolument magnifique, mes lèvres se mirent à trembler légèrement, ma main vint se plaquer sur le coup de mon amant enfonçant un peu plus son baiser mortel dans ma chair. Mes yeux se fermèrent de manière à apprécier à son paroxysme mon abandon, plus rien n'existait autour de nous, c'était comme si il n'y avait plus rien aux alentours, comme si le temps s'était arrêté, je sentais les battements de mon cœur dans mes tympans, douce mélodie rythmant notre longue décadence.

« Fais moi tienne pour l'éternité... Je veux... voir à travers les mêmes yeux que toi... »

Ma seconde main continuait sa course folle d'envie sur son corps, venant effleurer chaque partie de son corps dans les moindre détails comme pour graver à jamais son anatomie en moi. Tu avais joué avec bien d'autres avant moi, serais-je une proie de plus sur ton immense tableau de chasse, j'osais espérer que non, j'avais la prétention d'être différente, montres-moi, fais moi sentir que je ne suis pas comme elles, montres-moi que je suis unique, fais moi sentir que je suis la seule source de tes désirs, ou du moins fais le moi croire.
Je sentais chacun de mes muscles se détendre peu à peu, la sensation de succion était un pur plaisir, mais que ressentait il lui ? Pouvait-il voir le bien qu'il me faisait ? Ressentait-il le même plaisir, le sien était il dupliqué de part mon sang ? Je voulais savoir, je voulais sentir, je voulais à mon tour aussi connaître cette ivresse... Ne me laisses pas dans l'ignorance, mènes ta danse macabre jusqu'au bout... Ne me laisses pas sur ma propre soif... Tout en mon être le suppliait.



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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Mer 19 Déc - 20:52

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Est-ce la ton réel désir, voir à travers mes yeux, respirer mon air, te nourrir à ma manière, es-tu seulement consciente du fardeau que cela représente ? A demi-nu l’un contre l’autre, ton corps contrastait au miens, tu étais brûlante comme l’astre solaire, j’étais glaciale comme vénus. Une proie, une simple proie ? Surement pas, tu es bien plus que cela, ne penses pas de cette manière, Méliandre, je peux lire en toi comme dans un livre ouvert à cet instant précis. Je suis ouvert à une nouvelle dimension de perception, celle de ton corps et de la pleine conscience de mon être. Je me repais de ton corps, de cette luxure, comme de celle de n’importe qui, pense-tu ? Mais il n’en est rien, et tu le sais. Tu désir ardemment bien plus que cela, bien plus qu’une simple nuit, mais suis-je en mesure de te donner ce dont tu rêve tant en ce moment, ce que tu attends depuis maintenant des années. Cette nuit-là, je te jure que je ferai en sorte que jamais tu ne l’oublies, mais je ne puis te garantir la pleine maîtrise de ma personne. Glissant mes mains dans le bas de ton dos, je semblais enfoncer mes doigts dans ta chair, remontant sur toute la longue en soupirant d’envie. Ce sang qui commence maintenant à perler me fait perdre la tête, je me ses comme dans un manège, je suis perdu, si tu savais à quel point il m’est dur à cet instant de ne pas te vider complètement de vie.

Me baissant légèrement après t’avoir de nouveau plaqué face au mur, je laissais ma langue glisser sur les plaies que je venais de créer en remontant jusque sa nuque, y apposant une nouvelle morsure, bien plus délicate que la précédente, mais démontrant toujours cette même envie et rage. Mais comment peux-tu à ce point me posséder ? Je ne sais pas où j’en suis, je ne sais pas qui je suis. Mais dans ces moments là, suis-je seulement pleinement conscient de mes actes ? Ma simple réflexion porte à le croire, mais qu’en est-il au fond, de cette luxure ? Suis-je simplement fou ? Ais-je un profond malaise psychologique, un dédoublement de personnalité, une conscience différente de la votre une fois la nuit tombée ? Je pense que les trois jouent en ma défaveur, mais je ne regrette rien, j’ai appris à ne plus regretter, j’agis selon mes envies, je suis ce que je suis, et de plus cela semble te plaire plus que de raison. Tu sembles fascinée par ma personne, Méliandre, mais au final qu’est-ce qui t’attire en moi ? Mon regard ? Ma passion ? Mon être ? Mon âme ? Ma nature ? Ma voix ? Mes lipses qui dansent sur ton corps… ? Les mains sur sa taille, je ne lassais pas de déguster ce précieux nectar de vie, t’ôtant peu à peu la conscience qui fait d’un humain un être de raison. La tienne tu la perds lentement, à chaque succion, à chacune de mes gorgées. Mais veux-tu être une partie de moi ? Veux-tu partager mon sang au risque de ne plus pouvoir regarder le soleil de face ? Mes lèvres se décollèrent de son cou pour arriver à son oreille, où je susurrais lentement et avec assurance de mes propos :

« Méliandre, tu veux devenir ce que je suis ? Nous serons alors à jamais lié, dans l’obscurité… Je ne peux te donner ce que tu désires avec tant de violence, mais je peux faire de toi une partie de moi… »

