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 Feinter la mort, encore. [PV]

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MessageSujet: Feinter la mort, encore. [PV]   Dim 16 Sep 2012 - 22:58




Léger sourire sur mon visage et comme un sentiment de répulsion. Ce jour d'invitation trônait sous la pluie. Marchant paisiblement dans les rues sinueuses des bas-fonds d’Illusia, je fus assez surpris de voir à quel point une simple perturbation météorologique pouvait stopper la vie d'une cité toute entière, c'était... Passionnant. Portant ma main à mon crâne pour remettre mes cheveux en place, j'époussetais de mon autre main mon costume noir orné d'une sublime cravate, de chaussures cirées et d'une chemise blanche. Le teint livide, j'avançais paisiblement comme avancerait un mort dans le tunnel menant de 'l'autre côté'. Mes pas raisonnaient à travers toutes les rues, donnant pour symbole métronome, un rythme à la vie. Tant qu'il marche, c'est qu'il ne tue pas. Une étrange rumeur circulait aussi à mon sujet dans ce lieu ou marines n’étaient pas les bienvenues. Nous y reviendrons tout à l'heure. Au fur et à mesure que j'avançais, les rues semblaient se vider de plus en plus. Un léger courant c'était formé sous mes pieds, essayant de gagner le point de terre sèche le plus proche pour s'y réfugier pour l'abreuver. Stoïque, je marchais toujours, sans marquer d'arrêt. Moi qui pensais marcher comme ça durant toute la route, j'allais être déçu, poussant un léger soupire, une petite fille sautant dans les flaques venait de me rentrer dedans et était tombée sur le sol. Mes pas s'arrêtèrent. La rue semblait être morte, tout le monde semblait retenir son souffle autour de moi, je pouvais voir des volets se fermer, des yeux se clore. Dans quel but ? Je portais maintenant mon regard sur cette fille, déposant ma main sur son épaule. Je l’aidai simplement à se relever. Je retirai ma veste et la passa sur ces maigres épaules, les haillons qu'elle portait étaient trempé. Dans un soupir, je saisis quelques Berrys dans ma poche et les glissa dans ma veste qui était maintenant sur le dos de la petite.

« De nos jours, Seul resplendit celui qui d'un rien s’amuse... Ne perds pas cette innocence, ne deviens pas comme eux... »

Rien de plus, je repris ma marche et en quelques minutes, tomba devant un kioske reculé des autres bâtisses. Les bruits des légers talons de mes chaussures étaient maintenant étouffés par la boue qui glissait sous mes pas. Je poussai la porte de l'habitation. « Bonjour ». Mon visage se tourna légèrement sur la gauche pour apercevoir l'individu en question. Il ne m'était pas inconnu, je l'avais croisé de nombreuses fois dans des allers et retour en différentes salle clés du village autour du palais royal et du bureau du premier homme de main. Que faisait-il là ? Est-ce-que les invitations venaient de lui ? Moi qui pensais à un ordre venu d’en haut, si c'était le cas, je risquerais bien plus que ma vie en compagnie de cet homme. Entrouvrant légèrement les lèvres, je laissai échapper un léger souffle en guise de réponse. De manière parfaitement audible pour tout combattant confirmé, je venais de laisser le vent porter mon retour de salutation au creux de l'oreille de mon interlocuteur. Portant ma main à mes cheveux, je les remis une fois de plus en place, c'était donc réellement devenu un tic. Ma main se portait ensuite à ma poche, marquant comme une image de répulsion, de renfermement sur moi même.

« Si je puis me permettre... Je ne pense pas que... »

Coupé dans ma phrase, une nouvelle présence venait de faire son apparition. Comme par précaution et involontairement, le sol commençait à trésaillir sous mes pieds avant que je ne reprenne totalement le contrôle de mon esprit. Je sortie alors ma main de ma poche, retirant le 'bouclier' que je venais de créer pour accueillir cette nouvelle âme. La pluie frappait les vitres dans un fracas sans précédent. Si je m'étais quelque peu affolé, ce n'était pas sans raison. Je connaissais cette aura là, j'avais longtemps vécu à ces côtés, j'en connaissais l'odeur comme s'il s'agissait de mon âme. Un rictus de non satisfaction se dessina alors sur mon visage et mon regard, devenu noir, tomba sur le premier individu pour finalement redevenir stoïque aux bruits d'entrebâillement de la porte. Comme par le même procédé que précédemment expliqué, mes lèvres s'entre ouvrèrent laissant échapper un souffle sourd et étouffé. « Tu es… ». Une heure passa, dans un fracas presque calculé, la foudre cachait les bruits de notre combat. J’étais tombé dans un piège. Mon frère avait osé m’envoyer un de mes amis pour me tuer, ainsi qu’un révolutionnaire que je connaissais depuis bien longtemps, travaillant au palais en infiltration. C’était donc ainsi ? Je me relevais du sol, couvert de blessures diverses, le sang ayant entaché ma chemise blanche. Ma main serra le pommeau de mon Katana avant que je ne range ce dernier dans son fourreau. Mon regard se porta dans les placards, où je trouvai aisément de quoi panser les coupures, et de quoi changer mon visage. Je saisis des ciseaux et n’hésitai pas, je coupais ces derniers gaiement, désirant devenir méconnaissable, introuvable par les marines, introuvable par mon frère. Après cela, c’est de l’oxygène actif qui vint blanchir mes cheveux, au point d’en paraitre albinos. Des yeux de braises et les cheveux blancs, quelle caricature. Je me décidais à partir rapidement de cette île, je ne savais pas combien de personnes étaient après moi, mais j’eu seulement le temps d’ouvrir la porte qu’une personne était prostré là, debout, face à moi. Celle-là, je ne l’avais pas sentie venir.
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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Jeu 20 Sep 2012 - 21:45





Musique n°4 : L'ennui des jours de pluie ♫


Après une petite aventure assez inattendue, j'avais passé quelques jours de repos quand soudain une lettre m'avait été envoyé. La surprise que j'ai eue en sachant cela. Je pensais que personne ne savait où je me trouvais même les personnes que j'ai rencontrées ici. La lettre m'avait été envoyée par qui ? Le mouvement révolutionnaire, c'est quelqu'un ça ? Si c'est le cas, je plains son nom... Je ne crois pas que ce soit une personne, enfin si, c'est bien une personne qui m'a envoyé cette lettre, mais elle ne devait pas s'appeler ''le mouvement révolutionnaire''. Soudain, j'eus une idée, une super idée, l'idée du jour même, ouvrir et lire cette lettre.

