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 Prenons la mer, compagnons ! (PV Hato !)

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Fenice Nakata
The Phoenix
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MessageSujet: Prenons la mer, compagnons ! (PV Hato !)   Sam 15 Sep - 19:50


Nakata était dans les rues d'Alabasta, le soleil à peine visible à l'horizon. Il avait rendez-vous d'ici un quart d'heure au port, avec le marchand... Il n'aurait sans doute pas assez d'argent pour se payer un bateau mais il s'en fichait : il n'aurait qu'à assommer l'homme et il pourrait partir sans aucun soucis. Il soupira en s'étirant calmement. Les rues étaient calmes à ces heures là. Il n'y avait personne, pas le moindre bruit. Hato et Elisabeth devraient arriver sous peu également, et ils partiraient aussitôt, dès qu'ils seraient réunis. Une fois en mer, les marines ne devraient pas les poursuivre... Et de toute manière, s'ils le faisaient, ce ne serait pas un soucis pour le Fenice qui irait régler les problèmes sur le bateau marine.

Saya et Element étaient tous les deux avec lui. La belette, comme à son habitude, dormait. Le faucon, lui, était perché sur l'épaule du blond l'air calme. Il avait passé la nuit à chasser, cela avait du l'épuiser... Il avait sans doute compris que le lendemain, en mer, il ne pourrait pas traquer des proies. Il avait du en profiter, comme un enfant qui sait qu'il ne reviendra plus jamais dans un parc d'attraction et qui, par conséquent, joue jusqu'au dernier moment. Le musicien l'avait laissé faire : il le voyait plus comme un compagnon que comme son animal.

Un bruit attira l'attention du jeune qui se retourna. Un suricat le fixait, dans la rue. Il le suivait depuis quelques jours, depuis que le jeune homme l'avait sauvé d'un renard des sables. Il semblait s'être lié d'amitié avec lui. Poussant un soupire, Nakata retourna vers lui et il le prit dans ses bras avant de le placer également dans son écharpe. Saya allait avoir un colocataire...

-Ca te va, Shiro, comme prénom ?

Il s'étira une nouvelle fois avant de reprendre le chemin. Un autre compagnon venait de le rejoindre... Décidément, Alabasta était une belle île, pour lui. Il finit par atteindre le port au bout de quelques minutes de marches et décida d'attendre le duo qui ne devrait désormais plus tarder. Le vent soufflait, ce jour là. C'était agréable, très agréable. Nakata se sentait bien, reposé. Il pensait qu'il pourrait enfin retrouver ces sentiments, ces joies, celles de parcourir l'océan avec des amis dignes de ce nom. Malgré tout, il était méfiant : comment être totalement détendu avec ces deux personnes ? Ils avaient tentés de le voler, apparemment. Ce Hato était bien plus puisant qu'il ne l'avait montré, c'était certain... Il devait rester sur ses gardes, en attendant d'avoir la preuve qu'il était bien un allié.

Le bateau qu'il allait acheter était face à lui... C'était un beau bâtiment. Et il restait maniable pour un équipage restreint : c'était parfaitement ce qu'il voulait. L'homme n'allait pas tarder à arriver non plus... Nakata tenait dans sa main une mallette, avec tout ses berrys à l'intérieur. Il espérait qu'il pourrait les garder, et se contenter de voler le navire...

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“Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.”


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MessageSujet: Re: Prenons la mer, compagnons ! (PV Hato !)   Dim 16 Sep - 13:46




Sa empestait comme un champ de bataille. Sur les places, l'odeur était désagréable, mais lorsqu'on gravissait les étroites rues sinueuses vers les quartiers supérieurs, on croyait traverser un abattoir illuminé à la bougie. Le port avait été construit sur un bout de coté élevé de cette île. Le site s'était au départ limité à une poignée de tours menaçantes dominant de vastes contrées désertiques mais, au fil des années, la ville s'était déployée sur les coteaux et la plaine qui encadrait la mer. Comme toutes les citées, elle était un véritable dédale de rues et ruelles étroites et sinueuses, pour mieux désorienter les intrus. Des bâtiments hauts et exigus faisaient converger les envahisseurs au fond d'impasses et de cul-de-sac ou ils se retrouvaient à la merci des résidents qui les attendaient juchés sur leurs balcons de bois. A l'exception de quelques avenues destinées au commerce et aux parades, nulle voie n'était assez large pour accueillir une escouade de pirate en formation de front, et souvent moins. Les rayons du soleil s'insinuaient rarement dans ces allées claustrophobes et, même de jour, une maison sur deux était illuminée par une lampe métallique à la conception sophistiquée, suspendue à la lourde porte d'entrée en chêne. En arrivant au port, Elisabeth s'était retrouvée dans le quartier commerçant de la ville. Les volutes de brouillard tourbillonnaient autour d'elle tandis qu'elle marchait le long des entrepôts et au travers du marché public jonché d'ordures. Elle enchaîna avec le quartier des esclaves, avec ses vastes places et ses cages métalliques. Le premier des nombreux sanctuaires de la cité se dressait juste à la lisière du quartier, et ce fut là que la jeune vampire perçut les premiers signes de corruption. Elle ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur le nombre de trafiquants qui arpentaient la ville et les colossales rentrées d'argents, fruit d'activités illégales.