Sans attendre de réponse, je me replongeais dans le vice, retirant le dernier rempart de nos tenus d’Eden en venant quérir sa gorge de mes lèvres, laissant à ce moment la une simple main dans sa nuque, continuant l’ascension de la muse que Morphée, capricieuse, avait mené à moi plutôt que de veiller sur ses songes, ses illusions la libérant un temps de cette triste réalité qui fait de nous ce que nous sommes. Méliandre, toutes mes pensées sont à toi, en cette nuit de Walpurgis. Hérésie, fantaisies, désirs, passions, tout se mêlent inlassablement comme mes doigts aux tiens, comme ma chaire à la tienne, comme mon souffle au tiens. Ne cesse pas, nuit, de me ravir de son corps, laisse moi jouir un temps de plus de ce plaisir charnel qui me couvre d’allégresse.





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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Jeu 20 Déc - 14:33

« Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. »
Hato & Méliandre



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Je frissonnais de plaisir sous ses caresses, mais le froid morbide de sa peau n'était pas non plus étranger à cela. Serais-je comme ça à mon tour d'ici peu, ressentirais-je le besoin à mon tour de venir me réchauffer auprès de « vivants » ? Serais-tu toujours mon obsession après cela ou un substitue viendrait-il se glisser entre nous deux ? Je dois l'avouer, cette pensée m'effraie, mon sang te rend fou et tu te donnes à moi sans penser à elle, me donnerais-je ainsi à quelqu'un d'autre en t'oubliant toi mon amour ?
Ses mains glacées descendant le long de mon échine me tira de mes réflexions, un petit gémissement de douleur s'échappa d'entre mes lèvres lorsque ses doigts vinrent s'enfoncer dans ma peau y laissant probablement de longues griffures. Il luttait, je n'en doutais pas le moins du monde, était-ce aussi difficile que ça Hato ? Il y avait il au monde quelque chose qui te ferait totalement perdre tes moyens, je laissais échapper un petit rire intérieure, et qui plus est cette « chose » c'était moi...
La tête commençait à me tourner, il devait prendre une décision me vider complètement de mon nectar vital ou faire de moi ce qu'il est, je me sentais peu à peu partir, c'était un peu la même sensation que lorsque l'on monte un escalier dans la nuit, lorsqu'on atteint le seuil et que l'on veut poser son pied sur une dernière marche inexistante... Cette même sensation étrange où vous avez l'impression de basculer en avant et de tomber alors que non, votre pied se pose simplement plus bas que vous ne l'auriez imaginé... Léger vertige.

Choc brutal, me revoilà face contre ce mur glacé et humide, mes ongles tentant de s'y raccrocher pour soutenir mon squelette, mes forces commençant à se faire rares, mes mains cherchaient avec avidité une quelconque prise à laquelle me raccrocher. Ma vision se brouillait peu à peu. Ses lèvres continuaient de m'effleurer, me tirant un nouveau gémissement, les nerfs à fleur de peau, impuissante face à ce qu'il provoquait en moi et l'impossibilité de faire quoique ce soit, figée les yeux dans le vague, je goûtais à un bien étrange plaisir, celui de sentir en moi se vide se combler, te sentir tout simplement, avoir une place ici bas, l'impression d'enfin exister pour ce que je suis, pour ce que je veux et non pas pour eux... Pour moi, pour nous et rien d'autre.
Une nouvelle morsure, douce et brutale à la fois, emprunte d'un tel désir, marque démoniaque, marquerait-elle la fin de ma vie, signerait-elle mon agonie ou mon éternité ? Tu étais à présent le seul maître de mon destin, à toi seul revenait le devoir de faire ce choix... Je n'ai pas peur, je ne tremble pas, je n'en aurai pas la force... Désarmée, à nue, je ne m'opposerai pas à toi quelque soit ta décision, fais de ce que je suis ce que tu désires, rien n'importe à présent, tout est floue, tout est si doux, j'ai froid, des fourmillements se font sentir dans mes membres et mes mains cherchant toujours désespérément un échappatoire pour ne pas sombrer, pas maintenant, pas tout de suite, je voudrai te voir une dernière fois, je voudrai graver en moi ce visage qui a toujours été présent dans mes pensées, rêves et cauchemars, je voudrai peut-être pour la première et dernière fois t'entendre prononcer ces mots...
Lorsque je sentis son souffle près de mon oreille, un instant, seulement un instant j'ai cru mon envie se réaliser, mais ce que sa voix suave vint me murmurer n'était pas la phrase tant espérée...