# Rendez-vous dans cinq jours à 22h derrière l'atelier de bijouterie. Venez seule merci. #

Et il a cru que j'allais venir ? J'ai qu'une chose à dire, il va attendre tout seul le pauvre. J'ai un voyage à entreprendre, moi. Je dois aller sur Grand Line, alors pas le temps de blablater avec des inconnus. Maintenant je devais trouver un moyen d'embarcation et quelqu'un qui puisse me dire où se trouve Grand Line, c'est là que me vint l'idée de faire équi... idée rejetée, j'ai toujours marché seule et c'e n'est pas maintenant que j'allais donner ma main à quelqu'un pour m'accompagner, mais comment faire alors ? Peut-être que partir à ce rendez-vous pourrait m'être utile finalement. C'est décidé, j'irai à ce rendez-vous dans cinq jours, je n'ai plus qu'à m'occuper en attendant.



Le lendemain, j'avais décidé de me mettre à la recherche d'informations pour aller sur Grand Line, car mon principal objectif était de me rendre là-bas, sauf qu'aujourd'hui, il pleut et sortir par ce temps-là c'est que ça ne m'amuse pas tellement, surtout que mes cheveux vont prendre l'eau... Mais bon, on n'a rien sans rien, alors je sors. Après avoir emprunté un parapluie à quelqu'un que je n'avais jamais vu -mais ça on s'en fiche-, j'étais dehors. Le ciel était gris, vide de toute vie. Les rues avaient bien changé depuis, le mariage du prince, plus les mêmes décorations, plus rien n'était comme il y a quelques jours. Bien que je m'en moque totalement, le changement n'était que trop visible. En marchant dans les rues d'Illusia, personne ne pointait son nez vers l'horizon, mais il fallait bien que je trouve au moins une personne. C'est ainsi, qu'après m'être perdue, j'avais trouvé un vieil homme assis sur un banc regardant le ciel triste. Dans un réflexe naturel, j'avais installé mon parapluie au-dessus de sa tête afin de le protéger des larmes du ciel.




<< Bonjour monsieur. >>
<< Bonjour à toi jeune fille. Que fais-tu là par un temps de pluie ? >>
<< Je pourrais vous poser les même question... Vous n'avez pas froid ? >>
<< Non, ça va, merci de t'en inquiéter. Vu que je m'ennuyais je profite du temps à l'air libre. >>
* Profiter de la pluie, il a vraiment l'air de s'ennuyer, mais moi aussi je m'ennuie à vrai dire... * << Moi, je cherche à savoir où je pourrai trouver des informations, vous ne pourriez pas m'aider ? >>
<< Si tu cherches des informations, va là-bas dans cette bâtisse, tu trouveras sûrment quelqu'un pour t'aider. >>
<< Merci. >>




Après, vu la direction qu'il me pointait du bout du doigt, je me remis en route, laissant seul ce pauvre homme dans son ennui. Soudainement, le temps se gâta de plus belles, les pluies se faisaient de plus en plus diluviennes, même les éclairs et les tonnerres qui les accompagnaient étaient de la partie. Mon parapluie ne servait quasiment plus, je m'empressai de courir vers l'endroit indiqué par le vieil homme. Arrivé à l'endroit indiqué, je fermai mon parapluie pour m'apprêter à entrer. Sans avoir le temps d'y toucher, la porte s'ouvrit d'elle-même et un individu apparu derrière celle-ci.



Il possédait des cheveux blancs et des yeux rouges comme le sang. J'étais figée face à lui le regardant droit dans les yeux, ses yeux de feux me coupèrent le souffle, mon coeur battait de plus en plus vite. Des yeux rouges, je n'en avais pas vu depuis tellement longtemps, ces yeux me rappelèrent mon passé que j'avais décidé de cacher. Qu'est-ce qu'un type comme lui venait faire ici ? Etait-ce une … non, impossible. La seule personne aux yeux rouges qui venait d'Heavena et qui se trouve sur la Mer Bleu, c'est ce dragueur du dimanche de Kenren. Alors lui, qui est-il ? Je ne pense pas qu'il vienne de mon île natale aussi. En regardant cet homme de plus près, il n'avait pas l'air très bien non plus. Il était blessé un peu partout, sa chemise aussi était rouge, mais rougit par le sang. En temps normal, je l'aurai accordé un regard et continué ma route, mais il m'avait quelque peut intrigué. Alors comme le vieil homme pour lequel je m'étais prise de compassion, je me pris de compassion pour celui-ci.




<< Hey, tête blanche. Vu ton état, je ne crois pas, mais t'es sûr que ça va ? >>


♫ Fin de la musique ♪
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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Mer 24 Oct 2012 - 18:58

Il faut que je mange ~
"... Elle est où ?"





Si je vais mal ? C’est un euphémisme. Mon regard se posa sur la fille devant qui je me trouvais à présent. Elle ne semblait pas être amie avec les deux que je venais de sécher. Je l’auscultais de mes yeux, la regardant de haut en bas, un léger sourire en coin. « J’ai l’air de péter la forme ? ». Suite à cela, mon sourire s’élargit un peu plus. Je me laissais alors tomber le long de la porte, laissant une longue trainée de sang sur cette dernière, posant mon regard sur le sol. Je commençais à voir flou, ce n’était en aucun cas bon signe, j’avais perdu trop de sang, et le seul moyen pour moi de survivre à ce moment aurait été de… Mon regard se posa de nouveau sur la fille. Mais au faite, c’était qui ? Vu le bordel que l’on devait avoir fait, la croiser ici était soit un pur hasard, soit elle était confirmée dans l’art du combat. Impossible de réfléchir correctement de ce genre de situation. Je me relevais, tant bien que mal, m’appuyant cette fois-ci sur le rebord de la fenêtre à côté de la porte d’entrée. Mon regard plongeât dans le sien une fois de plus, je ne souriais plus, mais n’étais en aucun cas agressif ou quoi que ce soit de mes yeux. Je regardais, simplement, les prunelles de la jeune fille.