Les rues étroites du quartier des marchands sinuaient au-delà des sanctuaires et plus loin encore, on trouvait les maisons des plaisirs et les arènes sanglantes du quartier des divertissements. Chaque auberge, chaque taverne était prise d'assaut, les perrons jonchés de mendiant ou d'ivrogne. Elisabeth rêvait d'un bain, d'une bouteille de saké et d'un lit confortable dans une pension, mais le vacarme du quartier venait soudain calmer ses ardeurs. Au-delà des auberges et des tavernes, la route commençait à gravir la vaste colline. Les maisons hautes et miteuses des roturiers se dressaient autour d'elle et la voie devenait plus ardue. Ses poils se hérissèrent lorsqu'elle s'engagea dans ces rues étriquées. Les étroites fenêtres étaient closes et les balcons qui les dominaient, vides, mais elle avait la nette impression d'être observé. Les scènes de la pauvreté se suivaient et sa méfiance s'accentuait. Un corps encore fumant gisait là contre la porte d'une maison aux vitres éclatées, ce qui laissait penser que les tueurs n'étaient pas loin. L'idée de devoir affronter une meute de fanatiques sur leur propre terrain n'était pas pour la rassurer. Elle savait, d'après les conversations avec les voyageurs, que les quartiers des seigneurs se situaient vers le sommet de la colline, mais elle n'était pas sûre de savoir comment les atteindre. Combien de temps pourrait-elle errer dans ces ruelles labyrinthiques sans tomber sur une bande armée en quête de nouveaux trophées à empiler à leur porte ? L’étendard des pirates suffirait-il à les arrêter ? Rien ne lui permettait de le savoir. Rien de ce qu'elle avait vu jusque-là ne lui semblait cohérent. Pour la première fois depuis le long et exténuant voyage de retour de l’île de Drum, Elisabeth se sentait vulnérable et exposé. Ce n'était pas comme si elle pouvait aller de porte en porte pour demander son chemin. Aux yeux de la belle, le bord des toits en bois semblaient s'agiter et frétiller d'une vie invisible. Puis poussant un croassement réprobateur, un énorme corbeau fit battre ses lourdes ailes pour émerger des ombres et planer au-dessus de sa tête, avant de se poser au sommet d'un toit. Le charognard porta un regard impétueux vers elle, puis redressa sa tête lisse pour contempler son festin écarlate resplendissant. El l'espace de quelques minutes, les rues étaient noires de corvidés, battant des ailes et se hélant les uns les autres tandis qu'ils plongeaient dans la ville.

Elle ne traîna plus, déjà trop affaiblit par le soleil frappant sa peau, à lui en donner des nausées. Elle se trouva finalement au port en quelques minutes et rejoint Nakata, déclarant simplement « Je déteste cette ville… » Suite à quoi, elle pointa du doigt le bateau pour signaler qu’Hato attendait déjà à l’intérieur. Maintenant, c’était au tour du marchand de faire son apparition, ce qui ne tarda pas. La jeune femme ne lui laissa pas le temps de s’exprimer, outre mesure les phrases classiques de politesse, et vint après l’avoir séduit, en quelques joutes physiques et verbales, lui apposer son baiser en souriant. « Nous ne devrions pas rester là tu sais ? C’est à ceci que tu as échappé la dernière fois, mais je ne comprends pas comment tu as pu résister à l’hypnose…. Tu demeures un mystère pour moi. » Suite à cela, elle monta sur le pont accompagné du blond, la main posé sur son estomac tant le soleil frappait son échine. Là, ils retrouvèrent Hato à la barre.