« Méliandre, tu veux devenir ce que je suis ? Nous serons alors à jamais lié, dans l’obscurité… Je ne peux te donner ce que tu désires avec tant de violence, mais je peux faire de toi une partie de moi… »

En l'entendant prononcer sa dernière phrase, la réalité me frappa en plein visage, il ne serait pas mien, il ne verrait jamais réellement ce qu'il est pour moi, il ne pourrait jamais savoir les pensées qui m'animent, il ne pourrait jamais réaliser tout cela, de quelques artifices il use pour lire en moi, jamais il ne saurait, jamais il ne pourrait le mesurer à sa juste grandeur... Les larmes me montèrent aux yeux, sentiments détestable que l'amour, j'avais envie de hurler, la raison m'avait quitté, une partie de lui, comme si ce n'était pas déjà le cas, comme si depuis toutes ces années il en avait été autrement. Je te hais probablement autant que je t'aime mon amour, et tu me détruis autant que tu me fais du bien... J'aurai donné n'importe quoi pour me rapprocher au plus près de ce que tu es, de ce que tu vis chaque jour, de cette malédiction et de ce poids que tu portes sur tes épaules, j'aurai voulu être celle qui t'aide à supporter tout cela, j'aurai voulu être celle qui veille sur tes nuits et qui rend tes journées plus supportables, j'aurai voulu alléger ton cœur de tous tes doutes, de toutes tes rancœurs, de tes peurs et regrets...
La folie semblait prendre en otage mon esprit, réveillant en moi une rage insoupçonnée envers mon amant, je l'aimais, certes, mais ne dit-on pas que l'amour et la haine sont deux sentiments extrêmement proches, qui se mêlent et s'entre-mêlent sans cesse ? Je te hais, je te hais du plus profond de mon être, je te hais pour faire ce que tu fais de moi, cet être faible et complètement perdu, je hais cette obsession que tu es et qui me dévore un peu plus de jour en jour sans que je ne puisse rien y faire, sans que je n'ai envie d'y changer quoique ce soit ! Et toi que vois-tu de tout cela ?! Rien absolument rien. Auras-tu seulement ouvert les yeux cette nuit ? Auras-tu seulement su lire en moi ? Auras-tu seulement mesuré la puissance que tu avais sur moi ?

Plus tu me dévores, plus tu viens puiser en moi et plus j'ai l'impression d'être vivante, je me sens partir, comme si je prenais réellement conscience de mon existence pour la première fois, j'avais passé tout ce temps à être spectatrice de ma vie et cette nuit, je prenais enfin une décision bonne ou mauvaise, qui aurait pu le dire ? Je n'ai jamais su faire la différence entre les deux, et cette différence m'importe encore moins aujourd'hui...
Tous ces sentiments se mêlant en moi, torturant un peu plus mon esprit tout comme nos deux corps cette nuit se cherchant et se repoussant dans un élan d'envie si longtemps contenu, dans cette ruelle, dans cette vie insignifiante qui finirait tout comme nos ébats lorsque la lune cédera sa place...
Je me retournais vivement séparant nos deux corps avant de me jeter sur lui à nouveau usant des dernières forces me restant, vois-tu ce que tu fais, vois-tu la folie que tu fais naitre en moi, d'abord Ruby et maintenant tu effaces le peu de raison me restant, le peu qui me maintenait à ma place, je ne veux plus de tout ça, je ne veux plus me retenir, je veux laisser libre court à mes envies, à mes folies, laisser mon esprit malade glisser à son grès sur la pente douce de mon auto destruction...

« Ne me laisses... plus jamais... seule... »

Mes lèvres glissèrent sur lui, ma langue vint jouer avec ses nerfs, et si cette fois nous inversions les rôles, si je devenais le traqueur et toi le traqué, que se passerait-il ? Et si je t'apposais moi-même ma marque, qu'en serait-il ? Mes prunelles incandescentes, entre désir et folie pure se figèrent dans les siennes, je le scrutais quelques secondes, un petit sourire aux lèvres. Sans plus attendre, mon visage vint se nicher dans son cou et je plantais mes dents dans celui ci sans aucun ménagement pendant que l'une de mes mains s'agrippait à son épaule et que l'autre était venue fourrageait dans sa chevelure d'ébène. Tu m'avais fait goûter au plaisir, donnant un aspect des plus plaisant à mon sang malgré son amertume des années passées, j'en avais assez de ce goût, de ces souvenirs que j'aurai souhaité voir s'effacer comme tous les autres, je te veux toi à présent, je veux savoir quelle douceur tu me caches, je veux sentir le goût de la mort, je veux puiser l'essence même de ton être... Je veux être celle qu'elle ne sera jamais, je veux pouvoir goûter à ce dont elle n'a pas eut le privilège... Même si cela signifiait ne plus pouvoir profiter de la douceur du jour, fuir cet astre brûlant et tuer par nécessité ou pur envie, peu importe ce que je devrais endurer, peu importe le prix de cette nouvelle vie...
Tu avais rythmé chacun des jours de ma vie, à présent, dans un dernier soupir, je t'offre mon trépas.