« Penses-tu pouvoir m’aider à aller mieux ? »

Ma vois venait de changer, comme étant plus suave, plus additive, plus attirante, plus alléchante, affriolante. J’allais user de mon don d’hypnose inductive, je n’avais pas vraiment le choix. Pour espérer poser mes lèves dans son cou, je me devais au moins de la mettre en confiance. Je n’avais pas assez de force pour faire une hypnose brusque en rompant un schéma. J’allais devoir faire ça plus calmement, et simplement par l’induction de ma voix, et le choix de mes mots. Elle semblait pas spécialement méfiante, et n’avait pas non plus prit peur en me voyant là, couvert de sang à moitié en train de mourir. Un nouveau sourire se porta à son attention, avant que je ne retire mes vêtements supérieurs, dévoilant mes plaies. Je passais le revers de ma main sur une d’entre elles, essuyant le surplus de sang, avant de déchirer ma chemise, en faisant un bandage que je passais au niveau de ma taille, stoppant ainsi le plus gros de l’hémorragie. Elle ne semblait toujours pas réagir, mais en même temps, à ce moment là, j’étais dos à elle. Finalement, je me retournais, lui faisant face toujours en souriant.

« Je ne suis pas un humain normal… Et je suis conscient de ce que je demande, mais j’aurais besoin de ton aide… »





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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Jeu 25 Oct 2012 - 20:31





Musique n°5 : Miroir du passé ♫



Par les indications d'un vieil homme et par la force du mauvais temps, je m'étais retrouvée ici. Je pensais que j'allais pouvoir trouver les informations que je cherche, mais à la place, j'étais tombée sur un jeune homme qui était au point mort... Bon en fait il était toujours vivant, mais vu son état, peut-être pour plus longtemps. Je lui avais demandé comment il allait et la seule chose qu'il avait trouvé à faire était de me dévisager le sourire aux lèvres, je devrai surement lui dire que je ne suis pas l'ange de la mort venue le chercher.... Son regard était vide, mais pourtant ses yeux rouges me transperçaient. Il fallait que j'oublie cette histoire de yeux rouges, il ne pouvait pas venir d'où je viens. Soudainement, le jeune homme aux cheveux blancs- d'ailleurs il est bien jeune pour avoir des cheveux blancs- perdit l'équilibre et s'écroula sur le sol sans que je puisse avoir le temps de le retenir. Etalé par terre, l'homme aux cheveux blancs avait laissé des traces de sang derrière lui, à ce moment je me demandais vraiment ce qui lui était arrivé. Je croyais qu'il avait perdu conscience, alors je voulus m'approcher de lui pour le relever. Mais après m'avoir observé depuis le sol, il se releva et m'observa de nouveau sur ces deux pieds cette fois. Ce fut le blessé qui prit enfin la parole.



<< Penses-tu pouvoir m'aider à aller mieux ? >>





Il a répondu à ma question, par une autre question certes, mais il m'avait répondu. Je n'avais pas entendu le ton de sa voix portant mon casque sur mes oreilles, mais ayant pris l'habitude de lire sur les lèvres, j'avais compris. Cependant, demander de l'aide à une personne qu'il voit pour la première fois, ce type devait être désespéré. Dans une telle situation, n'importe quel être demanderait de l'aide à n'importe qui et je le comprends, je le comprends même trop. A travers son image c'était comme si je m'étais vue il y a quelque temps, lorsque je venais de me faire battre et que j'étais au bord de l'agonie. La seule différence entre nous deux, c'est que lui peut me demander de l'aide, mais moi dans cette situation, à l'époque, je n'avais pu demander de l'aide à personne.



Pour faire preuve de sociabilité, j'avais enlevé mon casque et allais répondre à sa question, mais il avait enlevé ses vêtements et s'était mis à panser ses blessures à l'aide de sa chemise en guise de bandages. Ses blessures montraient qu'il avait été attaqué et que ses opposants ne l'avaient pas loupé. Savoir par qui et pourquoi il avait été attaqué m'importait peu pour le moment, mais je ne sais pas pourquoi, je pensais que j'allais vite le savoir. Le blessé se retourna vers moi, de nouveau le sourire aux lèvres - il est vraiment sur le point de passer l'arme à gauche lui ? - et s'adressa de nouveau à moi.




<< Je ne suis pas un humain normal... Et je suis conscient de ce que je demande, mais j'aurais besoin de ton aide. >>



Il dit qu'il n'est pas normal. Je ne pensais pas avoir besoin que l'on me fasse la remarque, c'est vrai qu'on voit tous les jours des gens aux cheveux blancs et aux yeux rouges qui sont sur le point de mourir en perdant beaucoup de sang comme lui. Bon, soyons sérieux. A ces mots, j'éclatai soudainement de rire -j'ai dit: "Soyons sérieux", mais c'est quand même venu-, ce n'était pas très approprié vu la situation, mais je n'avais pas pu m'en empêcher. J'avais vraiment l'impression d'avoir face à moi un miroir qui reflétait mon passé.



~ Flash Back~

Je m'étais souvenue d'une discussion que j'avais eue avec mon maître, il y a bien longtemps, lorsque j'étais plus petite. Il faisait nuit j'étais assise sur un nuage regardant la lune qui brillait dans le ciel. J'étais recroquevillé sur moi-même, énervé comme souvent et mon maître était venu pur me réconforter.



<< Qu'est-ce qu'il y Celosia, pourquoi boudes-tu ? >>
<< Parce que.... Je ne suis pas normale ! >>
<< Tu n'es pas normale ? Hahaha... Je pense que la notion de la normalité d'une personne n'existe pas. Nous somme tous différents et de ce fait personne n'est normal. Pour moi, tu n'es pas normale, car tu boudes, alors que tu ne devrais pas. >>
<< Et vous, vous n'êtes pas normale parce que vous trouvez réponse à tout. >>
<< Voilà, tu vois que moi non plus, je ne suis pas normal. Prends ma main et rentrons à la maison, je t'ai préparé ta nourriture préférée! >>


~ Flash Back~



A l'époque, je n'avais pas compris ce que le vieux me disait, mais maintenant, je voyais. En tendant ma main droite vers le blessé je lui proposai mon aide. Je n'avais pas pu m'empêcher de reprendre les gestes, le sourire et les paroles de mon maître. C'était, ce que j'avais trouvé de mieux à faire.



<< Tu n'est pas "un humain normal" … Nous somme tous différents et de ce fait personne n'est normal. Tu ne me connais pas, mais tu ne sembles pas avoir peur de moi. Pour moi, c'est ce qui fait que tu n'es pas normal, mais montre-moi pourquoi tu penses ça de toi. Prend ma main et je t'aiderai. Au fait, moi c'est Celosia. >>


♫ Fin de la musique ♪
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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Jeu 25 Oct 2012 - 22:31

Il faut que je mange ~
"... Elle est où ?"