« Ha, vous avez fait bonne route ? Il est temps de lever l’encre… »

« J’ai été suivie. »

« … Je vois, prends garde, Elisabeth, nos têtes sont recherchées, ont va surement devoir faire face plus tôt que prévu. »
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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: Prenons la mer, compagnons ! (PV Hato !)   Dim 16 Sep - 15:20


Le blond était sur le port depuis quelques minutes lorsque des bruits de pas se firent entendre. Il se retourna lentement et fixa la jeune femme qui s'approchait de lui. Sous les rayons du soleil, malgré son air fantomatique, elle était séduisante. Elle déclara qu'elle détestait cette ville et Nakata sourit doucement. Il n'aimait pas réellement cette île non plus, même si la chaleur ne le dérangeait pas réellement, lui. Il était vrai qu'il avait eu du mal au début, mais cela faisait plusieurs jours qu'il était ici. Il avait par conséquent eu le temps de s'habituer à ce climat pour le moins sec. D'après le signe d'Elisabeth, l'autre compagnon du Fenice attendait déjà à l'intérieur du bateau... Tant mieux. Ils n'auraient aucun soucis à partir rapidement, s'ils étaient tous regroupés avant l'arrivée du vendeur. Et celui-ci ne tarda pas. C'était un homme en costume, malgré la chaleur qui régnait sur le port. La plupart des habitants locaux avaient des tenues adéquates pour la chaleur. Il ne devait donc pas être du coin, d'autant plus qu'il se tamponnait le front avec un mouchoir. Le musicien comprit les intentions de la blonde dès qu'elle commença ses avances. Le pauvre homme se fit tuer, son sang aspiré. Son intuition avait été bonne, la veille : ce duo de hors-la-loi étaient, sans aucun doute, des vampires, ou tout du moins, des cannibales... Elle reprit la parole et le pirate sourit en répondant :

-Tu n'as pas besoin de chercher... Je suppose qu'Element m'a aidé.

Le faucon poussa un hurlement perçant comme pour approuver ses paroles. Le cadavre du vendeur gisait sur le sol et le maudit poussa un soupire en le contemplant. Il aurait préféré éviter de le tuer, mais c'était un peu trop tard pour le faire vivre... Le duo monta sur le bateau. Hato était à la barre et commença une discussion. La jeune femme déclara avoir été suivie et le musicien déposa Shiro et Saya sur le navire. Ces deux là allèrent jouer un peu plus loin sur le pont tandis que le faucon alla voler restant près du mât où il semblait vouloir se percher. Nakata, lui, s'accouda à la barrière en croisant les bras et en regardant Elisabeth :

-Tu as été suivie ? C'est à dire ?

Il ne connaissait rien de cette femme, et n'avait qu'entendu le nom de son ami. Leur discussion lui avait paru assez incompréhensible, mais si des gens arrivaient, il fallait partir le plus rapidement possible, et tout le monde le savait. Un cadavre ne mettrait pas longtemps à être repéré au milieu du port... L'aube venait à peine de se lever, mais dans tous les cas, les pêcheurs ne tarderaient pas à aller ouvrir leurs boutiques pour réaliser les chiffres de la journée. Il fallait prier pour que nul marine ne décide de les poursuivre... Cela aurait été un peu plus embêtant. Le blond regarda la mallette d'argent qu'il avait posé sur le pont en arrivant et il dit à ses deux compagnons :

-Je vais aller ranger mes affaires... Appelez moi si vous avez besoin d'aide.

En réalité, il avait déjà tout rangé, à part l'argent : il avait tout préparé la veille. Ses instruments étaient dans sa cabine, tout comme ses matériaux d'écriture, de peinture, et tout le reste. Il alla prendre la mallette de faire et alla donc dans sa chambre, la rangeant à côté du lit. La vie sur la mer reprenait pour lui... Il se sentait un peu nostalgique, mais surtout impatient. Cela allait briser sa vie solitaire et assez efficacement, il en était certain. Lentement, il s'assit sur le lit et prit une de ses flûtes qu'il regarda en silence avant de la reposer sur le bureau. Il retourna sur le pont lentement, profitant de l'occasion pour faire une petite visite des lieues.

Une fois sa petite balade terminée, il ressortit sur le pont et alla vers Saya et Shiro. Il les caressa les deux en souriant avant de se tourner vers le duo près de la barre. Il dit en s'étirant :

-Bon, pour commencer, je pensais aller sur les Seas pour trouver du Monde... Ca vous va ?

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