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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Mar 25 Déc - 4:17

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Spoiler:
 

Tes dents dans ma chaire. Tu m’emplis d’allégresse, toi, qui as si longtemps fait partie de ma vie, le sens-tu, ce souffle de vie qui s’écoule dans ta trachée. Le sens-tu ? Le poids de la mort qui arrive inexorablement au fil du temps qui passe et nous emporte dans notre frénésie auto destructrice. Un rictus de plaisir vint s’arracher à mes lèvres. Ta main dans mes cheveux, ta langue dans mon cou, ton souffle chaud sur mon échine. Méliandre, tu m’emplis de contradictions. Tu fais de moi ce que je ne veux pas être, un créateur, un maître. J’avais pour but d’éliminer les gêneurs, les gens de ma race. Mon regard dans le vide, je me sentais à mon tour partir comme si tu étais moi, à la place du chasseur. Tu es déjà comme cela, Méliandre, avant même que je ne fasse de toi un être nocturne, ne crains-tu pas que la folie du sang t’envahisse une fois ta mutation achevée ? J’ai peur, peur pour toi, peur que tu ne perdes la tête, peur que tu fasses des erreurs que nous pourrions regretter, comme Elisabeth. Au moindre dérapage de ta part, je devrai te tuer, en as-tu conscience ?

« Je vais faire de toi une partie de moi, je vais te faire abandonner ton humanité, te donner de quoi pouvoir mettre de côté tout sentiments négatifs, je vais te donner matière à mordre, matière à faire. Ton destin ne sera plus celui d’une jeune fille ordinaire, mais de quelqu’un d’exceptionnelle, ce trait là, ce sera à toi de le définir en fonction des pouvoir que tu pourrais acquérir. Méliandre, nous serons à jamais lié dans la mort… Cela me donnera un certain pouvoir de soumission sur toi, jusqu’à ton émancipation et que tu deviennes… Non, tu le sauras le moment venu. »

Je n’attendis pas plus, mes dents vinrent rejoindre de nouveau son cou, la vidant totalement cette fois-ci, la laissant pour morte dans mes bras, aspirant lentement le liquide carmin qui coulait précédemment dans ses veines. La mort. Sensation de douceur, de volupté suprême. Une élévation au-delà des perceptions humaines et céleste à la fois. Une impression de grandeur, d’unité, de ne faire qu’un avec soi-même et avec le monde qui nous entoure. Peut-être aimerais-tu que je te laisse ainsi, apaisée dans les limbes de ta conscience non réfléchie. Mais j’étais trop égoïste pour cela, j’avais besoin de toi, quoi que je puisse en dire, quoi que je puisse faire. La plaie que tu avais laissée dans mon cou allait être le gouffre de l’issue de ta nouvelle vie, mon offrande au recueillement de ton âme dans un corps mort. Je posais mes lèvres contre les tiennes avant de mener tes lipses à mon cou, laissant le liquide couler en toi, ramenant lentement à la vie chacun de tes muscles, chacune de tes fonctions vitales. Mais dis-moi, Méliandre, est-ce là ton choix ou le miens ? Ne t’ais-je pas indirectement influencé dans tes choix au fil des jours passant sur le navire ? Nous n’étions pas des inconnus en plus de cela, nous avons grandi ensemble, tu m’avais vu évoluer, et je t’avais senti grandir en moi, comme une partie de mon propre corps. Le désir de goûter l’interdit que je me fusse fixé, c’est toi, et ce soir, j’allais briser mes propres règles en faisant ton corps miens, le temps d’une lune. Je pus entrapercevoir la lueur dans tes yeux avant que tu ne commences toi-même cette succion, de nouveau, avec plus de violence et d’envie cette fois-ci, mais est-ce le sang ou moi qui te fais cet effet-là ?

« Ne me vide pas… J’en mourrais… »

Le sais-tu ? Le moyen le plus simple pour un vampire d’en tuer un autre, sans laisser moindre chance de régénération, c’est de le vider complément, le laisser tel quel, sec, sur le sol, prêt à y mettre le feu pour n’en laisser qu’un vague souvenir. Ne fais pas de moi un souvenir. Quand nous créons, nous prenons le risque de mourir dans les mains de notre création, aussi belle soit-elle. Nous la vidons, en premier temps, elle meurt, puis se nourrit de nous, jusqu’à ce sentir pleinement satisfaite. L’art est folie, et il n’y a pas de génie sans folie. Le géniteur premier de notre race était semble t-il un fin visionnaire. Je me sentais m’enfoncer un peu plus dans les ténèbres, mais c’était au combien joussif, vous humains comparerez ceci à un million d’orgasme, il me semble. De quoi vous faire tomber dans les pommes, si ce n’est vous tuer. Mes mains agrippèrent ses anches avec violence et désir. Si cela ne tenait qu’à moi, je serai déjà lié à toi charnellement en cet instant, avant de t’arracher la tête, comble du plaisir. Mais toi, tu sembles complètement me posséder…

« Méliandre… Arrête… »

Le trou noir… ? Qu’allais-tu faire ?