Ma main vint attraper la sienne, quand elle tendit cette dernière en ma direction. Qui était-elle, finalement, je le su, Celosia. Un nom de fleur, si je ne m’abuse. Mon regard se porta de nouveau dans le sien, souriant à ses mots. La normalité. Au final, elle avait surement raison. Qu’est-ce-que la normalité si ce n’est ce que l’on nous implante depuis notre plus tendre enfance dans le crâne. Inculquez à une enfant que le bien est le mal et que le mal est le bien. Alors, aider son prochain sera peut-être pour lui signe d’un dégoût, sauver une vie serait dans son esprit, comme en voler une, dans le notre. Mais je ne pense pas qu’elle soit de ce genre, à remettre tout en cause. Pour preuve, elle était toujours là, la main tendue et un sourire se voulant rassurant sur le visage. En réponse à son prénom, je lui donnais le mien « Hato, Tsukiyo no Hato. » Après quoi, je m’avançais d’un pas vers elle, titubant légèrement. Je me rattrapais en m’appuyant un peu sur sa main, et posant de nouveau la main contre un mur pour ne pas tomber sur le sol. Je lui adressai un sourire gêné en prenant le temps de regarder autour de moi, que nous étions bien seul.

« Si tu y tiens, je vais te montrer en quoi je ne suis pas normal… »

Rapidement, mon regard quitta le sien, mes yeux vinrent se clore alors que mes lèvres s’approchaient de son cou, s’arrêtant à quelques millimètres. Je me stoppais aussi sèchement que j’avais commencé, mais qu’étais-je en train de faire, encore ? Je présentai rien de bon dans mes intentions, porter mes lèvres à son cou, lui apposer mon baiser vampirique, tout cela serait surement une erreur. La frénésie qui m’envelopperait à cet instant, au moment ou son sang toucherait mes lèvres, étais-je en mesure de la maitriser ? Rien n’était moins sur en ce moment, surtout dans mon état de damné à moitié mort, refusant de ce nourrir par moyen conventionnel depuis des semaines. Le jour, et seulement le jour où je serai en mesure de me contrôler, je pourrais tenter d’apposer ma marque, et jamais sans accord préalable. Je vins me pincer doucement la lèvre inférieure de ma canine en lui souriant de nouveau. Ma main vint rejoindre la sienne, que j’avais précédemment lâchée. J’entrouvris les lèvres, une fois de plus.

« Je pense que mourir serait pour moi plus sage, ce soir. Je ne suis pas sur de vouloir te faire subir la lésine d’un vampire, le bien qui fait mal… Haha… »

Un léger rire, bien que souffrant, il était sincère, et triste à la fois. Je vins m’assoir par terre, regardant le plafond. Finalement, je mourrais plus ou moins comme je le souhaitais ? Je n’avais pas mes katanas à la main, je n’étais pas en plein combat, mais je pouvais observer une fleur en sentant mes forces me quitter en même temps que le sang fuyait mes veines pècheresses. Je souriais, bêtement, innocemment, face à ma possible mort. Ce serait tout ? Tout allait se terminer de la sorte ? Comment ? Je n’avais pas accomplis le dixième de mon ambition, mais je sentais apaisé, reposé. Et si avant de mourir, il m’était donné l’occasion de connaître quelqu’un, comme je ne l’ai jamais connu ? Si elle était l’entité céleste devant guider mon âme vers une terre plus sereine ? Alors le silence serait bien trop lourd.

« Celosia, qui es-tu, dis-moi ? »






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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Lun 5 Nov 2012 - 16:48





Musique n°6 : Un homme à comprendre, Tsukiyo no Hato ♫



Après m'être présenté au jeune homme et lui avoir tendu ma main, celui-ci la saisit et replongea son regard dans le mien. Il se présenta à moi, Tsukiyo no Hato était son nom. Cela ne m'évoquait rien du tout. C'était définitif, je ne le connaissais pas et il ne venait pas d'où je viens. Le pauvre, il n'arrivait pas à tenir debout, il vacillait et le fait qu'il retombe sur le sol n'était plus question de temps, mais je serai là pour l'aider à partir de maintenant. Dès qu'Hato m'annonça qu'il me montrerait en quoi il n'était pas normal, l'homme à la chevelure blanche s'approcha lentement de mon cou. Qu'est-ce qu'il me voulait ? Je ne comprenais pas ses actes, mais s'il venait à être dangereux, je ne me retiendrai pas. La seule personne qui a osé je ne sais combien de fois s'approcher de mon cou -pour des raisons dont j'ai pas du tout envie de m'en rappeler- a toujours fini avec mon poing dans sa face. Ironiquement, cette personne était la personne avec qui j'avais assimilé Hato tout à l'heure. Cependant, aussi vite les soupçons étaient venu, aussi vite ils étaient partis. Hato s'était éloigné de mon cou afin de me refaire face et me décerner de nouveaux mots.



<< Je pense que mourir serait pour moi plus sage, ce soir. Je ne suis pas sur de vouloir te faire subir la lésine d'un vampire, le bien qui fait le mal... Haha.... >>



Là, à vraie dire, je n'ai rien compris à ce qu'il m'a dit. Comment mourir pourrait être une décision sage ? Qu'est-ce que cachent ces mots ? Moi, je n'ai pas les qualités du vieux, je ne sais pas lire à travers des mots, je ne lis qu'au travers des actes. Et le seul acte que je vois, c'est un type en train de mourir devant moi. Ensuite, si j'ai tout suivi, il voulait me mordre ? Pour quoi faire ? Enfin, le plus important, c'est quoi un vampire ? Soit, le fait d'avoir perdu beaucoup de sang, le fait délirer; soit je ne comprends rien à rien. C'est que je ne viens pas d'ici, moi. Il pourrait me parler avec un langage que je comprends. Il s'était mis à ricaner légèrement, quant à moi, je fronçais les sourcils pour essayer de comprendre un truc. Je voulais poser une question pour essayer de savoir qui était Hato, mais celui-ci me pris de court en me posant d'abord la question.



<< Celosia qui es-tu, dis-moi ? >>



Que lui répondre ? Que j'ai 21 ans, que je suis célibataire, que je fais un mètre et 89 centimètres... Lui dire exactement qui je suis -bien que ce soit très passionnant- prendrait trop de temps et il aurait le temps de mourir vu son état. De plus s'il mourrait pendant que je lui parle de moi, je n'aurai pas l'air très malin. Donc, je vais essayer de faire simple, même si c'est presque impossible. J'inspire longuement, j'expire lentement et je parle finalement.