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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Mer 26 Déc - 11:31

« Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. »
Hato & Méliandre



Spoiler:
 

« Je vais faire de toi une partie de moi, je vais te faire abandonner ton humanité, te donner de quoi pouvoir mettre de côté tout sentiments négatifs, je vais te donner matière à mordre, matière à faire. Ton destin ne sera plus celui d’une jeune fille ordinaire, mais de quelqu’un d’exceptionnelle, ce trait là, ce sera à toi de le définir en fonction des pouvoir que tu pourrais acquérir. Méliandre, nous serons à jamais lié dans la mort… Cela me donnera un certain pouvoir de soumission sur toi, jusqu’à ton émancipation et que tu deviennes… Non, tu le sauras le moment venu. »

J'aurais voulu que tu te taises, j'aurais voulu que tu me laisses profiter de cet instant, cette envie qui me dévorait depuis tellement longtemps, pourquoi ne me laisses tu pas apprécier à sa juste valeur cet instant ? Pourquoi faut il que tu prononces tous ces longs discours au lieu d'agir simplement ? As-tu peur que je n'ai pas conscience de mon choix ? Ne crois-tu pas que j'ai eu le temps de murement réfléchir à cet instant depuis que tu m'avais abandonné ? Tais-toi Hato, tais-toi je t'en supplie, finis simplement ce que tu as commencé ! Depuis que nos regards se sont croisés étant enfants, depuis que nous avons grandi ensemble, tu es une part de moi, je sais que je ne pourrais pas vivre ici bas en sachant que tu n'es pas là, que tu n'es pas derrière chacun de mes pas, je suis à toi, je suis toi, tu me dévores depuis tant d'années sans même t'en rendre compte, je suis toi comme tu es moi, c'est étrange ce sentiment que l'être humain peut avoir de dépendance, c'est étrange ce sentiment de ne faire qu'un avec une personne, étrange mais déchirant à la fois... Car le bonheur ne dure toujours qu'un temps, du moins c'est ce que le destin à eut l'air de vouloir me démontrer jusque là...

A la fin de sa phrase, je relevais légèrement la tête de la violente morsure que je venais de lui infliger, les sourcils froncés, en temps normal, j'aurais probablement haussé un sourcil interrogateur, j'aurais laisser échapper un claquement de langue et lui aurait intimé de ne rien me cacher, mais à cet instant précis, sans réelles forces en moi, je ne pu faire autre chose que de poser mes yeux sur lui.. Sans même se soucier de mon interrogation, mon amour revint apposer son funeste baiser, un dernier vertige avant le grand silence... J'avais froid et sentais peu à peu le reste de mes forces me quitter, me laissant reposer dans ses bras tel une poupée de chiffon. Je n'avais pas peur, j'étais avec lui, j'étais apaisée, tout ceci ne ressemblait en rien à l'image que je m'étais faite de la mort, celle-ci était douceur, apaisement, la voix de Ruby s'était tu depuis le début de cette folle nuit, j'étais en paix, en paix avec moi même et le monde m'entourant, un léger sourire apparu sur mes lèvres qui tentèrent tant bien que mal de murmurer ces mots trop longtemps enfouis sans que je ne puisse jamais te les dire, mais aucun son ne sorti de ma bouche, seules mes lèvres remuèrent avant que tu ne te penche vers moi comme si tes lèvres allaient venir effleurer les miennes alors que je rendais mon dernier souffle.

Le temps qui s'écoula entre le moment de ma dernière vision avec mes yeux humains et celui où je sentis chaque partie de mon être se réveiller me paru un temps interminable, mais le goût sur mes lèvres à ce moment précis me paru le plus exquis qu'il puisse exister, c'était tiède, c'était doux, c'était un plaisir innommable tant c'était bon !
Je m'éveillais peu à peu, prenant de nouveau conscience de mon corps, mes yeux se rouvrirent d'un coup sec et tombèrent dans les tiens, et cette envie, cette folie qui s'empara de moi lorsque je compris que ce plaisir n'était autre que ton propre sang s'écoulant dans ma gorge ! Mes mains s'agrippèrent de nouveau à toi avec force et mes lèvres vinrent se coller un peu plus à la plaie de ton cou, succion bruyante et effrénée, j'avais l'impression de te posséder et ce totalement pour la première fois de ma vie, je te voulais toi tout entier, tout ce qui faisait de toi ce que tu étais, je voulais ressentir en moi ce plaisir infini, je voulais que ton sang ne s'arrête jamais de couler, je voulais TOUT de toi quoi qu'il m'en coûte, je ne voulais qu'il ne lui reste rien, pas la moindre petite chose qu'elle puisse posséder par la suite, tu étais à moi, seulement à moi...

« Ne me vide pas… J’en mourrais… »

Lorsque j'entendis ces paroles j'eus une envie irrépressible de rire, tes termes étaient-ils les mieux adaptés ? Je n'en étais pas sûr... Morts, nous l'étions tout les deux mon amour, et cela était indiscutable...
Ne pas te vider ? Non, certes, il ne fallait pas, mais... C'était tellement bon, je laissais échapper un petit râle de plaisir. Non, je ne veux pas que ça s'arrête. Non je veux que tu continues à couler en moi indéfiniment, non ne me coupes pas, s'il te plait, c'est tellement jouissif, non... Pas maintenant... Je veux te déguster, et toi, qu'aurais tu fait à ma place hein ? Tu as dû toi même le penser lorsque tu buvais mon sang, tu as dû toi aussi avoir envie que cela ne s'arrête jamais, mais toi, tu as pu le faire, toi tu m'a vidée... Je ne voulais pas arrêter, ça non...
Lorsque ses mains s'agrippèrent à mes hanches, un petit rictus malsain apparu sur mes lèvres avant que je ne reprenne ma succion avec une envie sans pareille, je me sentais perdre totalement pied, comme si je ne contrôlais plus rien, comme si mon instinct reprenait le dessus, chassant toute raison de mon corps et de mon esprit.

« Méliandre… Arrête… »

Je te sentais faiblir dans mes bras, je te sentais défaillir, mais c'était plus fort que moi, un râle de tristesse cette fois s'échappa de mes lèvres, je n'y arrivais pas, ou n'avais-je pas envie d'y arriver... Je ne le savais guère moi-même, tes paroles revinrent alors hanter mon esprit pris de folie « Ne me vides pas... J'en mourrais... », mais ton sang, plaisir contradictoire, me hurlait le contraire, de continuer, que je ne m'en sortirait que plus grandie. Foutaises.
Les lèvres tremblantes, je finis dans un effort sur humain à quitter ton cou et me reculer de toi avec une vitesse étrange et insoupçonnée qui me propulsa violemment contre le mur du bâtiment, les yeux écarquillés, du sang sur les lèvres et tâchant mon corps dénudée, je murmurais un désolé, mais mes yeux hurlaient le contraire, je passais ma langue sur mes lèvres d'où dépassées à présent deux canines beaucoup plus longue que la moyenne, me délectant des derniers vestiges de ce plaisir...
Soudain tout un tas de bruits vinrent frapper mes tympans, je portais vivement mes mains sur mes oreilles dans un gémissement de douleur, des bruits, des cris, des... des cœurs qui battaient, des bruits de pas sur les pavés martelant mon crâne, les bruits de la vie dans la ruelle adjacentes. Dans un mouvement de panique, je relevais tant bien que mal ma chemise sur mes épaules et récupérais ma jupe avant de partir en courant vers les battements de cœurs m'appelant...



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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Mer 26 Déc - 12:44

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Spoiler:
 

Finalement elle semblait avoir récupéré un semblant de raison. Un semblant seulement, Méliandre, encore une folie dans ton regard. Tu t’étais séparée de moi avec violence, te projetant sans réellement savoir comment contre le mur derrière toi, moi je dus prendre appuie contre celui qui me faisait dos pour ne pas tomber au sol. Tu es incorrigible. Un pardon ? Mais pour quoi faire ? Je savais pertinemment les risques, et tu avais réussi par toi-même à te maitriser. N’étais-ce pas déjà une raison suffisante ? Mais je me posais une autre question, quelle serait ta malédiction, à toi ? La vue ? L’hypnose ? La vitesse ? Non, rien de tout ça, je le compris en te voyant tomber à genoux, te posant les mains sur les oreilles. Hyper sensibilité auditive. Je m’approchais lentement de toi, caressant le sol de la plante des pieds pour t’éviter un fracas trop percutant aux tympans. Mais je n’étais pas la seule vie ici, non, les rues tout autour de nous grouillaient de vie. Méliandre, je le vois dans ton regard, cette soif d’en vouloir encore plus, toujours plus, de tuer, de te rassasier. Mais que vas-tu faire maintenant ? Ce pouvoir semble pour le moment te dépasser, te posséder complètement, et il faudrait du temps avant que tu ne parviennes à le contrôler, beaucoup de temps…

« Ne fais rien de stupide… Tu es en proie à tes émotions, tout ce que tu ressens est décuplé de manière exponentielle à… »

Je n’eus même pas le loisir de terminer ma phrase. Allons bon, c’était donc cela ? Déjà sa première folie. Mais je ne pouvais pas la juger sur l’euphorie de sa première morsure, mon rôle ce soir allait simplement être d’éviter un massacre trop conséquent, deux ou trois morts, pas plus, faute de quoi nous ne serions plus en sécurité. Au moins, elle avait prit le temps de ce revêtir, ce n’était pas un mal… Il fallait donc que j’y aille, moi aussi, dans les gorges de l’enfer, dans les limbes d’une première soif au risque d’en perdre la raison ? Non, ce soir tu allais comprendre le lien qui nous unissait désormais. Je pris le temps de me revêtir, lentement, avant de marcher, sereinement, à travers les ruelles. Je ne m’inquiétais pas le moins du monde, si elle devait faire une bêtise, je le saurais, sa voix était perceptible entre mille, surtout en ce moment où elle semble totalement possédée par un instinct animal. J’avançais, suivant ses pas, attendant que la chasse commence. Allons, Méliandre, attaque, qu’attends-tu ? Que je te montre le gouffre en une naissante et un ancien. Tu n’avais étrangement pas l’air décidée à attaquer, et si je t’aidais un petit peu ? Je remis ma capuche sur ma tête en pénétrant dans une ruelle peu fréquentée, saisissant par le cou une passante, usant de ma vitesse pour ne pas laisser aux citoyens le temps de me voir. Mon dieu que c’était plaisant d’être maître d’une situation. Je me dirigeais vers toi, courant à travers les ruelles, pour finalement me planter devant toi. Alors, tu voulais jouer ? Je saisis un de mes katana en venant légèrement entailler la gorge de ma proie, laissant le sang couler sur sa gorge, sur ses habits, avant de venir tâcher le sol de ce liquide plasmatique.