<< Qui je suis?... D'où je viens, je suis ce que l'on appelle une aberration. Issue d'une union taboue, je n'ai pas vécu la plus fabuleuse des vies là-haut. Ceci est peut-être dur à croire, mais j'ai vécu au-dessus des nuages. Il y a encore peu, je marchais dessus, mais les évènements de la vie ont fait que me retrouve ici aujourd'hui. En ce moment j'essaye de comprendre ce monde en voyageant à travers celui-ci. Essayer de faire en sorte que l'égalité et la liberté soient respectées sur ces terres et dans le ciel, c'est le but que je me suis fixé. Je poursuis une sorte d'utopie... même si j'ai prévu de casser la tête de quelques personnes. >>


Je sais que j'ai prévu de faire une description simple, mais sur le moment c'est tout ce qui m'est venue à l'esprit. Je n'avais pas envie de l'embêter avec les détails, car cela ne l'intéresserait surement pas. Je me demande encore pourquoi je lui ai raconté tout cela. J'aurai très bien pu lui mentir ou bien lui répondre qu'on parlerait une fois qu'il sera remis sur pieds, mais non. Je ne sais pas pourquoi, mais je lui ai dit. Je discutais normalement. Hato m'avait mise en confiance, tellement que l'on en oublierait qu'il est là devant moi, blessé comme jamais. Est-ce qu'Hato se sentait mieux maintenant ? Parler à une inconnue, savoir qui elle est, était-ce tout ce dont il avait besoin ? Il fallait que je sache. Ce qu'il veut et qu'il est. Avec ma main droite j'attrapais une de ses mains et avec la gauche je m'étais mise à lui caresser ses cheveux blancs pour le rassurer et faire en sorte qu'il s'ouvre peut-être à moi.



<< Et toi, parle moi de toi. Qu'est-ce qui t'est arrivé pour te retrouver ainsi ? Comment est-ce que je pourrai t'aider ? Dernière question, c'est quoi un vampire ? >>



♫ Fin de la musique ♪
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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Lun 5 Nov 2012 - 19:57

Il faut que je mange ~
"... Elle est où ?"





« Qui je suis?... D'où je viens, je suis ce que l'on appelle une aberration. Issue d'une union taboue, je n'ai pas vécu la plus fabuleuse des vies là-haut. Ceci est peut-être dur à croire, mais j'ai vécu au-dessus des nuages. Il y a encore peu, je marchais dessus, mais les évènements de la vie ont fait que me retrouve ici aujourd'hui. En ce moment j'essaye de comprendre ce monde en voyageant à travers celui-ci. Essayer de faire en sorte que l'égalité et la liberté soient respectées sur ces terres et dans le ciel, c'est le but que je me suis fixé. Je poursuis une sorte d'utopie... même si j'ai prévu de casser la tête de quelques personnes. >>

Mon regard ne quittait plus ses yeux. Une aberration ? Elle qui semblait si humaine, se disait être une aberration de l’union de deux êtres. Un ange ne peut être une aberration. Mes yeux se clorent lentement alors que je me plaisais à imaginer le monde où elle avait pu vivre. J’imaginais un beau jardin, du tout début des âges, le temps y semblait doux, sans ouragan, sans vent, sans orage pour en ternir l’éclat. Je n’étais jamais allé sur les îles célestes, mais un défunt ami m’en avait longuement parlé. Il semblait, lui, avoir tout vécu. Je m’imaginais encore, un pays de terre d’abondance, ou pleuvait les rayons du soleil. L’eau y courait partout en ruisseaux cascadant au creux des doux vallons. Des fruits délicieux, du repos, la lumière, et pas bien loin de là la beauté de la mer vue du ciel. Endroit merveilleux loin du regard perverti des hommes vivant sur terre. Havre de paix et de réconfort, lieu de sagesse et sans ambigüité, aucune. Célosia, tu es un ange de ces îles ? Je rouvrais les yeux faiblement.

« Celosia, un nom angélique, pour un ange tombé du ciel. Ça semble tellement ironique. L’union de deux personnes n’est pas une aberration, tu es pour moi la plus magnifique des visions pour une mort… »

Elle attrapa alors une de mes mains, passant la seconde dans mes cheveux. Comment décrire l’état dans lequel je me trouvais à ce moment-là ? Fortement apaisé. Je semblais imperturbable, reposé, heureux d’offrir mes derniers mots avec une personne comme elle. Mais je savais au fond de moi que si elle était là, n’avait pas peur de moi ni de mon état, c’était qu’elle était habituée aux combats sanglants. Je n’étais pas le premier mourant qu’elle croisait, et je ne serai surement pas le premier mort sur sa route. C’est soupirant de bien être, hésitant à reprendre la parole, qu’elle agit avant moi. << Et toi, parle moi de toi. Qu'est-ce qui t'est arrivé pour te retrouver ainsi ? Comment est-ce que je pourrai t'aider ? Dernière question, c'est quoi un vampire ? >>. De bonnes questions, sans trop de curiosité, sans trop d’implication. Elle semblait par la présente simplement me mettre à l’aise, cherchant peut-être un moyen de me mettre en confiance. Mais je l’étais déjà totalement, en confiance, près à rendre mon dernier soupir face à elle. Mais si elle me posait ces questions, étais-ce au final pour m’aider ? Me laisserait-elle seulement mourir ? Certainement pas, elle voudrait m’aider, me faire me relever. Et je pourrais, pas la même occasion, répondre à chacune de ses questions. A son image, ma main vint passer sur sa joue, arrêtant mon index sous son menton.

« J’étais ici car des anciennes connaissances souhaitaient me mettre à mort… Pour ce qui est de m’aider, de savoir ce que je suis, je pourrais te donner une réponse simple… Mais pour cela, m’autorises-tu à vivre, quel qu’en soit le prix. Cela ne mettra en rien ta vie en danger… »




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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Ven 9 Nov 2012 - 3:46





Musique n°7 : Je serai ta lumière ♫



Hato, cette personne mystérieuse que j'essayai de comprendre, était toujours avec moi à dépenser ses dernières forces sous mes yeux remplis de compassions. Si j'étais là, c'est simplement parce qu'il me faisait penser à moi. En temps normaux je lui aurai dit: ''Si tu veux vivre, lèves-toi et marche''. Mais bon, il ne pouvait pas, alors voilà quoi... En plus il me disait des choses tellement gentilles même aux frontières de la mort.



Alors comme ça, j'aurai un nom angélique et je serai un ange... La dernière fois que l'on m'a comparée à une divinité remonte à quelque temps déjà. Sur Heavena, j'étais bien la Déesse de la Guerre, mais ce n'était pas une si bonne expérience que ça... Je préfère nettement être celle que je suis aujourd'hui. Hato pensait que l'union entre deux personne ne pouvait être une aberration. Cela était peut-être vrai sur la Mer Bleue et heureusement, mais d'où je viens, ça ne se passe pas comme ça. L'union entre une personnes venant de mon île céleste et une personne qui n'en vient pas aboutie à des êtres comme moi portant le symbole de ces yeux maudits de couleur or et qui, pour la plus grande majorité, sont tués à la naissance. Je n'avais pas envie de préoccuper Hato avec ces détails, il a ses propres problèmes. Aussi, je serai la plus belle chose à voir pour un mourant, certes, mais je ne serai pas la dernière chose qu'il verra. Hato semble jeune et il aura l'occasion de voir d'autres beaux trucs, pas autant que moi, c'est sûr, mais il en verra.



Après l'avoir questionné sur qu'il était, Hato, toujours le regard plongé dans le mien, posa sa main sur ma joue. A ce stade de la rencontre, j'aurai refroidi n'importe quel homme sur-le-champ, mais avec lui, je n'arrivai pas. J'avais envie de m'intéresser à lui, d'entendre ce qu'il avait à dire et l'aider. Justement, mes questions allaient trouver leurs réponses.




<< J'étais ici car des anciennes connaissances souhaitaient me mettre à mort... Pour ce qui est de m'aider, de savoir ce que je suis, je pourrais te donner une réponse simple... Mais pour cela, m'autorises-tu à vivre, quel qu'en soit le prix. Cela mettra en rien ta vie en danger... >>



Pour lui aussi, c'était des connaissances antérieures qui l'avaient mis dans cet état. A ces mots, je me demandais ce qui pouvait bien nous différencier maintenant. J'allais pouvoir aider Hato et savoir par la même occasion qu'il est. Cependant, il ne me donna pas de réponse, il m'avait posé une question qui se trouvait être pour le moins étrange. L'homme aux cheveux blancs m'avait demandé si je pouvais l'autoriser à vivre. Bien évidement qu'il a le droit de vivre, c'est même une obligation, mais je ne voyais pas le rapport avec moi; pourquoi avait-il besoin de mon accord. Viens ensuite, cette histoire de prix que j'aurai à payer. Je me suis promis de l'aider, alors je le ferai quel qu'en soit le prix, comme il dit. Comme on me le disait: ''Si tu veux aider quelqu'un, il faut être prêt à tout, sinon ton aide ne sert à rien.''. Si, je n'aurai pas été prête à tout pour l'aider, je n'aurai jamais proposé mon aide. Alors, oui, je ferai n'importe quoi. Enfin, il parlait de ma vie, comme quoi je ne serai pas en danger. Hato s'apprêterait donc à faire un truc dangereux ? Me mettre en danger, pour ça, il faut le faire, mais on ne sait jamais. Je me trouve un peu trop confiante ces derniers temps, mais ce n'est pas le sujet du moment.



J'avais abandonné le visage de la douce Celosia, pour un air un peu plus sérieux. J'avais enlevé ma main qui caressait les cheveux d'Hato pour attraper sa main qui était posée sur ma joue. Et j'avais approché mes lèvres de son oreille afin de lui dédier ces quelques mots.




<< Si je suis là, ce n'est pas pour te voir mourir. Ce n'est pas à moi de t'autoriser à vivre, ça doit venir de toi. Alors, arrête de dire de telles choses et fais ce que tu as à faire. Ensuite, si les personnes qui t'ont fais ça sont encore là. Je serai partante pour leur rendre une petite visite. Je serai celle qui t'aidera à te relever, je serai ta lumière. >>




♫ Fin de la musique ♪
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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Ven 9 Nov 2012 - 11:50

~ Un ange ~
"Celosia"





« Ma lumière ? »

Je frissonnais, portant mon regard sur l’horizon, ses lèvres étaient à côtés de mon visage, portant ses mots à mes oreilles. Ma lumière, depuis combien de temps n’avais pas profité d’un instant avec une personne réconfortante ? Depuis quand n’avais-je pas eu le cran de rester moi-même face à un être humain. Je portais alors lentement mes lèvres à son cou, lentement, en replaçant une de ses mèches de cheveux pour dégager sa nuque. Mon regard passa du or au rouge sang. Je ne dégageais, contrairement à d’habitude, aucune pulsion meurtrière, rien, simplement du bien-être, et de la joie à pouvoir ‘ressusciter’ du cou de quelqu’un m’autorisant à vivre. J’y voyais là comme le pardon de la race humaine. Mes canines vinrent s’insérer dans le cou de Celosia, avant que mes lèvres ne s’y joignent, je commençais alors à boire, lentement. C’était la première fois que je ne me sentais pas le besoin d’y aller plus violemment, et je ne voulais pas non plus l’effrayer. Je continuais, et je me remémorais alors, l’effet que pouvait procurer ce genre de morsure. Une sensation dérangeante, celle d’une gêne dans le cou, d’une gêne, comme une intrusion en son propre corps, en toute âme et conscience. Vient s’ajouter à cette gêne, la douleur. Mais je ce n’est pas le genre de mal dont on souhaite se voir délivrer. La morsure d’un être de ma race envoûte, tant bien le mordu, que le mordant. Finalement, ce qui prend le dessus, une sensation de bien être absolu, un flottement, comme si plus rien autour n’importait plus que l’instant présent partagé entre le donneur et le receveur.

A ce moment-là, je m’efforçais de rester moi-même, ne voulant pas lui faire de mal, ayant moi-même peur de l’apeurer. Mes yeux se clorent, tentant de rester concentré sur elle, et uniquement sur elle. La moindre distraction pourrait me faire perdre la tête, mas elle ne semblait pas vouloir parler, mais jusqu’à quand allait-elle me laisser retrouver mes forces à son cou ? Serai-je, quant-à-moi, capable de m’arrêter de moi-même ? Cette drogue, cette euphorie, cette sensation de vie qui envahit tout mon corps, et dans mon état. Je me sens comme revivre, pendu là à son cou. Une de mes mains vint trouver sa nuque, passant sur cette dernière, comme pour la rassurer. Ce manège dura une à deux minutes, avant finalement, je ne détache de moi-même mes lèvres d’elle, pour venir lui sourire faiblement, plongeant de nouveau mon regard dans le sien, qui passa instantanément du rouge rubis au or de braise. Je passais une fois de plus ma main sur sa joue. Je me sentais en pleine forme, si ce n’est la fatigue et les plaies qui elles mettront la nuit à cicatriser.