« Mange, Méliandre. A quoi bon jouer plus longtemps ? Cette euphorie tu auras le loisir de la retrouver plus tard, quand tu maitriseras un minimum tes sentiments et tes pouvoirs. Mais n’est-ce pas tout simplement incroyable ? Cette sensation… » Dis-je, en lui lançant la femme pour qu’elle la rattrape. « Supériorité, soumission totale, voyons ce que tu sais faire de tes yeux… Fais lui s’adonner d’elle-même à toi, comme un présent, un banquet, une offrande… De cette manière… » Je vins claquer des doigts pour laisser un homme rejoindre la ruelle, le regard vide, il se présenta a moi avant de me donner son cou, que je vins mordre avec violence, le laissant tomber au sol en un soupir de délectation sans précédent. « C’est ça, le pouvoir, celui qui fera que tu ne seras jamais perçue, quand tu le peux, ne tue pas, quand tu sens la folie t’envahir, isole toi. Quand tu n’en peux vraiment plus… Là je ne dirai rien… Mais au moindre dérapage, et je t’arracherais moi-même la carotide. Trois, c’est tout ce que je t’autorise pour ce soir… Au-delà, tu en répondras face à moi au navire, et ne crois pas que je plaisante… » Finalement, retournant les talons… « Itadakimasu… Je ne serai pas loin… » Avant de disparaitre dans la nuit, au milieu de cette masse de gens.

* Tu te rendras bien assez compte que le malheur surplombe le plaisir... Rapidement... *






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Méliandre DeVitto
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MessageSujet: Re: jouis. Meurs ensuite. [PV Méliandre]   Mer 26 Déc - 16:55

« Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu. »
Hato & Méliandre



Spoiler:
 

Il m'avait semblait qu'Hato avait prononcé une phrase mais je ne l'entendait pas, je ne l'entendais plus, des millions de bruits, des millions de voix, raisonnaient étaient-ils en moi ou extérieur, je n'en savais rien, mais ce vacarme incessant me rendait folle, me poussant inexorablement vers cette marée grouillante...
Lorsque je pénétrais de nouveau dans ce flot incessant de vie, je crus que mes tympans allaient exploser, je poussais un cri de douleur, c'était comme si la terre entière avait décidait de venir faire une énorme orgie dans mon esprit, et ces bruits de cœur battant, ce bruit de vie qui m'obsédait, il fallait que je le fasse cesser, il fallait que ces « boums » incessant s'arrête quitte à ce que je sois obligé de mordre un à un tous ces passants, je voulais que ça cesse, il le fallait, il le fallait avant que je perde totalement pied, mais au fond je ne suis pas sûr que ça ne soit pas déjà le cas...
Je me stoppais un instant secouant la tête, non il ne fallait pas, je ne devais pas laisser place un peu plus à la folie qui m'habitait, j'étais venu pour le protéger, pour éviter qu'il ne se fasse traquer par les habitants de cette île, je ne voulais pas qu'il fasse une bêtise et qu'il mette sa vie en péril, mais au lieu de cela c'est moi qui me préparais à faire un massacre...
Respirer, il fallait que je respire, il fallait que je me calme... Autant dire chose impossible avec tout ce monde autour de moi, s'ils pouvait juste arrêter de bouger, arrêter de parler, arrêter de respirer, juste tout stopper un court instant pour que je tente de reprendre le dessus sur mes envies meurtrières... Il fallait que je quitte la rue principale, et en vitesse avant de me ruer sur une personne au hasard, cette sensation était immonde, un besoin irrépressible...

Je finis par reprendre ma course et me stopper dans une nouvelle ruelle un peu plus au calme, je me laissais lourdement tomber au sol la tête dans les mains, la respiration saccadée, luttant contre moi-même et cet espèce d'instinct animal qui ne voulait qu'une seule et unique chose, sentir ce doux nectar et cette odeur âcre venir titiller mes narines et emplir peu à peu l'air ambiant.
Un bruit assourdissant ne tarda pas à venir couvrir tous les autres, il arrivait, il courrait en ma direction, avais-je fait une erreur sans m'en rendre compte, avais-je tué ? Non, c'était impossible, je m'en serais forcément rendu compte, cette envie de sang aurait été moindre à défaut de ne plus être... Que veux-tu ? Arrêtes, je t'en supplie, stoppes ce vacarme je n'en peux plus !
Lorsque le bruit cessa, je relevais vivement la tête, un sourire immense sur le visage, tu n'étais pas seul, je sentis mes mains se mettre à trembler, mes yeux ne cessaient de la fixer avec envie, cette femme semblait on ne peut plus exquise, et son cou, la peau semblait si tendre, une simple pression et le sang se mettrait à couler à flot... Mon dieu mais qu'avais-tu fait de moi, avais-tu fini par réveiller toute la folie de mon âme ?! C'était tellement enivrant, tellement incontrôlable...
Tu devanças mes envies, alors que la lame de ton katana vint dans un geste gracieux ouvrir sa gorge, je laissais échapper un râle d'envie, approchant l'une de mes mains vers ta proie.