« J’espère ne pas t’avoir effrayée, Ange Celosia… Tu sais maintenant ce que je suis… »





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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Dim 11 Nov 2012 - 15:31





Musique n°8 : Lien de sang ♫



Hato voulait me montrer qu'il est, sauf qu'il avait besoin de mon accord pour accomplir une certaine tâche. C'est sans équivoque que je lui répondis dans le creux de l'oreille qu'il fasse ce dont il a envie et que je serai celle qui l'aidera. Dans la foulée, l'homme aux cheveux blancs se rapprocha de mon cou. J'étais pensive sur ce qu'Hato allait bien pouvoir me faire, mais j'avais confiance. Le fait qu'il me fasse penser à moi et à plusieurs faits antérieurs de ma vie sur Heavena avait contribué à ce que j'attribue ma confiance à cet homme que je venais juste de rencontrer. Mes pensées furent perturbées par un picotement au niveau du cou, c'était Hato, il avait apposé deux dents pointues sur moi, ses canines m'avaient lentement planté le cou.



C'était donc ainsi que les hommes embrassent sur la Mer Bleu ?... Non, il ne m'embrassait pas, il me mordait le cou, mais son vouloir me faire de mal. C'était étrange, je resentai un contact legé sur ma peau, sans douleurs, ceci mélangé à un sentiment d'intrigue élevé et d'inquiétude faible. J'avais fermé les yeux afin de me détendre en attendant que le vampire finisse. Ce moment dura deux minutes, deux longues minutes pendant lesquelles je n'étais plus maîtresse de moi-même. Deux minutes pendant lesquelles seul Hato, qui avait les dents posé sur mon cou et sa main derrière ma nuque, savait ce qu'il se passait. Quand l'homme aux cheveux blancs avait fini sa longue morsure, je pu ouvrir les yeux de nouveau. Il était maintenant face à moi, il perdit cette couleur rouge sang aux niveau des yeux pour virer à l'or des miens, tout ceci en arborant un grand sourire.




<< J'espère ne pas t'avoir effrayée, Ange Celosia ... Tu sais maintenant ce que je suis... >>



Il va falloir qu'il abandonne cette idée d'ange. Je n'aime pas être assimilé à ce genre de choses. Les anges, le paradis, les divinités, j'ai abandonné ça depuis très longtemps. Etre effrayée ? Depuis que je l'ai rencontré, tellement de choses se sont passés, tellement de choses que j'ai découvertes. Alors être effrayée ? Je ne le suis pas. Etre étonnée ? Je ne le suis plus depuis longtemps. Je n'arriverai pas à exprimer ce que je ressens actuellement avec des mots ou même encore avec des gestes, mais dire que je ne ressens rien serai faux. Je passai ensuite mes doigts sur mon cou cherchant l'endroit où l'on m'avait mordu. J'avais fini par trouver deux points par lesquels un filet liquide s'écoulait, c'était cette substance rougeâtre que je n'avais pas vu depuis si longtemps, celle qui me permet de vivre, mon sang. Alors Hato s'était emparé d'une partie de mon sang ? Il en avait besoin pour vivre et il peut s'en emparer par une simple morsure, c'est donc ça un vampire. Il faut croire qu'on trouve de tout ici, le vieux avait bien raison. Hato était devant moi, l'air d'aller mieux, alors j'étais heureuse.



<< Mon cou... J'ai deux trous sur le cou, ça ne doit pas très beau à voir, mais avec un collier ça devrait passer. C'était étrange, mais marrant. Dors et avant, tu vis avec une partie de mon sang, c'est comme si nous étions de la même famille maintenant, alors tâche de ne pas le perdre bêtement. >>




♫ Fin de la musique ♪
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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Dim 18 Nov 2012 - 11:19

~ Un ange ~
"Celosia"






Un sourire apparut sur mon visage. De la même famille ? Il était vrai que l’on pouvait pense de la sorte, j’avais bu de son sang, c’était grâce à elle si je pouvais me mouvoir correctement, et aller simplement là ou je devais aller. Mes yeux se fermèrent alors que ma main vint caresser le pommeau de mon katana. Je réfléchissais, je ne savais pas réellement à quoi. Je souhaitais la voir partir avec moi sur le navire qui nous mènerait au bout du monde, mais rien sur cette terre n’était si simple. Et elle était tout sauf une civile, elle n’avait pas peur de la mort, et cette ville, une révolutionnaire. C’était presque certain. Ma main glissa dans mes cheveux alors que mon regard tomba de nouveau dans le sien. « Je ferai en sorte de ne pas gâcher la vie que tu m’as offerte, à la condition que l’on se revoit, plus tard… ». Après cela, je m’étais relevé, et avait enfilé un drap autour du haut de mon corps, cherchant simplement à cacher mon corps des rayons du soleil qui commençaient à percer l’horizon. Une main tendu vers Lollipop, je l’invitais par la présente à marcher un bout de chemin avec moi.

Je devais encore aller au port, finalement, reprendre la mer, rejoindre l’homme qui était devenu mon ‘capitaine’, et l’équipage qui allait être le mien, le notre. Je me demandais où diable Nakata pouvait être en ce moment et ce qu’il avait à faire à cet endroit, mais peu importe. S’il savait, lui, ce qu’il s’était passé cette nuit –là sur West Blue, il ne me laisserait surement plus partir seul de peur de me perdre, une fois de plus, pour une simple histoire de vengeance. J’adressais un sourire sincère et amical à Celosia, qui elle semblait quelque peu gênée par la plaie faîtes à son cou. Je laissais échapper un léger sourire avant de partir plus bas, dans les rues, pour revenir à elle après quelques minutes, un collier dans les mains que je lui passai autour du cou en lui soupirant « Les plaies de ce genre tiennent rarement plus d’une nuit… ». Et je me redressais de nouveau. Je vins m’adosser contre un mur, juste derrière moi, scrutant l’horizon, l’air pensif. Mais ciel qu’étais-je venu faire ici déjà ? Je devenais sénile ou quoi ? Mes yeux se déportèrent sur le sol afin d’y penser sereinement, la lèvre inférieur légèrement pincée par ma canine. C’était là un tic que j’avais de me mordre la lèvre inférieure lors de mes réflexions.