« Mange, Méliandre. A quoi bon jouer plus longtemps ? Cette euphorie tu auras le loisir de la retrouver plus tard, quand tu maitriseras un minimum tes sentiments et tes pouvoirs. Mais n’est-ce pas tout simplement incroyable ? Cette sensation… »

Euphorie ? Je dois dire qu'elle était bien caché par ce brouhaha incessant, le plaisir de sentir la douce odeur qu'ils dégageaient, l'envie de les traquer, de jouer avec eux, ça devait être si plaisant lorsqu'ils ne s'agglutinaient pas tous dans votre esprit ! Est ce que toi aussi tu avais entendu tout ça, toi aussi les bruits de la vie t'avaient-ils subjugué lors de ta première fois ? Avais-tu seulement été humain avant tout ça ? Je te connaissais depuis tant d'années, mais, cette question là, je n'en avais nullement la réponse...
Maitrisant ? Je laissais échapper un petit rire en entendant ça, voyons Hato, tu l'as toujours su, je n'ai jamais su maitriser mes sentiments, tu en as toi même été témoins de nombreuses fois lorsque je suis arrivée dans ton village...
Soudain il lâcha la femme que je me hâtais de rattraper, ma langue vint doucement lécher le sang s'écoulant de sa plaie, je fronçais légèrement les sourcils, le goût était différent, vraiment très différent.

« Supériorité, soumission totale, voyons ce que tu sais faire de tes yeux… Fais lui s’adonner d’elle-même à toi, comme un présent, un banquet, une offrande… De cette manière… »

De mes yeux ? Mais que voulait-il que je fasse de mes yeux ? Je n'avais pas envie de jouer, non elle ne me plaisait pas, son goût ne me plaisait pas ! Je plantais tout de même mes crocs dans cette inconnue et commençais avidement ma succion sans la moindre douceur. Non, décidément elle avait un goût immonde ! Ça n'avait rien à voir avec celui d'Hato, où était passé ce si délicieux nectar qui s'était écoulé du cou de mon amant ? Pourquoi le sien était-il si fade à côté ?

Une nouvelle odeur me titilla les sens, un homme venait de s'avancer de lui même dans la ruelle et se présenta à mon vis à vis, je lâchais d'un coup le corps de la jeune femme vidée en partie de son sang, un peu de liquide carmin perlant au coin de mes lèvres. Je penchais légèrement la tête sur le côté et observait avec avidité la scène qui se déroulait sous mes yeux.
Serais-je un jour capable de faire de même ? C'était une pure merveille ! Lorsque le corps de l'homme toucha le sol, Hato me coupa dans mes interrogations tout en répondant à ma question intérieure :

« C’est ça, le pouvoir, celui qui fera que tu ne seras jamais perçue, quand tu le peux, ne tue pas, quand tu sens la folie t’envahir, isole toi. Quand tu n’en peux vraiment plus… Là je ne dirai rien… Mais au moindre dérapage, et je t’arracherais moi-même la carotide. Trois, c’est tout ce que je t’autorise pour ce soir… Au-delà, tu en répondras face à moi au navire, et ne crois pas que je plaisante… »

Un léger grognement s'échappa d'entre mes lèvres. Des menaces ? Pour qui me prends-tu ? Certes je suis folle, je l'ai toujours été, je ne m'en suis jamais caché, ils l'avaient déjà compris alors que je n'étais qu'une enfant... Et à présent que c'était il passé ? Rien ou presque, tu avais juste fini par libérer mon esprit malade de la chaine qui le bridait. Était-ce pour cela que Ruby t'avait laissé faire ? Était-ce pour cela qu'elle ne s'était pas manifesté ? Avait-elle tout prévu ? Savait-elle que je te laisserais me prendre mon dernier souffle ?
Je fermais quelques secondes les yeux tentant de taire ces questions, si je devais mourir à nouveau se serait sous ton baiser, peu importe pourquoi, peu importe quand, je savais ce que tu réservais au gens comme « nous »... Lorsque je rouvris enfin les yeux, tu avais tourné les talons et t'éloignais peu à peu, je n'avais pas saisi tes derniers mots, me contentant de te regarder t'éloigner sans esquisser le moindre mouvement jusqu'à ce que tu disparaisses de ma vue.
Je laissais échapper un soupir, mon regard incandescent se posa sur les deux corps se trouvant devant moi. J'avais envie d'hurler sans réellement savoir pourquoi, mes ongles griffèrent le sol produisant un son strident absolument affreux, prise d'une nouvelle rage soudaine je me jetais sur les deux corps les vidant totalement avant de reprendre ma course folle en dehors de la ville sans savoir où j'allais, je savais juste qu'il fallait que je sorte de cet endroit grouillant. M'isoler coûte que coûte...



« Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile. »
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