« Célosia, Je souhaite que l’on se revoit, rapidement, j’ai encore beaucoup de choses à te dire, mais trop peu de temps pour te les exprimer… » Après quoi, je lui tendis un simple bout de papier, avec les coordonnées du den den mushi de ma cabine, dans le bateau. « Appel-moi quand tu iras mal, car je te dois ma vie, appel moi quand tu seras heureuse aussi, car je te dois le bonheur que tu as partagé ce soir avec moi. Appel moi quand tu as besoin de parler, ou simplement quand tu voudras me revoir… N’hésite pas. A bientôt, Célosia. » Après quoi, je partis simplement, et rapidement. Direction East Blue, je devais encore y trouver des membres d’équipage. Un sourire heureux et amusé sur le visage, je pensais à cet instant m’être lié avec une personne qui pourrait bien influencer sur une bonne partie de ma vie à venir.






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MessageSujet: Re: Feinter la mort, encore. [PV]   Sam 1 Déc 2012 - 19:02





Musique n°9 : Feinter avec la mort, encore ♫



Une partie de mon sang était à lui. Mon sang, celui que tout le monde maudissait auparavant, avait permis de sauver la vie d'une autre personne, la vie d'un ami. Et techniquement, selon ma logique -après ça ne regarde que moi-, deux personnes partageant des liens de sang en commun sont des êtres d'une même famille. Hato m'annonça qu'il ne gâcherait pas ce que je lui ai offert, mais en contrepartie, on devrait se revoir. Cela me paraissait être une bonne condition. Nous fîmes ensuite quelques pas, j'avais pu constater que le vampire allait réellement mieux. Quelques minutes plus tard, il s'absenta pour aller je ne sais où. Alors quoi, on se dit au revoir comme ça ? Ce n'est pas très grave, tout ce qui comptait pour moi c'est qu'il allait mieux, celui que je comptai maintenant comme un frère allait mieux. Un frère, hein ?



~ Flash Back ~




C'était il y a quelque temps déjà, quand j'étais enfermée dans la plus haute prison d'Heavena, la Tour du Paradis. Cette prison dans laquelle j'ai du passer la moitié de ma vie. Durant cette période pendant laquelle je ne croyais plus en rien, pendant laquelle j'ai cru passer mes derniers instants, une seule personne prenait soin de moi. Les deux seules personnes en qui je croyais ne venaient plus, je pensai qu'ils m'avaient abandonné, mais je n'étais pas au courant des problèmes extérieurs. S'il n'avait pas été là, bien que son sort m'était complètement égal, je ne sais pas du tout si je serai encore parmi le monde des vivants. Cet homme qui avait décidé de fermer les yeux, d'abandonner le monde et d'attendre sa mort, passait son temps à m'aider dès qu'il le pouvait. Je me souvins d'un épisode de ce temps en prison, lorsqu'un prisonnier m'avait lancé une pique.


<< Hey, l'aberration, tu m'entends ? Ceux qui portent le même sang que toi connaîtront une fin atroce et finiront en enfer. Je plains tes parents. Et j'espère que tu n'as pas de frère. >>
<< Ne les écoutent pas Celosia. Il ne sait pas ce qu'il raconte. >>
<< … >>
<< Qu'est-ce qu'il te prend Shien ? Si on se trouve dans la Tour du Paradis, c'est qu'on a tous commis un crime. Alors n'essaye pas d'aider ce qu'il ne peut pas être aidé. Toi comme moi sommes des criminels aux yeux des autres, mais son cas est encore pire que le nôtre. Tu le sais très bien. Elle devrait plutôt remercier son Dieu d'être enfermé ici. Grâce à lui, son sang ne sera jamais diffusé. La mort te cherche petite fille. Il paraît que tu as échappé à la mort une fois grâce à ce traître de Homura, mais la prochaine sera la bonne. >>




J'étais habitué à ce genre de remarque depuis que je suis toute petite, mais ce que m'avait dit ce prisonnier avait comme paroles de vérité. J'avais pensé que si je disparaissais ainsi que toute ma famille, la vie serait tellement plus simple. Cependant on m'avait déjà sauvé la vie et ici encore on s'obstinait à me la sauver. Le prisonnier ayant fini son discours, celui-ci était resté au travers de la gorge de Shien. L'homme que j'avais toujours vu les yeux fermés, les avait ouverts pour jeter un regard plus que glacial au prisonnier. Une grande pression avait envahi l'étage de la prison, j'étais figée sur place, mon cœur battait de plus en plus vite et un pic d'angoisse montait en moi.


<< Ne dit plus jamais de mal d'Homura et traite encore une fois Celosia comme tu le fais et je te tue ! >>
<< E... excuse-moi Shien.. excuse-moi également petite... Je s...s...suis désolé... >>


~ Flash Back ~



En effet, j'avais feinté la mort une fois. J'étais censé mourir décapitée par des faucheuses. En offrant mon sang à quelqu'un d'autre, mon sang ne disparaîtra pas à ma mort et de ce fait j'ai feinté avec la mort, encore. Mes pensées solitaires furent interrompues par Hato qui était de retour avec un collier. Celui qui m'a permis de feinter avec la mort venait de m'offrir un présent.



< Les plaies de ce genre tiennent rarement plus d'une nuit... >>





Me voilà rassurée. Mon cou retrouvera sa beauté dès demain et avec ce collier que Hato m'avait offert il n'en sera que plus merveilleux. Cela me fera également un souvenir du vampire et c'est sans hésitation que je récupérai mon don. L'instant d'après, Hato s'était mis à réfléchir, sûrement sur ce qu'il allait faire maintenant. Moi aussi je devais continuer ma route. Le vampire me fit finalement ses aux revoirs tout ceci accompagné de remerciement. Il avait dans le projet de me revoir un jour et je partageais le même point de vue. Il me donna un bout de papier sur lequel il avait inscrit son numéro de Den Den Mushi. Il avait dit que je pourrai l'appeler n'importe quand pour tout et n'importe quoi. Ces sur ces derniers mots qu'il me laissa seule définitivement. Je venais de me faire un nouvel ami sur cette Mer Bleue et mon voyage ne faisait que commencer. Un sourire était apparu sur mon visage, j'étais contente du moment que je venais de vivre. J'ai pu aider une personne dans le besoin. En pensant à Hato, j'enfilai le collier que je venais de recevoir. Mon sourire disparu bien vite quand je réalisai, un peu tardivement, que je n'avais pas de Den Den Mushi et que je ne savais pas comment on utilise ce truc. Je crois aussi avoir oublié une chose... mais quoi ?... Ah, si, je sais...



<< Mince ! J'aurai dû lui demander comment on fait pour aller sur Grand Line ! Le but de ma journée était de trouver des informations pour y aller... Rohh et puis, c'est pas grave, je vais aller déguster une sucette ou deux. >>



♫ Fin de la musique ♪
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